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SATSANG 1 (1ère Partie) – 12 Juillet 2021
Vacances (12 au 17 Juillet 2021)
Animation par : Elisa Bernal

12 Juillet 2021

Jean-Luc : Bonjour à tout le monde.

Elisa : Bonjour à tout le monde (et traduction).

Jean-Luc : Alors nous allons commencer ce matin par un satsang en direct qui est retransmis sur Facebook. Je regarde juste si la transmission est bonne. Voilà on est en direct, c’est bon, tout est OK.

Bien, donc comme je disais le but d’un satsang, la traduction, on pourrait dire, c’est entretien avec le Réel quelque part. Donc nous allons aborder bien évidemment tous les sujets que vous voulez aborder, sauf les sujets qui fâchent.

Alors, qui démarre ?

Tu as une question, toi ? (dit Jean-Luc en s’adressant en souriant à Elisa)

Elisa : Eh bien, peut-être.

Alors vas-y.

Elisa : Attends… C’est un peu tôt le matin (Rires)

Une Sœur : Comment faire descendre plus la Lumière sur soi ?

Ça, ça fait partie des étapes qui ont été vécues depuis la première descente de l’Esprit Saint, qui effectivement consistait à appeler si on peut dire la Lumière. Il y a eu effectivement un enseignement pendant plus de dix années, qui a donné des tas de yogas, des tas de protocoles, de différentes façons, pour faire descendre la Lumière, que ce soit à travers effectivement ce qui avait été nommé le yoga de l’Unité, le yoga de la Vérité.

Mais depuis de nombreuses années maintenant, il y a eu une forme de progression, où cette Lumière que nous pensions devoir appeler ou faire venir, par le vécu de chacun, a été remplacée par le fait d’être soi-même la Lumière.

Donc nous sommes partis d’une démarche où il fallait appeler quelque chose d’extérieur et où au travers des expériences des uns et des autres, et du vécu des uns et des autres, on s’est aperçu, on a pris conscience quelque part, que nous étions nous-mêmes la Lumière, et que c’étaient les voiles de la personnalité, les voiles de l’histoire, qui nous ont empêchés à travers les croyances de nous identifier à ce que nous sommes réellement. C’est-à-dire qu’il y avait une forme de distance entre ce que nous recherchions et ce que nous étions.

Il y a donc eu cette progression durant de très nombreuses années, qui nous a permis de comprendre par le vécu direct que nous étions la pure Lumière.

Bien évidemment, dans cette progression, il y a eu ce qu’on pourrait appeler la perception de l’énergie, l’ouverture des chakras, l’ouverture de ce que nous nommions à l’époque les portes et les étoiles. Donc effectivement, une sorte de progression, de redécouverte, jusqu’au moment où certaines fonctions de la conscience se sont ouvertes en d’innombrables frères et sœurs sur la Terre, et nous ont montré par le vécu, par l’expérience, de façon très directe, que nous étions ce que nous cherchions.

Et ça, ça a commencé en 2012 avec l’intervention d’un mystique hindou, Nisargadatta Maharaj, qui est venu progressivement casser tous les enseignements par un principe qui était fort simple, qui s’appelait la réfutation. Nous n’étions en définitive rien de ce que nous vivions. Je fais un résumé, que nous étions donc ce que nous cherchons, qui était simplement nous-mêmes, et que ce que nous recherchons ne pouvait se trouver finalement que dans l’Ici et Maintenant, Hic et Nunc en latin de Anaël, le fameux Instant Présent.

Et que c’était en acceptant cet Instant Présent, par le principe de l’acceptation de Ce Qui Est, que nous sortions des conditionnements, et de toutes les croyances et de toutes les expériences.

Nous avons en quelque sorte suivi une histoire, qui était par ailleurs racontée de différentes façons dans toutes les religions, pour découvrir finalement que nous n’étions aucune connaissance ni aucune expérience, et que nous étions quelque part la pure vacuité du Temps Zéro, et qu’aucune théorie, aucune histoire ne pouvait se confronter à ça, et que nous étions à ce moment-là la pure Vérité, que nous n’étions jamais nés et jamais morts, et que la spiritualité, l’énergétique, les religions, les adhésions à quelque croyance que ce soit ou à quelque dieu que ce soit, étaient l’obstacle majeur à la Vérité.

Ce que je nomme l’État Naturel, ou ce que Bernard de Montréal appelait le Réel, que nous n’étions aucune forme, que le karma ne concernait que la personne, que nous étions sur une scène de théâtre parfaitement organisée, et que se trouver soi-même, l’abandon de toutes les croyances quelles qu’elles soient, l’abandon de toutes les expériences passées, même « karmiques », nous mettait dans un état d’acceptation de ce qui est, dans un état d’Amour indescriptible, qui ne dépendait ni des chakras, ni de quelques visions que ce soit.

C’était la fin du chercheur, la fin de toute démarche spirituelle puisqu’en définitive la Vérité était uniquement dans l’Instant Présent, comme l’ont expérimenté d’ailleurs de très nombreux chercheurs si je peux dire. Alors je ne peux pas tous les citer, mais vous en connaissez au moins tous un, voire deux, qui s’appellent Eckhart Tollé et Bernard de Montréal.

En fait, nous étions tous dans une espèce d’involution, où nous étions dans la croyance que nous étions imparfaits, et que nous devions conquérir, par la vibration, par l’énergie, par la conscience, quelque chose qui était à l’extérieur de nous et qui nous manquait.

Et nous avons petit à petit vécu ce fameux État Naturel, ce fameux Réel, par la médiation de l’état Agapè, Agapè étant l’Amour sublimé qui ne dépend d’aucune cause, ni d’aucune circonstance. Tant qu’il existe la moindre recherche de quoi que ce soit, tu ne peux pas être dans l’Instant Présent et tu ne peux pas être dans le Réel.

Alors bien sûr on peut se demander : mais comment on sait que c’est fini ? Tout simplement parce que dans cet état naturel, il y a une espèce de fin de tout questionnement sur ce que l’on est, sans aucune possibilité d’être trompé par quoi que ce soit.

Dans l’état naturel, il n’y a pas d’énergie, pas de vibration, plus de vision, il y a juste ce qui est et ce qui tombe sous le sens. C’est un état où il ne peut plus y avoir la moindre recherche de quoi que ce soit, où toute connaissance est inutile. Et l’étape majeure, si je peux dire, voilà quelques années, l’abandon de toutes les croyances, de toutes les adhésions, nous a permis de constater que nous sommes effectivement parfaits de toutes origines, que non seulement nous sommes toutes les formes possibles et pas seulement ce corps.

C’était donc la fin du mythe de la création ou du mythe de l’évolution ou de l’involution.

L’acceptation donc de ce qui peut sembler pour la personne, pour l’âme, invraisemblable, vous rapproche inéluctablement de l’instant présent et de la Vérité. Quand je dis qu’il n’y a personne, quand je dis que nous ne sommes jamais nés et jamais morts, bien évidemment ça ne concerne pas la personne qui elle est mortelle, ça concerne réellement ce que nous sommes.

Ce n’est pas un processus mental, c’est le moment où vous éprouvez à l’intérieur de vous une liberté qu’aucun monde, qu’aucune forme, qu’aucune dimension ne peut donner ou conférer. C’est le moment où vous constatez qu’aucune forme, aucun monde, aucune dimension ne peut vous donner cela.

C’est la fin du mythe d’immortalité, c’est ce que disait Nisargadatta de son vivant : « L’univers passera, la création passera que vous serez toujours là ». C’est ce que Nisargadatta appelait le Parabrahman ou l’Absolu. Très peu d’êtres humains sur la planète ont vécu cet état jusqu’à présent.

Mais quand vous découvrez et vivez le réel, il n’y a pas plus de sauveur que de diable, il n’y a pas de dieu, vous êtes Dieu, nous sommes antérieurs à la création, antérieurs aux univers et aux multivers. Bref, nous sommes dans un rêve. Je dirais aujourd’hui dans un cauchemar quand nous voyons les conditions de la Terre en ce moment, mais ce cauchemar n’a aucune réalité. Et c’est justement de vivre ce cauchemar jusqu’à l’écœurement qui fera vivre le réel.

Ce que nous avions nommé l’évènement collectif, c’est aussi bien l’apparition de Nibiru que ce que nous avions nommé l’appel de Marie. C’est la découverte de la Vérité. Nisargadatta disait que la recherche de la Vérité va mettre fin au monde, parce que le monde, comme il disait, n’est qu’une scène de théâtre, n’est qu’un rêve, et qu’il n’y a jamais eu de rêve en définitive.

Ce que je dis là a été vécu par d’innombrables personnes. Je prends souvent l’exemple du Docteur Eben Alexander qui est ce neurochirurgien américain, qui est tombé dans le coma, qui a eu tout son néocortex mangé par des bactéries, donc il n’avait plus aucune conscience, et il a décrit tout son périple, parce qu’il est revenu, son cerveau s’est reconstitué en une semaine avec des preuves radiologiques.

Ça a commencé comme une expérience de mort imminente, une NDE, où il a rencontré d’abord ses parents qu’il n’avait jamais connu parce qu’il avait été adopté, il a rencontré sa propre histoire, et une fois traversé toutes ces étapes dites astrales, il s’est retrouvé devant une peur incommensurable, qui est la peur du néant, la peur du vide.

Et quand il a accepté qu’il n’y pouvait rien, alors il s’est retrouvé dans l’état que Ma Ananda Moyi a parfaitement décrit, qui est un état sans forme, sans monde, sans identification possible, dans un état de vacuité, de plénitude et de vide en même temps, où là vous vous reconnaissez complètement et où vous ne pouvez plus jamais être dupes de cet état de rêve.

Mais en aucun cas, vous ne pouvez refuser le rêve ou le cauchemar. Nous ne faisons que le traverser en y offrant le moins de résistance possible. Aucune expérience, aucune vision, aucune énergie, ne peut réfréner ce que vous vivez.

Alors bien évidemment, tant que ce n’est pas vécu, ça ne peut pas être accepté, ni par la conscience, ni par votre personne, ni par votre âme. Mais une fois que c’est vécu, c’est quelque part indélébile, ça ne peut jamais disparaître. Là est la Liberté.

Ça ne vous empêche pas de tomber malade. Ça ne vous empêche pas d’avoir des problèmes, bien sûr. Mais vous savez que tout ça ne fait que passer. C’est la vraie Liberté, la Liberté intérieure dont parlait Krishnamurti, et vous ne pouvez pas être trompés. Ça vous met dans cet état naturel, dans cet état Agapè, ou bien évidemment les perceptions vibratoires, le chant de l’âme, la couronne du Feu du Cœur Sacré sont présents, mais ce n’est pas un but, c’est un accompagnement de ce qui est.

Votre personne, elle, sera là jusqu’à la fin du rêve, et bien évidemment ça vous place spontanément, sans aucun effort, dans l’humilité et la simplicité. Ce qui ne vous empêche pas d’avoir le cerveau plein de connaissances, de ce monde, de ce que vous voulez, mais vous n’en êtes jamais dupes.

Alors qu’on l’appelle l’Absolu ou le Parabrahman comme Nisargadatta l’a appelé, qu’on l’appelle Shantinilaya comme disait Ma Ananda Moyi, la Demeure de Paix Suprême, qu’on l’appelle comme je l’appelle l’État Naturel ou l’état Agapè, comprenez bien que cet un état qui est au-delà de tout état possible.

C’est le moment où vous avez compris et vécu, puisque la compréhension est le vécu, qu’il n’y a jamais eu, jamais eu de scène de théâtre, jamais eu de rêve, jamais eu de cauchemar, même si effectivement, dans l’Ici et Maintenant, nous traversons ce cauchemar.

Si maintenant je parle rapidement de mon expérience personnelle, après avoir vécu bien évidemment l’activation des chakras, la montée de l’Onde de Vie, l’activation des douze étoiles de la tête, l’activation des douze portes du corps, après avoir exploré toutes les dimensions, que ce soit les dimensions archangéliques, les dimensions que je nomme archétypielles, c’est-à-dire au-delà de la forme, après avoir vécu la fusion avec la Source, j’ai atterri dans cet état de vide où là je me suis reconnu totalement.

Il n’y avait plus de forme, il n’y avait plus de conscience, j’ai eu la possibilité de me maintenir à la lisière, à la jonction si je peux dire, de l’extinction et de l’apparition de la conscience. Et quand vous vivez cela, bien évidemment, il n’y a pas plus de conscience que de supra conscience, que d’inconscience. La conscience est une escroquerie totale, et surtout, il n’y a ni temps ni espace.

Vous voyez toutes ces dimensions, tous ces mondes emboîtés les uns dans les autres. Vous vous apercevez à ce moment-là que vous êtes le créateur du rêve, que vous êtes vous-même le créateur de dieu mais aussi du diable, et que tout ça est en vous, dans ce que l’on a nommé le Cœur du Cœur.

C’est l’endroit où se rencontrent l’Absolu et l’illusion, et c’est une béatitude éternelle, quoi que dise votre forme, quoi que disent vos pensées, quelles que soient vos visions, vous n’y attachez plus aucune importance. La Liberté elle est là, elle ne peut pas être ailleurs.

Et tous ceux qui le vivent aboutissent à cette même conclusion. On ne peut même pas dire qu’il n’y a que la Lumière, ou il n’y a que l’Amour, le fameux paradis blanc qui est la première émanation de la conscience, et que cette conscience que nous vantons, que nous cherchons, est une illusion totale qui vous emmène à créer des mondes comme l’ont fait les mères généticiennes, qui vous amène à croire à la chute, à l’évolution, à l’involution.

Bref, en un mot, Vous Vous reconnaissez ! Ce n’est pas simplement une connexion à la Lumière ou une reconnexion à la Lumière, c’est vivre le Réel.

Bien sûr vous demeurez, comme je l’ai dit, dans l’humilité, la simplicité, vous ne pouvez pas faire autrement, mais surtout vous acceptez le rêve. C’est ça qui vous permet de le traverser.

On a parlé longuement ces dernières années de l’acceptation, on a parlé longuement des différentes dimensions, des différentes énergies, vibrations, mais le seul but était de vivre le Réel et de mettre fin à la souffrance, parce que c’est la recherche qui crée la souffrance. C’est la recherche spirituelle qui crée une distance illusoire.

En Vérité, il n’y a ni temps ni espace, c’est la distance à laquelle nous croyons qui a fait apparaître les dimensions, qui nous a fait croire au fait de rechercher la Lumière, de se reconnecter à la Lumière.

Mais nous sommes la pure Lumière originelle, nous sommes même antérieurs à la Lumière. Nous sommes cette pure Félicité, et aujourd’hui tout un chacun peut le vivre, à condition d’accepter l’Instant Présent en totalité. Entendez bien ce que je dis, ça ne veut pas dire être un légume et ne pas agir dans la vie. Vous avez un devoir de respecter la vie et de l’entretenir, même dans le rêve, mais vous ne pouvez plus être leurrés par une quelconque adhésion à quoi que ce soit.

C’est cet état d’acceptation qui crée la Béatitude. Ce n’est même plus Agapè qui est une extériorisation si je peux dire, ce n’est même plus une extase, mais bien plus une intase, c’est-à-dire quelque chose qui a tourné totalement à l’intérieur.

Je ne suis pas le seul à l’avoir vécu ou l’avoir dit, vous avez des auteurs qui ne sont pas du tout dans la spiritualité. J’ai pris l’exemple du Docteur Eben Alexander parce qu’il a écrit un livre, « la Preuve du Paradis ». Vous avez une femme extraordinaire qui est décédée, qui était un auteur qui s’appelait Christiane Singer, qui était en phase terminale d’un cancer, et qui a eu des phrases merveilleuses à ce moment-là, parce qu’elle a vécu l’Absolu, parce qu’elle ne pouvait même pas s’accrocher à son corps, à sa vie, elle était usée totalement et elle a eu cette phrase merveilleuse :

« C’est bien pire ou bien mieux que ce que nous croyons, nous sommes réellement les uns dans les autres ».

Sans aucune exception, pas seulement sur cette Terre, mais dans tous les univers, et la Terre est le lieu de résolution de cette illusion de la création. Nous ne sommes pas en bas d’une échelle quelconque. Si nous prenons l’image de l’échelle, nous sommes tout en haut de l’échelle.

L’humain est la synthèse de toute la création. C’est pour ça que nous disons, comme je l’ai vécu et comme je l’expérimente, que l’ensemble de la création est en nous. Nous sommes la création. Que les religions, la spiritualité n’ont été là que pour nous permettre, à la fois de ne pas perdre le fil conducteur, mais aussi à la fois ce qui nous a entraînés bien loin de la Vérité.

La Vérité est sans personne et sans monde.

Alors bien évidemment si vous ne le vivez pas, ça reste une croyance, mais si vous adoptez cette ultime croyance, alors vous allez découvrir et vivre la Vérité sans effort, sans passer par tout ce que nous avons développé à l’époque d’Autres Dimensions, mais de manière directe et intime.

Tout est fait dans ce monde pour vous réveiller du cauchemar. C’est bien plus qu’un génocide ou qu’une extermination. Malgré les apparences, c’est un retour au Réel où nous ne sommes plus soumis à une forme, à une histoire, à une quelconque énergie ou à une quelconque croyance. Mais pour cela il nous faut être dans l’Instant Présent, qui est le lieu si je peux dire, au milieu de notre cœur, où l’alpha rejoint l’oméga.

Vous êtes effectivement, nous sommes, chacun de nous puisque nous sommes le même, la Voie, la Vérité et la Vie. L’acceptation, l’humilité, la voie de l’enfance de Thérèse, la simplicité, nous emmènent directement dans ce Réel. Mais vous ne pouvez pas le vivre tant que vous croyez que vous êtes imparfaits quelque part.

Là je ne m’adresse pas au personnage, je ne m’adresse ni au moi ni au soi, mais je m’adresse au Je Éternel, celui qui écoute en ce moment-même, qui n’est ni votre personnage ni votre conscience, mais ce qui a toujours été là.

Voilà, j’ai fait un tour d’horizon rapide, je vais dire une demi-heure sur cette question de « chercher la Lumière ».

Je ne t’aurais pas dit la même chose il y a dix ans, bien évidemment, mais là maintenant je ne peux pas tricher, je ne peux pas inventer, ce qui pourtant a été fort utile pour le personnage, mais qui aujourd’hui est un obstacle.

Ça ne t’empêche pas de vivre ta vie, il n’est pas question d’être un ermite. Si tu es médecin, tu restes médecin. Si tu es marié, tu restes marié. Si tu es handicapé, tu restes handicapé. Comprenez bien que c’est une acceptation franche et totale, parce que dans l’acceptation il ne peut pas y avoir de résistance, c’est l’acceptation qui vous permet de vivre le Réel.

Comme ça a été dit maintenant, en données temporelles l’année dernière par Bernard de Montréal ou Omraam, je me rappelle très bien, c’était l’année dernière au mois de juillet ou au mois d’août, ils disaient tous les deux : « Vous n’avez encore rien vu ! » Et je vous le redis moi-même aujourd’hui, on n’a encore rien vu !

Le cauchemar va être tel que vous n’aurez d’autre solution que d’accepter. Et c’est à travers ce cauchemar total que la société va vivre, que la Terre va vivre, que vous vivrez que c’est un spectacle, rien de plus. C’est comme un cauchemar qu’on vit la nuit, pendant le sommeil. Ça peut être très réel, très angoissant, très perturbant, mais quand vous vous réveillez réellement le matin ou au cours du cauchemar, même s’il y a des réminiscences, des émotions, vous savez que ce n’est qu’un cauchemar.

C’est exactement la même chose qui se joue aujourd’hui, entre le je personnel, l’ego, le soi, et le Je Éternel que vous êtes. Quoi que vous en disiez aujourd’hui, quoi que vous en viviez aujourd’hui, nous allons tous le vivre, nous n’avons jamais été aussi proches que quand nous nous croyons le plus éloignés de la Vérité, parce que tout ça n’est qu’un mauvais rêve, un mauvais cauchemar. C’est ce que disait Bidi, l’univers passera, la création passera, les mondes passeront, que vous constaterez que vous êtes toujours là.

Nous ne sommes que la plus grande des béatitudes qui soit, et aujourd’hui c’est accessible à tout le monde.

C’est ce que j’ai essayé de développer depuis trois ans dans le principe de l’acceptation et de l’accueil. Je vous l’ai même expliqué par les neurosciences qui est mon domaine, qui a été aussi traduit par une loi spirituelle : Tout ce à quoi vous vous opposez se renforce. Tout ce que vous acceptez se transforme.

N’allez pas non plus me faire dire ce que je n’ai pas dit, c’est-à-dire qu’il n’est pas question d’accepter par exemple ce qu’ils proposent à tout le monde en ce moment, mais il n’est pas question de lutter, il est question de lucidité, parce que l’acceptation confère la lucidité, et que l’accueil vous permet d’accepter bien sûr, et l’accueil vous confère la simplicité et l’humilité.

C’est tout l’enseignement qu’on a eu à l’époque de Thérèse de Lisieux sur la petite voie de l’enfance. L’acceptation n’est pas une démission de quoi que ce soit, mais une traversée de tout ce que tu vois. C’est comme ça que vous êtes libres.

Voilà ce que je peux répondre en quarante cinq minutes à cette première question, et bien sûr durant cette semaine, nous aurons des intervenants, nous aurons OMA qui viendra nous rendre visite cet après-midi d’ailleurs.

Demain, nous nous rendons à un endroit très particulier qui est le Détroit de Gibraltar où se dressaient les deux colonnes d’Hercule dont parlait Platon. Nous serons à la rencontre de la Méditerranée et de l’Atlantique, l’Atlantique qui vous renvoie à l’Atlantide et la Méditerranée qui vous renvoie dans d’autres cycles, à Summer, aux Sumériens à l’origine de ce cycle, à la fin de l’Atlantide.

C’est aussi la rencontre des quatre éléments. C’est quelque part un lieu mythique de la création, et c’est là où nous avons rencontré en décembre 2018 Phahame, qui s’est exprimée en délivrant le code source des mères généticiennes, en Février 2019 si mes souvenirs sont bons, et qui nous a conduits à l’acceptation aussi.

Gibraltar est le lieu où se sont rencontré l’ensemble des rêves de la création. La première création a eu lieu sur Terre, sur un endroit qui aujourd’hui se nomme Hawaï, et Gibraltar est donc la rencontre du premier et du dernier rêve. C’est le lieu de la résolution de ce mythe, de cette illusion qu’on appelle la création et la conscience. Donc ça, nous irons demain.

Nous aurons aussi une intervention bien sûr de Bidi. Nous irons aussi sur un haut lieu, pas très loin d’ici, de rencontres extra-terrestres. On peut dire que les extra-terrestres de toutes les dimensions ne sont que nous-mêmes à un autre moment du rêve.

Il y a la découverte de la conscience, de la supra-conscience telle que l’a parfaitement décrite Sri Aurobindo par exemple et même Bernard de Montréal, mais qui eux-mêmes ont été leurrés quelque part par le mythe de l’évolution.

Je le répète, quand nous vivons le réel, il n’y a pas de place pour l’évolution ou l’involution. Tout ça n’est qu’un cauchemar.

La meilleure façon de vous retrouver est donc l’acceptation de la scène de théâtre, de la scène du rêve. Cette acceptation en position d’accueil de ce qui est, qui va dans un premier temps libérer ce que l’on nomme les circuits de la récompense dans votre cerveau, afin de ne plus être soumis à ce que l’on nomme le circuit de la punition : Nous sommes le mal, nous ne sommes pas parfaits …

Tout ça c’est du cinéma auquel nous avons tous cru, et qu’effectivement, quand on le vit, on constate que la seule façon de résoudre l’équation de la vie, c’est de constater que tout ça a déjà été écrit, puisqu’il n’y a pas de temps ni d’espace, et que nous sommes soumis à l’illusion du temps et de l’espace par la naissance d’un corps, par la dégénérescence d’un corps que nous connaissons tous, qui est le nôtre, et quand vous découvrez cela, que vous le vivez, vous avez la compréhension directe et immédiate de ce que vous êtes, qui n’est rien de ce que nous croyons, et qui ne dépend d’aucun dieu ou diable extérieur.

Les circonstances actuelles de la Terre, aussi dramatiques qu’on puisse les voir, ne sont qu’un prétexte, un scénario que nous avons écrit bien avant la création, et bien avant l’apparition de la première conscience. La Liberté elle est là. C’est là où vous êtes complets, c’est là où vous n’avez aucun doute possible.

Vous pouvez avoir des doutes sur vos finances, sur votre mari, sur votre femme, sur ce qui va arriver à votre corps, bien sûr. Mais par rapport à la Vérité du Réel, vous ne pouvez jamais avoir aucun doute. Vous avez le droit d’être triste, vous avez le droit d’être en colère. C’est ça l’acceptation de l’humanité. Ce n’est pas de vouloir se débarrasser des émotions, du mental, il sera là jusqu’au bout.

Paradoxalement, je dirais, accepter que vous n’y pouvez rien, vous donne quelque part les pleins pouvoirs, les pleins pouvoirs pour être vous-même, non pas pour vouloir changer quelque chose. Parce que je vous rappelle que plus vous acceptez, plus vous accueillez, plus vous êtes libres, et plus vous êtes libres, plus l’état de Grâce et l’action de Grâce sont à l’œuvre. C’est ce que Bernard de Montréal nommait l’Intelligence du Réel, ce que j’ai nommé l’Intelligence de la Lumière, c’est la même chose.

Et ça, vous le constatez tous les jours, quelles que soient vos humeurs si je peux dire. Vous restez dans votre humanité la plus simple, mais vous transcendez cela sans aucun effort et sans aucun déni. La Liberté elle est là, et nulle part ailleurs. C’est ce qu’on a nommé le Cœur du Cœur qui est le centre de la couronne ascensionnelle du cœur.

Et même si vous ne l’acceptez pas et ne le vivez pas aujourd’hui, je vous dis : ce n’est absolument pas grave, parce qu’à l’instant de votre mort, de ce rêve, de votre corps, ces paroles vous reviendront, et vous ne serez plus dupes des soi-disant êtres de lumière qui vous accueillent de l’autre côté. Vous ne serez plus dupes de la lumière que vous voyez au bout du tunnel.

Vous traverserez toutes les formes que vous rencontrerez, vous traverserez même cette Lumière blanche ineffable, le Paradis Blanc, vous traverserez tous les voiles, et vous vous retrouverez dans le Réel, que vous le vouliez ou pas aujourd’hui.

Il n’est pas question de faire un livre des morts tibétain ou égyptien, qui était la seule chose accessible à cette époque, mais vous vivrez le Réel, quoi que vous en disiez aujourd’hui. A la limite, je me fous que vous me croyiez ou que vous le viviez ou pas, parce que je sais pertinemment que vous ne pourrez échapper au Réel.

Nous sommes dans des temps non seulement historiques, mais je dirais même métahistoriques, c’est-à-dire qu’ils vous emmènent au-delà de toutes les histoires et de tous les scénarios. Et nous avons la chance d’être incarnés dans un corps. Par ceci, nous spiritualisons ce que nous appelons la matière du rêve et nous découvrons la Vérité.

Alors … Oui, je t’écoute.

Sœur : Est-ce que ça veut dire que nous sommes dans une forme de dernière incarnation ?

Totalement.

Sœur : Et … bon, je pense tous les jours que j’ai la chance, même si je ne suis pas dans l’état Agapè aujourd’hui, comme tu le décris, mais j’ai la chance d’avoir conscience de cette évolution, bien que chaque fois tu parles de non évolution, non involution. Mais en même temps je me dis pourquoi les autres, enfin certains autres ne vivent pas la même chose, n’ont pas la conscience de ce rêve ?

Sœur : En même temps, puisque nous sommes à la fin des temps, comme les prophéties l’ont prédite, j’aurais une question subsidiaire : Qui a écrit ce scénario ?

Toi-même ! Attends, Elisa doit traduire.

C’est nous qui l’avons écrit.

Sœur : J’ai demandé aussi pourquoi les autres …

Parce que chacun a écrit un script particulier. Alors je dis souvent que c’est … Bidi disait une scène de théâtre, moi je disais le scénario d’un film ou d’un jeu vidéo. Tout est balisé. Rien n’arrive par hasard.

Les premières descentes de ce que l’on nomme l’Esprit Saint remontent à 1984. Certains ont reçu cette Lumière dès les années 84, avec des marqueurs extrêmement précis – la couronne radiante de la tête, le Nada, le chant de l’âme -, et d’autres semblent effectivement aujourd’hui s’enfoncer de plus en plus dans le cauchemar. C’est leur scénario. Nous ne sommes pas tous synchrones, le seul moment synchrone c’est le Temps Zéro. C’est ce qui avait été nommé par Sri Aurobindo le Choc de l’Humanité.

C’est ce qui avait été décrit par Anaël en 2009 et 2010. A l’époque Anaël parlait d’abandon à la Lumière qui était déjà à l’inverse de la recherche spirituelle, et qui préfigurait en quelque sorte l’acceptation et l’accueil d’aujourd’hui. Nous sommes la Lumière. Nous sommes l’Amour. Nous sommes antérieurs même à cela.

Certains ont besoin de dormir profondément, de s’enfoncer, je dirais, dans une espèce de cauchemar sans nom, et par rapport aux événements de la Terre aujourd’hui, que votre âme soit extraite de votre corps par des moyens chimiques ou que votre âme soit dissoute par la pure Béatitude, la Finalité est exactement la même. Mais je dis toujours que je préfère vivre un rêve agréable que de vivre un cauchemar puisque je sais que ça n’existe pas. Mais pour beaucoup encore à l’heure actuelle, c’est le scénario qu’ils ont écrit, de ne pas vivre la Liberté au travers de la Joie, l’Agapè, mais à travers le cauchemar.

(Inaudible, une sœur ajoute un commentaire)

C’est leur choix, c’est leur liberté. Ça fait partie de l’Acceptation de ce qui est.

Sœur : Est-ce que c’est une histoire du Yin et du Yang, de ce fameux équilibre, plus la Lumière sera là, plus il y aura un équilibre de l’autre côté.

Non. Plus la Lumière sera là, plus il y aura le chaos.

Sœur : Mais c’est ça, c’est ça.

Ça c’est absolument clair. C’est ce que disait Nisargadatta et j’adhère tout à fait à cela pour l’avoir vécu. C’est que, comme il disait : «La recherche de la Vérité va mettre fin à votre monde.» Et va mettre fin à la création, tout simplement.

Sœur : Ça veut dire que si on veut que le monde continue à vivre, on ne doit pas faire de recherches et rester endormi ? Non.

Non, je n’ai pas dit ça. Je prends beaucoup de plaisir à étudier ce rêve encore. Je ne me réfugie pas dans la Béatitude vingt-quatre heures sur vingt-quatre, loin de là. Je suis au contraire extrêmement présent dans le rêve, de plus en plus. La meilleure façon d’aider le monde, c’est d’être lucide.

Sœur : Ce n’est pas parce qu’on est plus lucide que les autres qu’on augmente cette …

Non, non. Effectivement, au stade ultime, je peux dire que même ce que j’ai délivré comme connaissances depuis deux mois, mes recherches sur ce monde, sur ce qui se passe, ne changent rien. In Fine !

Sœur : Il y a un côté absurde.

Mais, je vous assure, je vous assure que la création est absurde par rapport à l’Absolu. J’admets la beauté de la Vie. C’est ça la résolution du Temps Zéro. C’est une absurdité sans nom, mais on ne peut pas le refuser. C’est nous qui l’avons créé.

Sœur : Mieux tu acceptes l’absurde, mieux tu es UN.

Exact. Plus c’est absurde, plus tu t’en rends compte, plus tu es libre. C’est comme ça.

Elisa : Une sœur dit : Alors qu’est-ce qu’on fait là, apprendre à accepter ?

Oui, exactement et vivre l’expérience que ce soit avec Bidi, avec Oma, avec Phahame, avec les extra-terrestres, avec le Détroit de Gibraltar, simplement vivre quelque chose d’agréable, c’est mieux de vivre ça qu’un cauchemar. Ce que vous faites là, c’est simplement  vous découvrir vous-mêmes, c’est tout.

Sœur : Ça veut dire aussi que si on est dans la dernière incarnation…

Si on est dans la ?

Sœur : … Notre dernière incarnation, si on prend le temps, ce qui est latent, enfin en même temps attendre des dates quoi. La fin est proche et ça veut dire que si on est dans la dernière incarnation, le petit ‘’je’’ ne va pas connaître d’autre dimension.

Ah non, jamais de la vie. Et le petit ‘’je’’ n’a pas besoin de connaître le Soi. Le Soi, par exemple, qui a été vanté par tant d’auteurs, moi je l’appelle l’orgueil spirituel, et j’y suis passé comme tout le monde : «Je vis la Lumière … je contacte la Lumière … je contacte des Anges». Mais ce n’est pas une erreur. Tout ça était écrit pour m’emmener et emmener tous ceux qui écoutaient ces intervenants. Je ne les ai jamais comptés durant toutes ces années mais il y en a eu des dizaines. Ça été simplement pour nous amener au point de jonction du rêve et du Réel. Mais ce qui se réincarne, ce n’est jamais l’Esprit. L’Esprit ne s’est jamais incarné. C’est l’âme.

L’âme est aveugle, comme disait Bernard de Montréal, totalement. C’est une illusion de plus. Les enseignements spirituels ont insisté sur cette âme qui devait évoluer. C’est une escroquerie totale. Tout enseignement, je dirais aujourd’hui, est une escroquerie parce qu’il n’y a rien à enseigner aujourd’hui. Il y a juste à accepter ce qui est.

(Une sœur parle, inaudible)

L’autre qui est …

Sœur : Et l’autre qui est toi ? Il n’y a pas de bien, pas de mal.

Je n’ai pas dit ça. Le bien et le mal existent pour la personne. Si je te file une gifle, tu vas avoir mal.

(Rires)

Mais ça concerne le personnage. C’est vrai qu’au-delà du bien et du mal, il y a ce qu’on a appelé l’Unité. Et au-delà de l’Unité, il y a le Néant, ce qui fait si peur à la personne et qui pourtant est le Réel. Nous ne sommes jamais nés.

Sœur : Pourquoi …  on est donc à la fin des temps, …

Oui, complètement. C’est à la fin de l’illusion du temps.

Sœur : …du temps, et donc on constate encore toutes ces femmes enceintes, tous ces bébés qui naissent. Mais pourquoi ils viennent ?

Mais parce que c’est très important d’être dans un corps. Tout le monde veut assister au spectacle.

Sœur : Ah, même un bébé qui va naître …

Bien sûr ! C’est une chance inouïe d’être dans une forme pour assister au sans forme. Dans toutes les visions, si je prends par exemple … c’est un privilège exceptionnel.

Sœur : Pour eux ?

Oui, bien sûr.

Sœur : Donc, ils viennent, ils vont mettre quelques mois et ils vont repartir ?

Oui.

Sœur : … et ils auront acquis quelque chose ?

Un enfant ne se pose pas de question jusqu’à sept ans, jusqu’à trois, quatre ans, il est Absolu, il n’a pas d’histoire. On le sait en neurosciences. Le sentiment d’individualité apparaît entre trois et quatre ans, pas avant. Dans ce que tu interroges, c’est encore la conscience qui se pose des questions. Je ne parle même pas du personnage ou de l’ego ou quoi que ce soit. C’est juste ta conscience qui s’interroge.

Sœur : On est bien quand même confronté à ça ? Je suis quand même un être confronté à tout ce qui se passe, on a une sensibilité, on voit des enfants, enfin. Je veux dire que l’on se pose quand même la question.

Oui. Ça s’appelle un point de vue. C’est ce qu’expliquait Bidi, d’où tu regardes les événements. Si tu les regarde depuis la personne, depuis le Soi, depuis la conscience ou depuis l’Absolu. Du point de vue de l’Absolu, il n’y a pas de bébés. Il n’y a aucune forme. Ça ne m’empêche pas d’être un être sensible, comme on dit, de sentir les émotions, de sentir les énergies, de sentir tout ce qu’on veut. Mais la différence c’est que je ne peux pas être affecté par ça. Je le ressens, bien sûr. Mais je ne suis pas dupe de ça. Ça ne me questionne pas.

Sœur : À chaque fois qu’on se questionne et qu’on se pose cette question, c’est le personnage, si j’ai bien …

C’est la conscience. Je n’ai pas été jusqu’à dire que c’est le personnage. Quand tu as le chakra du Cœur ouvert, tu es au-delà du personnage, mais c’est la conscience. Or la conscience est un rêve total. Elle n’est pas vraie. Même la supra-conscience qui a été, que j’ai passé des années à décrire. C’est ce que disait Christiane Singer dans sa vision de l’Absolu à la fin de sa vie : «La Vie n’a pas de sens interdit. Elle est dans tous les sens. Elle est partout.» La conscience est partout mais elle n’est pas vraie.

Sœur : Donc pour être … on devrait pouvoir être là …

Oui, bien sûr.

Sœur : …Voir ce qui se passe,  l’accepter sans aucune émotion sachant que …

Non, il y a des émotions. Pourquoi je me serais fait chier à trouver les protocoles pour les protéines et ce qu’on porte autour du cou? C’est quand même une recherche que j’ai menée avec mon cerveau, avec mon mental, avec mon intellect, mais je ne suis pas dupe de ça. Parce que je le répète, et je le répèterai tout le temps, je préfère vivre le rêve sans souffrance, mais je sais que c’est un rêve. Je n’ai pas besoin de vivre un cauchemar. Vivre l’Absolu, l’État Naturel, l’État Agapè, ce n’est pas fuir le monde, ce n’est pas lutter, mais c’est trouver des solutions, justement pour que le rêve ne devienne pas trop un cauchemar.

Moi, je n’en ai pas besoin du cauchemar. Comme disait notre sœur, il y en a qui ont besoin d’un sacré cauchemar pour se réveiller. Tu l’acceptes, c’est comme ça. Mais ceux qui sont prêts à entendre, par exemple, ce que j’ai pu donner comme info, tu as assisté la semaine dernière sur certains protocoles de cristaux, sur la magnétite ou sur le CDS dont on parle avec Elisa, enfin moi depuis peu de temps, c’est parce que ça aide les gens. Je ne suis pas dans le déni de la vie, au contraire. Mais la grande différence c’est que je ne peux pas être entraîné. Ça ne veut pas dire que je suis insensible mais je sais que cette sensibilité n’est pas vraie.

Je dirais même qu’au contraire. L’acceptation, l’humilité, cette sensibilité qui est là, qui est réelle chez-moi, m’a permis d’explorer encore plus le rêve et de comprendre même des données scientifiques parce que c’est ma nature en tant qu’être humain. Celui qui vivrait Agapè et qui déciderait de s’exclure du monde totalement, serait dans le déni de la Vie. Vous devez faire face à tout ce que vous avez créé dans votre vie, aujourd’hui. C’est comme ça. On est co-créateur. On est créateur encore aujourd’hui, créateur de rêve certes mais créateur quand même.

Sœur : Donc le karma collectif a quand même …

Oui, aussi. Et je préfère créer de la beauté que de créer de la merde, c’est tout, parce que je préfère de loin ne pas souffrir. Et d’ailleurs, dans l’État Naturel vous souffrez de moins en moins. Ça ne veut pas dire que vous n’êtes pas sensibles aux maladies, aux troubles comme tout le monde, vous restez humains. Mais vous traversez ça avec beaucoup plus d’aisance.

Sœur : Ça veut dire que jusqu’au bout on peut aider les gens qui souffrent, qui sont …

Que fait un médecin, que fait un vétérinaire, que fait quelqu’un qui prend quelqu’un dans ses bras ? Il fait la même chose.

Oui, en effet. C’est ça être humain. C’est trouver des solutions par rapport aux défis qui sont proposés, c’est tout. Mais l’emplacement de la conscience au-delà du personnage, au-delà du soi, c’est-à-dire ce que j’ai appelé à la jonction de la supra-conscience et de la a-conscience, d’ailleurs ce qui est antérieur à la conscience, vous permet d’éprouver une liberté du mental, vous permet d’élucider des choses.

Elisa : Va nous permettre de ?

Ça te confère une certaine force, une certaine lucidité et il n’y a évidemment aucun effort. Ce que je fais, je le fais naturellement. Si j’ai passé, ces derniers temps, quinze heures par jour sur internet à chercher les informations et à les retransmettre, c’est parce que ça devait être comme ça, parce que j’avais le temps. Si j’avais trente ans et que j’étais médecin, je n’aurais pas pu le faire. Dans mon script, c’était écrit comme ça. Je ne considère pas que ce soit un emplacement supérieur à un autre mais je considère que c’est totalement juste.

Sœur : Est-ce que la conscience, c’est une question, parce que tu parles qu’elle n’existe pas, enfin qu’elle n’est pas réelle, est-ce qu’elle ne se situe pas au niveau du cœur, la conscience ? Ce n’est pas là qu’elle se situe. Elle doit se situer au niveau du mental, ou alors à un autre niveau.

Je considère que j’ai autant besoin aujourd’hui de ma conscience que de mon mental pour faire ce que je fais, oui, bien sûr.

Sœur : Oui, mais tu dis que c’est illusoire.

Que c’est ?

Sœur :… illusoire.

Je n’ai pas compris.

Sœur : La conscience c’est une illusion.

Oui, bien sûr. Mais je suis dans l’illusion là ! On est dans l’illusion même quand je te parle. Ca ne m’empêche pas d’être actif dans l’illusion, mais j’en suis détaché. Ça ne m’empêche pas de souffrir comme n’importe qui, d’une douleur n’importe où, une rage de dent, ou quoi que ce soit.

Sœur : Donc, la conscience, qu’elle soit illusion, ça ne nous empêche pas de faire ce qu’on a à faire.

Surtout pas.

C’est Ici et Maintenant que ça se passe, ce que m’a répété pendant des années Anaël, Hic et Nunc, parce que je passais mon temps à explorer les dimensions, à avoir des visions, à partir à gauche à droite. Il m’a toujours répété, dès 2009, Ici et Maintenant. Et à partir du moment où tu comprends réellement le sens de ces mots Ici et Maintenant, tu es réellement dans l’Instant Présent. Mais bien évidemment que la conscience est présente. Sans ça je ne pourrais pas parler.

Sœur : Et ça fait partie de l’Ici et Maintenant, d’être présent.

Mais oui. Tu es présent avec la conscience, mais je peux être aussi présent avec mon mental et mon mental m’est bien utile. Heureusement que j’en ai un. C’est la phrase que j’ai d’écrite dans le dos. (Sur son gilet)

Le mental crée l’abîme, la séparation. Le Cœur le traverse. Je me sers des deux outils qui me sont à ma disposition.

Sœur : Est-ce que tu associes le mental à l’ego ?

Le mental c’est tout ce qui te traverse, les pensées. Tu crois que tu as des pensées, mais pour l’observateur. Les pensées ne viennent jamais de toi. Ça se voit d’ailleurs. Quand j’étais plus jeune, je faisais des séminaires sur la vision des auras et on voit très bien les pensées qui arrivent, qui viennent se coller à la périphérie de l’aura. Et tu dis : « J’ai une pensée.» Mais non, c’est quelque chose que tu as captée, qui est déjà là. Je ne suis pas dupe de mes pensées mais elles me sont utiles pour comprendre ce qui se déroule ici, sur la scène de théâtre. Par contre, le mental ne m’est d’aucune utilité pour vivre le Réel.

À ce moment-là, il y a le Silence, il y a cet état de Béatitude où il n’y a plus de forme, plus de pensée où je disparais de moi-même. Je suis capable de le faire à volonté. Ce n’est même un faire, c’est un abandon du faire. Je me retrouve au Cœur du Cœur où il n’y a plus de forme, plus de corps, plus d’identité.

Sœur : Ce sont des allers-retours quoi ?

Ce ne sont ni des allers-retours, c’est un état permanent, c’est-à-dire que j’arrive à …

(A Elisa : Je te laisse traduire avant)

Parce que j’arrive à …, c’est mon état naturel, c’est d’avoir à la fois le disque dur qui tourne bien, là, au niveau de la tête et en même temps d’éprouver cette Vacuité. C’est ça le Réel. Le je, moi, le soi, se sert des outils qui sont à sa disposition. Et je n’ai absolument pas besoin de méditer, je n’ai plus besoin de partir dans une autre dimension, c’est-à-dire qu’il n’y a plus d’état de projection de la conscience, même si je peux le faire. Pourquoi est-ce que je le ferais puisque je le vis ici en vous parlant ?

Sœur : Le plus important est d’être Ici et Maintenant dans ce corps…

Si tu es sincèrement, Ici et Maintenant, tu constateras que les pensées s’éloignent. Tu constateras une disponibilité à cet Instant Présent et la dissolution des questions. Mais c’est justement parce qu’il y a cette disponibilité …

(Elisa en bougeant l’écran de l’ordinateur a fait tomber quelque chose et Jean-Luc disparaît de l’écran en riant.)

Tu m’as supprimé. (Rire)

Elisa : J’ai vu que des gens se sont rajoutés là…

Alors, là, ce sont des commentaires. Mais il n’a pas fait défiler, non. Ce n’est pas grave.

Donc, si vous voulez, c’est très difficile à décrire avec des mots ce que disait Bidi, Nisargadatta, et c’est ce qu’on disait. Je vous le dis, pour moi celle qui a peut-être le mieux exprimé, ce n’est même pas EckhartTolle, c’est Christiane Singer parce qu’elle était écrivain et elle avait le don des mots. Elle trouvait des images, des expressions qui étaient extraordinaires.

Simplement, je ne suis pas esclave de mon mental. À un moment donné, je suis dans la position que Bidi nommait l’observateur, je vois très bien mon personnage, un bon bélier qui fonce tout le temps, le singe comme je l’appelle, et je vois très bien le fonctionnement de mon mental et je vois très bien le fonctionnement de l’énergie, des vibrations, de l’Onde de Vie, du chakra du Cœur, de la Couronne Radiante, des Étoiles, des Portes, mais je ne suis rien de tout ça. Je le vis clairement. Donc, je n’ai pas besoin de méditer. C’est ce que disait d’ailleurs Nisargadatta à la fin de sa vie. La première étape est le je suis, le soi, mais le soi n’est pas la finalité. Si tu en fais une finalité c’est de l’orgueil spirituel.

Et encore une fois, tu ne peux pas te tromper, tu ne peux pas être trompé. Tu peux être trompé par un être humain dans des choix que tu fais, oui bien sûr. Par rapport à la Vérité, au Réel, tu ne peux pas et c’est un grand soulagement. Tu sais que tous les systèmes vivants, je parle aussi bien d’une cellule, d’un animal, d’un végétal que d’un humain, passent leur temps à établir ce qu’on appelle l’homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre du milieu intérieur. Et cette homéostasie n’est jamais aussi efficace, aussi parfaite, et d’ailleurs toute homéostasie vise à cela, que quand elle dépense le moins d’énergie possible.

À tel point que, à l’époque quand on faisait des recherches sur l’énergétique, on avait découvert grâce à l’effet Kirlian, que le meilleur état d’équilibre d’un corps, c’est quand il est mort parce qu’il n’y a plus d’interaction avec l’environnement. Le rayonnement que l’on mesurait au Kirlian, puisqu’on allait mesurer les morts dans les morgues, on a tellement été surpris, c’est que le rayonnement d’un mort, même s’il est mort de mort violente, est en équilibre parfait.

La vie est un déséquilibre permanent qui cherche à tendre à l’équilibre en dépensant le moins d’énergie possible. C’est valable pour tous les règnes. La forme la plus simple de la vie, c’est le cristal parce qu’il est le même depuis des centaines de millions d’années. La vie est un dialogue permanent entre l’ordre et le désordre. Or le Réel n’est pas la vie. Le Réel c’est ce qui transcende la vie. C’est le moment où il n’y a plus besoin de force, de résistance ou d’opposition à quoi que ce soit. Ce que je vous dis là, c’est à la fois du vécu, mais c’est ce qui est aussi démontré en neurosciences comme en biophysique.

Donc, quand tu as la chance d’avoir étudié ça, de l’avoir compris intellectuellement, de l’avoir vécu dans ta chair et dans la conscience, c’est totalement cohérent. Il n’y a aucune aberration, même dans le rêve de la création. Puisqu’il fallait trouver un moyen que l’Instant Initial, le Point Zéro de la création, coïncide avec l’Instant Final. L’Alpha rejoint l’Oméga, Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, c’est pareil. Il fallait qu’il soit nécessairement inscrit à un moment qui met fin au temps et à l’espace, dans toutes les formes individuelles et dans toutes les dimensions en même temps.

Mais cette révélation et ce vécu ne pouvaient se faire qu’au moment de la résolution. Alors, ça a été préparé à différents niveaux par les Anciens, par les Étoiles, par les Anges, par l’Esprit du Soleil, par le Chœur des Anges. Si aujourd’hui, pour tous ceux qui ne connaissent pas les canalisations, cent cinquante mille ou deux cent mille pages que j’ai reçues, lisez directement Eynolwaden, vous comprendrez.

Ne vous embarrassez plus même avec les Archanges, même avec Bidi. Omraam par exemple nous a accompagnés dans l’histoire, au plus proche de l’histoire, mais celle qui a le mieux parlé si je peux dire de la Liberté, c’est Eynolwaden. C’est bien plus proche de la Vérité même que des Mères Généticiennes ou de Phahame.

Les cétacés, les baleines, les canalisations que j’ai reçues de Phahame jouent leur rôle dans la fin du mythe de la création. Alors que Eynolwaden nous a parlé de la Liberté avec certainement, en tout cas à mes yeux, les paroles les plus justes. Aujourd’hui, je dirais par exemple, si vous êtes avides de connaissances, lisez le livre d’Eben Alexander. Si vous êtes prêts, si vous êtes plus une âme un peu poète, lisez les écrits de Christiane Singer. Et si vous êtes épris du Réel et de la Liberté, lisez Eynolwaden parce que vous allez résonner.

C’est la résonance, d’ailleurs c’est ce que nous nommions il y a trois ans, les Résonances Spatiales Interdimensionnelles  Agapè, les Résonances en réseau, qui n’étaient pas liées à une émission d’énergie, de vibration, de pensées, mais une espèce de syntonisation, de synchronisation, qui vous faisait retrouver la mémoire de qui vous êtes. C’est ce que tu m’as décrit quand tu as demandé une Résonance Agapè, quand tu as commencé à entendre le son, le son de l’Âme, le son de l’Esprit. C’est la phrase qui va te faire dire «Je me souviens.» Je ne me souviens pas de l’histoire, mais je me souviens de qui je suis avant toute histoire et avant toute conscience.

Alors, ça va se faire, ça peut se faire immédiatement, ça peut se faire en quelques jours, quelques semaines. Mais c’est indélébile.

Sœur : C’est ça qui remet le circuit ?

C’est la reconnexion avec d’abord l’âme, ensuite l’Esprit, le nada, le son de l’oreille, c’est ce que les orientaux appellent les Siddhi, les pouvoirs de l’âme. En fait, ça reconstruit ce qu’ils appellent l’Antakarana, c’est-à-dire la corde céleste, les cornes de la déesse Hathor avec le disque solaire au milieu. Et cette information Lumière et information du Temps Zéro comme je la nomme descend progressivement dans le Cœur et met fin au rêve de la création. C’est le même scénario, le même cinéma pour tout le monde.

Sœur : Est-ce que ça, ça permet de pouvoir dans ce processus à aller à Agapè à un moment donné ?

Oui, bien sûr. C’est la Finalité.

Sœur : Il y a quelque chose que je voudrais te dire, c’est que, on est en connexion avec tout, n’est-ce pas ? Les êtres humains, les fleurs, et moi ce que j’ai constaté, c’est qu’avec le soleil, quand je veux me mettre en connexion avec lui, je me mets devant lui, et c’est à midi, je le regarde, enfin, je ne peux pas le regarder, je ferme les yeux et je lui dis : « Toi et moi, on est UN …

Exactement.

Sœur : … et il rentre dans mon Cœur.

C’est l’enseignement principal de Omraam Michaël Aïvanhov de son vivant comme après. Il avait dit pendant des années de se connecter au soleil et de regarder le soleil, les yeux –court –  si possible au début, et de vivre cette fusion avec le soleil. Ça été enseigné par l’Esprit du Soleil, ces canalisations que j’ai eues de l’Esprit du Soleil.

Sœur : Et pendant qu’il rentre dedans, j’ai mal, j’ai les yeux fermés, alors c’est chaud, c’est doux, c’est de l’Amour. Enfin, je ne sais pas comment expliquer. J’ai mal, j’ai le soleil partout parce que j’ai les bras comme ça avec les yeux fermés, je vois que je suis tout le soleil partout. Et au bout d’un moment qu’il est là, je sens –clap- un petit décrochement et il s’en va. Et puis après je remercie et je me dis, mais c’est fabuleux. Je ne connaissais pas, je fais ça comme ça…

Naturellement.

Sœur : … Oui, naturellement, je suis dans le soleil et …

Et ça fait partie des enseignements qu’on a reçus avec Autres Dimensions.

Sœur : Et dans ces cas-là on est rechargé.

Tu es rechargé complètement. Tu es dans l’état qu’on nommait à l’époque Ki-Ris-Ti, c’est-à-dire Fils du Soleil ou Enfant du Soleil, l’état Christique, mais il y a  autre chose après l’état Christique.

Sœur : Je ne connaissais pas, je fais ça naturellement …

Le reste va venir aussi naturellement. À partir du moment où, par la Résonance Agapè, tu t’es mise en Résonance avec toi-même, avec toi, et que le son de l’âme apparaît, après, dans un jour, dans une semaine, dans un mois, ce n’est pas moi qui décide ni toi d’ailleurs, tu vas activer ce qu’on appelle, ce que j’avais bien expliqué, c’est-à-dire le Double Tore du Cœur.

Ce n’est plus le chakra, ce n’est plus la Couronne Radiante du Cœur, c’est la manifestation de l’Unité en soi où tu as un champs électromagnétique qui est constitué d’un double tore, c’est-à-dire un mouvement d’énergie qui va ici (pointant le centre du chakra cœur avec un mouvement du bras vers l’arrière gauche) va rejoindre à l’arrière qui est la 5ième dorsale, Ki-Ris-Ti, le point de la Porte Ki-Ris-Ti. Et de l’autre côté, ça part de Ki-Ris-Ti (pointant le point Ki-Ris-Ti au dos avec mouvement du bras vers l’avant jusqu’au chakra cœur) et ça revient au Cœur, au point central du Cœur.

Ce qu’on appelle un tore, c’est le Double Tore du Cœur qui t’installe dans le Réel. Ça va venir, tu ne peux pas le rechercher. C’est quelque chose qui va se réaliser dès le moment où tu acceptes ce qui est, et dès le moment où tu ne vas pas chercher à arrêter l’expérience qui se déroule, mais à la laisser se dérouler complètement. Ça veut dire quoi ? Dans ce que tu cites, tu te connectes au soleil, tu sens le soleil, tu sens cet Amour, tu ne cherches même plus à l’observer, tu ne cherches bien sûr pas à le retenir, tu le laisses s’écouler librement, sans toi, ce que Bidi appelle l’observateur, celui qui observe ce qui se déroule mais sans vouloir s’y accrocher.

Et là, à ce moment-là, tu vas passer du Feu du Cœur Sacré comme on le nommait, la Couronne Radiante du Cœur, au Double Tore du Cœur. Et là, tu es dans le Temps Zéro, et là tu vis le Réel.

Sœur : Sans rien faire.

Non.

Sœur : Comme je fais quand je l’appelle, qu’il vient, qu’il s’en va…

Oui. Mais à un moment donné tu constateras que tu n’as pas à l’appeler puisque le soleil est en toi. Il n’est pas dans le ciel quelque part. C’est ça qui met fin à la distance.

Sœur : Si tu veux, c’est bizarre parce que il est là le soleil, moi je dis viens et quand il vient, je le sens bien qu’il rentre …

Il n’y a pas de mouvement. Pour l’instant, c’est la distance entre le Réel et toi, même le Soi que tu vis, qui crée cette illusion de distance.

Sœur : D’accord.

Il n’y a pas plus de Soleil que de Terre.

Sœur : L’idée de la Terre plate ou de la Terre ronde …

Non, c’est simplement ta disponibilité. Pour l’instant il y a le phénomène de volonté, même spirituelle, qui intervient en disant : je me connecte au soleil.

Sœur : Non, pardon, je ne me suis peut-être pas bien exprimée, la notion de Terre plate ou de Terre ronde, finalement, ça n’a aucune importance.

Comme je dis, RABQQA, Rien À Branler Quoi Qu’il Arrive-, ça n’a aucune importance que la Terre soit ronde, plate, carrée, hémisphérique. C’est une illusion de toute façon. Donc c’est un combat d’arrière-garde de dire que la Terre est plate ou la Terre est carrée ou la Terre est cubique. On s’en fout ! C’est porter sa conscience sur quelque chose qui fait perdre du temps. Franchement, qu’est-ce qu’on s’en fout que la Terre soit ronde ou carrée, qu’est-ce que ça va apporter ?

Sœur : Oui, je me fais confirmer quoi.

Sœur : Mais les personnes qui pensent ça, elles ne s’occupent pas d’elles, elles vont toujours à l’extérieur.

De quoi ?

Sœur : Elle dit que …

Oui. Tout le but de ce qui se passe sur la scène de théâtre aujourd’hui et même à travers les conditions dont on ne doit pas parler, est d’attirer votre conscience vers l’extérieur. Comme disait Jules César : « Créez du pain, du vin et des jeux ». Alors maintenant ce sont des jeux vidéo … et il y a la télé, c’est encore mieux. C’est ce que disait tout l’enseignement de Sri Aurobindo en 2010 sur ce que représentaient l’image et les écrans, c’est de la magie, c’est de la pure magie qui est faite pour vous distraire et pour vous éviter de vous tourner à l’intérieur.

C’est la phrase la plus ancienne : Cherchez le Royaume des Cieux qui est au-dedans de vous et tout le reste suivra. C’est la chose la plus importante.

Mais effectivement, tout est fait pour nous distraire. Alors moi j’aime bien me distraire, parce que la Vérité je la connais, je la vis, donc je m’intéresse à la scène de théâtre. Mais si je ne m’intéressais pas à la scène de théâtre parce que je n’avais pas le temps, ça ne changeait rien. Mais il est, non pas de mon devoir mais de ma nature, je dirais, même de mon personnage, de servir parce que ça été inscrit comme ça, parce que je suis bélier, parce que ceci, parce que cela, parce que c’est ce que j’ai écrit. Donc, je joue le rôle, c’est tout.

Elisa : Est-ce que tout ça peut arriver d’une façon naturelle ?

Oui, bien sûr, puisque j’ai bien dit en préambule qu’on pouvait chercher les vibrations, les énergies mais vous ne pouvez pas chercher l’État Naturel. C’est quelque chose qui vous tombe dessus, soit quand vous êtes désespérés, que vous êtes au plus bas du plus bas et c’est parfaitement connu. En neurosciences et en psychiatrie, c’est ce qu’on appelle la résilience qui dit que l’être humain quand il tombe au plus bas, qu’il ne peut plus rien faire, c’est là que la solution apparaît. Donc, tout dépend si tu lâches ou pas. Et quand tu ne peux plus rien faire, quand on te prive de liberté extérieure, quand vous rentrez dans une dictature totale, vous trouvez le Réel !

Qu’a fait Gitta Mellasz, «Dialogue avec l’Ange» ? Ça s’est passé pendant la seconde guerre mondiale avec l’holocauste, et c’est là qu’elle a reçu l’enseignement de l’Ange, et qui est très certainement l’Archange Uriel. Parce que l’archange Uriel est celui qui délivre des enseignements les plus épurés et les plus poétiques dans le sens noble du terme. Vous pouvez trouver la patte d’Uriel, si je peux dire, la signature d’Uriel. Vous l’avez dans Dialogue avec l’Ange, je viens de le dire. Vous l’avez dans L’Évangile de la Colombe de Oria et vous l’avez dans les canalisations d’Uriel que j’ai reçues. C’est la même plume on va dire.

Sœur : Gitta Mallasz, elle disait, quand elle était en conférence à Paris, elle disait : « C’est quand on était coincé sous un immeuble et que les allemands arrivaient et que la bombe allait sauter, qu’on était désespéré et qu’on ne savait plus quoi faire, que l’Ange est apparu.

Exactement.

Sœur : Et qu’il a dit : « Faites ça, ça et ça», et que leur vie a été sauvée.

Mais c’est une loi de fonctionnement du cerveau. En neurosciences, on le sait.

Sœur : Tout le monde ?

Tout le monde. N’oubliez pas qu’aujourd’hui en neurosciences comportementales, ce qu’on appelle la neuroéthologie, toutes ces lois-là, on les connaît, on sait par quel circuit le (…) se passe. Le siège de ce qu’on nomme l’identification à soi, en tant que personne, est créé de toute pièce par l’hypothalamus central et le thalamus central.

Et on sait aussi qu’il existe dans le néocortex, ce qu’on appelle la zone de connexion au Divin, qui est activé chez tous les mystiques réels, et qui est lié à ce qu’on a nommé, nous, Hic et Nunc, les Étoiles qui sont au-dessus des oreilles là, et qui correspondent dans le cerveau à ce qu’on appelle l’aire de Wernique et l’aire de Broca. C’est tout le cortex sensitivomoteur, qui est : bouger, ressentir, et toutes les aires du langage. Et on sait que c’est sur ces points-là que l’éveil mystique se produit. Ça n’a rien à voir avec le troisième œil, c’est-à-dire, l’hypophyse et l’épiphyse, ça c’est des conneries.

L’épiphyse est le siège de l’illusion luciférienne, c’est le siège des visions. La Vérité est sans vision. Et l’accès au Réel, dont je parle depuis ce matin, se traduit par une activation énorme de ces zones (montrant Hic et Nunc), qu’on repère d’ailleurs sur un électroencéphalogramme et sur une IRM, et il y a deux circuits. Bon je ne rentrerai pas dans les détails, on n’a pas le temps. Mais il y a deux circuits essentiels qui sont liés au thalamus et au cortex préfrontal, qui sont des centres décisionnels, que nous on a appelé les Étoiles Attraction et Répulsion – Bien et Mal.

Tout ça pour dire que tout être humain normal, non éveillé à soi-même, a toujours, toujours, le circuit de la punition qui est prépondérant et que le circuit de la récompense est réfréné. Et qu’au moment où vous vivez l’accès au Réel, c’est-à-dire la non-dualité, à l’absence de vision et non pas aux visions, seulement à ce moment-là le circuit de la récompense devient prépondérant.

Et à ce moment-là, le processus chimique qui se produit, c’est que vous êtes, non pas dans la volonté de bien, mais dans l’émanation du bien spontané. C’est à ce moment-là que vous ne pouvez plus juger, pas parce que vous croyez qu’il ne faut pas juger son prochain mais parce que c’est comme ça, naturellement.

Parce que vous savez que tout est vous, même celui qui vous fait chier en face, c’est vous. L’activation de ce qu’on appelle le troisième œil, la glande pinéale, est ce qu’on appelle l’initiation luciférienne. C’est la fausse lumière. C’est la fausse lumière des francs-maçons, des illuminatis, de tous les mouvements spirituels sans aucune exception. La Liberté, elle ne se trouve pas dans un mouvement quel qu’il soit. Ça fait partie de l’autonomie. Et être autonome c’est ne dépendre d’aucun système de croyance, ni d’aucune adhésion à aucun groupe, quel qu’il soit.

Sans ça vous êtes soumis à ce qu’on appelle un égrégore, qu’il soit religieux, qu’il soit lié à de la magie cérémonielle, qu’il soit lié à la franc-maçonnerie, c’est la même chose, ça vous emmène dans l’illusion. Et certainement pas dans la Liberté qui est conférée par le circuit de la récompense. C’est tout le piège de ce qu’on appelle la spiritualité, bien sûr.

Sœur : Alors, on ne peut pas déprogrammer ça ?

Non. Ah si, on avait créé à l’époque des protocoles qui permettaient d’activer le circuit de la récompense sur l’axe Ki-Ris-Ti et Attraction, ou le Bien, qui est là (Le circuit partant de l’arrière de la base du crâne, point Ki-Ris-Ti, à gauche, vers le point Attraction sur côté gauche du front). Il y avait des tas de techniques qui avaient été inventées.

Mais aujourd’hui, ça ne sert à rien d’aller chercher ces techniques puisque c’est quelque chose qui se produit naturellement et spontanément. C’est le cas depuis le mois de mai 2018, au moment où l’anomalie primaire, ce qu’on appelle l’anomalie primaire, qui était inscrite dans le premier mouvement de la création, nous a permis de comprendre et de vivre qu’il n’y avait ni Ombre et ni Lumière.

Le Réel ne connaît ni l’Ombre ni la Lumière, ni le Bien ni le Mal, mais ça ne concerne pas ce monde, ça concerne le Réel. Et il fallait qu’effectivement, je terminerais pour faire une pause là, parce qu’on parle depuis deux heures sur ça, c’est-à-dire que la non-dualité, ce qu’on appelle l’Advaïta Vedanta, est aujourd’hui, je dirais, le dernier mouvement ou enseignement qui vous permet de vous rapprocher du Réel. Quand vous êtes libres de vous-mêmes, quand tous les voiles sont retirés, même si vous vivez le mal, parce que ça arrive, – si il y a souffrance, il y a mal -, vous n’êtes plus dupes de ça.

C’est ce qu’on appelle l’État de Grâce, l’État de Résilience Absolue, ce que j’ai traduit en termes plus humains, comme Acceptation et Accueil, qui vous rend libres. Ce qui ne veut pas dire se détourner des problèmes, mais les traverser, accepter ce qui est, ce n’est pas fuir les problèmes quels qu’ils soient. C’est en premier lieu les accueillir sans chercher à les comprendre sans ça vous rentrez dans la dualité. Mais c’est ce principe d’accueil lui-même qui crée la traversée et la Liberté. Et c’est quelque chose que vous avez à vérifier par vous-mêmes. Comme je dis, je ne vous demande surtout pas de me croire.

Mais c’est juste une invitation à essayer cela. Et tout le monde est capable de comprendre, même des gens qui n’ont aucune connaissance énergétique, spirituelle ou autre. Si vous arrivez à pratiquer sincèrement l’Acceptation et l’Accueil, vous êtes libres instantanément. L’Acceptation et l’Accueil n’est pas une démission, encore une fois c’est une traversée. Et c’est après cette traversée que bien évidemment il faudra agir, mais vous n’êtes plus dans la réaction. À ce moment-là vous passez en termes psychologiques à ce qu’on appelle la pro action ou l’action intuitive qui ne dépend pas du mental ni de l’histoire.

Autrement dit, vous guérissez, sans vouloir guérir. Là est la Grâce et là est la Vérité surtout. C’est le Réel ! Regardez Nisargadatta, il est mort d’un cancer de la gorge parce qu’il fumait des cigarettes sans arrêt. Il est mort avec le sourire aux lèvres. Il ne niait pas son cancer, il était là, il était là. Un peu à l’image de Christiane Singer dont on parle depuis tout à l’heure qui a vécu la même chose. Quand vous acceptez votre propre mort, quand en plus elle se produit réellement et concrètement, vous êtes libres totalement.

On a vécu récemment avec une amie que tu as connu aussi (s’adressant à Elisa) qui organisait des stages à Tarifa, Isabelle, qui avait un cancer du sein en stade terminal et les six derniers mois elle vivait un état d’Amour indescriptible. Tous ceux qui rentraient dans sa pièce sentaient cet Amour Indicible qui était là. Elle avait eu toutes les côtes cassées par des métastases, toutes les côtes je dis bien. Elle n’avait aucune douleur. Parce qu’elle était informée, elle avait vécu toutes les transformations par rapport à l’État Naturel. Et pour elle, ça été un cadeau exceptionnel. Elle a vécu la même chose que Christiane Singer.

Elle savait que l’issue était fatale pour ce corps. Elle était dans une Joie qu’aucun mot ne peut exprimer. C’est quand vous lâchez tout que vous vivez la Liberté, pas avant. Ça ne veut pas dire qu’il faut se suicider. Je n’ai pas dit ça, ni qu’il faut ne pas se soigner, bien au contraire. Mais c’est dans ce principe même d’Acceptation, dont on parle depuis trois ans sans arrêt. Ce que je vous dis est bien évidemment issu de mon expérience mais aussi de mes connaissances sur le fonctionnement du cerveau.

Quand vous ne tenez plus à rien, c’est à ce moment-là que tout vous est donné. Et là en occurrence pour cette sœur, Isabelle, ça été comme ça sur les six, neuf derniers mois de sa vie.

Avec en plus le sida long, non pas le sida, le covid long et tout, avec la peau d’éléphant, enfin c’était horrible, toutes les côtes cassées, elle était dans une Joie mais que vous ne pouvez même pas imaginer.

Sœur : Plus tu vis l’Instant Présent, plus tu es dans le détachement …

Exact.

Sœur : … Moins tu vas tomber malade.

Non, je n’ai jamais dit ça.

Sœur : Non, je pose la question.

Non, non, pas du tout. C’est ce que je croyais aussi. Ça c’est l’illusion luciférienne, tu recherches la santé par la méditation. J’ai fait cent cinquante milles séances de cristaux dans ma vie de médecin. Aujourd’hui, j’accepte ce qui est. Ça ne veut pas dire que je ne vais pas lutter ou soigner quelque chose, mais avant tout j’accepte. Mais si dans ta tête il y a l’idée que plus tu acceptes, plus tu vas être exempt de la maladie, je t’assure que tu vas tomber à tous les coups malade.

Sœur : Ça va être le contraire.

C’est exactement le contraire. Si tu te dis dans ta tête, bon j’accepte ce qui est, je vis l’Instant Présent et je ne serai pas malade, tu vas être malade. C’est quand que tu es dégagé de la notion de maladie ou de bien-être, que le bien-être t’est offert. Ce n’est pas du tout la même chose. Moi aussi j’ai eu cette illusion pendant des dizaines d’années de vouloir soigner et de chercher à être bien et j’avais une maladie héréditaire, j’étais tout le temps malade. Et quand j’ai vécu l’Absolu, quand j’ai vécu la montée de l’Onde de Vie et que je n’ai plus cherché à combattre cette maladie héréditaire, elle a Disparu !

Alors que le gène qui compte pour cette maladie, – j’ai fait des examens génétiques -, est toujours là. Je n’en ai plus jamais été affecté. Tant que dans ta tête il y a l’idée que tu montes en vibration, que tu montes en santé, qu’effectivement tu vas être en bonne santé, c’est une résistance. Donc, la résistance crée la maladie. Au niveau neuroscientifiques, c’est imparable. C’est l’Acceptation, mais sans idée préconçue que ça va te guérir, qui te guérit. Si tu as l’idée préconçue que tu vas monter en vibration et en conscience et que tu ne vas plus être malade, je t’assure que tu tomberas malade. Ça je peux te le certifier.

Donc, c’est une espèce de je m’enfoutisme de la santé (traduire aucune importance) qui te confère la santé. Tu vois, ce n’est pas paradoxal, c’est comme ça que ça se passe. Donc, dès qu’il y a la moindre idée dans ta tête de dire : bon, je médite, je vais monter en vibration, – ce qui est réel -, je vais être guéri, c’est faux. C’est avant tout la …

(Elisa interrompt Jean-Luc car le temps alloué est dépassé)

Alors, on va arrêter, on va faire une pause et on reprendra après le direct.

(Elisa et Jean-Luc finalise la vidéo en direct)

On revient dans une demi-heure, trois quarts d’heure.

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