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Satsang 2
Webinaire Agapè Online

Satsang par : Jean-Luc Ayoun
Animation et traduction (espagnol)
Par : Elisa Bernal

4 avril 2021

Elisa : Bien, si tu veux on peut commencer

Allons-y.

Donc programme de la journée. Première partie jusqu’à 18h, le satsang, échange sur ce que vous voulez, avec toutefois je vous rappelle deux, trois thèmes dont on avait parlé et qui je pense viendront dans les questions, donner tout d’abord les changements fondamentaux qui surviennent en ce que l’on nomme l’État Naturel, et il y aura des questions sur Nibiru, je pense qui me permettront de développer la différence entre Nibiru intérieur et Nibiru extérieur, et enfin nous essayerons de développer ce qu’est exactement le Grand Silence par le vécu.

Voilà, donc ça, ça sera abordé je pense au fur et à mesure des questions que nous allons commencer à écouter.

Alors on t’écoute Elisa

Elisa : Moi je n’ai pas reçu de questions sur le mail.

Alors on écoute les questions justement en direct, ceux qui ont une question, je vous rappelle vous branchez votre micro, vous parlez et vous apparaissez à l’écran.

Allez, qui est-ce qui se lance ?

Sœur : Je veux bien commencer, bonjour Jean-Luc, bonjour Elisa

Bonjour.

Sœur : C’est concernant Nibiru, je ne sais pas quelle est la différence entre Nibiru intérieur et Nibiru extérieur. Je ne sais pas ce que ça veut dire, je suis désolée, mais voilà, j’aimerais qu’on m’explique

Alors Nibiru bien évidemment a fait l’objet de nombreuses informations on va dire, que ce soit par de multiples voix, c’est donc à la fois un ensemble d’éléments physiques et subtils. Alors il y en a qui disent que c’est une planète, d’autres qui disent que c’est une naine brune, bref peu importe, c’est un ensemble de circonstances astronomiques qui surviennent de manière cyclique dans ce système solaire.

Ça c’est l’aspect cosmologique extérieur, mais il y a une espèce de synchronicité, ou de résonance entre l’approche de cet événement astronomique et la révélation de la Bonne Nouvelle intérieure individuelle et collective, qui est simplement la fin des différents mensonges et le retour à la Béatitude.

Il existe donc une résonance, comme j’ai dit, entre un ensemble d’événements cosmiques et un ensemble de modifications intérieures, qui intéressent aussi bien les parties grossières que subtiles de l’être humain, de la conscience et de l’esprit. Avant-hier, dans l’interview Youtube, que nous avons réalisée avec Elisa, je disais qu’il ne fallait pas perdre de temps, sauf si on est curieux, de chercher Nibiru dans le ciel ou dans les écrits Sumériens ou autres, et qu’il était plus facile de trouver cette information cosmologique directement en l’intérieur de son cœur.

Nibiru est lié à la Bonne Nouvelle, Nibiru est lié au souvenir de qui nous sommes. Il existe ou il existera un certain nombre d’alignements astronomiques qui se réuniront dans le temps et l’espace afin de réaliser le processus cher à Bernard de Montréal qu’il nommait la fusion. Cette fusion est en quelque sorte l’absorption totale de l’ensemble du rêve de la création au point zéro de l’infinie Béatitude.

Ce processus qui est vécu de manière intime et individuelle pour le moment, concerne de plus en plus de Frères et de Sœurs, l’Etat Naturel, l’état Agapè, qui met fin à la croyance en le fait d’être une personne, le fait d’être sur un monde ou de devoir partir ou aller quelque part. Comme je l’ai exprimé, c’est ce qu’on appelle la fin du mythe de la création. Il existe donc une superposition totale entre un événement intime, personnel et collectif, avec un événement de nature cosmologique.

C’est le retour à l’Alpha et à l’Oméga, et de l’Oméga à l’Alpha, c’est ce que nous avons nommé le temps Zéro, l’Absolu, le Parabrahman. Tout ça ce sont des mots pour signifier donc une réalité à la fois intérieure et extérieure, selon un processus qui est bien sûr à la fois alchimique et différent pour chacun, mais qui conduit en définitive au même Événement, le retour au Réel ou le retour à la Lumière, vous l’appelez comme vous voulez, mais en tout cas à la Vérité.

Il est donc plus logique pour ceux qui veulent se retrouver, de plonger dans le Grand Silence intérieur, dans le silence et l’accueil, qui permet de se désenclaver réellement et concrètement de tout engagement de la conscience de la scène de ce monde.

Nous avons eu voilà à peu près quatre ans maintenant une canalisation de Séverine que vous retrouverez sur le net, une canalisation de Hercobulus ou de Nibiru, si vous préférez c’est la même chose, qui exprime, comme ça a été dit d’ailleurs par plusieurs intervenants depuis l’année dernière, que si vous vous posez la question de Nibiru en votre cœur, alors vous réaliserez cet aspect d’amour que nous nommons Agapè. Cette canalisation de Séverine à l’époque exprimait à la perfection cet événement de rencontre intérieure avec Nibiru.

La rencontre intérieure avec Nibiru est effectivement une Joie, une Béatitude, alors que la description des événements sur la scène du monde de l’effet de Nibiru sur la Terre, lors de ses précédents passages, que vous retrouvez aussi bien chez les Sumériens, où elle a été nommée Mardouk, le grand destructeur, que ce soit aussi les descriptions qui ont été faites par Emmanuel Velikovsky dans son livre intitulé Mondes en collision. Donc le chaos extérieur déclenché par Nibiru débouche sur une Félicité intérieure.

Et vivre Nibiru intérieur nous permet de ne pas être affectés en aucune manière par ce processus de fusion, que nous pouvons nommer aussi le Paradis blanc ou le flash galactique, parce que, si l’on peut dire, la conscience est à ce moment-là dans l’Amour Agapè, et non plus dans la peur ou la souffrance.

C’est-à-dire que tout le discours des intervenants et de moi-même depuis de nombreuses années concernant l’Amour ou la peur, ou comme dit Bidi, l’Amour ou la souffrance, trouve sa résolution par le vécu du Paradis Blanc intérieur qui débouche sur le Grand Silence. Ce qui explique pourquoi on dit sans arrêt que celui qui vit ce chaos extérieur en étant en résonance avec lui-même ne peut être que calme, ne peut être que dans l’accueil, parce que nous savons pertinemment que la fin de ce rêve se termine par un cauchemar effroyable, mais que cela n’a jamais existé, c’est juste une illusion, juste une projection dans tous les sens du terme.

Et la rencontre avec Nibiru intérieur, la rencontre avec soi-même, avec l’autre, avec l’espace, nous délivre effectivement et concrètement de toute peur. Je parle justement de la rencontre avec la Vérité, il ne peut plus exister de prise ou le fait d’être accroché, d’être emmené par nos propres émotions, nos propres pensées, ou par quelque événement extérieur quel qu’il soit.

Ce sont justement les changements dans cet Etat Naturel qui surviennent, que nous décrivons, que nous décrirons tout à l’heure, qui concourent à l’installation du Grand Silence, parce que nous savons pertinemment pour le vivre à chaque minute que non seulement tout est écrit au temps zéro, et que l’illusion du temps qui se déploie dans ce cauchemar est l’unique façon de sortir de toute croyance, afin de découvrir la perfection que nous sommes antérieurement à la Lumière, antérieurement à l’Amour et antérieurement au monde.

Cela, l’individu ou la personne, jamais ne pourra l’appréhender, le comprendre, c’est quelque chose qui est à vivre et qui met fin à toute inquiétude, réellement et concrètement à tout questionnement de quelque nature que ce soit.

La rencontre avec Nibiru intérieur met fin à l’idée d’être une personne, c’est pour ça que nous vivons réellement et que nous disons en permanence qu’il n’y a personne. Tout se fait sans nous, et pourtant au travers des attributs que nous possédons aujourd’hui dans cette forme, ce corps et cette vie. À ce moment-là le Grand Silence grandit à l’intérieur, retenez bien que ce grand silence n’est pas une démission de la scène de théâtre, mais bien au contraire une pleine installation en son humanité, en son présent, et donc sur la scène de théâtre. Simplement rien ne pose problème parce que l’Évidence et la Clarté sont là.

Ce n’est pas le résultat d’une équation ou d’une compréhension intellectuelle, mais c’est  vraiment la rencontre avec l’Ultime, ce qu’on pourrait appeler le Soi sans Soi, Shantinilaya, il y a d’innombrables qualificatifs. Le plus important étant de vivre ce qui est, non pas une expérience, mais une certitude plus ou moins foudroyante que nous ne sommes jamais nés, ni jamais morts. Et cela met fin bien sûr à l’histoire, aux mythes, aux croyances, et surtout est démasquée à ce moment-là la mascarade de la conscience, c’est pour ça que nous disons que nous sommes antérieurs à la conscience, antérieurs à la manifestation, antérieurs à la Source.

Nous ne sommes jamais nés. Ce n’est pas un jeu de mot de l’Advaita vedanta ou de la non-dualité, c’est un vécu qui est parfaitement concret. C’est quelque chose, comme je le dis toujours d’extrêmement simple, le plus dur peut-être étant d’accepter cette simplicité. Et Nibiru, déjà depuis quelques années, fait bien sûr partie de l’histoire, mais est un des agents réels de la fin de la matrice.

Donc c’est une invitation à vous plonger à l’intérieur de vous, ne vous posez pas la question de : «Qu’est-ce que Nibiru, est-ce une naine brune, est-ce un trou noir ?», mais ce que vous êtes en vérité connaît Nibiru. Ça fait partie bien sûr du Serment, de la Promesse, et ça fait partie des prophéties et des données eschatologiques les plus importantes.

Autre question

Sœur : Merci

(On entend parler)

Elisa : Denis, on veut bien t’entendre mais tu dois accrocher… ah c’est Maurice. Maurice, tu allumes ton micro et tu peux parler.

Il faut toucher l’écran pour que le panneau de contrôle apparaisse et là il y a un petit micro en bas à gauche.

Elisa : Maurice tu peux parler

On écoute Maurice.

Elisa : Maurice il faut que tu actives ton micro.

Alors soit tu balayes l’écran vers la droite jusqu’à un rond ù il y a écrit “activer la vidéo et le micro”, soit tu appuies sur ta propre image et il y a un petit micro en bas à gauche qui est barré en rouge sur lequel tu appuies, ou sur le panneau de contrôle s’il apparaît.

Et il faut augmenter le volume du micro

Elisa : Mais s’il a pu mettre la petite main il va bien trouver ça non ? Maurice ?

Alors on va attendre que Maurice…

Elisa : Alors on donne la parole à Olivia qui également lève la main. Olivia ?

Sœur : Buenos Dias, Bonjour.

Elisa : Quand tu dis l’Intelligence de la Lumière, est-ce que c’est la même chose que l’intelligence de la conscience ?

Qu’est ce c’est que l’intelligence de la conscience ? De quelle conscience parle-t-on ? Non l’Intelligence de la Lumière c’est la matrice Christique, c’est la matrice non duelle.

L’Intelligence de la Lumière bien évidemment, l’Intelligence de la Lumière en elle-même est consciente, c’est une … je dirais, une conscience non formalisée au sein d’une entité qui est la plus proche de ce que j’appellerais la conscience de l’éther, l’éthérique.

Alors parler de l’Intelligence de la conscience en tant que telle, ça ne me dit rien. La conscience est intelligente selon son niveau de compréhension si je peux dire. Par exemple on parle de la conscience individuelle, de l’égo, cette intelligence de cette conscience là est limitée par les mémoires, par les perceptions, par les émotions, par les modes de communication de la personne, par ses projections, c’est donc une intelligence mécanique parfaitement binaire.

C’est ce que nous avons créé aujourd’hui avec le transhumanisme avec l’intelligence artificielle, donc il n’y a aucune intelligence au sens noble. Dans ce que notre sœur nomme l’intelligence de la conscience, et même si nous regardons la supra conscience ou si vous préférez le supra mental, là où il y a le vécu du Soi, de la Lumière blanche, le paradis blanc, c’est une intelligence certes de la Lumière, mais à qui il manquerait l’intelligence du point zéro. Comme si la Lumière, entre guillemets bien sûr, la lumière n’avait pas l’intelligence de savoir et de comprendre qu’elle-même était née de l’Absolu.

Donc cette supra conscience est certes intelligente dans le sens d‘être dans la capacité de relier des choses qui est le vrai sens du mot intelligence, mais c’est une intelligence qui ne connaît pas sa source. Donc l’Intelligence de la Lumière et l’intelligence de la conscience ça n’a vraiment rien à voir. La véritable intelligence, la plus pure je dirais, est celle comme disent les orientaux, du Jani, le libéré vivant, qui est sûr d’une seule chose, c’est qu’il ne sait rien. C’est ce que disait Nisargadatta, la conscience est apparue, elle disparaîtra, c’est une maladie éphémère et heureusement mortelle. C’est aussi …

(Interférence sur le chat)

Il y a quelqu’un qui essaie de parler là, désespérément.

Elisa : Vous pouvez arrêter vos micros s’il vous plait ceux qui ont…

Donc voilà en gros ce que je peux répondre à cette question. Non, l’Intelligence de la Lumière n’est pas l’intelligence de la conscience. L’intelligence de l’homme n’est pas l’intelligence d’un ange, mais en définitive le Jani, le libéré vivant, celui qui vit l’Absolu, reconnaît que même l’intelligence n’a plus aucune importance. C’est pour ça qu’il dit : ‘’Je ne sais rien, ce monde est apparu, disparaîtra, mais moi je serai toujours là’’.

Et rappelez-vous que c’est cette découverte, en fait ce souvenir de qui nous sommes, qui induit les changements. Ce ne sont plus des changements qui sont seulement liés à l’expansion de conscience, aux vibrations, mais qui sont directement liés à l’extinction de toute forme de conscience. Mais ne croyez surtout pas que l’extinction de la conscience soit l’absence de conscience. Parce qu’il y a quelque chose qui est, en quelque sorte je dirais la préfiguration de la conscience, qui a été nommée la A-conscience, c’est-à-dire ce qui est antérieur ou postérieur – c’est la même chose – à la conscience, qui est le support même de la création comme disait Christiane Singer.

La substance même du rêve, c’est l’Amour, il n’y a rien d’autre. Cet Amour n’est même pas une lumière, n’est même pas une forme, n’est même pas un monde et c’est cette quintessence qui aujourd’hui est manifestable. Et c’est le chaos de ce monde qui vous conduit à ça, vous n’y pouvez rien.

Et d’ailleurs celui qui vit cet état de Liberté, ce Grand Silence, sait parfaitement cela. Il est simplement là pour être, pour vivre son humanité la plus simple. Il est bien sur affecté par tout ce qui se produit dans son environnement comme tout le monde. Il en est conscient, mais ne peut pas en souffrir, parce qu’il a vu la fin. Quand nous disons : ‘’Ça finira par un grand éclat de rire’’, c’est exactement ce qui vous arrivera quand vous lâcherez vos prétentions à changer quoi que ce soit.

Il n’est pas interdit, comme je l’ai fait, comme d’autres le font encore, de brancher les projecteurs sur le mensonge de cette scène de théâtre. Il n’est pas interdit d’être intelligent aussi dans l’analyse de ce monde, de ce cauchemar, de ce rêve. Parce que cette intelligence-là, personnelle, liée au rêve, elle vous conduit nécessairement aussi au Grand Silence, parce que tout est révélé. C’est ça la mise à jour du mensonge cosmique, planétaire, et du mensonge de la conscience.

Voyez nous sommes à Pâques, nous en parlions hier, ça aurait pu être la fête du Wesak le mois prochain, peu importe, ou le Grand Pardon, tout ça c’est du cinéma. C’est ça qui vous maintient dans l’histoire, une histoire, … souffrance.

(Interférence avec Maurice… «On t’entend Maurice maintenant…»… Bon, Maurice a trouvé comment intervenir, mais finalement dit qu’il n’a pas envie de parler !)

(Rires)

En attendant voilà la réponse que l’on pouvait faire à cette différence entre l’Intelligence de la Lumière, l’Intelligence de l’Amour aussi, et l’intelligence de la conscience ou l’intelligence de la personne, ça n’a rien à voir.

Elisa : Merci à toi.

(Discussion en espagnol)

Alors.

Elisa : Est-ce que je peux poser une question ?

Oui, bien sûr.

Elisa : Revenons à Nibiru. Ce n’est pas que je sois intéressée spécialement, mais ce sont les questions les plus courantes qui ne sont pas en train d’être posées maintenant.

C’est quoi la question sur Nibiru ?

Elisa : Les questions les plus courantes Jean-Luc que les gens font, me font, c’est toujours des questions sur le temps, évidemment, un temps qui est défini pour le personnage ici d’une façon…

On a eu l’occasion d’y répondre à d’innombrables occasions. L’événement astronomique Nibiru est cyclique, mais son déroulement n’est pas linéaire dans le temps. Ça veut dire que sa vitesse apparente peut bien sûr sembler avancer ou reculer par rapport à la Terre, comme pour les autres planètes du système solaire, ce que l’on appelle la rétrogradation en astrologie, les mouvements apparents des astres.

Mais surtout Nibiru a un déplacement de nature que je qualifierais de quantique, c’est-à-dire qu’il peut réellement, en vitesse réelle, avancer ou reculer, sur la même trajectoire bien sûr, et selon les résistances je dirais, de la conscience planétaire de Gaia, de la noosphère. Elle est connue, elle est suivie depuis fort longtemps depuis le début des années 80 par les télescopes à infrarouge, et en particulier le télescope Lucifer du Vatican – il s’appelle comme ça -, et c’est quelque chose qui est parfaitement connu.

Donc nul ne connaît la date mais pour ceux qui sont curieux, soit vous vérifiez à l’intérieur de vous sa puissance d’Amour, sa puissance de rayonnement, soit vous regardez les données géophysiques, séismes, irruptions volcaniques, résonance de Schumann, et bien sûr les modifications de la ionosphère, soit vous préférez être curieux de l’évolution de la géopolitique, et à ce moment-là vous constatez que tout le monde prépare allègrement la grande bataille de l’Armageddon. C’est la lutte des guignols entre ce qu’on appelle les chapeaux noirs et les chapeaux blancs.

Alors, il y a quelqu’un qui a levé la main, je vois une main levée sur un nom.

Elisa : Oui, eh bien.

(Discussion en espagnol)

C’est bon.

Un frère : Allo, est-ce que vous voulez parler un peu sur la réalité du Silence en relation avec la…

Il y a un mot sur deux qui passe pour moi, c’est pareil pour vous ?

Frère : Ok, je répète.

Elisa : Oui.

Elisa tu entends toi ?

Elisa : J’entends oui.

Un frère : Je voudrais vous demander si vous pouvez parler un peu sur la réalité du Silence et sa relation avec l’Etat Naturel.

Elisa : La réalité du silence et l’Etat Naturel.

Un frère : La relation avec l’Etat Naturel.

Alors je dirais effectivement qu’il y a une espèce de dynamique et de déroulement successif qui est variable selon chacun. Il y a d’abord le vécu de la première rencontre avec l’état Agapè, que cela soit passé par le Feu du Cœur, par l’Onde de Vie ou par l’expansion de la conscience et de la vibration. Cette première rencontre crée ce que l’on appelle la résonance Agapè.

C’est je dirais l’étape de la redécouverte de cet état d’Amour inconditionné que l’on a nommé bien évidemment de son vrai nom qui est Agapè. À ce moment là il y a le besoin d’écrire, d’exprimer, de peindre, de partager cet état. Il y a donc bien évidemment lors de cette découverte la mise en œuvre de la volonté personnelle bien sûr. Et de façon différente pour chacun, après, s’installe ce que nous avons nommé l’Etat Naturel.

L’Etat Naturel se caractérise par la possibilité quasi constante de vivre la résonance Agapè, mais sans la mise en œuvre d’une quelconque volonté personnelle. L’émanation, l’irradiation, appelle ça comme tu veux, se fait toute seule indépendamment de toute intention et de toute volonté.

C’était la première réponse à l’interview d’Elisa vendredi soir. Quand on me demandait ce que je faisais, je répondais : La première chose c’est que, dans l’Absolu, je ne fais rien. Et c’est à partir du moment où je comprends que je ne fais rien, que je découvre effectivement que je suis totalement libre, aussi bien du personnage que de l’observateur ou du témoin, et c’est là que je vois clairement le cauchemar, le rêve, tout en vivant cette Agapè naturellement, sans même y penser ou le demander, et c’est ainsi que tout naturellement s’installe ce fameux Grand Silence.

Alors bien évidemment, je vous présente ça de manière un peu pédagogique avec ces trois blocs.

Donc découverte de qui nous sommes et la manifestation de qui nous sommes sous toutes les formes de créativité ou de communication possibles.

Un deuxième bloc qui est la compréhension et le vécu que, finalement, nous ne sommes acteurs de rien du tout, tout se fait naturellement, c’est l’État Naturel, la fluidité de la vie, la fluidité et l’enchainement des événements dans notre vie se font sans nous.

Et enfin, quand ceci a été vécu et expérimenté suffisamment de fois, le fameux Grand Silence s’installe alors. C’est ce moment où vous n’éprouvez plus ni besoin ni envie de parler DE quoi que ce soit, mais le moment où vous avez simplement : Être en vie, d’être là présent, humain, réellement sans rien demander, sans rien attendre, ce qui va créer cette disponibilité permanente et cette lucidité permanente. Voilà ce que je peux en dire, à la fois bien sûr à travers mon vécu, mais aussi les innombrables témoignages.

Frère : Merci beaucoup.

Nous avons été préparés à tout ça, je vous renvoie à la fainéantise ou la tranquillité d’Osho.

Une autre question.

Maurice n’a toujours pas envie de parler ?

Elisa : Maurice. Maurice, tu es rentré et sorti plusieurs fois. Est-ce que tu es là ? Je crois qu’il n’est plus là maintenant. (Rire)

(Rire) Alors, quelqu’un d’autre veut prendre la parole ?

Elisa : Bien. Je vais faire appel à … me rappeler de tout ce qu’on me demande. (Rire) Concernant toujours la même chose, non. Tu as répondu pour le temps de Nibiru et là je pense que tu as exprimé clairement tout ce qu’il y avait à dire sur Nibiru.

(Elisa s’adresse à une participante.)

Elisa : Ah oui. Hier, il y a une question qui a été posée par Margarita qui était en deux fois. Tu as répondu à la première partie et à la seconde partie, tu as dit : «Les cent trente-deux jours, on développera peut-être demain.» Parce que tu as dit : «On est déjà dans les cent trente-deux jours mais on peut développer tranquillement demain.»

On peut développer la quoi ?

Elisa : Tranquillement, non. Hier, il y a une question qui a été posée sur les cent trente-deux jours.

Oui, je me rappelle.

Elisa : Et tu as dit : «On y est déjà, mais on pourra développer peut-être…

Ah, ils sont passés. Alors, il faut comprendre que voilà de nombreuses années, je dirais même presque dix ans, que nous étions informés d’un certain nombre d’événements avec une notion de succession d’événements. Au fur et à mesure que les années ont passé, nous avons assisté à une sorte de modification du discours quant à la chronologie elle-même et la séquence des événements.

Et ça, si mes souvenirs sont bons, depuis au moins cinq ans, où ce qui devait se dérouler de façon chronologique – il y a avait beaucoup d’événements qui devaient suivre une logique, si je peux dire, temporelle – , et puis de manière assez abrupte, il y a cinq ans, on a commencé à nous dire qu’effectivement les événements n’étaient pas nécessairement dans le même ordre, et que plus du temps s’écoulerait, plus ces événements auraient tendance à se télescoper et à se rassembler, la seule certitude étant une durée de sept jours entre l’annonce de l’événement et l’événement lui-même.

L’événement, à proprement parler, n’était pas nécessairement la visibilité de Nibiru, l’appel de Marie ou le basculement des pôles, ou l’apparition de l’Ensemble de la Confédération Intergalactique dans notre ciel.

Nous savons simplement que depuis juillet l’année dernière, nous sommes réellement dans les temps de l’Armageddon, la bataille de tous contre tous, et nous savons qu’il existera toujours le temps de sept jours entre l’annonce de l’événement et l’événement lui-même, quel que soit cet événement. Que ce soit les Trompettes qui devaient être l’annonce de l’événement je vous le rappelle, que ce soit directement le Paradis Blanc, que ce soit la visibilité pour tous de Nibiru, ou les trois jours de ténèbres, peu importe.

Donc, ce qui a changé, ce n’est pas à proprement parler la nature des événements, la chronologie linéaire temporelle a été mise dans une forme de paquet commun, et que l’événement qui sera annoncé toujours sept jours avant, sera de toute façon un événement collectif, que cela soit le Paradis Blanc, le basculement des pôles, que ce soit la disparition de l’atmosphère de la Terre ou que ce soit le vaccin, on n’a pas vraiment le choix. Et la Liberté, comme je l’ai dit hier, elle est là.

Donc, les cent trente-deux jours, cette préparation qui était annoncée depuis de nombreuses années, a largement été vécue et nous sommes là dans la logique de l’événement en lui-même et de l’annonce de l’événement, dont personne ne connaît la date, comme j’ai dit, mais que l’on peut largement deviner en termes de période, qui est la période actuelle. Mais cela ne doit pas nous troubler outre mesure, parce que tout ce qui se produit est fait pour nous réveiller. Voilà pour les cent trente-deux jours.

Bien, vous n’êtes pas très bavards, aujourd’hui.

(Elisa discute avec une participante en espagnol.)

Bien, en attendant qu’il y ait une autre question, je vais peut-être un peu avancer sur les changements fondamentaux qui surviennent en l’État Naturel. Alors, donc c’est un ensemble de manifestations, de symptômes, qui vont se manifester ou pas chez tout le monde bien sûr, mais qui sont assez facilement repérables. Tout d’abord, ce qui est vraiment marquant, c’est cette capacité, sans effort, à demeurer dans l’Instant Présent. Certes, les pensées continuent, les événements continuent à se produire, mais ils ne nous entraînent pas dans la réaction.

En définitive, c’est comme si on ne pouvait pas être entraînés, ni par ses émotions ni par ses pensées. On ne peut pas dire qu’il n’y a plus d’émotions, qu’il n’y a plus de pensées, mais celles-ci sont réellement vécues comme quelque chose qui passe et qui n’est plus arrêté par ce qu’on appelle le personnage, l’ego ou la personne. Une aptitude plus naturelle à être lucide et dans l’écoute.

Paradoxalement ce n’est pas une sur-vigilance, par exemple, des sens ou de la conscience qui serait tournée vers l’extérieur, mais bien plus comme une capacité sensorielle nouvelle qui dépasse les cinq sens habituels. Alors, bien sûr nous connaissons tous les cinq sens, mais il existe trois autres sens, donc trois autres perceptions qui sont en l’être humain.

La perception du sens, regardez ce que fait le compteur Linky chez certaines personnes …

Elisa : Et bien là, je n’ai pas pigé (compris).

Ah oui, le compteur Linky, ce sont les compteurs communicants (en électricité,) qui en France émettent des ondes électromagnétiques. Ou regardez simplement celui qui sent l’énergie, ce sixième sens est le sens électrique, qui ressent l’énergie électrique qui circule.

Après, vous avez un autre sens, qui est le sens magnétique, le magnétisme des magnétiseurs, par exemple.

Et dans l’État Naturel, il y a surtout le huitième sens qui apparaît. C’est ce que j’avais nommé à l’époque, le sens, la perception du divin, l’autre est soi-même, ce n’est pas un concept, ça se ressent, ça se vit. Ce n’est pas de l’empathie ou du charisme, ça, ça fait partie du sens magnétique. Ce sens du divin donne la compréhension et le vécu que tout ce qui est vu n’est que nous. De là découle d’ailleurs cette humilité naturelle où, fondamentalement, on ne peut plus rien reprocher à quiconque parce qu’il n’y a personne d’autre que nous.

Dans l’État Naturel, le temps n’a pas la même valeur. Aussi bien dans l’aspect, par exemple, contemplatif, il y a de la Béatitude à écouter un oiseau ou à le voir voler, et dans ces moments-là, le temps semble comme suspendu ou ne pas compter. Il y a aussi des distorsions temporelles et mémorielles qui n’ont rien à voir avec des pertes de mémoire ou l’Alzheimer, mais en tout cas, il y a une chose qui est certaine, on ne peut plus être affecté par aucune mémoire et par aucun élément mémoriel.

Ce qui permet de limiter très largement la souffrance issue de quelque mémoire que ce soit et qui concourt, bien sûr, à l’élimination de toute peur. L’État Naturel est une humilité naturelle où vous n’êtes plus ni sujet ni soumis, donc aux mémoires, mais aussi, vous n’êtes soumis à aucune vision, à aucune projection et à aucune interprétation.

L’Instant Présent est totalement dénué d’interprétation. Il est vécu avec une lucidité et une tranquillité totale, ce qui ne prive absolument pas le personnage de le voir se manifester ou de le laisser se manifester. Il n’y a aucune contrainte dans les moments où les caractéristiques du personnage sont nécessaires. Tout ça se fait sans à-coups, dans une forme de fluidité si je peux dire, de flow, et tout est léger et tout est simple. Au fur et à mesure que nous expérimentons l’État Naturel, nous constatons la disparition, sans effort, de ce qui était en excès dans la personne.

Il n’y a plus de place pour les pulsions. Il n’y a plus de place pour les désirs, mais il y a toute la place pour le plaisir d’Être. Ça se vérifie à chaque minute. Il existe bien sûr aussi d’innombrables modifications au niveau du fonctionnement physiologique. Toutes ne sont pas agréables dans un premier temps, mais toutes nous ramènent au Grand Silence, à cette Joie Silencieuse d’être simplement là, sans rien attendre, sans rien redouter, disponibles pour la Vie, sans effort. Bien évidemment, il y a une recherche non pas par vous-mêmes, mais par l’Intelligence de la Lumière cette fois-ci, du Silence et du calme.

Vous savez et vous vivez que vous n’avez personne à convaincre, et que vous avez simplement à être là où vous êtes au moment où vous l’êtes. C’est une acceptation pleine et entière de la vie telle qu’elle est. Il y a une plus grande liberté pour décider sans avoir à choisir. Ce n’est même pas la réponse du Cœur dont parlait Omraam Michaël Aïvanhov, voilà de nombreuses années. C’est l’Évidence de la Vie Naturelle qui conduit votre vie. C’est comme si, sans rien observer et sans rien prévoir, tout était prévu puisque tout est écrit.

Et c’est aussi curieux, c’est-à-dire que plus vous acceptez que cela a été écrit, plus vous acceptez que vous ne pouvez rien changer à ce qui est, plus votre vie devient simple, et plus elle se remplit de plaisir, de joie, de sourire. C’est l’État Naturel. Tout ce qui arrive est une Grâce.

Elisa : Est?

Est une Grâce. Ce n’est ni une récompense ni une punition. C’est comme si, dès que vous avez reconnu que tout cela est un rêve, que le scénario a été écrit et parcouru, paradoxalement, vous êtes encore plus libres. C’est comme si le scénario en lui-même avait sa propre intelligence et que dès l’instant que vous reconnaissez que c’est votre scénario, le scénario se transforme de lui-même en quelque chose de beaucoup plus léger, à tous les niveaux. C’est ça la preuve de l’action de l’Intelligence de la Lumière. Comprendre que vous ne pouvez rien, vous donne le pouvoir absolu, celui de laisser l’Amour guider votre vie, parce que jamais on ne fera mieux que l’Amour.

C’est à ce moment-là aussi que vous comprenez dans l’État Naturel, que toutes vos expériences, que tous vos états et tous vos vécus ainsi que toutes vos connaissances, ne vous ont servi strictement à rien pour être ce que vous êtes en Vérité. C’est la Nudité totale. Vous ne pouvez pas tricher avec vous-mêmes. Vous pouvez vous tromper ça fait partie de notre humanité, mais en définitive, même si vous vous trompez, cela est vu très facilement. Ça donne réellement une capacité à ne rien juger et ce non jugement est la Liberté. Mais comprenez bien que ce n’est pas Vous qui décidez de ne pas juger.

C’est quelque chose qui se fait de lui-même et qui va concourir à établir le Grand Silence. Beaucoup de choses peuvent se produire, comme je l’ai dit, dans le corps et n’envisagez pas ici que ce soit la parfaite santé. Le résultat de l’État Naturel peut aussi être tout autre. Parce que quand vous réalisez la Vérité, peut-être que vous n’avez plus rien à faire ici.

Nous avons des frères et des sœurs qui sont en Agapè, qui sont en train de partir d’un cancer. Et à l’image de ce qu’a pu écrire Christiane Singer, ces frères et ces sœurs vivent la même chose. Il n’y a plus de souffrance, le corps est à l’agonie, et pourtant la beauté d’Agapè est vécue. Dans l’État Naturel, nous ne sommes plus dupes de l’illusion. Et c’est cette acceptation pleine et entière du rêve, de l’illusion, de la création, qui nous installe encore plus clairement dans l’Ici et Maintenant du rêve. Mais nous ne sommes plus l’acteur de notre rêve.

Nous en avons été le créateur, le scénariste mais que, comme tout le reste de la création est en nous, nous sommes donc bien évidemment au courant de tous les scénarios et de tous les scripts. Nous n’avons pas besoin de les connaître un par un, mais c’est une vérité qui s’impose d’elle-même à travers le vécu.

Je précise que dans cet État Naturel, les processus énergétiques, vibratoires peuvent se poursuivre ou pas, mais ils n’entraînent plus la conscience. Dans l’État Naturel vous remarquez aussi que plus vous êtes naturels, entre guillemets, plus vous êtes spontanés, moins vous savez ce que vous allez dire. Il n’y a pas de besoin de pensée préalable aux mots. Les mots sortent naturellement d’eux-mêmes. C’est, je vous le rappelle, ce que nous avions appelé à l’époque pour ceux qui connaissaient le onzième corps, qui était situé sur la lèvre supérieure, qui est le Verbe créateur que nous manifestons.

Le but ici n’est pas de créer des mondes ou des univers, mais c’est un Verbe qui crée le Silence, dans lequel se propagent la radiance et la résonance de la Bonne Nouvelle, d’Agapè. Vous voyez, dans cet État Naturel, il n’y a plus beaucoup de place pour les histoires. Il n’y a plus de place pour un sauveur, il n’y a plus de place pour un maître. Il n’y a plus de place pour la Confédération Intergalactique. Ce sont nous qui avons créé tout ça et nous sommes aussi les acteurs de la Confédération Intergalactique. Nous l’avions simplement oublié.

Alors, bien sûr ce monde continue vers son chaos intégral. La destruction de la société des hommes n’est en définitive que la mise à mort de l’illusion luciférienne, de ce qu’on peut appeler aussi le principe luciférien, qui est applicable à tous les mammifères de la planète. Et je vous rappelle que dans ce rêve, nous sommes aussi un mammifère. Et ce qui caractérise les mammifères est la loi de prédation. C’est celui qui est le plus fort, qui mange en premier, qui fait l’amour en premier et qui conduit la meute ou le troupeau. Voilà traduit de façon fort simple le fonctionnement de la société humaine.

L’organisation sociétale, la cité au sens noble du terme, la ville, fait partie de la structure d’enfermement. Et quand vous êtes en l’État Naturel, vous ne pouvez qu’être qu’en périphérie de la société. Vous n’êtes absolument pas un révolutionnaire, mais bien plutôt un rebelle pacifique, parce que vous voyez clairement le piège, non seulement des égrégores mais l’égrégore le plus puissant que nous avons sous les yeux en permanence, c’est bien évidemment, l’organisation sociétale de l’humanité. Mais je vous rappelle que dans l’État Naturel, nous ne pouvons pas nous opposer ou lutter contre le rêve, ou contre la société.

Ça serait faire preuve d’une grande dualité, et trahir quelque part l’État Naturel. Donc, l’État Naturel nous amène à la lisière de la société, parfois aussi, à la lisière de nos enfants, de notre couple, de notre famille selon les circonstances. Tout ça pour dire que dans l’État Naturel, la prédation est réduite à sa plus simple expression, consistant à manger, avoir un toit, dormir et se déplacer. Enfin, se déplacer, ça a l’air plutôt fini. (Rire)Je vous rappelle que la Liberté se trouve dans l’enfermement.

Il y avait un livre qui a été écrit, il y a une trentaine d’années, qui s’appelait le Rapport X-07 ou Rapport de Lumière, (Mondes de Lumière. Rapport X7. Adapté par Anne K. Edwards, 1988). C’était le témoignage d’un groupe d’individus qui s’est retrouvé piégé dans une grotte, sans aucune lumière, réalisant une sorte de privation sensorielle ou de contact avec l’extérieur, qui les a conduit à voir et vivre les Mondes de Lumière.

L’État Naturel, c’est un peu ça, c’est-à-dire qu’il n’y a rien de ce monde qui peut nous dévier de notre vécu. Certes, on peut s’intéresser ou pas à la scène de théâtre sur quelque aspect que ce soit, peu importe, mais nous n’y avons aucune implication. C’est comme faire des mots-croisés ou regarder un bon film. Donc l’État Naturel nous amène à cette simplicité, à un état je dirais de non-revendication, d’accueil et d’acceptation, pour lequel il n’existe aucun moyen de s’opposer ou de refuser.

Voilà ce que je peux dire sur l’État Naturel. Alors bon, si vous avez des questions sur cet État Naturel, bien sûr, s’il y a besoin de plus d’éclaircissement, je vous écoute.

Elisa : Il y avait une main avant et elle n’est plus là. La main, je ne la vois plus. Bon, il y a des questions. On attend.

(Elisa discute avec une participante en espagnol.)

Tu as vu, il y a une ou deux questions d’écrites sur le chat, non?

Elisa : Oui. Sortir de la forme, c’est tout ce que l’on doit vivre dans cet instant ?

Attends. Je ne suis pas sûr. La question est : «Sortir de la forme, c’est quoi ?»

Elisa : Et c’est tout ce qu’on doit vivre en cet instant ?

Elisa : Mais on ne peut pas sortir de la forme.

Surtout pas. C’est dans ce corps que vous vivez la transmutation. Car vouloir sortir de ce corps, montre simplement le non-vécu de l’Instant Présent. J’ai passé de nombreuses expériences à sortir de mon corps, à aller dans des dimensions très éthérées. Sortir de votre corps vous fait simplement parcourir d’autres étages du rêve. Certes, des rêves où il y a d’autres formes de lumière. Dans ces autres dimensions, il n’y a pas de souffrance, mais ce n’est pas moins une illusion au même titre que notre monde et que notre personne. Il n’y a rien à fuir. Hic et Nunc, c’est ce que m’a répété Anaël pendant des années, Ici et Maintenant.

Quels que soient les enseignements que j’ai reçus et transmis, quels que soient les voyages que j’ai pu faire, la Vérité, elle n’est pas ailleurs qu’au milieu de votre poitrine. La spiritualité est une escroquerie totale. C’est le viol le plus manifeste de la liberté. Il n’y a aucune autorité. Il n’y a aucune hiérarchie. Tout ça n’existe pas. Tout ça, c’est du rêve.

Elisa : Marie-M pose une question. Des êtres choisissent pourtant de naître, qu’en penser ?

Les êtres choisissent de naître parce que, avant l’année 2012 et avant les Noces Célestes, avant 2009 même, quand nous quittions ce corps, nous nous arrêtions aux plans éthérique et astral. C’est exactement le descriptif des gens qui ont fait des expériences de mort imminente. Vous avez ce qu’on appelle vos proches qui sont là, vous avez votre vie qui défile et vous avez des soi-disant êtres de lumière qu’on appelle parfois les seigneurs du karma, les lipikas karmiques, alors bien sûr qui vont prendre la coloration de vos croyances.

Si vous êtes bouddhistes, vous allez voir Bouddha. Si vous êtes musulmans, vous allez voir Mohamed. Si vous êtes chrétiens, vous allez voir Jésus. Mais tout ça se passe dans l’astral, ça n’a rien de véritable. Ces êtres sont des fantômes, ils n’ont pas plus d’existence que vous. Donc, quand cette sœur dit qu’on choisit de naître, oui, la personne, l’âme choisit de naître, parce que l’âme est duelle, elle est polarisée, elle est incomplète et imparfaite. L’âme est un mensonge, elle n’est pas immortelle. Sauf ce qui n’est jamais né est immortel.

Quand on dit qu’on a le choix (coupure) et d’endosser tel ou tel karma, ça prouve simplement l’ignorance que nous avons de l’autre côté, incapable de faire la différence que nous sommes entre la lumière astrale, la lumière déviée, la lumière projetée qu’est la lumière astrale, et la Lumière Immanente qui est à l’intérieure de la forme. Donc jusqu’à présent, nous n’avions aucun choix si ce n’est celui de renaître parce que nous étions privés du souvenir de qui nous étions avant la forme. La naissance, c’est la mort. Et la mort en ce monde, de ce monde, à cette époque, est bien plus qu’une résurrection. C’est la vraie renaissance en l’Éternité au-delà de la forme.

Mais ça, l’âme ne peut pas le comprendre parce que nous avons tous été littéralement gavés d’enseignement spirituel, et donc remplis de croyance, voire de vision même. Mais rien de ce que vous pouvez voir n’est vrai. La Vérité est sans vision. La Vérité est sans monde et sans forme. Elle est pure Béatitude. Chacun peut le vivre, mais il vous faut élaguer les croyances. Il vous faut être disponibles pour la Vérité. Vous ne pouvez pas être disponibles pour une histoire quelle qu’elle soit, et disponibles pour la Vérité en même temps. C’est impossible.

Elisa : Il y a deux petites mains là qui se lèvent.

Ah, alors, la première des mains qui se lèvent.

Elisa : Alors, la première, c’était Olivier.

Attends, j’essaie de voir. Il y a Karim et Olivier. Oui, ça y est, je vois.

Elisa : Olivier.

Alors, il faut allumer le micro, déjà, Olivier. Voilà.

Participante : C’est sa femme. (Rire) Vous m’entendez ?

Très bien.

Sœur : Oui. Je voulais poser une question pour rebondir sur ce que tu viens de dire, au sujet de l’escroquerie des enseignements spirituels, ou la spiritualité en général. Pour toi, maintenant, un énergéticien, un chaman ou je n’en sais rien, il y en a tellement et de tellement de sortes, qui ne vit pas l’Absolu ou qui ne vit pas Agapè, qu’est-ce qu’il fait réellement, en fait quand il travaille dans ce non-réveil ? Qu’est-ce qu’il y a de spécial maintenant chez des gens énergéticien ou chaman ou, je n’en sais rien, qui travaillent avec les énergies, mais sans vivre Agapè? Qu’est-ce qu’ils font en fait, réellement ?

Je laisse traduire Elisa avant de répondre.

Il travaille sur l’aspect subtil du rêve. Il travaille sur les différentes roues d’incarnation, sur les différentes dimensions, réellement. Mais, il n’a pas encore vécu la Vérité, parce que quand vous vivez la Vérité, l’État Naturel, tout se fait sans vous. Si je prends l’exemple, parce que j’ai fait aussi du chamanisme quand j’étais jeune, bien sûr, j’ai fait beaucoup de choses, bien sûr, je faisais de l’énergétique, mais tout ça s’arrête, parce que dans l’État Naturel vous savez que vous ne faites rien. Votre fonction n’est pas de changer le rêve ou d’améliorer le rêve de quiconque.

Ce qui ne veut pas dire que si j’ai besoin de me soigner, je ne vais pas utiliser de l’énergétique ou des aiguilles d’acupuncture ou un massage ou un ostéopathe. Je ne suis pas idiot. La différence, par exemple, entre un ostéopathe qui se croit une personne et un ostéopathe qui ne se prend plus pour une personne, est celle-ci. C’est valable pour les cristaux, c’est valable pour la guérison spirituelle, c’est valable pour n’importe quoi. Au début, on croit maîtriser une énergie, une connaissance. On peut même dire qu’on est neutre, que ça s’écoule au travers de nous. On croit qu’on agit, qu’on supprime une entité, qu’on répare un trou dans l’éthérique.

Et heureusement qu’il y a des êtres comme ça pour ceux qui croient encore au rêve, c’est-à-dire la majorité des gens. Mais quand tu vis l’État Naturel, tu es parfaitement lucide que tu ne peux rien faire. Et si c’est un ostéopathe, par exemple, dans l’exemple que je prenais au début, l’ostéopathe qui ne rêve plus, va laisser courir ses mains, va oublier toutes ses connaissances et penser à autre chose. La guérison se fait sans lui. Il y a deux ans, on a fait une formation cristal avec Elisa, en français et en espagnol, où on a passé dix jours à apprendre aux gens le maniement des cristaux.

Donc quelque chose de très structuré, de très carré, de très reproductible, un enseignement quoi ! Et on termine le stage en disant que, finalement, tout ce qu’on a appris ne sert à rien. Et que si vous avez un patient dont vous ne connaissez rien et vous mettez à côté une centaine de cristaux dont vous ne connaissez rien, et qu’à ce moment-là vous laissez l’Intelligence agir, vous allez prendre des cristaux au hasard et les poser au hasard sur le corps de la personne.

Et bien évidemment à l’époque on avait des moyens de visualiser les énergies, l’effet Kirlian par exemple, ou les machines de neurosciences que j’ai mises au point. On a démontré que celui qui ne connait rien et qui agit dans la spontanéité de l’instant, sans aucune compréhension, aura les mêmes effets que, sinon meilleurs même, que celui qui applique une connaissance structurée.

Elisa : C’est vrai, ça c’est passé comme ça. Tu nous as laissé, tous, époustouflés, parce que, après que l’on ait retenu depuis dix jours tous les enseignements, tu nous as sorti ça comme ça ! On était tous froid. Dix jours en train de prendre des notes et … (Rire).

Elisa : Bien voilà.

Sœur : Merci.

Il y avait une autre main levée je crois.

Elisa : Karim.

Frère : Ou je suis là. J’avais une question au fait par rapport aux personnes qui touchent l’État Naturel. Je voulais savoir par quel mécanisme en fait l’effet des mémoires, l’effet des croyances, des souffrances, s’atténuent.

En fait si j’ai bien compris la question, il est question d’expliquer pourquoi dans l’État Naturel il n’y a pas de souffrance, c’est ça ?

Frère : En fait, qu’est ce qui explique que justement les mémoires, les croyances s’atténuent, en tout cas leurs effets s’atténuent pour ceux qui touchent l’État Naturel, ou qui vivent l’État Naturel ?

Alors, la souffrance au sens large est quasi toujours un phénomène mémoriel. La souffrance est induite par le fonctionnement-même de notre cerveau. C’est à la fois un mécanisme de préservation de la vie. Un enfant met la main sur une plaque électrique chaude, la main se retire avant même qu’il est le temps d’y penser. La souffrance est avant tout un signal d’alerte, une dysfonction, soit de la mémoire, soit du corps, soit mentale.

Sur un plan beaucoup plus global, la souffrance est résistance. La souffrance n’est que l’expression de la résistance au flux de la vie, quelle que soit la souffrance. Ça rejoint tout ce que je dis sur l’acceptation et l’accueil.

La caractéristique de l’État Naturel, c’est que vous ne vous saisissez de rien, vous n’arrêtez rien. Si toutefois il y avait une douleur, celle-ci ne deviendrais jamais une souffrance. La douleur est vécue, ressentie, réelle, elle peut altérer le fonctionnement du corps à quelque niveau que ce soit, mais du fait de la non-implication de celui qui est libre, du fait de son acceptation et de son accueil naturel de l’état Agapè, la souffrance ne peut pas s’installer.

Il y a bien sûr des mécanismes douloureux comme n’importe quel autre humain, mais il n’y a pas de place pour la souffrance. Parce que l’Instant Présent est le baume de la souffrance. C’est dans cet Instant Présent, dans le Hic et Nunc, que la résolution se fait.

Je ne sais pas si j’ai répondu entièrement à la question.

Frère : Sur la partie souffrance oui, je vois très bien, je comprends ce qui est exprimé. J’ai tout de même une interrogation sur les mémoires. Comment ça se passe pour les mémoires parce qu’on a quand même des croyances et des mémoires qui restent, entre guillemets ?

Les mémoires sont des expériences malheureuses qui affectent notre présent, alors que cela soit les mémoires de la petite enfance, qu’on appelle les traumatismes initiaux, c’est des données que j’ai longuement évoquées en neurosciences comportementales. Je t’invite à retrouver les Satsangs où j’ai parlé des fameux petits diables, c’est-à-dire ce que l’on appelle les esclavages cognitifs liés aux mémoires. Les mémoires nous affectent parce que nous croyons être le résultat d’un passé. L’Instant Présent libère les mémoires.

Les mémoires sont des cicatrices énergétiques, on va dire, qui sont inscrites dans bien évidemment la mémoire cérébrale, dans ce que nous nommons le cerveau reptilien, le bien nommé. Il existe bien sûr des thérapies, ça fait partie des thérapies cognitives, qui consistent à aller retrouver ce que l’on appelle le mythe fondateur, c’est-à-dire le scénario de la mémoire initiale. On peut faire d’ailleurs la même chose pour les vies passées, ça s’appelle des régressions.

Il se trouve que Hic et Nunc, Ici et Maintenant, qui je vous le rappelle, sont localisés au dessus des deux oreilles, c’est les points, Hic et Nunc, IM et IS qui sont là. C’est le point, je crois, 8 (Huit) vésicule biliaire, les deux travers de doigts au-dessus des deux oreilles, et que ces deux points correspondent à  – d’abord c’est dans le néo cortex, c’est-à-dire ce n’est pas le cerveau reptilien, c’est dans la matière grise -, que ça correspond à l’aire du langage, ce qu’on appelle l’aire de Broca, peu importe les noms, et toute l’aire que l’on appelle le cortex moteur, c’est-à-dire ce qui fait bouger vos mains, votre corps, latéralisé bien sûr de l’autre coté, puisque que les fibres nerveuses sont croisées.

Quand vous vous installez dans l’Instant Présent, quand vous avez vécu une expérience de mort imminente, quand vous avez vécu une expérience mystique authentique, les zones cérébrales situées sur Hic et Nunc, IM et IS, ici, au-dessus des oreilles, modifient leurs activités. C’est d’ailleurs sur l’aire du langage et du cortex moteur, qui sont là, que se situe la zone d’accès à la multi dimensionnalité.

Il y a des signes électriques, il y a des modifications des hormones dans le sang pour ces gens qui vivent cet État Naturel, et pour les gens qui ont vécu des expériences de mort imminente ou des expériences mystiques. Quand vous êtes installés dans cet état de votre cerveau et l’état particulier de cette conscience, toutes les mémoires qui sont engrammées dans ce que l’on appelait les petits diables, c’est-à-dire dans le cerveau reptilien, n’existent tout simplement plus.

Il y a une loi en neurosciences d’ailleurs qu’on appelle la théorie de la plainte, qui va d’ailleurs à l’encontre de tout ce que l’on nous a appris en psychologie, en psychothérapie et en énergétique, et qui nous dit que quand vous appuyez là où ça fait mal, ça fait encore plus mal. Donc si vous réveillez une mémoire, par une régression, par une étude psychanalytique, ou psychiatrique ou psychologique, vous allez rendre plus actif la zone cérébrale correspondante.

Bref, nous avons démontré en neurosciences, on va aller directement à la conclusion, ça été documenté tout ça que : ‘’Tout ce à quoi vous vous opposez se renforce’’. Et qu’il est absolument insensé, c’est absolument insensé, c’est d’ailleurs écrit, c’est même écrit dans les fondements de la mystique Tibétaine. Il est absolument insensé de croire ou de penser que vous devez effacer, supprimer ou transcender toutes les mémoires pour être libres.

Et c’est pourtant ce que font beaucoup de thérapeutes. Ils vous emmènent dans la mémoire passée pour ramener quelque chose, en disant qu’en exprimant, en verbalisant ou en revivant cette mémoire, elle va être comprise et donc guérie. C’est une escroquerie encore plus grosse que celle du virus actuel.

Je vous rappelle cette grande loi que l’on a en neurosciences : ‘’Tout ce à quoi vous vous opposez se renforce’’, même si dans un premier temps vous êtes guéris. La seule guérison possible est la guérison de l’Instant Présent. C’est l’état de Grâce, c’est l’action de l’Intelligence de la Lumière, tout le reste vous maintient dans le Samsara, c’est-à-dire dans l’illusion et la réincarnation.

Je ne développerai pas plus avant cette théorie de la plainte, mais sachez simplement que si vous faites un travail d’analyse sur un problème que vous avez eu dans une vie passée ou dans la petite enfance, vous allez avoir effectivement les explications, les images, la compréhension, vous allez effectivement guérir de choses incroyables pour lesquelles que vous vous plaigniez, sur le moment vous êtes content, mais vous ne pouvez pas supprimer les mémoires, c’est impossible.

C’est une illusion de suppression et on constate très aisément, dix ans après, quinze ans après l’apparition de maladies dégénératives bien plus graves, la mémoire, la maladie, la souffrance font partie du piège de l’enfermement. J’ai passé vingt cinq ans de ma vie en médecine, en neurosciences et en énergétique pour aboutir à la conclusion que certes, parfois c’est nécessaire même souvent, mais finalement c’est une vaste escroquerie. Il n’y a que le Présent, il n’y a qu’une guérison possible qui est celle de comprendre que rien de tout cela n’est réel.

Sinon même la guérison qui est pourtant indispensable dans certain cas, sans cette prise de conscience que tout ça est un rêve, vous entraine dans toujours plus de dualité, toujours plus de karma, mais à aucun moment vous n’auriez pu trouver la solution de Qui vous êtes. Là est le piège énorme de la spiritualité, de l’énergétique, parce qu’ils nous raccrochent littéralement à la dualité, à l’action/ réaction, et donc à la prédation.

Attention, dans ce que je dis, je n’ai pas dit qu’il fallait arrêter de soigner ou de pratiquer si vous êtes thérapeutes, mais que si vous êtes lucides, à ce moment-là vous ne chercherez pas à éliminer des mémoires ou à résoudre des mémoires, mais (Coupure) par la puissance de la Grâce et d’Agapè la croyance-même d’être soumis à une mémoire.

La mémoire et la projection sont les deux causes de la souffrance. La souffrance, sur un plan ontologique, n’est que la résistance à ce qui est. Les mémoires sont simplement un alibi pour s’opposer à ce qui est et pour ne pas bénéficier de l’action de Grâce. Si vous voulez être libres, n’appliquez aucune des lois de la causalité, ça pourrait s’appeler aussi l’Humilité, la Simplicité, ça fait partie de l’État Naturel.

Donc les mémoires ne sont là que quand on y croit, et parce qu’on en a l’habitude. Celui qui est libre, est libre dans l’Instant. Il capte toute la quintessence de l’Instant Présent. Certes il est encore soumis je dirais au personnage, aux habitudes, mais petit à petit, par la lucidité de ce qu’il vit, l’Intelligence de la Lumière va réellement œuvrer pour aller dans le sens de la liberté.

Pour aller dans le sens de la vie, mais pour cela vous ne devez plus croire en vote personnage. Vous ne pouvez pas le renier, c’est là où vous êtes présent, dans ce corps, mais ce point de vue là comme dirait Bidi, vous conduit directement à la liberté.

La Liberté n’est rien d’autre que d’être libre des conditionnements, des mémoires, et vous n’avez qu’un seul espace pour vivre cette Liberté et cette Joie, c’est l’Instant Présent Éternel. C’est l’Instant Éternel qui est le lieu de rencontre de l’éphémère et de l’éternité. C’est aussi le lieu de la fusion et c’est le lieu de la grande Joie.

Absolument tout le reste, énergie, vibration, vision, mémoire, perception, ne vous servent plus à rien. Et ne peuvent plus être une justification au fait de dire je ne suis pas libre. Il faut cesser de croire, il faut cesser d’imaginer quoi que ce soit, et à ce moment là, vous êtes de plus en plus disponibles pour ce qui est.

Comme je l’ai dit vous ne pouvez plus être trompés, leurrés ou détournés, quel que soit, je dirais, ce que vous avez à résoudre dans votre vie au sein du film. Mais tout se résout avec facilité, avec aisance. À ce moment là, vous n’offrez plus de résistance à la vie, vous n’offrez plus de résistance à ce qui est, et là vous goûtez la Vacuité et la Plénitude en même temps. Vous comprenez pourquoi dans l’État Naturel on ne peut rien revendiquer, on ne peut rien attendre et on ne peut rien redouter, même si on peut se dire, l’Éternité c’est long, surtout à la fin, mais on le dit avec le sourire !

(Rires)

C’est surtout exaspérant pour celui qui ne vit pas la Liberté. Mais je vous assure, on est tous libres, vous ne l’avez simplement pas reconnu.

Autre question. J’ai … à propos des mémoires, je crois ?

Elisa : Il y avait une question, attends que je vois. Bon, elle est en français. Comment déceler ce qui nous empêche de vivre Agapè, l’État Naturel ? Chez moi, tout ce qui est expliqué est accepté naturellement et facilement dans mon cœur, mais il y a encore une personne qui réagit encore négativement à ce qui se passe sur la scène de théâtre. Merci beaucoup.

Comment différencier ?

Elisa : Comment déceler, comment déceler …

Déceler.

Elisa : … Ce qui nous empêche de vivre Agapè ?

Mais c’est très simple. Bien évidemment, on est tous obligé de s’adapter aux lois, décrets, même s’ils ne veulent rien dire …

Elisa : Je vais peut-être traduire. (Elisa traduit en espagnol) Je te le redis en français ?

Ah du coup, j’ai perdu le fil. (Rire de Jean-Luc)

Elisa : Comment déceler ce qui nous empêche de vivre Agapè, l’État Naturel ? Chez moi, tout ce qui est expliqué est accepté de manière naturelle et facilement dans mon cœur. Mais il y a encore un personnage qui réagit encore négativement à ce qui se passe dans la scène de théâtre.

Alors, comment déceler ? Et bien c’est très simple. Plutôt que de chercher ce qui fait obstacle à Agapè, où là on retombe dans l’analyse, la compréhension intellectuelle, il est bien plus préférable d’être immergé si je peux dire dans l’Instant Présent. Surtout que, dans la question, la personne dit bien qu’elle voit les réactions de son personnage. Mais qui voit le personnage, si ce n’est l’observateur ? Donc si l’observateur voit le personnage, pourquoi l’observateur dans ces moments-là croit être le personnage, et donc réagit ? Par habitude, par mémoire.

Il n’est pas question de s’opposer à une émotion ou à une pensée quelle qu’elle soit. Il est effectivement question de l’observer pour bien voir que ce n’est pas nous, et là, simplement d’être dans la bienveillance vis à vis de soi-même. Et cette bienveillance va simplement consister à ne pas adhérer à ce qui est vu, à ce qui est ressenti, à ce qui est pensé, mais se placer dans la posture de l’acceptation, de traverser cet inacceptable.

(Vitesse très lente de transmission)

Si vous vous postez dans la posture de l’acceptation …

(Vitesse devenue rapide)

Elisa : (Rire) Des fois tu vas trop vite, des fois tu vas trop lentement.

… Si vous vous placez dans l’acceptation de ce qui est inacceptable, alors il y a un mécanisme qui se met à l’œuvre, qui s’apparente à la fluidité, à l’état de Grâce, et là vous allez le vivre, vous allez comprendre ce qu’est le pardon. Vous allez voir qu’il n’y a pas de différence entre vous et ce que vous voyez, que vous êtes partie prenante, ce que vous avez écrit, que vous vivez ce que vous voyez. Et c’est lors de l’acceptation que le rêve est vu, pas avant. C’est là que se déploient la facilité, l’état de Grâce, et la résolution. Et encore une fois, c’est à pratiquer.

Ne posez pas la question de savoir si ça marche ou si ça ne marche pas. Contentez-vous d’accepter simplement ce qui est là, même si votre personnage est dans une souffrance extrême et dans une colère noire, vous savez que ce n’est pas vous puisque vous l’observez.

Ne changez rien à l’observation, ne vous en saisissez pas, laissez la douleur s’évacuer tranquillement. Ce n’est pas du refoulement, au contraire. C’est une manière de traverser et de transcender qui fait appel naturellement au pardon et à la grâce. Et c’est comme ça que vous vous prouvez à vous-mêmes que l’autre, la situation que vous vivez, n’est que vous. Et si l’acceptation est réellement faite, et que la traversée est complète, alors à ce moment-là vous verrez que c’est un rêve. Vous le comprendrez, vous le saisirez, vous le vivrez intimement.

Sœur : Merci beaucoup Jean-Luc. Est-ce que je peux poser …

Alors je crois qu’on a beaucoup, beaucoup parlé.

Sœur : Est-ce que je peux poser une autre question complémentaire ?

Elisa : Bien sûr, pose-là.

Sœur : Ok. Alors il m’est très difficile de maintenir mes relations avec des personnes qui sont réfractaires à ce …

J’ai des mots mangés, j’ai un mot sur deux qui est mangé, attends.

Sœur : Ok.

J’essaie de trouver … Oui j’écoute.

Sœur : J’ai de la difficulté à maintenir mes relations avec des personnes qui sont totalement à l’opposé de ce que je veux vivre, et j’ai tendance à m’isoler. Tant que je ne serai pas dans cet État Naturel, j’ai l’impression que je ne peux pas parler, et puis c’est difficile de me taire. Alors je me retire. Est-ce que c’est la bonne solution ?

Elisa : Je traduis.

Bon, je laisse Elisa traduire.

Je te répondrai  simplement, parce que la traversée n’a pas été complète, l’acceptation n’a pas été complète. Je répète ma dernière phrase juste avant la question que tu viens de poser, je répète ma dernière phrase qui est que quand tu acceptes en totalité la différence, le conflit, le malaise, et que tu le traverses en totalité, alors à ce moment-là, tu t’aperçois qu’il n’y a personne. Et que la notion-même de difficulté entre toi et l’autre était simplement due au fait que tu as arrêté la perception.

Ta perception du côté désagréable, et donc une difficulté de communiquer, d’échanger, d’entrer en relation, montre effectivement que tu t’es saisie de la perception et quand je dis «saisie de la perception», c’est qu’à ce moment-là le mental entre en œuvre, le mental se lie à la perception que tu viens de vivre, mais se lie aussi à la mémoire à l’origine de ça.

Et là quelque part tu es piégée, et en même temps, c’est un piège qui te permet de comprendre cela, et qu’à un moment donné, naturellement, même si je ne te l’avais pas dit, tu serais passée outre la difficulté. Et là tu aurais vécu la spontanéité totale que, d’abord il n’y a rien à retenir comme perception, mais tu découvriras l’antériorité de la perception. Et là, ça veut dire que tu auras traversé. Tu pourras ressentir la difficulté, la dysharmonie, mais tu ne pourras plus en être affectée. C’est ça la Liberté et c’est ça la Vérité. Donc continuez à être l’observateur, le témoin, mais ne retenez rien et ne vous emparez de rien.

Voilà, je crois qu’on va faire une petite pause d’une heure.

Sœur : Merci beaucoup.

Il est très exactement dix huit heures, c’est ça. Donc nous revenons à dix neuf heures.

Elisa : Ok, parfait.

Une heure vingt ou une heure trente de Phahame ou un peu moins.

À la fin de Phahame, on reste ensemble pour un moment de Résonance Agapè Spatiale Interdimensionnelle et surtout de Grand Silence.

A tout à l’heure.

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