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Entretiens (Figueres) Juillet 2019

O.M. Aïvanhov

20 Juillet 2019

Eh bien chers amis, je suis extrêmement content de vous retrouver et de trouver certains que je n’ai jamais vus.

Nous allons si vous le voulez bien, après vous avoir apporté toutes mes bénédictions et toute la paix possible, continuer à dialoguer, à échanger, à témoigner, à répondre à vos questionnements, bien évidemment en se plaçant d’office dans l’idée que tout ceci n’est qu’un rêve et qu’il n’y a personne. Donc bien évidemment nous évitons, autant que faire se peut, les questions trop intimes pour parler vraiment, si ça vous est possible, des processus généraux que vous vivez.

Et à partir de là, et ceci étant dit, je vous prie d’accepter toutes mes bénédictions. Nous allons dans quelques instants commencer à écouter ce que vous avez à dire, à demander ou à échanger.

…Silence…

Alors cher ami si tu as une première question je veux bien… nous voulons bien l’écouter tous ensemble.

Voix : Alors la première question d’une sœur.

Je suis seule depuis quelques années. La vie me donne à vivre, là maintenant, une histoire, une relation avec un homme qui vit très loin de moi. Quoi comprendre à cela ? Est-ce que c’était écrit ou est-ce que ma petite personne qui désire vivre cela ?

Quelle différence fais-tu entre ce que tu désires et ce qui est écrit? Même ce que tu désires de ta petite personne est écrit. Dans un cas comme dans l’autre, c’est écrit. Et le choix que tu prendras est aussi nécessairement écrit.

Je ne peux pas te dire de décider ceci ou cela mais je te rappelle, tu l’as dit toi-même, que cet homme n’habite pas à côté de chez toi. C’est peut-être l’une des meilleures façons de vivre une relation sans être l’un chez l’autre, mais vivre la relation de l’un à l’autre, à distance.

Si celle-ci soit décidée par ta petite personne ou inscrite de toute façon dans ton éternité, tu le sais: aujourd’hui, le simulacre et le sacré se rejoignent et se vivent de la même façon. C’est les deux versants de la même pièce.

D’un côté il y a simulacre, mais tout simulacre n’est qu’un sacré qui n’est pas encore démasqué si je peux dire. Donc tu n’as pas à te soucier de savoir si ça vient de ta personne ou si c’est quelque chose qui t’est envoyé, comme tu dirais, par l’intelligence de la Lumière.

Peu importe puisque le simulacre et le sacré sont dorénavant, je dirais, main dans la main et conjoints, même s’ils s’éloignent l’un de l’autre, c’est la période de la traversée.

Donc accepter ce qui t’est proposé, même si c’est issu je dirais d’un désir inassouvi, ne fait plus aucune différence.

Ce qui est à vivre t’appartient. La décision t’appartient.

Je dirais simplement et je te le répète que, en fonction de cette distance et non pas cette proximité, il y a peut-être justement et peut-être la possibilité de vivre en étant l’un dans l’autre sans être l’un à côté de l’autre bien sûr, et donc peut-être d’envisager un autre type de relation ou de fonctionnement au sein de ce qui est nommé le couple ou les affinités qui vivent l’un chez l’autre ou l’autre chez l’un, mais ensemble.

C’est une hypothèse.

Mais quoi qu’il en soit, te poser la question de savoir si tu as le choix en te demandant si ça vient de ton désir, ou de savoir si c’est écrit et que ça ne dépend pas de ton désir, je te répondrais que ça vient des deux à la fois bien sûr.

Et tout ce qu’il se produit en ce moment, vous le savez ou même si vous ne le savez pas, est très exactement ce qu’il vous faut pour vivre la vérité, quoi qu’il vous arrive. Et le principe de l’acceptation de ce qui est n’est pas un choix, mais permet à la liberté de choix de s’exprimer non plus depuis la personne mais depuis l’agencement de la Vie elle-même.

Le choix personnel, lié à l’histoire, à la mémoire, aux expériences passées, est un non-lieu comme question. Parce que même ton désir que tu es identifierais comme le désir de la petite personne ne ferait que traduire l’action de l’intelligence de la Lumière.

Et tu n’as pas à te poser la question de l’utilité ou de l’inutilité d’une telle rencontre en cette période. Vis ce qui est à vivre, en suivant ce qui est facile, ce qui est évident, et aussi ce qui te réjouit profondément.

Mais si tu mets l’interrogation au-devant de toi, d’une part ça veut dire que tu as peur de te tromper, de faire le mauvais choix.

Et si tu penses avoir le choix, mauvais ou bon, c’est que tu n’es pas libre.

La vraie liberté c’est de laisser, là aussi, les choses se dérouler.

Alors bien sûr, la notion de distance des domiciles est dans ce cas vraisemblablement une opportunité pour la personne comme pour l’intelligence de la Lumière.

Ne faites plus de différence même par rapport à vos désirs!

Quand des changements se manifestent, même si vous aviez auparavant à l’intérieur un sentiment de solitude ou de manque, peu importe.

Ce qui arrive doit arriver, ce qui ne doit pas arriver n’arrive pas.

Donc ne pose pas la question du choix.

Dès que tu mets le choix au-devant, ça prouve simplement que tu n’es pas libre par rapport à cette décision.

Ce que tu engages, c’est l’expérience ou la non-expérience.

Et tant que tu te poses la question de savoir si c’est ta personne qui a émis ce souhait, ce désir, même inconsciemment, ou de savoir si ça t’est envoyé par la Lumière, tu ne peux pas comprendre ni vivre que c’est les deux aspects de la même pièce.

Que ce soit ton désir, ou que tu n’aies pas de désir et que ça se manifeste, que ça soit l’intelligence de la Lumière ou autre chose ne fait pas de différence.

Ce qui est à vivre est à vivre. Ce qui n’est pas à vivre, quoi que tu fasses, ne sera pas vécu.

Donc ne mets pas la notion de choix ou de décision au-devant. Laisse plutôt je dirais le choix se faire de lui-même, sans toi, sans avoir besoin de compenser un manque ou une carence, et sans avoir de projetés une idylle ou quoi que ce soit.

C’est l’intelligence de la Vie, l’intelligence de la Lumière qui va au fur et à mesure où tu relâches toi-même cette notion de devoir choisir ou d’hésiter que les choses vont s’éclaircir.

Lâche la question et la réponse t’apparaîtra, on ne peut plus clairement.

Voilà ce que j’ai à dire.

Et mes réponses bien sûr tiennent compte du préambule que je vous ai donné concernant que maintenant, vous n’êtes plus dans des scénarios à construire au niveau personnel, mais à assumer et à vivre ce qui se présente, je dirais sans tergiverser, sans hésiter et sans décider.

Observe simplement ce qu’il se déroule, aussi bien dans tes affects que dans les affects du futur hypothétique compagnon, et vois comment les choses se déroulent. Je te rappelle que quoi que tu choisisses, ce qui est en résonance directe avec l’intelligence de la Lumière, quelles que soient les circonstances, arrivera de toute façon.

Et plus tu acceptes de ne pas choisir et de laisser réellement par rapport à cela la Vie réaliser ce qu’elle doit réaliser, que tu seras de plus en plus sûre de l’exactitude ou de la fausseté de ce qui t’est proposé. Mais ça ne sera plus un choix.

Ça sera lié à une observation qui ne vient plus du mental mais qui vient directement des faits: est-ce que les choses se mettent en place facilement, aisément, ou est-ce que les choses sont freinées quelque part?

Donc c’est l’observation des circonstances qui crée la liberté, et pas le fait d’avoir à choisir.

Soit c’est facile et simple, c’est la Lumière.

Soit ça devient compliqué et de plus en plus compliqué, alors tu peux être certaine que ce n’est pas la Lumière, quoi que tu désires ou quoi que tu ne désires pas.

…Silence…

Nous pouvons continuer.

Frère : Alors deuxième question d’une sœur qui est présente.

Bonjour OMA, merci de votre présence. Nous sommes nombreux à vivre les tremblements et le déploiement des ailes. Pouvez-vous nous éclairer là-dessus ?

Oh c’est très simple. Le tremblement intérieur qui survient, je le rappelle, chez des frères et sœurs qui ne sont pas passés par les énergies, par la vibration nécessairement, ce tremblement peut concerner tout le corps, seulement les jambes, seulement la poitrine.

C’est un tremblement intérieur qui est le changement d’état moléculaire, et l’état atomique, surtout du carbone qui se transforme en silice, qui fait passer naturellement votre conscience qui habite ce corps physique, qui est dans ce corps physique, à la conscience et au vécu dans le corps d’éternité.

Ce n’est pas un devenir. C’est la superposition réelle et concrète de l’éphémère et de l’éternel.

Bien évidemment les ailes sont une réalité.

Quelle que soit votre origine stellaire, effectivement vous êtes nombreux à ressentir, en même temps que ce tremblement, différentes sensations au niveau des épaules et de l’arrière du dos qui traduisent la présence réelle, perçue, de ces ailes qui sont de retour.

Vous n’avez rien à envisager d’autre que de constater qu’en cela, que c’est là.

Et surtout ne pas vous y intéresser, sans ça vous allez renforcer la perception et le ressenti bien sûr, mais qui ne vous apporteront rien d’autre que de trembler est encore plus.

Je dirais que si le tremblement ne vous saisit pas dans l’immobilité, continuez à faire ce que vous étiez en train de faire, passez outre.

Mais ça signe et je l’ai dit déjà voilà pas longtemps, il y a à peine deux semaines ou trois semaines, que c’est la réalité de la finalité du processus de transsubstantiation, c’est-à-dire de passer d’une forme à une autre.

Mais cette forme à une autre ne s’accompagne d’aucune interruption de conscience comme, par exemple, lors de la mort ou d’un coma, au contraire.

C’est une lucidité, je dirais de plus en plus pointue, de plus en plus claire, de ce qui est en train de se dérouler.

Et les ailes sont liées bien évidemment au corps d’éternité, au corps de gloire si vous préférez, qui est présent comme je l’ai dit, et comme ça a été dit par de nombreux intervenants, chez tous les frères et sœurs humains incarnés, qu’ils en aient la perception, la sensation, ou pas.

Laissez les choses être, elles se font je vous le rappelle dorénavant sans vous.

Vous n’avez pas besoin de porter votre attention, votre conscience, sur quelque processus vibratoire ou de transsubstantiation, qui est en fait la disparition du corps vital et du corps physique pour laisser la place aux corps d’éternité au moment de l’événement.

Mais ne vous occupez pas de ça.

Soyez plutôt de plus en plus lucides sur ce qui se déroule à chaque instant de votre vie ici-bas sur cette terre. Il n’y a pas besoin d’aller chercher des entités, une histoire, ou un devenir de quoi que ce soit.

Plus vous êtes insérés dans l’instant présent, plus vous verrez clair.

Plus vous vous interrogerez sur les processus qui se déroulent, extérieurs bien sûr, mais aussi aujourd’hui sur les processus vibratoires, énergétiques, autant à une époque c’était important, vital, capital, autant je dirais aujourd’hui c’est une perte de temps, et je dirais plus une gêne qu’autre chose. Parce que vous le faites au détriment, même sans le vouloir, de l’instantanéité, de l’ici et maintenant.

Rappelez-vous que trouver la vérité, vivre la vérité, n’a rien à voir avec des histoires spirituelles, avec des devenirs ou avec un quelconque passé.

C’est le moment où vous acceptez tout ce qu’il se déroule en étant pleinement présents, et pleinement conscients ici dans ce corps humain, dans cette conscience ordinaire, et non pas dans quelque vision ou quelque supraconscience.

Ça serait, je le répète, aujourd’hui, une perte de temps en défaveur de l’ici et maintenant.

C’est à dire que quand vous faites ça, vous déployez le temps plutôt que le reployer au temps zéro de l’ici et maintenant.

C’est pour ça que nous avons tous insisté, les intervenants mais aussi tête de caboche, concernant cette potentialité accessible à tous dans l’instant présent qui est le temps zéro.

Le temps zéro est la vérité révélée. Elle ne dépend pas de vous, d’aucune histoire, d’aucun accès à une supra-conscience.

Donc détournez-vous de ça et soyez beaucoup plus sereins pour vivre l’instant présent à chaque minute.

Comment vous savez que vous êtes dans l’instant présent? Tout simplement parce que vous êtes en joie.

Si vous trouvez réellement l’instant présent, il ne peut que se traduire instantanément par le sourire aux lèvres, quelles que soient les difficultés du personnage, de la personne, de votre vie. Vous traversez tout ça avec évidence, et vous découvrez et vivez la vérité.

La vérité aujourd’hui, absolue, n’a pas besoin d’histoires, n’a pas besoin d’explications. C’est une reconnaissance de vous-même. Et cette reconnaissance de vous-même, elle ne se fait pas à travers ce que vous vivez, ce que vous faites, mais ce que vous êtes. Et ce que vous êtes ne se trouve aujourd’hui que dans l’immersion dans l’instant présent, de l’ici et maintenant.

C’est aussi, je dirais, une certaine forme réelle d’humilité qui ne cède plus la place au mental, aux histoires, au devenir, mais qui vous installe réellement dans la plénitude de l’instant présent, et ce, sans aucun effort. Si il y a effort, ça prouve que vous vous éloignez de l’instant présent, tout simplement.

Alors les vibrations, les tremblements intérieurs, où vous ne voyez rien à l’extérieur mais vous sentez bien pourtant le tremblement intérieur, n’est pas un processus neurologique. Ce n’est pas d’ailleurs un tremblement extérieur.

C’est un tremblement de la structure éthérique qui, je vous le rappelle, n’a rien à voir avec l’aura éthérique mais qui est à l’intérieur du corps physique. Et c’est cette structure vitale qui est en train d’être alchimisée totalement par le jeu du feu igné et du feu vibral, afin de vous libérer collectivement comme vous le savez, par l’événement, de l’idée ou du sens même ou de la perception même de vous croire un individu séparé, isolé, et autonome.

L’autonomie c’est la liberté. Et l’autonomie c’est la voie de l’enfance. C’est accepter totalement l’instant présent, comme l’a expliqué durant des années la petite Thérèse, mais aussi d’autres Étoiles.

Vous ne pouvez trouver la solution je dirais à tout, quelles que soient vos interrogations. La solution est l’instant présent.

Si vous êtes réellement dans l’ici et maintenant, faisant fi de la douleur, des interrogations, de l’histoire, de votre personnage, si vous êtes réellement et sincèrement dans l’instant présent, c’est fini: la vérité est là.

Et à ce moment-là vous découvrez que vous êtes en joie, même si l’instant d’avant vous étiez dans la tristesse, dans la peur ou dans n’importe quoi.

Mais plus vous êtes simples, plus vous acceptez votre vie, ce qui ne vous empêche pas de faire ce qui est nécessaire de faire. Mais d’accepter déjà l’instant présent, quelle que soit votre vie, quelle que soit l’histoire, vous fait vivre instantanément la vérité.

Et c’est la même vérité, absolue, pour toutes consciences humaines.

Il n’y a aucun prérequis comme dirait Abba, il n’y a aucune condition préalable, il n’y a pas d’histoire à se raconter.

Vous êtes pleinement ici et maintenant, ou vous êtes ailleurs…, dans votre tête, dans des peurs, dans ce que vous allez faire demain, dans des émotions qui remontent d’hier, peu importe.

L’instant présent est totalement libre de votre propre mental, totalement libre de toute émotion, est totalement libre de toute histoire.

C’est le temps zéro, c’est là où il n’y a personne et c’est là où vous découvrez en le vivant la vérité de ce que vous êtes, au-delà du personnage, au-delà de votre propre vie.

Comme ça a été dit, vous êtes la Vie.

Et vous n’avez pas besoin d’alibis, de vous appuyer sur les plans subtils spirituels invisibles, mais vous avez besoin d’être entièrement là, entièrement présents, sans vous poser de questions.

Si vous étiez capables de le faire durant deux minutes… je ne parle pas d’alignement, je ne parle pas de méditation, je ne parle pas de prière, je ne parle pas de demander quelque chose, mais simplement d’accepter ce qui est là. Je ne parle pas d’accepter même votre souffrance ou votre manque, mais d’accepter ce qui est, que vous ne connaissez pas.

Et à ce moment-là vous le vivez, je dirais de manière de plus en plus rapide. Et bien sûr, comme ça a été dit, vous ne pouvez que vous reconnaître au travers de cette joie, de cette légèreté.

Bien sûr la personne, bien évidemment, ne va pas disparaître. Jusqu’au dernier moment vous aurez toujours votre mari, votre femme, votre profession, vos enfants, sauf si la vie en décide autrement.

Mais vous verrez à ce moment-là que votre point de vue, comme disait Bidi, la façon que vous avez de voir et de vivre les choses est totalement différente, et que la joie nue, cette évidence de l’instant présent, ne peut que grandir à chaque minute.

Plus vous êtes confiants en ce que vous vivez et non pas en ce qu’on vous raconte, plus vous êtes véridiques et authentiques, quel que soit votre âge, quelle que soit votre vie. Que vous soyez hommes femmes, que vous soyez dans une famille, que vous soyez seuls, que vous soyez riches, que vous soyez pauvres, n’a aucune incidence ni aucune limitation sur cette vérité essentielle de l’instant présent.

Aujourd’hui vous avez une liberté totale d’être dans l’instant présent, à condition d’être sincère avec vous-même déjà, et avec cet instant présent.

Dans l’instant présent, comme vous le savez, il n’y a pas de place pour hier, il n’y a pas de place pour demain, il n’y a ce qui est en cet instant.

À ce moment-là, si l’acceptation est totale, l’évidence va se faire jour et vous le vivrez instantanément.

Vous n’avez pas besoin de vous appuyer sur une entité de lumière, ou sur un frère ou une sœur, ou sur n’importe quel conseil. C’est aussi ça l’autonomie.

Et que au niveau de la vérité absolue : 1) vous n’avez pas le choix, on l’a vu dans la question précédente, et 2) vous ne pouvez que vous reconnaître au-delà de l’identité et au-delà de votre vie.

C’est comme ça qu’aujourd’hui, vous devenez la Vie tout simplement, et que bien évidemment la vie de la personne va appeler « se modifier » à tous les niveaux.

Mais ce n’est pas de votre fait.

C’est la découverte et le vécu de la vérité qui est la même pour chacun, et qui n’est pas inscrit dans la forme ou dans l’histoire ou dans le passé ou dans l’avenir, qui va vous faire vivre de manière de plus en plus constante la vérité.

C’est accepter de lâcher toute prétention à chercher quoi que ce soit.

C’est accepter que vous ne pouvez pas le comprendre sur un plan intellectuel, même après avoir lu des milliers de pages ou des milliers d’explications, et que c’est le don de la grâce, le don de l’Amour, qui n’a besoin d’aucune autre circonstance que de votre présence en l’instant éternel de l’ici et maintenant.

C’est tellement simple et tellement vrai que bien sûr votre personne, votre histoire, vos peurs s’il en reste, ou vos croyances, sont vos propres limites que vous avez mis au-devant de la vérité.

Si vous acceptez réellement et sincèrement l’instant, vous vivez la vérité. C’est aussi simple que ça.

…Silence…

Mais cet abandon, ce sacrifice, l’ego va tout faire bien sûr, même au niveau pas vraiment conscient, pour vous dire que « ce n’est pas vrai, que ce n’est pas possible, que ça n’existe pas, qu’il vous faut d’abord faire cela, qu’il vous faut d’abord résoudre tel problème », … ce n’est pas vrai.

Ça, ce sont des injonctions de votre personnage, des injonctions de l’histoire, de vos références passées, ou de vos peurs du futur, ou de vos habitudes, mais rien d’autre. La vérité n’est jamais là.

La vérité c’est le temps zéro. Vous êtes suffisamment nombreux pour vivre Agapè et la joie nue, pour savoir que c’est authentique pour ceux qui le vivent et pour ceux qui vous voient vivre ou qui vous fréquentent.

Ils ne peuvent que constater ben peut-être une certaine forme de distance entre ce qui émane de vous, même si ce n’est pas ressenti en tant qu’énergie et vibration.

Celui qui est vrai, celui qui est véridique, n’a pas besoin de discours et n’a pas besoin de postures. Il n’a rien à vous démontrer. Il n’a rien à vous expliquer, même s’il peut vous expliquer plein de choses.

Mais c’est justement le fait qu’il soit présent à lui-même qui vous fait découvrir et vivre votre présence. Tout le reste ce n’est qu’un décor, que ce soit la musique, que ce soit mes mots, que ce soit les postures que tête de caboche vous montre, que ce soit la prononciation de certains mots, encore une fois c’est un décor. Mais un décor je dirais plus adapté pour vous permettre de vous rapprocher et vivre l’instant présent.

Tant que vous croyez que quelque chose est distant de vous, ou qu’il vous manque quelque chose, vous entretenez la distance et vous entretenez le manque.

Ce n’est pas de la pensée positive, ce n’est pas la loi d’attraction, c’est la stricte vérité.

Je le répète ce qui en ce moment se fait jour dans la conscience collective et non pas simplement pour quelques maîtres ou quelques frères et soeurs qui vivent Agapè, c’est simplement si vous acceptez, sans rechigner et sans condition, vous êtes libres, immédiatement.

Et vous ne pouvez que éprouver et ressentir la liberté d’être, la liberté de la spontanéité.

Et même ce mot « sacrifice » qui fait si peur à l’ego, au mental, c’est plutôt une chanson pour enfants. Il n’y a pas de sacrifice en vérité. Il y a la vérité ou ce qui n’est pas la vérité. Bien sûr pour l’ego, pour la personne, ça a été appelé un sacrifice mais il n’y a aucun sacrifice.

La découverte de la vérité et le vécu de la vérité, c’est une acquisition de quelque chose qui a toujours été là, toujours …, qui n’a jamais pu disparaître, mais que les habitudes, les conditionnements, tout ce qui se passe à la surface de ce monde, de tous mondes, vous empêchent de vivre, tout simplement.

Vous voyez, si vous acceptez cette simplicité et surtout si ça vous semble extrêmement compliqué parce que votre ego, votre personnage va dire « oui mais… , oui mais j’ai des enfants, oui mais j’ai un mari, oui mais j’ai une profession » mais les libérés vivants ils se foutent de savoir ce qu’ils ont ceci ou cela. Ils ont été dans la balance beaucoup plus disponibles pour la vérité de l’Être que pour toute forme d’acquisition quelle qu’elle soit.

Vous n’avez rien à acquérir par rapport à la vérité. Ça vous apparaît comme une acquisition dans un premier temps, mais c’est simplement la découverte de la vérité qui a toujours été là.

Donc changez de regard, oui. Regardez réellement et concrètement au-delà de l’histoire, à l’intérieur de vous, non pas pour vous poser la question de « qui vous êtes ». Et je ne parle pas ici de votre identité.

Vous êtes la vérité. Affirmez cette vérité en toute humilité et simplicité et c’est fini. Vous arrêtez ainsi le moteur de la souffrance, le mental. Vous arrêtez la souffrance physique sans vouloir guérir quoi que ce soit. Vous arrêtez l’histoire et vous arrêtez bien sûr tout ce qui faisait le sens d’être seulement une identité.

Vous êtes bien sûr une identité et vous le serez jusqu’au dernier moment de votre vie incarnée. Mais vous êtes dans une entité, vous n’êtes pas cette entité ou cette identité, c’est tout. Acceptez cela et le reste se vivra et se dévoilera de lui-même, naturellement.

Mais s’il vous semble faire le moindre effort de vouloir améliorer, de vouloir comprendre, vous n’y êtes pas. Vous ne faites que vous éloigner de la vérité. Aujourd’hui c’est comme ça que cela fonctionne.

Écoutez, entendez, lisez les témoignages de frères et de sœurs qui sont véridiquement libres.

Cette liberté, ça a été dit, elle n’est pas seulement intérieure, elle est aussi extérieure. Elle va donc se traduire dans les faits.

Et vous constaterez que plus aucun asservissement, plus aucune prédation, que ce soit du compagnon, des enfants, de la famille, de la société elle-même, ne représente plus rien.

Ça ne veut pas dire que vous allez devenir un ermite, que vous allez nécessairement vous isoler du monde, bien au contraire. Vous serez vivants dans le rêve et c’est là la liberté. C’est là que vous êtes en joie, seulement là, et nulle part ailleurs.

Tant que vous croyez que vous devez acquérir quelque chose, vous créez le temps et l’espace. Et vous créez la distance entre la vérité et vous.

Encore une fois, ce ne sont pas des mots à croire, ce que je vous dis là n’est pas un enseignement. C’est la vérité que tout un chacun peut vivre immédiatement. Vous n’avez pas besoin de vous appuyer sur une quelconque spiritualité. Vous n’avez pas besoin de vous appuyer sur une quelconque énergie ou sur une quelconque ouverture de chakra.

Bien sûr que Abba, tête de caboche et d’autres vous parlent encore des chakras, parfois des portes et des étoiles, ou parfois même du canal marial ou des différentes structures vibrales. Mais je vous assure que tout ce que vous avez construit qui était utile pour arriver à aujourd’hui, aujourd’hui est un poids mort.

La vraie liberté ne dépend ni d’une énergie ni d’une vibration ni d’une circonstance ni d’un chakra. Elle dépend simplement de votre authenticité. L’authenticité avec vous-mêmes, c’est surtout ne pas culpabilisé parce qu’il y a ceci et parce qu’il n’y a pas ceci. Mais simplement accepter les choses telles qu’elles sont. Accepter que les choses telles qu’elles sont, ne sont là que pour vous prouver par votre vécu que vous êtes la vérité.

Donc, ne rajoutez pas de distance, rappelez-vous que le vécu de l’instant présent est la compréhension de la Vie, pas de votre vie mais de ce qu’est la Vie, de ce qu’est le rêve, de ce qu’est la création. Vous n’avez plus de questions parce que quand vous êtes vrais vous savez que vous vous êtes retrouvés.

Et à ce moment-là bien sûr, il n’y a aucune énergie, aucun chakra, aucune circonstance qui tient même si bien sûr, si vous sentez vos chakras, vous sentez les couronnes, vous sentez les vibrations, vous sentez les tremblements, les ailes et d’autres choses. Mais la vérité se suffit à elle-même. Elle n’a pas besoin de décor et surtout elle n’a pas besoin de vous, c’est ce que vous êtes.

Plus vous êtes simples, plus vous êtes aptes à vivre la vérité. Plus vous êtes spontanés, plus vous êtes authentiques, plus vous acquiescez, plus vous acceptez, même si après il faudra vous bouger les fesses, par exemple, par rapport à une décision quelle qu’elle soit. Mais mettez l’acceptation au-devant de ce qui vous semble avoir à choisir, au-devant de ce qui vous semble devoir décider ou acquérir ou supprimer.

Si vous adoptez ce processus, vous devenez libres mais instantanément. Et si vous ne le vivez pas, ça veut dire que vous n’êtes pas encore suffisamment authentiques et suffisamment présents en l’ici et maintenant. C’est que quelque part au niveau subconscient, au niveau inconscient, quelque part vous êtes attachés soit à votre histoire, soit à votre sentiment d’être un individu ou encore simplement des peurs ou des habitudes.

Mais vous n’avez pas besoin de connaître ces peurs, vous n’avez pas besoin de fouiller ces habitudes. C’est pareil chez tous les frères et sœurs humains incarnés mais simplement à accepter que c’est ainsi, et la traversée se fait automatiquement. Et à ce moment-là vous êtes la vérité.

Ce qui ne vous empêchera pas après de devoir faire mais tout se fera avec beaucoup plus de simplicité et de légèreté. Acceptez d’être simples et légers parce que la vérité est simple et légère et vous la vivrez, instantanément.

Autre question.

Voix : Il y avait une deuxième question et aussi elle a été répondue, mais je vais quand même vous le dire.

Les ailes auront-elles une fonction avant la fin même si cela fait partie de l’éphémère?

Non, le corps d’éternité, comme on dit le corps immortel, est un vêtement, un costume effectivement immortel mais ce n’est pas vous. Vous êtes antérieurs à toute forme, vous êtes la joie nue, vous l’amour et rien d’autre. Tout le reste ne fait que passer. Votre vie, vos sentiments, vos affects, votre richesse, votre pauvreté appartiennent simplement aux circonstances que vous avez vous-mêmes, quoi que vous en disiez, décidé de vivre pour mette fin à ce rêve.

Et là, tout devient léger, tout devient facile. Bien sûr que vous pouvez vous amuser avec vos ailes, vous pouvez alléger votre poids. C’est avec ça d’ailleurs que, nombreux d’entre vous l’année précédente sont sortis en conscience nue ou encore dans un corps, un costume si vous préférez de lumière quelle que soit sa forme.

Vous n’êtes pas tributaires. Et ceux qui ont voyagé en conscience nue l’ont vécu, n’étiez pas assujettis à votre origine stellaire. Vous pouviez emprunter n’importe quel corps de lumière. Les corps de lumière comme toute forme ne sont que des habits, des costumes que vous portez pour parcourir l’espace du rêve, rien de plus et rien de moins.

Vous êtes antérieurs à la forme. Vous êtes l’Amour Pur Agapè. Vous êtes à l’origine du rêve. Vous êtes à l’origine du sauveur mais vous êtes aussi à l’origine de la prédation. Tout cela est en vous. Vous n’avez pas besoin aujourd’hui, de le retrouver. Vous avez simplement besoin de vous retrouver en la vérité. Et cette vérité, elle est là pour chacun quoi que vous en pensiez, quoi que vous en viviez ou pas.

Donc, les ailes, oui bien sûr, certains arrivent même à déployer et sentir le déploiement de leurs ailes dans le dos. Ce n’est pas une illusion. Sans ça vous êtes des millions à rêver que vous avez des ailes. Mais ces ailes sont concrètement là et quand les ailes sont là et perçues, ça veut dire que tout ce qui est lié au corps vital s’est éteint au profit du corps vibral qui met votre cœur en feu, c’est-à-dire dans le Feu du Cœur Sacré, dans l’évidence de l’amour impersonnel.

Vous êtes libres de tous les attachements, de toutes les souffrances, de toutes les émotions, de toutes les peurs et de toutes les projections. Et vous ne pouvez que le vivre si vous êtes, je le répète, authentiques, spontanés, et vrais. La meilleure illustration d’acceptation de l’instant, c’est bien sûr ce que vous avait dit à l’époque, la petite Thérèse de Lisieux.

C’est la voie de l’innocence et de l’enfance mais dépouillée de tous les ornements religieux qu’il y avait à l’époque parce qu’il n’y avait pas d’autres possibilités. Aujourd’hui, vous n’avez plus besoin de quels que décors que ce soient, vous n’avez plus besoin de croyances, vous n’avez plus besoin d’espoir. Vous avez besoin de la foi totale en l’instant présent et en la vérité de l’instant. Et vous le vivez, c’est tout.

Ça crée réellement, non seulement la liberté intérieure par rapport à votre propre histoire, à vos propres habitudes, conditionnements, souffrances, à vos libertés par rapport à vos projections mais vous ne pouvez que constater aussi cette liberté extérieure qui apparaît à ce moment-là où vous ne vous sentez plus tenus ni obligés par quelles que circonstances affectives, sociétales, morales, professionnelles ou légales.

Ça ne veut pas dire que vous allez violer les lois ou violer la morale. Mais vous avez de manière distincte la clarté que vous ne dépendez plus de ça et que vous n’êtes plus soumis à ça. Telle est la joie d’Agapè. Telle est la joie de la Liberté.

Nous pouvons poursuivre.

Voix : Alors, une question d’une sœur présente. Ma grand-mère a perdu son frère et un de ses fils. Ma mère a perdu son frère et un de ses enfants. J’ai également perdu mon frère et j’ai peur de perdre un enfant. Comment dépasser cette peur?

Mais dis-toi que si tu perds un enfant, ton ego, ta personne va éprouver du chagrin. Mais place toi du point de vue de celui qui était enfermé, il est libéré, il n’est pas mort, il est vivant. Inversez les choses. Quand vous perdez quelque chose et quelqu’un, bien sûr qu’au niveau humain, il y a le deuil, la perte. Mais va au-delà. N’envisage pas ton point de vue étriqué, historique, familial. Mais accepte que ce frère, cette grand-mère, enfin tous ceux que tu as dit qui étaient morts dans la famille, ils sont libres.

C’est le point de vue de l’ego de croire que la mort est une fin, que la mort vous prive de quoi que ce soit. Oui, ça prive votre ego, votre histoire. Mais celui qui vit la liberté aujourd’hui, rappelez-vous Nisargadatta, il vous l’a expliqué que quand sa femme est morte, il dansait autour du lit. Bien sûr, lui, il était libre.

Toi, tu n’es pas libre donc, tu as peur. Tu ne peux pas dépasser la peur par toi-même là aussi. Croire cela ne fait que renforcer la peur. Accepter ta peur et accepter de l’accueillir, accepter donc de la traverser et tu ne pourras que rire de toi-même plutôt que d’avoir peur. Tu vivras la vérité. Mais tout ce qui fait relief dans vos vies aujourd’hui et qui ne se traduit pas une peur quelque part, ou par une rupture d’habitudes, n’est là que pour vous permettre de vous découvrir.

Donc, ne nourris pas la peur, sinon à travers de ta question, tu cherches encore là où il n’y a rien à trouver. C’est un fait. Ce fait que les membres de la famille partent, doit être vu, accepté, non pas en cherchant à s’opposer ou pour se prémunir par rapport à ses propres enfants.

Sans ça, tu ne fais que démontrer à travers ton questionnement un attachement à la forme, un attachement à la famille, un attachement à l’illusion, au rêve. Il n’y a jamais de joie là-dedans, tu le sais. Et pour être débarrassée de la peur, tu ne peux pas t’opposer à tes propres peurs. Aujourd’hui, elles vont se renforcer. Il n’y a pas de comment, il n’y a pas de solution au sein de la personne.

Accueille ta propre peur, vois-la en face, accepte que cette peur te traverse mais ne l’arrête pas par tes pensées ou par tes cogitations. Laisse-la apparaître, elle disparaîtra de la même façon qu’elle est apparue, dès l’instant où tu ne la retiens pas par tes pensées ou par les mémoires ou par la peur. À l’époque je disais : la peur ou l’Amour. Aujourd’hui, vous le constatez tous sans exception, c’est l’Amour ou la souffrance.

Et c’est valable à tous les échelons de la société, de l’humanité ou des peuples, de toutes les façons possibles. Quand tout est sécurisé dans votre porte-monnaie, dans votre mari, dans vos enfants, que vous avez de quoi vivre, vous ne vous remettez jamais en question. Vous êtes dans la sécurité, dans la sûreté illusoire certes, et vous oubliez qu’un jour vous allez partir parce que c’est toujours plus tard. C’est toujours demain. Il ne faut pas troubler votre sentiment de sécurité.

Mais la recherche de sécurité ou la sécurité en elle-même, en définitive au-delà des lois sociales et des lois personnelles, n’est que le reflet de la peur. Si l’artiste devait se poser la question de si, il allait vendre sa toile avant de la faire, il ne ferait jamais de toile ou elle serait ratée.

La spontanéité de la vie, c’est accepté ce qui s’est passé. Tu ne peux rien changer au passé. Mais ne colle pas ce passé dans le futur, sans ça tu n’es pas dans l’instant présent. Et bien sûr, il ne peut y avoir que souffrance et peur ; peur de la perte, peur de manquer, peur des manques de sécurité. Mais c’est toujours la personne qui cherche la sécurité, jamais la vérité.

La vérité, c’est la spontanéité de l’instant, elle n’a que faire de demain. C’est une vie qui n’est plus personnelle mais c’est là que vous vous êtes sacrifiés et que vous êtes libres. Mais tu ne peux pas en même temps être sûr de quelque chose et vivre la vérité. C’est l’un ou l’autre. La vérité est une certitude intérieure, c’est Agapè, c’est la joie nue. Tout le reste est totalement incertain et ne peut jamais être sûr et d’ailleurs celui qui est libre se fout totalement de demain.

Il est tellement immergé dans le bonheur, la béatitude de l’instant qu’il n’a pas de temps à passer sur le passé ou sur l’avenir, quelle que soit la responsabilité d’un enfant, d’une famille ou d’une obligation quelle qu’elle soit. Votre liberté n’a pas de prix, aucun prix. Rien ne peut acheter la liberté. Et quand vous le vivez, vous le savez pertinemment.

Mais tant que vous ne le vivez pas, bien sûr la logique humaine, personnelle de l’ego, de la personne, va tout faire pour vous faire trouver la sécurité, pour éviter la mort et surtout de vos proches, pour ne pas souffrir, pour ne pas affronter le manque. Mais je te répète que celui qui est libre, bien évidemment ne va pas tuer ses parents ou ses enfants mais il accepte la mort, parce qu’il sait que la mort n’est pas une fin, mais le vrai début de la vraie vie, surtout maintenant.

Je ne fais pas par là une apologie de la mort puisqu’il n’y a pas de mort pour la vérité. La vérité n’est jamais née, elle ne mourra jamais. Et aujourd’hui par les circonstances du rêve, par les circonstances de la création que vous aviez décidées et que vous avez oubliées bien sûr, que nous avions tous oubliées.

Nous sommes antérieurs à la forme. Nous sommes antérieurs à toute histoire. Nous sommes antérieurs à la Lumière. Nous sommes l’Amour incréé et immanifesté, là où il n’y a personne ni vous ni moi, mais où pourtant tout y est. Alors bien sûr, l’ego va appeler ça le néant. La conscience va appeler ça le piège. Mais celui qui vit la vérité ne peut plus être leurré ni par la conscience ni par l’histoire ni par quelle qu’énergie, vibration, chakra ou condition que ce soit.

Ça fait des sacrés poids en moins et ça crée réellement cet espace de liberté que rien ne peut approcher, aucune certitude de ce monde, aucune certitude d’aucun monde ni d’aucune conscience. Et vous ne pouvez pas être trompés par cela. C’est impossible.

Comme ça été dit : vous ne pouvez que vous retrouver ou vous reconnaître. Alors que dans l’histoire, même s’il y a une logique d’action/réaction, des conséquences de vos actions même au sein de cette vie sans vouloir parler de quelle que vie passée que ce soit, soit vous êtes soumis, soit vous êtes libres. Mais le compromis ne peut plus être maintenu en l’état. La peur ou l’Amour, je l’ai dit depuis des années. La souffrance ou l’Amour aujourd’hui, ça va être de plus en plus évident. C’est vous qui décidez, personne d’autre.

Même si effectivement à travers ce que vous nommez Agapè, Agapè résonance, Agapè résonance réseau et surtout le Feu du Cœur Sacré, vous vivez réellement que toute la création est en vous, dans votre cœur. Aussi bien l’ennemi, le pire des salauds, que l’amour le plus grand de votre vie, sont – avec la même intensité, égalité – vous, vraiment.

Et tant que vous avez ce sentiment d’en vouloir à une autre entité, en définitive, vous n’en voulez qu’à vous-mêmes, parce que vous ne vous êtes pas reconnus réellement et concrètement. Comme tête de caboche et Abba vous l’ont dit : nous sommes les uns dans les autres, il n’y a qu’une conscience et tout ça est un rêve. Ça ne vous empêche pas après de vivre votre vie mais la Vie est devenue, elle coule en abondance. Elle est devenue pleine et entière.

Et vous ne pouvez que constater les résultats immédiats sur ce que vous avez à vivre, sur comment vous abordez les défis de la vie, qu’ils soient de nature professionnelle ou affective, de deuil, de perte, d’argent, de quoi que ce soit. Vous êtes à ce moment-là dans la créativité, la spontanéité de l’instant.

Voilà pourquoi aussi nous avons tant développé, les uns et les autres, ce que nous avions nommé voilà quelques années, la cocréation consciente, le féminin sacré, le masculin sacré mais aujourd’hui, je vous dis que tout ça est dépassé. Le féminin et le masculin, effectivement, sont séparés sur cette terre mais je vous dirais qu’en vérité, il n’y a jamais eu ni masculin ni féminin. Il n’y a qu’UN. Tout ça n’a été que des jeux de la conscience, des rêves qui sont passés. Vous êtes antérieurs à la création.

Vous êtes antérieurs, nous sommes tous antérieurs à toute forme. Le sauveur est en nous. Le maître est en nous. Il n’est pas dans les conseils de quelqu’un aujourd’hui ou de suivre quel qu’enseignement que ce soit parce que même aujourd’hui, même un enseignement totalement vrai, vous avez l’exemple avec Autres Dimensions qui vous a fait vivre les étoiles pour certains, les portes et d’innombrables changements, bouleversements, par rapport à la vérité, c’est faux. Mais il fallait bien arriver aux portes de la vérité si je peux dire.

Rappelez-vous cette grande phrase que vous serine sans arrêt tête de caboche : ce à quoi vous tenez, vous tient et vous enferme et vous asservi. Aimez librement. Ce n’est pas voir les êtres de loin ou de proche.

C’est concevoir que l’autre n’est pas l’objet désiré mais qu’il n’est que vous sur une autre ligne spatio-temporelle. Et tous les autres que vous rencontrez dans une circonstance ou dans une autre, agréable comme désagréable, ne sont que vous sur d’autres lignes spatio-temporelles. C’est tout. Et qui au niveau de l’interpénétration des rêves, des processus que vous nommez quantiques, est vécu simultanément. Et ce qui donne des milliards de points de vue, des milliards de formes, des milliards d’histoires, qui interagissent en permanence avec les unes et les autres.

Mais vous êtes toutes les histoires sans aucune exception. Mais vous n’avez pas besoin de vous rappeler cela ni même d’en éprouver la vérité dans l’instant.

Mais acceptez cela non pas comme une croyance mais vous le vivrez instantanément et vous le comprendrez tout aussi instantanément, en le vivant. Mais ça, ça ne se passe dans la tête, ça ne se passe pas dans l’énergie, ça ne se passe pas dans les vibrations.

Ça se passe dans votre humanité la plus simple en prenant le frère ou la sœur dans vos bras, en échangeant, en le prenant contre votre cœur parce que vous allez sentir le cœur à cœur réellement, physiquement. Et même si l’autre n’est pas ouvert, prenez-le dans vos bras vous allez sentir son cœur et vous allez sentir son cœur qui est votre cœur.

Tout le reste ne sont que du décor dorénavant, tout le reste ne sont que des prétextes, que des habitudes qui tournent d’elles-mêmes par facilité, par convention morale, affective, sociale, par la distinction d’une quelconque sexualité.

Tout est dans tout. Et vivre le tout dans le tout c’est, accepter que vous n‘êtes pas plus vous que l’autre, pas plus vous que l’amant, pas plus vous que l’ennemi. Acceptez cela même sans le vivre et cela deviendra votre vécu instantané. Mais vous ne pouvez pas transiger avec cela, vous ne pouvez pas poser de condition. Il faut que la spontanéité soit vécue, dans l’instant présent, pour le réaliser.

Ça a toujours été là comme vous disent tous ceux qui vivent Agapè. Nous l’avions tous simplement oublié et nous avions nous-mêmes écrit cet oubli pour nous permettre de explorer et de vivre toutes les formes, toutes les situations. Non pas dans un temps qui se déroule, non pas dans un espace qui se déploie puisque ça été dit et répété, l’instant initial, ce que vous pourriez nommer, encore ce que vos scientifiques nomment le Big Bang qui n’a jamais existé en fait.

Tout est inscrit dans l’instant présent, le Big Bang comme la fin du rêve, comme tous les rêves. Mais vous n’avez pas besoin de connaître tous les rêves, tous les tenants et les aboutissants. Vous avez simplement à accepter que cela puisse être la vérité et vous vivrez que c’est la vérité. Tout le reste ne vous sert à rien, tout le reste vous encombre.

Ce qui ne veut pas dire qu’il faut arrêter vos professions, d’arrêter ce que vous étiez en train de faire, le yoga ou tel métier ou telle autre chose. Ça veut dire simplement, que de changer si je peux dire, votre fusil d’épaule, de changer comme dirait Bidi : de point de vue. Même si vous ne voyez pas clair, vous le fera voir clair. Très rapidement, tout de suite.

Mais si vous mettez une condition au-devant, par exemple la peur de l’inconnu ou le fait que vous doutiez de vous-mêmes, de cet inconnu, suffit à paralyser le processus. Et bien sûr, je ne parle pas ici des rêveurs qui veulent à tout prix rêve avec leurs visions, avec leurs scénarios divers et variés de l’avenir. Mais est-ce qu’ils vous parlent de l’amour de l’instant présent et du vécu de l’instant présent?

Regardez bien. Ils vont vous parler des archanges, ils peuvent même vous parler d’Agapè mais est-ce qu’ils vivent cet état d’amour? Si vous vivez cet état d’amour impersonnel vous ne pouvez pas faire de différence entre le saint, l’assassin, le bourreau, les victimes et le sauveur puisque ce n’est que vous et c’est la vérité.

À ce moment-là vous êtes libérés de vous croire être un individu, de vous croire être celui qui est apparu à la naissance avec son histoire et qui disparaîtra avec la mort ou qui reviendra selon son karma, tout ça, ça concerne la personne. Tout ça, ça concerne le rêve. Mais ce n’est pas la vérité.

La vérité est justement indépendante du rêve. Elle n’a aucun rapport avec le rêve sauf effectivement en l’instant initial qui n’est rien d’autre que l’instant final. Vous n’avez pas besoin de connaître toutes les demeures du père mais vous le père. Vous êtes à la fois la créature et à la fois le créateur sans aucune distance et sans aucune séparation. Ça c’est ce qu’ont voulu vous faire croire les religions, les pseudos-maîtres, les gourous. Vous êtes complets à vous tout seul.

Vous tout seul, comprenez en vous la totalité du créé mais pour cela il faut accepter que vous n’êtes pas ni le Christ ni un sauveur. Vous portez le Christ, vous êtes enfants Christ ou enfants de l’Homme. Vous êtes le Fils de l’Homme. Vous êtes un ange, vous êtes un archange, vous êtes la Source mais vous êtes aussi le plus terrible des assassins. Vous êtes aussi l’archonte de même que vous êtes la Mère Généticienne, sans aucune différence.

Et tout ça, vous l’avez rêvé non pas ailleurs mais au temps zéro, c’est la seule façon de retrouver la vérité. C’est que l’instant initial soit exactement le même que l’instant final. Il n’y a que la Vie. Il y a la voie et la vérité tant que vous croyez encore être une forme mais quand vous acceptez que vous êtes Rien, vous découvrez que vous êtes Tout, et à ce moment-là vous êtes comblés.

Vous êtes entiers. Rien ne peut manquer, même si vous manquez de tout. Et rien ne peut être superflu même si vous avez tout le superflu. Chaque chose est à sa juste place. Rien, absolument rien, n’est le fruit du hasard.

Vous voyez, on est bien loin aujourd’hui de tout ce que nous avions vécu ensemble quand j’étais incarné ou quand j’ai retransmis, en tant que chef des Melchisédechs et toutes les histoires de la Terre, toutes les possibilités du corps d’Éternité, les vibrations les portes, les étoiles.

Aujourd’hui tout ça, cet échafaudage, n’a plus lieu d’être. Il est automatique, naturel et spontané dès l’instant où vous-mêmes êtes naturels et spontanés. Il n’y a pas d’autres alternatives. Et vous ne pouvez que vivre et découvrir cela. Que vous le vouliez ou pas.

Comme dirait Abba, la Bonne Nouvelle a été diffusée. Que vous l’acceptiez ou pas ne change rien, vous avez été informés. Tant qu’à ceux qui dorment encore et qui ne veulent pas être informés, ils sont aussi informés à l’insu de leur plein gré. Mais ne vous inquiétez pas, comme disait tête de caboche, de ceux qui dorment. Ce sont ceux qui se réveilleront le plus facilement.

Inquiétez-vous plutôt de vous-mêmes et ne vous inquiétez pas pour vos enfants. Ils sont beaucoup plus libres que vous. Ils seront, comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, au moment de l’événement ou juste avant, vos guides. Parce qu’ils seront joyeux, ils seront légers, ils vivront la Vérité, sans effort. Ils riront de vos postures en tant que parents qui a peur de ceci ou de cela.

Ça c’est l’ancien monde. Et ce n’est pas le nouveau monde parce qu’il n’y a pas de nouveau monde, il y a juste la Vérité. Et quand la Vérité est là, tout ce qui est ancien ne peut plus se maintenir et tout futur est aboli. Vous êtes pleinement lucides, vous êtes pleinement vrais et tellement libres.

Qu’est-ce que vous allez vous encombrer aujourd’hui, de savoir par exemple sur quoi nous avions insisté. Qui était important à l’époque. Quelles étaient vos origines stellaires, où étaient les étoiles, où étaient les portes, où était l’onde de vie, qu’est-ce que c’était que le canal Marial, faire la différence entre la supraconscience, la conscience, le rêve, le sommeil et Turiya.

Tout ça, étaient des moyens pédagogiques, bien sûr. Une pédagogie qui avait été écrite. Mais qui aujourd’hui ne sert plus à rien. Soyez vrais avec vous-mêmes, soyez authentiques, tout le reste se fait tout seul et n’a surtout pas besoin de vous. De votre volonté, de votre énergie, de votre vibration. Elle a simplement besoin de votre présence. Et de votre lucidité, pas sur votre vie mais la lucidité de l’instant.

Autre question.

Voix : Alors, il n’y a plus de questions écrites.

Alors nous passons aux questions orales.

…Silence…

Je les ai tous endormis peut-être ?

Voix : J’ai l’impression. Non, il y en a certains qui se lèvent.

Il y en a bien un qui va émerger quand il entend que ça ne parle plus.

(Rires)

Voix : Des questions ?

…Silence…

Moi, j’en profite – pendant le silence, avant qu’il y ait des questions – pour moi aussi, jouer au Feu du Cœur Sacré. Donc, il se déroule maintenant quelque chose, que vous soyez présents ici ou que vous écoutiez. C’est la formation de la Joie Nue du temps Zéro, qui peut se vivre.

…Silence…

Du coup, on leur a coupé le sifflet, il n’y a plus de questions. Mais questionnez, même si ce n’est pas pour vous. Même si nous savons que les questions apparaissent, les réponses apparaissent, ce qui est important, les questions comme les réponses ne sont qu’un décor, je dirais, un moyen de vous occuper pendant que la Vérité se fait. Rien de plus.

…Silence…

Voix : On est bien aussi sans questions.

Comment ?

Voix : On est bien sans questions.

Oui, on est bien aussi comme ça, tout à fait.

…Silence…

C’est vrai que vous observez qu’il y a de plus en plus, au fur et à mesure des interventions que nous faisons, ces moments de silence. Il y en a qui dorment, bien sûr. Et puis il y en a qui s’installent dans la vacuité de l’instant présent.

…Silence…

Je pense qu’il est un peu tôt pour arrêter, non, ça ne fait pas longtemps que nous échangeons. On va laisser émerger, quelque chose va émerger nécessairement. Je vous précise aussi, qu’au-delà des questions, vous pouvez tout simplement témoigner de vous-mêmes. Parce que quand vous exprimez ce que vous vivez, sans questionner, que ce soient des choses agréables ou désagréables, il y a aussi, à travers l’écoute, le Feu du Cœur Sacré et donc un espace de résolution qui s’ouvre au temps Zéro.

Donc, n’hésitez pas à parler même de ce que vous vivez. Même s’il n’y a pas de questions.

…Silence…

Sœur : Je vais vous parler de mon expérience.

Voix : Elle va parler, donc de son expérience.

Alors, pour éviter de répéter, je t’invite à approcher de manière à ce que le micro et moi-même t’entendions, ça évitera de perdre, en retranscrivant ou en répétant ce que tu dis, d’accord. Comme ça, tout le monde entendra et ce sera peut-être beaucoup plus direct.

Sœur : Alors pour moi c’est des moments où je me sens un peu perdue entre l’ancien et ce que j’essaie de mettre, d’intégrer dans ce que j’entends. Et ça passe par des phases… avec beaucoup de tristesse, comme une mort de quelque chose quoi. Comme une mort de l’ancien où le mental continue de s’accrocher un peu mais… Enfin bon, ce n’est pas évident à…

À gérer.

Sœur : À gérer.

Je te répondrai simplement que tout ce qui meurt, à la surface du rêve, dans ce monde – que ce soit une relation, que ce soit un parent et que ce soient même les simples habitudes à la forme – entraîne, bien évidemment, ce qui est nommé un syndrome de deuil.

Donc bien sûr, il peut te donner l’impression de vivre des choses pas évidentes, alternant avec des moments de rire, alternant avec des moments de paix et il peut sembler parfois inconfortable de retomber, je dirais, dans l’ancien. Quel que soit l’ancien. J’appelle ancien ce qui était hier. Les habitudes de la personne, les travers de fonctionnement, les manques et les souffrances, les blessures bien sûr.

Mais c’est justement, quand tu dis que ce n’est pas évident, parce que pour l’instant, et comme tu l’exprimes à la perfection, il y a encore et naturellement un besoin qui échappe à ta volonté de comparaison. Il y a ce qui est ancien, il y a ce qui est là mais qui n’est pas tout à fait là complètement pour toi, et bien évidemment c’est déstabilisant.

Mais accepte aussi que c’est à travers et grâce à cette espèce de situation inconfortable et même parfois de réels malaises ou préoccupations mentales, que se joue réellement la Vérité sur la scène de théâtre. Accepte de vivre cela, sans chercher à en sortir, en aucune manière et tu ne pourras qu’en sortir et rire de toi-même.

Il y a effectivement un deuil à faire mais le deuil à faire, comme tous les deuils même s’ils sont accompagnés psychologiquement, vous le savez tous, pour avoir perdu quelqu’un, un enfant, un parent, un mari, qu’il soit mort ou que vous ayez perdu un emploi même, par exemple.

Vous avez très bien qu’un certain nombre de souvenirs, de réminiscences, que ce soit heureux ou malheureux ne changent rien mais qui viennent vous émouvoir dans le présent. Et c’est là que vous vivez, ce qu’on appelle le deuil, le sentiment de perte. Par rapport à hier, au personnage, pour beaucoup, c’est exactement la même chose. Et d’ailleurs ceux parmi nous qui ont eu des problèmes de deuil réels dans leurs vies à faire, dans cette dernière vie, bien évidemment auront plus de difficultés, dans un premier temps, à vivre l’immuabilité de la Vérité.

Ils passeront et oscilleront d’un état à un autre, ce qui est, il faut l’avouer, extrêmement inconfortable. Mais justement, quand tu en auras marre d’être inconfortable, qu’est-ce qui se passera. L’histoire sera lâchée d’elle-même. La référence au passé, au manque, à la souffrance, aux blessures ou aux joies s’éteindra d’elle-même.

C’est exactement comme cela que ça se passe quand vous perdez un parent ou un enfant. Alors bien sûr, il y a des frères et des sœurs qui vont traîner ça toute leur vie mais vous savez très bien qu’un deuil nécessite un certain laps de temps. Ce certain laps de temps, lui aussi a à être accepté. Mais il vous démontre, par là même, qu’il y a des habitudes, une mémoire totalement automatique sur tout ce que vous avez vécu et enregistré même inconsciemment depuis votre arrivée dans cette naissance et dans ce monde, de cette vie, je parle.

Donc, acceptez de n’être pas stable, crée la stabilité, plutôt que de chercher la stabilité ou à résoudre quoi que ce soit. Là aussi, l’acceptation de ces fluctuations, de ces moments de paix alternant avec des moments où le mental, les émotions, la mémoire, les habitudes prennent le dessus, vous permet justement de voir que vous n’êtes ni l’un ni l’autre. Et vous placent, en reprenant une terminologie d’il y a quelques années, dans le témoin ou dans l’observateur.

Et le témoin ou l’observateur, à un moment donné, ne peut qu’accepter. Et viendra la grande question, qui est cet observateur et qui est ce témoin. C’est vous. C’est pour ça que nous avons appelé ça, et surtout Abba et tête de caboche et Bidi, le Je Absolue ou le Je Éternel, j e.

Ce qui est, est. Vous portez un nom et un prénom au sein du rêve, nous vous avions démontré, en particulier par Abba, que se cachait une clé vibratoire dans la prononciation de votre identité, nom et prénom illusoires qui contient la Vérité.

Effectivement, aujourd’hui, vous êtes qui? Vous êtes un être humain sur Terre. Vous êtes dans un corps de rêve. Vous êtes dans quelque chose qui passe. Mais vous êtes aussi celui qui vit tout cela. Mais vous n’êtes rien de ce que vous vivez. Vous êtes la Vie, tout simplement.

Mais justement, cette notion de difficulté c’est le va et vient. Ce n’est plus, comme je disais il y a quelques années, le tournicoti-tournicota du Soi avec un grand S. C’est ici, des va et vient qui vous permettent, quelle que soit l’apparente difficulté de vivre la facilité.

Quand vous aurez épuisé toutes les stratégies, conscientes et inconscientes de votre histoire, de votre personnage, vous ne pourrez que constater que la Vérité émerge. Quand vous aurez épuisé toutes les luttes. Quand vous voyez que vous n’arrivez pas à contrôler ou à diriger votre personnage ou votre situation, vous découvrez nécessairement que l’abandon à la Lumière, le sacrifice, la spontanéité, le temps Zéro est beaucoup plus efficace que votre pauvre petit personnage qui se débat dans le rêve, de l’illusion.

Et tout devient réellement fluide. Nous avions parlé, il y a de nombreuses années, de la fluidité de l’Unité. Nous parlons aujourd’hui de l’évidence d’Agapè. Mais tout ce que vous vivez, et surtout pour les frères et sœurs qui semblent, à des années lumières de cette Vérité. Soyez certains que c’est le très juste emplacement. Si vous acceptez cela, là aussi, vous êtes libres.

Et vous ne pouvez qu’assister, dans un premier temps, à ces espèces d’allée et venue qui sont la logique normale de la personne et qui vont s’épuiser d’eux-mêmes. Que vous n’avez seulement qu’à regarder passer à accepter, non pas en vous y soumettant, mais l’acceptation crée la traversée et vous empêche justement de demeurer figés sur une émotion, sur une histoire ou sur votre mental.

C’est comme ça que vous découvrez la souplesse. Que vous mettez fin à la rigidité de vous croire un personnage qui doit s’améliorer, qui est incomplet, mais que vous découvrez la plénitude intérieure véridique. Donc, ne vous alarmez pas, je dirais de ces va et vient, ils ne sont que la traduction du deuil en cours.

Et c’est ça qui vous amènent à l’acceptation et à la Vérité. Chacun d’entre nous, incarné ou pas, vit ce défi. Est-ce qu’on est encore dans l’histoire, est-ce qu’on est encore dans une forme ou est-ce qu’on accepte la Vérité Nue.

À un moment donné, le poids, la souffrance, l’hésitation, la notion de choix disparaîtra de lui-même dès l’instant où tu ne donnes pas attention à ce qui se déroule. Rappelle-toi, tu es l’observateur de ce qui se déroule, mais tu n’es pas ce qui vit le mental, l’émotion ou autres.

Et ça c’est salutaire. C’est-à-dire que d’accepter des points de vue vous rend indépendants d’une quelconque énergie, d’un quelconque maître, d’une quelconque religion, d’une quelconque croyance. Donc, ne regimber pas actuellement contre, justement, si vous voyez les frères et les sœurs qui vivent la liberté et que vous, vous êtes toujours en train de vivre les oscillations, le mental, les questionnements, les interrogations.

Ça aussi, rappelez-vous, ça entraine le feu par friction, et donc, la consumation de l’éphémère. Parce que, quand le corps vital se pose des questions, il est entrainé bien sûr, par le corps mental, par l’histoire, par le corps émotionnel. Et si vous amenez en manifestation, en conscientisation quelque chose, sans le comprendre, parce que vous le vivez, laissez le feu le consumer. Vous, vous n’y pouvez rien.

Acceptez le jeu, j e u et vous sortirez du jeu, j e u. Et vous découvrirez que vous le Je, j e Éternel et Absolu. Il n’y a rien d’autre à faire. Tout ce que vous croyez devoir faire, par rapport à une humeur, vous prive de Liberté. Laissez la Liberté être et après, c’est la Liberté qui fera. C’est l’Intelligence de la Lumière qui sera à l’œuvre et non plus, votre histoire, votre personne, vos blessures ou vos mémoires. Il n’est plus temps, aujourd’hui, d’aller décortiquer vos blessures.

À l’époque bien sûr, voilà des années, nous avions très largement évoqué ce thème. À travers les petits diables, à travers les habitudes déjà et les croyances. À travers les religions, la spiritualité. Aujourd’hui, tout ça, est une escroquerie. Il n’y a que vous, il n’y a que l’instant présent. Accepte ce fait et tu verras que tout ce qui fait relief et qui semble te gêner aujourd’hui ne pourra, tout simplement pas se maintenir.

L’observateur sera totalement présent et ne laissera plus aucune porte ouverte, aucune possibilité d’accroche de l’histoire, de la personne, des blessures, des mémoires et de toutes les projections quelles quel soient.

As-tu autre chose à rajouter ?

Sœur : Non. Merci.

Autre question.

…Silence…

Voix : Une personne arrive avec une autre question.

Alors, nous t’écoutons. Le micro, et moi, et tous.

Sœur : Le personnage éprouve une grande culpabilité par rapport au fait de ne pas… Il semble que malgré le fait d’avoir vécu, à plusieurs reprises et depuis plusieurs années des joies sans objet, des Joies Nues, depuis peu de temps, ayant vécu et vu clairement, lucidement, que l’absence du personnage de questionnements, entraîne une légèreté et une fluidité, il y a des rechutes régulières et une difficulté à aller au bout du processus.

Oui.

… Il en résulte une grande colère et culpabilité. Comment dépasser ce… Pourquoi ?

Eh bien là aussi, accepte ta colère et ta propre colère consumera le rêve. Quand tu en auras marre, comme j’ai répondu à la question précédente, de voir et de constater qu’il y a des joies par moments et à d’autres moments il y a la souffrance, quelle que soit l’expression, je préfère la résistance qui, quand il voit cela, quand tu exprimes ce témoignage, qui parle ? C’est bien l’observateur.

Sœur : Oui.

Si c’était la personne, elle me dirait, j’ai vécu des moments de Joie mais je suis en souffrance. Or la façon dont tu poses tes mots, te montre par définition que tu n’es ni ce personnage, ni ce qui a été vécu, ni ces oscillations. Tu es l’observateur et ce qui observe doit se tourner vers, comme je l’ai dit, qui observe. Qui témoigne.

Et rappelle-toi aussi que ça s’appelle le deuil. Et que pour certains, le deuil peut durer déjà depuis de nombreuses années. Surtout parmi ceux d’entre nous qui sont nés et très jeunes ont eu cette recherche de sens. Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que ma vie ? Comment puis-je me comprendre ? Ce sont, en général, des êtres et des frères et sœurs qui sont d’une sensibilité exacerbée au niveau énergétique et émotionnel.

Sœur : C’est mon cas.

Dans ce cas-là, tu vis à travers ces successions de moments, le deuil du personnage. Ne regimbe pas. Accepte aussi que ça fatigue le personnage, bien évidemment, et c’est la seule façon de te désidentifier de l’acteur sur la scène de théâtre, du joueur de jeu vidéo. Tu es celui qui tient la manette. Tu n’es pas le personnage qui joue dans le jeu vidéo.

Et bien évidemment, le fait que ça se répète, est malgré tout, une progression. Et plus tu en auras marre de ton personnage, non pas en le reniant, il est là. Non pas en le niant. Mais plus tu l’accepteras, plus la Joie sera là. Tu n’es responsable de rien, tu n’es coupable de rien. La vie est apparue, tu es apparue, la vie disparaîtra, tu disparaîtras. Tu es la Vie indépendante de la forme. Tu es Agapè, cet Amour Nu.

Mais ton personnage est ton observateur qui voit à la fois la Joie par moments et à d’autres moments le personnage qui est empêtré dans son historique, dans ses émotions, dans son histoire.

Voyant cela, vivant cela, il t’est pourtant aisée de comprendre que tu es l’observateur de cela. Et même s’il te semble y être soumise, quelque part, c’est aussi une façon de faire le deuil et de traverser. Cette traversée peut être instantanée, elle peut s’étaler, pour certains déjà depuis de nombreuses années. Chacun a écrit son rêve.

Je vous rappelle que chaque chose est à sa place et surtout ce qui ne vous semble pas à sa place. Ça, c’est le point de vue de la personne. Le point de vue de l’observateur, il constate. Même si ça ne lui semble pas juste, que c’est comme ça. Tu le décris parfaitement. Il y a des moments de Liberté et il y a des moments où tu es rattrapée par l’ancien. Mais qui voit tout cela. L’observateur. Celui qui tient la manette du jeu vidéo.

C’est-à-dire que quelque part, malgré ces moments, ces bouffées d’Agapè ou de Paix ou de Joie, peu importe les mots que tu y mets, tu n’es plus dupe du personnage même si tu y es soumise.

Accepte aussi cela et tu constateras que tes émotions, tes souffrances, tes manques, peu importe comment tu les appelles ne peuvent que s’atténuer et disparaître d’eux-mêmes.

La Joie grandit d’elle-même. Dès l’instant où vous ne la chercher pas. Dès l’instant où vous ne cherchez pas à résoudre mais bien plutôt à accepter. Dès l’instant où vous arrêtez de vous demander comment faire mais bien plutôt comment être par rapport à cela. Et à ce moment-là, vous constaterez les mouvements de votre personnage, les mouvements de l’histoire, les mouvements de vos propres blessures ou de vos propres joies qui vous traverseront et ne s’arrêteront plus pour vous donner le sentiment de défaillance ou de perte ou de souffrance.

C’est une gymnastique de la conscience elle-même. Ce que tu décris là n’a rien à voir avec un excès du mental mais bien plus avec une sensibilité exacerbée. Mais c’est justement cette sensibilité et ce vécu qui te semble gênant, aujourd’hui, qui te conduit inéluctablement à la Joie.

Mais surtout, ne cherche pas à t’opposer, ne cherche pas à faire, accepte et cela te traversera. Vous voyez, c’est toujours les mêmes mots agencés différemment parce qu’on ne décrit finalement et en définitive toujours le même processus : votre résurrection et la finalité de cette résurrection, l’apothéose de la résurrection qui est la Béatitude où vous vous reconnaissez totalement, sans plus avoir besoin d’histoire, de mémoire, de référence ou de projection.

À ce moment-là, vous êtes libéré de la conscience, libéré de la spiritualité, libéré de l’énergie, libéré de tout monde; vous êtes sur ce monde, vous vivez pleinement mais vous n’êtes pas de ce monde et il n’y a aucune question sur demain. Immerge-toi totalement dans l’instant présent et si, dans l’instant présent, il y a souffrance c’est que ce n’est pas l’instant présent tout simplement.

Donc, il y a encore des choses à traverser, il y a encore des choses à laisser passer et, plus tu acquiesceras, là aussi, plus ces choses à vivre et à traverser et à laisser traverser se feront instantanément et tu constateras que l’observateur, qui voit clairement cela, n’arrêtera plus les processus mais se contentera de les voir, à ce moment-là tu seras libre.

Je dirais, et Bidi l’avait déjà expliqué, c’est une forme; pour l’égo, on pourrait appeler ça la Divine indifférence; c’est bien plus que de l’indifférence, c’est une immobilité qui renforce l’observateur et qui, dans le même temps, le fait disparaitre mais ça vous permet, je dirais, de défocaliser sur l’émotion, de défocaliser sur votre histoire ou sur votre souffrance, quelle qu’elle soit, mais aussi, vous découplez, vous désolidarisez de toute projection de conscience dans l’instant suivant, dans demain ou dans dix ans, la vraie liberté, elle n’est que là.

Le réflexe habituel chez tout frère et sœur quand vous avez vécu des moments de paix et quand revient le personnage à la charge à travers une souffrance ou des peurs, n’oubliez pas que c’est vous-mêmes qui donnez corps et donnez quitus, si je peux dire, à cette émotion qui ne fait que passer et c’est comme cela que vous l’arrêtez et que vous ne la laissez pas passer; quelque part, il y a encore une forme d’identification à l’histoire qui n’est qu’une peur mais magnifie, je dirais, l’observateur; l’observateur va se renforcer, tu vas voir les choses clairement et, à ce moment-là, l’observateur disparaitra de lui-même, sans toi, sans questionnement.

La clé de tout, pour l’instant présent, qui est la Vérité, c’est ce principe d’acceptation et pas de réfuter comme avant, comme disait Bidi ou encore de nier quelque chose, c’est, comme je l’ai dit, en prenant les mots de Bidi, la Divine indifférence qui n’est qu’une indifférence pour l’égo, oui exactement.

L’indifférence peut-être soit un déni ou une forme d’égoïsme mais l’indifférence est aussi une forme de dépassement; dans un cas, vous entrainez encore plus de souffrance et dans l’autre cas vous appliquez immédiatement plus de liberté.

Alors je te conseille d’essayer la Divine indifférence, c’est à dire la non implication, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faudra pas agir ou faire à un moment donné, mais tu mettras au-devant la Vérité; c’est là aussi très simple mais faut rompre le cercle des habitudes de fonctionnement; c’est le but de l’observateur et tu l’as parfaitement observé et décrit.

Vous êtes innombrables à vivre des moments de paix, des moments de joie sans objet et déjà depuis de nombreuses années mais, il est profondément différent d’être dans cette joie nue permanente où rien ne vient troubler, rien de la personne, rien de l’histoire, rien de émotions, rien du mental et rien de demain, vous êtes totalement disponible et de celui qui n’est pas encore disponible parce qu’il croit, en tant qu’observateur, qu’il va pouvoir s’opposer ou résoudre telle peur qui a été vue; non l’important c’est de le voir, l’important c’est de l’accepter et surtout pas de s’opposer.

L’acceptation, le voir, l’observateur, permet justement la traversée; donc adopte, essaie d’adopter la Divine indifférence et tu verras bien les résultats contrairement aux résultats actuels où l’observateur constate qu’il est affecté par ce qui se déroule encore et encore mais, ça aussi ça crée une forme de tension vers l’abandon au sens où Hildegarde de Bingen l’avait employée. Tout ça participe aussi des données neuroscientifiques que vous avait expliquées tête de caboche en nommant ça la résilience, c’est la même chose. Autrement dit, quand tu en auras marre de souffrir vraiment et pas seulement en réaction, tu vivras la Paix permanente.

Je crois que tête de caboche a répété aussi des milliers de fois cette phrase : « Tout ce à quoi tu tiens, te tiens. » Quelque part, même si c’est inconscient, ou subconscient, tu tiens encore à la forme et à l’histoire, sans ça, tu adopterais la Divine indifférence, tu observerais qu’une émotion est là, que tu es perturbé et tu la laisserais passer. Rappelez-vous que c’est toujours la conscience que vous mettez dans ce qui est en train de vous traverser qui crée la souffrance et qui l’entretient.

Acceptez cela et vous verrez qu’aucune souffrance ne peut se maintenir. Ça veut dire aussi que, quelque part, quand vous ne vivez pas la permanence de la joie mais que vous vous posez des questions, bien sûr, ceux qui dorment laissez-les dormir et ceux qui rêvent à une nouvelle terre laissez-les rêver mais vous qui vous interrogez sincèrement sur votre vécu intime à travers ce que vous racontez, adoptez le principe de la Divine indifférence et vous verrez que tout sentiment de pression, de souffrance, de manque, l’impression de revivre les mêmes émotions, les mêmes situations disparaitra d’elle-même.

Ce n’est qu’une impression, c’est comme toute impression, elle ne fait que passer mais c’est votre propre positionnement dont vous êtes responsable qui entretient et nourrit cela.

Vous n`êtes pas responsable de ce qui vous traverse même si vous l’avez vécu mais vous êtes responsable, dans l’instant présent, de ce que vous nourrissez et l’attention que vous portez à cette souffrance, qui est réelle, la rend encore plus réelle et vous empêche littéralement de vous laisser traverser.

Voilà des années, l’archange Anaël, vous envoyait par exemple faire des activités artistiques dans les lectures et les décodages, voilà fort longtemps, c’était non seulement thérapeutique en favorisant l’expression, la communication mais c’était aussi un moyen de dériver votre conscience sur autre chose que votre petite histoire et vos petits problèmes.

Aujourd’hui, c’est la même chose mais vous le faites par la Divine indifférence et en comprenant que vous n’êtes pas l’observateur, pas plus que celui qui joue sur la scène de théâtre, c’est-à-dire la dernière étape comme dirait Bidi. Il y a d’abord l’acteur, il y a le spectateur qui regarde et jusqu’au moment où vous sortez du théâtre pour vous apercevoir qu’il n’y a jamais eu de théâtre et que tout cela n’était qu’un jeu, que vous jouiez dans le rêve de la création, que vous avez-vous-mêmes écrit; mais vous ne pouvez pas le voir avant d’avoir lâché.

Vous ne pouvez le voir qu’après et c’est en le voyant, parce que vous le vivez, que vous comprenez et que vous vous reconnaissez; mais sans ça, vous passez effectivement votre temps pour ceux qui tendent à retrouver ce qu’ils sont, bien évidemment par des situations pénibles, vous semblent faire le yo-yo mais pas entre l’égo et le mental, je dirais entre l’acteur et le spectateur, entre le personnage et l’observateur.

Relâchez la pression, il n’y a pas plus de spectateur que d’acteur puisque le théâtre est un rêve. Un rêve ne fait que passer; tout ce qui ne fait que passer n’est pas vrai parce qu’inscrit dans le temps. Il n’y a pas grand-chose à réaliser, si je peux dire, il y a juste quelque chose à lâcher.

Mais surtout envisage qu’est ce qui doit lâcher mais ne réfléchis pas sur ton passé, ne réfléchis pas sur l’émotion qui te traverse; elle a sa raison d’être et sa raison d’être c’est de te faire vivre que quand tu en auras marre, réellement, de passer de la joie au personnage souffrant, la résilience sera actée d’elle-même; là, tu seras totalement libre; c’est en cours chez tout le monde; c’est le principe même du deuil.

Le deuil, je vous le rappelle est lié à la naissance et à la mort, est lié à la perte de la continuité de la conscience qui a même oublié qu’elle rêvait et que rien de tout cela était vrai; elle ne croit qu’à ce qu’elle voit; elle ne croit qu’à ce qu’elle vit au sein d’un cadre donné; mais aucun élément de ce cadre donné, que l’on appelle la terre, qui je vous le rappelle est une prison, ne vous permettra de sortir de prison.

Vous avez beau connaitre la constitution du corps, la constitution des émotions, la constitution globale de la prison mais tant que vous n’avez pas vécu la Liberté, vous connaissez la prison, c’est tout.

Vous êtes encore en train de jouer au jeu du chat et de la souris, ou si vous préférez de l’acteur et du spectateur, de l’égo et du personnage confronté à l’observateur.

Si vous acceptez de vous maintenir tranquilles, de rester tranquilles face à ce genre de situation sans vouloir vous prémunir de vos propres larmes, de votre propre souffrance, de vos propres émotions, alors vous êtes libre, c’est immédiat; mais quand ça se produira, vous ne pourrez que rire de vous, même hier.

Vous le savez, tous ceux qui vivent Agapè ont des éclats de rire tout le temps, intérieurs comme extérieurs; ils ne font que célébrer la vie parce qu’ils sont la Vie et n’ont pourtant, pour la plupart, pas grand-chose d’acquis en leur vie, ils sont libres de tout.

Mais vous allez vous apercevoir comme j’ai dit lors d’une question précédente, d’une réponse précédente, plus exactement, que tout ce à quoi vous tenez vous tient et plus vous tenez à quelque chose plus vous allez en souffrir; vous le savez tous cela. Quelque chose, comme on dit, qui vous tient à cœur, vous empêche d’être le cœur tout simplement.

Toutes les circonstances de vos vies quelles qu’elles soient, quoique vous en pensiez, qu’elles soient détestables ou idylliques ne change rien à l’affaire même si on a tendance à préférer l’idyllique au détestable, je vous l’accorde ; tout cela va être traversé et tout cela ne sont que des décors, des prétextes, même ce que tu décris là, pour vous permettre d’être libre.

Acceptez ce qui Est et vous Êtes. Acceptez l’inconnu et l’inconnu devient connu, acceptez vos peurs et la peur est remplacée par l’amour.

…Silence…

Accueillir et accepter tout ce qui se produit vous fait découvrir que vous êtes immuables; il n’y a pas besoin de maitre, de gourou, d’énergie pour cela; c’est ouvert à tout le monde aujourd’hui et c’est ce que vous vivez tous quel que soit votre âge, quelle que soit votre situation à tous les niveaux; tout n’est que des prétextes pour vous faire vivre le temps zéro, individuellement et collectivement.

Et vous n’avez rien à attendre, aucune date. Je crois que l’on est aujourd’hui le 20 juillet et j’avais bien spécifié, il y a trois semaines, qu’il ne passera strictement rien d’extraordinaire ce jour-là. Bien sûr les séismes, les volcans, les tornades, les ouragans, tout ce qui se produit tous les jours avec la même intensité; c’est tout.

Mais ça ne pouvait pas être le jour de l’évènement. C’est quand, globalement, et quand je dis globalement ce n’est pas la moitié de humanité-âme, humain-âme mais je dirais un pourcentage qui vivra cette acceptation que l’évènement surviendra.

Je vous ai dit et Abba vous l’a redit que vous êtes vous-mêmes l’évènement, vous êtes ce que vous attendiez, vous êtes même ce que vous redoutiez parfois; il n’y a rien d’autre que vous; tout le reste ne sont que des rêves qui s’interpénètrent. Accepter cela, c’est déjà le vivre et accepter cela sans le croire crée le vécu, crée la compréhension et recrée la liberté; tout le reste vous en éloigne.

Rappelez-vous : même ce que vous avez reçu cette année, pour ceux qui suivaient un peu les péripéties avec les cétacés, vous avez reçu les codes des grandes mères, vous avez reçu « je suis toi », nom et prénom du simulacre de votre identité qui vous renvoie au sacré et à l’instant présent; vous avez tout reçu; d’ailleurs ç’a pas pu être reçu puisque c’était déjà inscrit en vous, c’est une impression d’avoir reçu quelque chose puisque tout a déjà été écrit, tout est déjà en vous.

Et tous les autres sont vous, pas seulement sur terre, mais les anges, les archanges, les Hayot Ha Kodesh, la Source, Métatron, les archontes, les mères généticiennes quelles qu’aient été vos identités personnelles au sein de ce cheminement de vie; au sein du rêve en définitive et en vérité, vous avez réellement et concrètement déjà tout vécu.

Vous n’avez pas besoin de vous en rappeler, vous n’avez pas besoin de vous en souvenir, vous n’avez pas besoin de le ressentir ni de le voir mais réellement et concrètement de l’accepter et à ce moment-là, la fin du personnage et de l’observateur  et votre propre fin qui n’est rien d’autre que l’instant initial et quand vous avez rejoint l’alpha à l’oméga, vous apercevez que vous n’avez jamais bougé que vous n’êtes rien de ce qui passe et rien de ce qui vous traverse que vous n’avez jamais bougé, là est l’unique vérité et le contentement qui jamais ne peut prendre fin; tout le reste passe.

La Félicité et les frères et sœurs qui le vivent et nous maintenant aussi nous pouvons que vous donner la même chose, chacun avec des mots certes différents. Mes mots ne sont pas les mots d’Abba, les mots d’Abba ne sont pas les mots de Bidi mais, au-delà du sens des mots, il y a le sens du verbe et la même Vérité.

Autre chose à dire?

Sœur : Non. Merci.

As-tu quelque chose à rajouter, à ce que tu as dit, toi?

Sœur : Il est donc normal, après ce que vous avez dit, de constater comme un épuisement généralisé du personnage?

Je te rappelle aussi le feu vital; le corps éthérique est consumé et change totalement d’aspect; il devient réellement et concrètement le corps d’éternité; il n’est plus soumis au feu vital.

L’acceptation crée la vitalité; elle crée ce feu nouveau qui brûle tout sans…, en te consumant totalement d’amour; seul celui qui passe d’un état à un autre vit cet épuisement mais cet épuisement accompagne aussi la libération de l’idée d’être une personne; là aussi, il y a aussi le processus d’acceptation  mais, plus vous résistez consciemment et inconsciemment plus vous allez être épuisé, plus vous acceptez, plus vous êtes léger et plein de vie, c’est normal ce n’est pas une question d’âge et c’est indépendant de tout processus je dirais médical ou pathologique. L’épuisement n’est que la consumation du corps vital avec un corps d’éternité qui, je dirais, n’a pas pris encore tout l’espace.

Déjà l’année précédente, en 2018, quand nous avons arrêté de parler, le 29 janvier 2018 vous avez été très nombreux à vivre des moments d’absence, des moments de stase, des moments de sommeil, des moments où vous perdiez tous vos moyens. Bien sûr, c’était gênant pour la vie ordinaire pour certains mais, c’est dans ces moments-là que vous avez commencé vos retrouvailles avec vous-mêmes.

Tant qu’il y a vécu d’épuisement c’est qu’il y a encore inconsciemment des luttes entre le feu vital, les habitudes, le fonctionnement et le feu igné mais quand le feu vibral et igné auront pris totalement le relais du corps vital, c’est le moment où vous sentez le tremblement intérieur et les ailes dans le dos, vous ne pourrez que constater qu’il n’est plus question d’être fatigué, il n’est plus question d’être épuisé.

Donc, je n’aime pas trop le mot de normal ou anormal parce que quand tu dis ça, est-ce normal ou anormal, c’est encore quoi, la dualité qui s’exprime, le personnage et pas la Vérité.

La Vérité n’est jamais fatiguée; la Vérité ne peut jamais épuiser; la Vérité vous rend libre, une liberté totale. Ç’a été expliqué par rapport à tous les cycles, même par apport aux besoins physiologiques de dormir, de manger, de se nourrir; tout ça n’existe plus dans la vraie liberté; donc, c’est ni anormal, ni normal, c’est ce qui est à traverser pour toi.

Mais, là aussi, quand tu en auras marre d’être épuisée, de chercher de midi à quatorze heures, une solution et que tu accepteras cet épuisement, tu n’y seras plus soumise de manière totalement véritable.

Mais toutes les techniques anciennes de savoir pourquoi, d’apporter une énergie, une compensation un remède homéopathique, un médicament chimique, une aiguille d’acupuncture, tout ce que vous voulez n’aura plus de raison d’être vraiment.

Du point de vue du processus en cours, oui c’est normal; du point de vue de la Vérité, que c’est anormal. Du point de vue de la personne, il faut comprendre pourquoi; à toi de voir quel point de vue tu prends, là aussi. Acceptes-tu l’évidence de qui tu es que tu ne connais pas ou pas, ou es-tu en train de lutter contre telle chose ou telle chose ou contre telle personne ou telle personne et le plus souvent contre soi-même?

Là est la Vérité, le sacrifice aussi parce que, bien évidemment, comme l’on dit certaines sœurs précédemment, vous ne pouvez qu’assister avec une forme d’impuissance tant que vous vous croyez une personne entre les va-et-vient de la joie, de la fatigue, des émotions, de tous ces fluctuations. Celui qui est Agapè ne peut plus fluctuer en aucune manière; il est immuable dans le Vérité; la vie passe, elle fluctue mais lui il ne fluctue plus, il est en silence immobile mais si il parle, quoi qu’il fasse, c’est une grande légèreté, c’est une grande liberté et c’est une responsabilité totale.

Autres choses à dire?

Voix : Il est 5 heures.

Alors je vais vous laisser vous aérer, vous rafraîchir peut-être et vaquer à des choses peut-être plus agréables que d’écouter le crouton en chef. Permettez-moi de vous transmettre tout mon amour, toute ma paix et toute la joie qui est vôtre et de vous souhaiter : Agapè.

Et je vous à la prochaine fois. Portez-vous bien. Au revoir.

L’assemblée : Au revoir. Merci.

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