Blog (español) : Link   Blog (português) : Link

Groupe Facebook (português) Shantilinaya : Link

Téléchargement (download) :  Audio MP3 + Texte PDF

Entretiens (Malaga) Juillet 2019

 Satsang 2

6 Juillet 2019

Alors, on parle de ce que vous voulez.

Attends, j’approche, ne bouge pas.

Sœur : Moi, je voudrais témoigner de la journée d’hier.

Alors tu le tiens (le micro) si tu témoignes, et moi je t’écoute.

Sœur : Voilà, c’est le témoignage de la danse et du jeu avec les dauphins…

Ah, d’hier.

Sœur : D’hier, qui était magique, et c’était une communion extraordinaire parce qu’on a participé à leurs jeux, à leurs danses, et ils étaient tout autour, mais ils étaient aussi devant le bateau, de chaque côté, et c’était vraiment une communion. Alors moi j’étais, je n’avais plus … quand on dit qu’il faut s’oublier, mais … la personnalité … mais c’est ça.

Et j’étais une enfant, qui jouait avec eux (Rire) et ça a été une … un moment, ces instants-là, mais c’est inoubliable. Et c’était vraiment en communion. Et ça c’était fantastique.

Si tu veux, quand, par rapport à la spontanéité, quand tu es dans la spontanéité de l’instant, dans des moments bien sûr un peu privilégiés comme hier, et bien tu découvres tout de suite la vérité. C’est le moment où tu t’oublies complètement, …

Sœur : Absolument.

Tu es absorbé dans ce qui se déroule, et bien là tu es, instantanément, vous vivez la liberté. C’est-à-dire qu’il n’y a même plus besoin de se poser des questions de vibrations, de visions, de montées en vibration. Aujourd’hui si vous êtes capables ne serait-ce qu’une minute de vivre cette spontanéité totale, vous êtes insérés dans l’instant présent et vous vivez la liberté.

C’est constant. Alors comme je dis, ça peut être les dauphins, les baleines, des chants, la danse du vente, peu importe, si vous arrivez, avec quoi que ce soit , à vous installer dans l’instant présent, sans effort, c’est-à-dire en délivrant le mental, ce n’est pas une attitude mentale qui va vous faire vivre le présent en disant, je m’aligne, je suis dans l’instant ou je monte en vibration, non, c’est le moment où vous réalisez que vous ne dépendez d’aucun passé, ni d’aucun futur.

C’est-à-dire que vous êtes totalement installés dans l’instant présent et de plus en plus, ce que disent les frères et les sœurs, quand ils arrivent à faire ça, encore une fois, ça peut être un dauphin, une baleine, un chant, n’importe quoi, vous êtes libres, et vous pouvez comme je disais, ça a toujours été dit, vous ne pouvez que vous reconnaître.

Ce n’était pas possible avant parce que, par exemple Eckart Tollé; il parle de l’instant présent depuis trente ans, mais avant ce n’était pas possible. Aujourd’hui c’est possible, c’est-à-dire que la voie la plus simple, quand on dit que c’est la voie de l’enfance, la voie de l’innocence, c’est aussi la voie de la spontanéité, c’est-à-dire être totalement immergés dans quelque chose qui est là, sans réflexion, sans technique, sans rien, où tu es absorbé par ce qui se déroule, alors là bon, c’était les dauphins, mais pas les baleines, la preuve, ça suffit.

Il n’y a qu’à ce moment-là, tu vis la vérité, et quand tu vis la vérité une fois, tu ne peux pas l’oublier.

Sœur : Ah oui, c’est inoubliable. On était en osmose avec eux, et le jeu c’était mon jeu, c’était leur jeu, et on se …

Complètement.

Sœur : On se répondait, et j’avais l’impression que ça n’allait jamais s’arrêter et que c’était eux qui menaient la danse, qui entrainaient le bateau, c’était incroyable.

Oui. Pour paraphraser Bidi, ceux qui suivaient Bidi à l’époque en 2012, il nous a parlé longuement de la scène de théâtre, vous avez eu l’acteur, le spectateur, l’observateur et après il n’y a plus de théâtre.

Aujourd’hui, on pourrait dire à la limite que c’est différent, c’est-à-dire que si vous acceptez d’être totalement l’acteur de l’instant présent, vous découvrez que même l’observateur disparaît, et qu’il n’y a jamais eu de théâtre, c’est-à-dire que tous les efforts qu’on a fournis depuis toujours et depuis Bidi, de la réfutation, de tout ce qu’il avait expliqué en 2012, à la limite ne fait plus sens.

C’est ce que je vous disais aujourd’hui ça ne sert à rien d’aller réfuter, puisque l’accessibilité au temps présent est de partout. C’est une information, c’est un champ informationnel ce n’est pas une énergie, c’est l’information du temps zéro qu’on véhicule, tous ceux qui sont libres véhiculent à l’insu de leur plein gré, je dirais, et qui font que le miracle est permanent.

Donc toutes les stratégies des rencontres comme j’ai dit, c’est de vous conduire par le jeu, par le chant, par les baleines, par n’importe quoi, à vivre cet instant présent. C’est-à-dire que vous devez accepter que si vous n’êtes pas libres aujourd’hui, c’est que vous n’avez jamais été dans l’instant présent encore.

Aujourd’hui, l’instant présent, la spontanéité, la voie de l’enfance te fait fondre, même le Je Suis, et tu te découvres Absolu, et tu ne peux que te reconnaître. C’est-à-dire que c’est d’une simplicité tellement enfantine que tous ceux qui sont encore en train de jouer à la conscience, ne le voient pas, puisque la conscience est un processus projectif, même la supra conscience. Les gens sont entrainés dans des visions, peu importe qu’elles soient astrales ou qu’elles soient réelles, au sens du Grand Ciel, elles n’ont aucun intérêt pour vous rendre à votre liberté.

Il n’y a que l’enfance, c’est-à-dire la spontanéité, l’humilité, le moment où vous disparaissez dans quelque activité que ce soit, que vous êtes libres. Et j’invite donc tous ceux qui ne le vivent pas encore à ne pas se poser de questions, à gamberger, à vouloir monter en vibrations, ou traiter quoi que ce soit, réfléchissez réellement, mentalement, à ce que signifie l’instant présent.

Si vous êtes réellement immergés dans l’instant présent, au niveau neuro scientifique, au niveau énergétique, au niveau vibratoire, au niveau de la conscience, vous êtes libres. Donc, il n’y a pas à se mettre martel en tête ou à se poser des milliards de questions comme avant, ou à monter en vibration, le fait d’être placé, quelles que soient les occasions dans l’instant présent, vous libère instantanément.

C’est ça le grand truc qu’on essaie de faire passer depuis la fin de l’anomalie primaire, c’est de faire accepter aux gens que finalement, s’ils sont réellement présents dans ce qu’ils font, et bien, ils disparaissent. Ils ne disparaissent pas comme avant avec des états de stase ou d’endormissement comme ça à l’impromptu, mais dans la lucidité de l’instant, c’est-à-dire côté éphémère, l’Absolu, comme j’ai dit, l’inconnu devient connu, l’Absolu se révèle au sein de l’éphémère.

Ce que tu décris est exactement ça, et ça laisse non seulement une marque, un souvenir, comme ce qui aujourd’hui c’est un souvenir, c’était hier, mais ayant vécu cet instant de communion, de fusion et de temps zéro, ça a été révélé et réveillé dans tes cellules, dans ta conscience, de partout, et le simple fait de penser à cet instant, n’est pas simplement un souvenir de ce qui a été vécu, mais te replace instantanément dans l’instant présent, et c’est de plus en plus facile.

Bien évidemment, l’égo, la conscience, la spiritualité s’opposent à ça. Bien sûr. Donc, si vous acceptez ce principe là, vous ne pouvez que le vérifier et le vivre. Donc, ce que vous avez à vous poser comme question si vous avez le sentiment de ne pas être libres, de ne pas vivre ceci, de ne pas vivre cela, c’est que vous n’avez encore jamais été réellement et concrètement dans l’instant présent.

Si vous êtes dans l’instant présent, là, tout de suite, vous êtes libres. Ce n’est pas une question d’énergie, de vibration, d’activation des portes, des étoiles, comme c’était avant, ça c’était pour accéder à la supra conscience, mais aujourd’hui, si vous traversez tout ça, comme j’ai dit, c’est-à-dire si vous immergés … alors bien sûr, les baleines, les dauphins, les chants, ce sont des aides magiques, parce que ça vous placent dans l’écoute ou dans le jeu comme avec les dauphins, même visuel, parce que vous voyez, c’est quelque chose de concret, ça ne se passe pas ailleurs, à ce moment-là vous êtes libres.

Et c’est de plus en plus facile, parce que dès l’instant où il y en a un qui porte le temps zéro dans une assemblée, dans un groupe comme là, il contamine tout le monde, même ceux qui disent, mais moi je ne veux rien, je n’y crois pas, ce n’est pas vrai, peu importe. Comme j’ai toujours dit, vous ne pouvez que vous reconnaître.

Et quand cette reconnaissance a lieu, c’est fini, même si vous avez l’impression de retomber, de faire yoyo avec votre personnalité, d’avoir des émotions, des conflits, ça n’a aucune espèce d’importance.

L’instant du temps zéro a été gravé dans la conscience, dans les cellules, et c’est fini, quel que soit ce que dit votre personnage, quels que soient ce que disent votre conscience, vos doutes, vos humeurs, vos maladies, c’est fini. Et c’est de plus en plus constant.

Donc, oui, c’est très important ce qui s’est passé hier, puisque ça vaut un grand moment de joie, d’ailleurs en regardant, en re-regardant les vidéos cette nuit, c’est évident que c’était, il y a un sentiment d’irréalité tellement c’est incroyable quoi, on l’a vécu pourtant, on a été dedans, mais quand tu regardes les image, a posteriori tu dis, mais on a vécu quelque chose d’insensé, alors qu’on était tellement immergés dans ce qu’on vivait, tous ces cris, cette joie spontanée, qu’on ne s’en est pas rendu compte, sur le moment.

Oui, c’était beau, même (Prénom) la femme de (Prénom) du Capitaine a dit, Ouah, ça fait une éternité qu’on n’a pas vu autant de dauphins, à la fois, mais ce n’est pas important, vous êtes absorbés dans l’instant présent, c’est comme si on vous occupait avec des marionnettes, pendant ce temps-là, vous dégagez de votre personnalité, et pendant ce temps-là, se révèle le temps zéro.

Comme je l’ai dit, c’est un champ informationnel, un champ d’informations qui est présent partout.

Bien évidemment, ce qui fait obstacle, ce n’est pas la souffrance, ce n’est pas la maladie, c’est la conscience, c’est-à-dire que si vous tenez quelque part à la conscience, vous ne pouvez pas traverser, parce que vous ne pouvez pas être dans l’instant présent.

La conscience, rappelez-vous, n’est jamais dans l’instant présent. Il n’y a que le Je Suis, l’orgueil spirituel, qui vous donne l’impression d’être immergés dans votre propre réflexion de lumière, le soi n’est rien d’autre que ça, c’est le moment où vous rentrez en expansion de conscience, vous allez vous installer dans un état de sérénité, de félicité où il y a de la lumière blanche, l’auréole des saints, tous les gens qui sont dans des états mystiques, mais ça, ça ne suffit pas.

Ça, ça ne suffit pas, quel que soit le côté agréable, ce n’est pas la vérité. Mais bien évidemment, aujourd’hui, le temps zéro, même si on a parlé du mouvement respiratoire ternaire au niveau ostéopathique qui libère la tête pour accéder au cœur, c’est vraiment le fait d’être saisi au niveau de votre conscience dans une activité précise, où vous êtes absorbés dans ce que vous voyez, dans ce que vous écoutez, dans ce que vous vivez, que vous êtes libérés.

C’est le moment où vous n’êtes plus là, parce que vous êtes réellement dans cette joie nue, parce que vous êtes absorbés dans ce champ informationnel du temps zéro, qui n’est pas une énergie, ni une vibration.

Alors bien sûr, après on sent les vibrations pour ceux qui les perçoivent et les ressentent, mais ça n’a aucune espèce d’importance. Et les changements après ne peuvent que s’amplifier au fur et à mesure des jours et des semaines, où vous allez constater que vous êtes réellement et concrètement de plus en plus libres, par rapport à votre corps, par rapport à vos pensées, par rapport à votre passé, et par rapport à tous les mécanismes projectifs.

C’est-à-dire que vous êtes réellement et concrètement installés au temps zéro, même si aujourd’hui vous n’avez jamais senti le double tore, le chakra du cœur, les couronnes ascensionnelles, le canal marial, vous ne pouvez que constater cette liberté. Et elle va se traduire, bien évidemment, dans votre vie, dans toutes les occasions possibles, c’est-à-dire qu’à ce moment-là, vous ne pouvez que constater que vous n’êtes pas votre petite vie misérable, votre petit personnage, mais comme je l’ai toujours dit, vous êtes la Vie.

Et bien évidemment, là, toutes les zones de tension au niveau du corps, au niveau de la conscience, au niveau de l’histoire, disparaissent, disparaissent vraiment, c’est-à-dire que même si vous avez les souvenirs, une mémoire qui est là, vous constatez que ça n’a plus aucune incidence, ni aucune possibilité de dévier de cet instant présent.

Et l’instant présent aujourd’hui, permet de vivre la vérité, mais instantanément. Ce qui fait écran, c’est votre conscience, ce ne sont même pas les mots, ce n’est même pas l’histoire, c’est ce que vous mettez au-devant de vous, c’est-à-dire notre conscience. La conscience qui est un mécanisme projectif, qui ne fonctionne que par assimilation, identification et possession, mais qui jamais ne pourra être une restitution, c’est-à-dire ce que j’ai appelé le sacrifice.

A ce moment-là, et bien vous ne pourrez que constater, comme l’a dit Bidi, l’Amour ou la souffrance, et c’est la vérité. C’est-à-dire que, paradoxalement, les gens qui sont au plus proches de lâcher, mais qui ne veulent pas lâcher, inconsciemment, peu importe, sont ceux qui ont le plus de souffrance. C’est-à-dire que plus vous souffrez, quelle que soit la raison, plus vous êtes, je dirais, à la limite de votre propre résurrection.

Alors que ceux qui dorment, ils dorment. Mais vous voyez bien autour de vous, il y a des gens, ils ne veulent aucune question, leur vie continue, ils se foutent de ce qui se passent en eux, à l’extérieur, ils sont absorbés, eux, dans l’illusion.

Or l’instant présent vous libère de cette absorption de votre vie, pour vivre la Vie. Et c’est réel, c’est un processus tout-à-fait explicable, je ne vais pas revenir dessus, en neurosciences, en énergétique, et même dans les mécanismes du jeu entre le simulacre et le sacré, c’est-à-dire entre la conscience éphémère, l’éternité et ce que vous êtes vraiment.

Et ça, ça se constate de jour en jour, de façon de plus en plus claire et nette. Ce que je veux dire par là c’est que pour tous ceux qui, aujourd’hui, dans leur démarche sincère, de vivre, d’être cette vérité, si vous êtes dans la souffrance, qu’elle soit psychique, mentale, émotionnelle, physique, c’est justement parce qu’il y a des forces qui sont à l’œuvre, à l’insu de votre plein gré et de votre volonté, entre ce feu par friction qui est lié à l’égo, c’est-à-dire la mise en avant de la conscience, et le feu vibral, et le feu igné.

Donc, bien évidemment, oui, ça va passer par l’impression d’avoir un retour en arrière d’état dépressif, des manifestations douloureuses extrêmement fortes, et même des maladies mortelles, qui ne sont là que pour vous permettre de réaliser cette alchimie, c’est-à-dire cette acceptation de l’intelligence de la lumière. C’est-à-dire que tant que vous ne vous êtes pas reconnus en l’intelligence de la lumière et que vous vous reconnaissez encore plutôt comme un personnage souffrant, qui doit évoluer, qui doit changer, vous ne pouvez pas être libres.

Et vous aurez de moins en moins de possibilités, parce qu’à chaque fois que vous allez avoir une posture, de votre mental, de vos émotions, de votre corps, qui fait mal, ça va signifier qu’il y a un feu par friction qui est en train de se dérouler, entre tous les mécanismes du corps éthérique et des projections de la conscience au niveau de corps éthérique, et la vérité.

Et plus vous restez tranquilles à ce moment-là, plus vous acceptez, et plus l’acceptation est là, plus vous traversez.

Alors bien évidemment, c’est beaucoup plus agréable de le vivre à travers des dauphins, des baleines, des chants, le rire, qu’à travers la souffrance. Mais l’Amour vécu ou la souffrance la plus intense aboutit nécessairement à la résilience, et donc à l’Amour.

Ça ne peut pas être autrement, c’est un processus neurochimique, énergétique, qui concerne la conscience elle-même, mais sur lequel vous n’avez aucune possibilité d’action, si ce n’est de relâcher vous-mêmes la pression par rapport à vous-mêmes, ça rejoint la théorie de la plainte, et aujourd’hui, c’est d’autant plus vrai, c’est-à-dire plus vous allez exprimer, manifester une plainte, plus celle-ci va se renforcer.

C’est inéluctable, c’est le jeu de l’intelligence de la lumière. Plus vous acceptez, même l’intolérable, c’est un processus là aussi neurochimique, plus vous allez entrer en résilience. Tant que vous luttez, à quelque niveau que ce soit, vous allez souffrir et de plus en plus.

Ça a été dit, c’est prouvable, c’est démontré au niveau neuroscientifique, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, par cette intelligence de la lumière qui est là, par ce temps zéro qui est là, tout être humain doit accepter qu’il est à la très bonne place dans ce qu’il vit, non pas, encore une fois, ne comprenez pas de travers, comme quoi : et bien j’ai une maladie, je la laisse évoluer, non, c’est au niveau des mécanismes de prédation de vous-mêmes envers vous-mêmes, que ça s’exprime.

C’est-à-dire que quand vous vous considérez comme un individu, alors on disait, Krishnamurti disait : quand vous êtes juifs, vous êtes violents, parce que vous excluez tous les autres, quand vous êtes bouddhistes, vous êtes violents parce que vous excluez tous les autres, on peut dire aujourd’hui quand vous pensez à vous, et seulement à vous, vous êtes violents, ça veut dire que vous excluez tous les autres, et vous ne pouvez pas vivre que tous les autres soient en vous, même le pire des ennemis.

Donc, c’est dans ce jeu-là qui se joue en ce moment, que se trouve la vérité. Accepter ce jeu, c’est aussi le principe de l’acceptation et de la voie de l’enfance, c’est-à-dire accepter de ne plus comprendre, accepter de ne plus voir, de ne plus sentir même si vous sentez, et à ce moment-là vous traversez, et ça se fait tout seul, ça se fait, comme disait Nisargadatta, sans vous.

Tant que vous croyez que ça se fait avec vous, vous êtes piégés et prisonniers de votre personnage. Mais même ce piège de votre personnage, débouche sur le feu par friction, ce qui est responsable de cette notion d’Amour, non pas, ou de peur, c’est fini ça, c’est Amour ou souffrance. Quel que soit le mécanisme qui semble vous alourdir, vous gêner ou vous priver de cette liberté qui est là, ne vient que de votre posture.

Ce n’est ni karmique, ni mémoriel comme on disait l’élimination des mémoires, c’est simplement quelle est, si je peux dire, votre attitude dans l’instant. Est-ce que vous accueillez ou est-ce que vous rejetez. Si vous rejetez, vous souffrez, si vous accueillez, même le pire des salauds, vous êtes libres.

Donc c’est une transformation, je dirais même des mécanismes de fonctionnement de la conscience la plus ordinaire, si, ils sont accueillis ou au moins acceptés, sont traversés instantanément. Vous allez le constater de plus en plus pour ceux qui ne sont pas encore libres, mais aussi autour de vous, dans les membres de la famille, de partout, et dans toutes les occasions.

Autre chose. Attends.

Frère : Oui, alors, moi je voulais témoigner par rapport, forcément le mot m’échappe maintenant, à la spontanéité, pardon, voilà, à la spontanéité. Alors en fait, moi j’ai toujours été quelqu’un qui a été dans les vibrations, qui a été dans la sensation, et puis effectivement, ce dont je peux témoigner, c’est que les moments où je suis plus libre, paradoxalement, c’est quand je suis au travail, je suis occupé à mes tâches, je suis en train de discuter avec des collègues, je suis au téléphone, et je suis en joie, parce que simplement, je ne suis pas là en fait, ça se passe de manière totalement automatique, mon esprit est occupé, et ça se passe très souvent là.

Ou alors quand je fais un jeu vidéo, ou alors quand je ne suis justement pas du tout en recherche …

(…)

Frère : Oui, oui, c’est ça…

Ou dans le jeu simplement.

Frère : Oui, oui exactement, …

Oui, oui, c’est comme ça que ça marche.

Frère : Et puis l’autre élément dont je voulais témoigner, c’est qu’effectivement, ça n’a jamais été aussi simple, ça n’a jamais été aussi simple, d’une certaine façon on est, on n’a rien à faire, il faut justement arrêter de faire quoi que ce soit, et puis, et puis c’est là. En fait, c’est aussi simple que ça. Ça paraît tellement évident en fait, que des fois j’ai envie de prendre les gens et de leur taper la tête contre les murs quoi : mais regardez comme c’est simple.

Tant que le mental fait écran, tant que la personne pense encore être une personne à quelque niveau que ce soit, tu auras beau leur dire dans tous les sens, tu as envie effectivement de les secouer, mais ils ne peuvent pas le voir. C’est ça qui est très marrant entre guillemets, c’est que quand toi tu le vis, tu te vois tel que tu étais avant, mais tu vois aussi dans l’autre le personnage qui est mis au-devant, c’est-à-dire celui qui joue son cinéma…

Frère : C’est exactement ça.

… A quelque niveau que ce soit, que ce soit par l’habillement, par les postures, par les phrases, mais tu as envie effectivement de souffler : non, mais attends, tu n’es pas ça, c’est comme ça pour tout le monde, et quelqu’un qui est libéré, sans aucun jugement, sans aucune ironie, le voit clairement. Quand je dis que ça se voit comme le nez au milieu de la figure, il n’y a pas besoin de perception vibrale, extrasensorielle, médiumnique, simplement en parlant, en échangeant, ça se voit tout de suite.

C’est-à-dire ceux qui mettent un personnage devant, c’est-à-dire qu’ils projettent entre guillemets leurs masques et leurs égos, leurs rôles, leurs fonctions, ce qu’ils croient, et tu vois ceux qui sont vrais. C’est-à-dire que dans un cas il y cette spontanéité, cette ouverture qui se vit, qui te met en joie quoi qu’il se passe, et quand tu as cette interaction entre un frère et une sœur, un qui est libre, et l’autre qui n’est pas encore tout-à-fait libre, et bien comme je dis, ça se voit comme le nez au milieu de la figure, quelle que soit la posture qu’il puisse prendre à travers ses mots, à travers sa présentation ou sa spiritualité.

Je l’ai dit, je les appelle les nez rouges, parce qu’ils ne voient pas, tu as envie de les secouer, mais ils ne peuvent pas le voir. Ils ne peuvent pas le voir, pas parce qu’ils ne veulent pas, pas parce qu’ils sont en opposition, parce qu’ils ont mis quelque part, leurs petites personnes, leurs petites histoires, leurs petits attachements à la forme, devant.

Bien évidemment, dès qu’il y a cette forme d’attachement, au petit personnage, la petite histoire, à ses petites blessures, à son petit vécu, tu ne peux pas être libre.

Ce n’est que le temps zéro qui est cette ultime clef avec le nom et le prénom, qui te permet effectivement en te nommant, en t’appelant, de déclencher cette transsubstantiation et cette intrication quantique qui se dénoue, où tu vis cet espace de liberté.

Et bien évidemment, après ça peut fluctuer, comme je le disais, ce n’est pas quelque chose qui va être linéaire, mais qui va progresser quand même chaque jour, mais vous ne serez plus jamais dupes de votre personnage, même quand il réapparaît et qu’il se met devant, vous verrez instantanément que c’est une projection, de votre petit personnage, de vos petits soucis, de vos petites joies, mais qui n’ont rien à voir avec la grande joie ou la joie nue. Il suffit d’une fois pour le vivre.

Oui. Attends, attends, parce qu’ils n’entendent pas, autrement après ils râlent.

Sœur : Alors c’était rigolo ce que tu as utilisé avec les nez rouges, donc, tu les appelles les nez rouges, tu appelles qui les nez rouges en fait ?

Je n’ai pas compris.

Sœur : Les nez rouges, tu appelles qui les nez rouges ?

Oui, et alors ?

(Rires)

Sœur : C’est qui les nez rouges ?

Les nez rouges, c’est les clowns, ce sont ceux qui portent un … au milieu … le nez rouge du clown, le nez rouge, c’est le clown, c’est celui qui joue un rôle pour divertir.

Sœur : Mais c’est rigolo.

Pourquoi je l’appelle le nez rouge ? Parce qu’effectivement, entre un libéré et quelqu’un qui se croit une personne, …

Sœur : On leur place un nez rouge.

Celui qui est libéré voit le nez rouge.

Sœur : Excellent, donc je t’invite alors, c’est pour reprendre par rapport à ce qu’a dit le frère, donc, plutôt que de les coller au mur, moi je t’invite à les voir avec un nez rouge, c’est plus rigolo. Et alors aussi de se balader, nous on pourrait quasi se balader avec un nez rouge et quand c’est notre petite personne qui revient, plouf, on se le remet de temps en temps, c’est rigolo, c’est comme (…)

D’ailleurs, si on voulait faire rire quelqu’un, à l’époque on concluait les spectacles avec (Nom) à Can Mas, on avait des nez rouges, et je te promets que n’importe qui, tu te mets un nez rouge, et l’autre en face il ne peut que rire. Mais nous, quand je dis, face à une personne qui se croit une personne ou qui se croit quelqu’un d’important au niveau spirituel comme certains délires qu’on peut voir sur le Net en ce moment avec certaines personnes, ils n’ont pas vu leurs nez rouges.

Ce sont des guignols, des guignols au sens qu’ils se sont piégés eux-mêmes, comme je disais, par les énergies, par les visions, par les histoires, par les notions de non vécu d’Agapè ou de non vécu de l’Absolu, même chez de gens qui revendiquent l’Absolu, c’est merveilleux, c’est-à-dire que vous avez des frères et des sœurs qui tiennent des blogs depuis des dizaines d’années, qui écrivent sur l’Absolu des choses merveilleuses, mais ils ne le vivent pas. C’est évident.

Donc ils se placent dans une posture d’enseignant et comme par hasard, ils sont toujours au-dessus des autres, quand ils ont des énergies, c’est toujours les plus forts, quand ils ont des visions, même le Christ et Marie s’inclinent devant eux, ils n’ont pas vu le ridicule, c’est le ridicule, c’est pour ça que je les appelle les nez rouges, il n’y a rien de méchant, mais c’est comme ça qu’on les voit réellement, mais on les aime, parce qu’on voit au travers de ce qu’ils projettent au-devant d’eux.

Donc, même cette … ce n’est pas une moquerie, ce n’est pas une ironie, mais ce recadrage en quelque sorte comme le font certains sur Facebook que vous connaissez bien, en parlant de la conscience qui est une maladie ou en jouant sur tous ceux qui jouent comme ça sur l’énergie, la vibration et la conscience, parce que c’est clair comme de l’eau de roche.

Mais eux, bien évidemment, quelqu’un qui a un nez rouge, la différence par rapport à un clown, c’est qu’il a ce nez rouge, mais qu’il ne voit pas qu’il a un nez rouge. Alors que ceux qui sont libres, mais ils le voient, mais ils ne peuvent pas se cacher, quelles que soient leurs postures, quelles que soient leurs tenues, quel que soit ce qu’ils écrivent, quel que soit ce qu’ils voient, mais on ne peut qu’en rire. Mais ce n’est pas un rire moqueur, c’est un rire de compassion, de, à la limite : Ah tiens putain, j’étais comme ça moi aussi !

Donc, ça veut dire simplement qu’ils n’ont pas vécu la vérité, c’est-à-dire que quelque part, ils sont tenus par ce à quoi ils tiennent, que ce soit l’argent, que ce soit un mari, que ce soit le corps, que ce soit n’importe quoi. Rappelez-vous, tout ce à quoi vous tenez, vous tient. Et aujourd’hui, c’est violent au niveau des manifestations, et cette manifestation c’est essentiellement la souffrance.

Cette souffrance n’est pas une punition, ce n’est pas une mémoire, c’est pour vous démontrer à vous-mêmes que vous êtes attachés à quelque chose, et en particulier à vous-mêmes, à votre conscience. Vous êtes persuadés que vous êtes un individu, et donc vous n’avez pas vécu que vous n’êtes pas un individu. Vous ne pouvez pas échapper à ça.

C’est comme quand j’expliquais, plusieurs soirs de suite, même la semaine dernière, quand vous dites : je, mon corps, de dire que votre corps vous appartient, mais qui est-ce qui dit ça ?

Après, ça peut aller très loin, par exemple dans les enseignements de l’Advaita Vedanta, vous avez des gens qui n’ont rien compris et qui appliquent ça au niveau mental. ils n’osent plus s’identifier à leurs corps, qu’est-ce qu’ils vont dire ? Alors c’est une phrase connue, ils vont dire par exemple, au lieu de dire : oui je vais aller prendre un café, ils disent : ce corps va aller prendre un café. Mais non, banane, c’est toi qui prends un café et ton corps te sert de moyen d’aller prendre un café.

(Rires)

Donc, vous voyez qu’à travers même l’abnégation, en disant, ce corps va aller prendre un café, ils se nient eux-mêmes, ils n’arriveront à rien. Ils n’arriveront qu’à renforcer et à donner plus de poids à l’illusion, à leur conscience, à leur personnage, et donc souffrance. Et donc interrogation, et donc mal-être, effectivement.

Alors que, dès l’instant où vous avez accepté de jouer le jeu de l’abandon, comme on vit spontanément avec les dauphins, ou hier soir avec les chants de (Sœur), et bien vous vivez instantanément cette joie nue. C’est instantané, il n’y a pas besoin de posture, il n’y a pas besoin de jouer un jeu, il n’y a pas besoin de s’aligner, mais vous ne pouvez pas être trompés quand vous l’avez vécu.

Alors que celui qui ne l’a pas vécu, ou qui s’en est approché, il ne peut que s’interroger, c’est-à-dire, il va demander, est-ce que je suis libre. Mais dès que vous vous posez cette question, ça prouve que vous n’êtes pas libres. Encore une fois, gardez vos questions pour le temps qu’il va faire, pour ce que vous allez manger, qui vous allez draguer comme minette, ou peu importe.

Mais, par rapport à ce que vous êtes, ne vous interrogez pas.

Si vous vous interrogez, vous mettez à chaque fois un peu plus de distance, c’est le même principe que l’abandon de la quête ou de la recherche spirituelle dont parlait Bidi en 2012, tant que vous avez l’impression de chercher, au niveau de l’esprit, et bien vous êtes à côté.

La vérité est joyeuse, la vérité est nue, elle n’a pas besoin de vous. C’est ce qu’on dit tout le temps, ce n’est pas la personne qui est libérée, c’est impossible, c’est vous qui êtes libérés de la personne, vous qui êtes libérés de votre conscience, de votre histoire, de votre personnage.

Et bien évidemment après vous êtes inscrits dans la linéarité puis qu’on est incarné, ça ne vous empêche pas de fonctionner, quand il y a besoin, avec n’importe qui, ou n’importe quoi, ou n’importe quelle circonstance.

Mais le vécu est profondément différent, parce que dans un cas, il y a liberté, il y a gratification, il y a joie nue qui est réelle, et de l’autre côté il y a résistance, et de l’autre côté, il y a souffrance.

C’est pour ça que ce positionnement qui se joue en ce moment et qui est indépendant de nous, entre l’Amour et la souffrance, va devenir de plus en plus percutant, pas pour punir, pas pour vous freiner, mais au contraire, pour entraîner ce feu par friction, c’est-à-dire de finalisation, de confrontation et de traversée entre l’éphémère et l’éternité, le simulacre et le sacré, qui débouche immanquablement sur la liberté, c’est-à-dire ce qu’on a appelé la fin du rêve du rêve de la création, qui se déroule sur terre.

Mais chaque jour ou chaque heure qui va se passer dans notre vie, va systématiquement nous ramener à ça. Et vous ne pouvez que constater, au fur et à mesure des jours qui s’écoulent, le rapport si je peux dire, entre la joie, l’Amour et la souffrance.

Il ne peut pas y avoir d’Amour souffrant. Il peut y avoir un Amour douloureux, vous pouvez ressentir des douleurs, mais ça ne peut pas être une souffrance. C’est quelque chose de fondamental, parce que tant que vous manifestez une souffrance, vous l’exprimez, vous la ressentez, vous voulez la traiter, ce qui est logique sur le plan de la personne, ce qui n’empêche pas d’ailleurs de le faire, mais ne faites pas intervenir votre conscience sur le processus.

Il vaut mieux prendre un comprimé d’aspirine que d’aller réfléchir au pourquoi du comment. Parce que bien sûr il y a toujours des explications au pourquoi et comment, mais l’explication du pourquoi ou comment vous avez mal, aujourd’hui, est un obstacle à la vraie guérison.

Alors qu’avant, bien évidemment, dans l’énergétique, dans tous les processus de la conscience, la conscience fonctionnait selon trois modes successifs, analyse, synthèse, intégration, c’est le moment où un mécanisme a été compris, élucidé, décortiqué, et où il se produit automatiquement.

C’est pareil pour l’apprentissage de la marche, c’est pareil absolument pour tout. Et si vous acceptez cela, vous le verrez clairement. Il n’est même pas question de vous demander : oui mais comment faire, parce que si vous demandez oui, comment faire, vous cherchez encore un prétexte et vous fuyez l’acceptation, vous fuyez la transparence. Il n’y a pas d’autre jeu possible.

Et le résultat est toujours le même, si vous acceptez de ne pas fuir, c’est-à-dire d’être réellement présents et disponibles, vous vivez l’autonomie et la liberté, quelles que soient vos contraintes familiales, affectives, corporelles ou autres.

Ce que je vous dis là, c’est un vécu. Ce ne sont pas des concepts à appliquer, c’est des choses à vérifier soi-même dans son propre vécu de tous les jours, de chaque instant. Et ça vous ne pouvez que le vivre. Si vous ne le vivez pas, c’est que vous être encore atteints du complexe d’individualité, c’est-à-dire que quelque part, que ce soit au niveau conscient, inconscient, subconscient, supra conscient, ne fait aucune différence, vous êtes encore habités par l’idée d’être un personnage, séparé et divisé du reste de la création.

Donc vous ne pouvez pas être Abba, puisque j’ai dit que, effectivement je suis Abba, mais vous l’êtes tous, tout autant, vous voyez, je ne suis pas un Abba qui va aller traîner comme certains hindous avec une tenue, un accoutrement sur un siège en or. Non. Comme je l’ai dit au Québec, et je le répète, ma vie est affreusement simple, il n’y a rien, il n’y a aucun rituel, il n’y a pas de techniques qui sont mises en œuvre tous les jours, il n’y a pas de rituels, je n’allume pas des bougies tous les jours, vous voyez.

Je vis la vie comme elle se présente, de la façon la plus honnête possible, c’est-à-dire en étant le plus proche de l’instant présent, même si en bon bélier, bien sûr les mécanismes projectifs, je les connais, mais je les vois, et j’en ris. Tandis que celui qui ne les voit pas et il n’en rit pas, il va très mal. C’est toute la différence, et cette différence elle va être de plus en plus visible, c’est pour ça que j’ai employé le nez rouge, parce que cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Et on voit très bien les frères et les sœurs qui trichent. On ne leur en veut pas, les pauvres. Comme disait le Christ, Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font, réellement et concrètement. Vous ne pouvez pas les condamner, vous ne pouvez pas les juger, simplement vous ne pouvez que dire : Pardonne-leur; ils ne sont pas encore réveillés, quoi, ils ne sont pas encore libres.

Donc, il n’y a aucune moquerie, aucune ironie, mais il y a une vraie compassion qui s’exprime, par le fait qu’ils se mettent eux-mêmes en distance par rapport à la vérité. Ils se mettent eux-mêmes en distance par rapport à ce simple mot qui est Agapè, qui est vibral, qui a une signification précise, en disant : c’est une religion, c’est une secte, mais ils n’ont rien compris les pauvres, ils ne le vivent pas.

Ils ne peuvent pas le vivre parce qu’ils se placent eux-mêmes en confrontation, et en opposition. Et bien évidemment, ces frères et ces sœurs-là, quoi qu’ils écrivent, ils sont au plus mal. Parce qu’ils sont en manque, ils sont en souffrance, et ils camouflent leurs souffrances qu’ils vivent dans le corps ou dans leur conscience, à travers des décors, à travers des célébrations, à travers des rituels, à travers des visions, à travers des énergies, à travers les vibrations qui sont réelles, mais ils n’ont pas traversé.

Ils sont restés piégés dans le mythe d’immortalité, ils sont restés piégés dans le rêve, c’est-à-dire dans la conscience, parce que pour eux, il n’y a rien d’autre que la conscience, et d’ailleurs ils le disent eux-mêmes, le néant, ah, quelle horreur ! Eh oui, puisqu’ils n’ont pas vécu la vérité. Et tant qu’on est dans l’égo, et tant qu’on est dans le soi, il y a nécessairement un orgueil qui, aujourd’hui pour ceux qui sont dans cette posture-là, un orgueil, mais monumental. Mais on ne leur en veut pas.

Ils ont tellement joué avec la conscience qu’ils ne peuvent plus voir que la conscience est une maladie, et revendiquent la conscience bien sûr, se mettant en totale opposition avec les dires même de Nisargadatta de son vivant, pourtant des gens qui ont des blogs et qui ont publié mais sans arrêt du Nisargadatta à tout va, ou Dialogues avec l’Ange à tout va. Mais ils ne voient pas la vérité à travers ça, ils sont piégés.

Et ça se voit mais encore de plus en plus, c’est de plus en plus clair, c’est de plus en plus évident.

Qui c’est qui voulait parler ?

Sœur : Moi c’était juste pour témoigner aussi d’une petite chose. Moi, je ne savais pas ce que ça voulait dire Agapè. Quand tu l’as dit, mais je le disais parce que ça chantait, et puis alors les autres quand ils demandaient : oui, mais c’est quoi, gni gni gni, alors j’ai été voir la définition tout simplement sur Internet…

C’est l’Amour de Dieu pour les hommes, c’est un Amour impersonnel, on ne peut pas dire inconditionnel, quand on dit inconditionnel ça suppose le contraire, condition, mais cet Amour absolu qui vient de ce qui est au-delà de la lumière, qui est la vérité que nous sommes.

Alors bien évidemment, tous les spiritualistes, et il y en a qui veulent comprendre : que veut dire Agapè ? Ok, il y a la définition, elle est réelle, elle est concrète, et puis il y a tous les spiritualistes, entre guillemets, qui s’opposent à ce mot-là, en disant : c’est une secte, je ne veux pas entendre parler de ce mot. Et bien ça prouve bien qu’ils ne vivent pas l’Amour.

Sœur : En disant ce n’est juste que des mots, parce qu’après, après je ne savais pas non plus, moi j’avais dit oui pour venir ici, mais je ne savais pas non plus ce que c’était un satsang, moi quand je ne sais pas une définition, je vais simplement voir au dictionnaire, parce que tout le monde me disait : oui, mais c’est quoi ? Je disais, je n’en sais rien, je verrai bien quand je l’aurai vécu, qu’est-ce que tu veux que je te dise.

Je ne peux pas dire avant quoi. Alors après j’ai été voir la définition … alors …après je peux connaître … mais si je ne l’ai pas vécu, je ne peux pas définir un mot, c’est-à-dire il faut l’avoir vécu pour ça. Alors, voilà …

Le vécu est bien plus important que la définition. La définition s’appuie toujours sur le mental, et donc sur la dualité. Parce que quand tu définis, tu donnes ou tu nommes, comme il est dit dans la bible, il faut nommer la création, dès que tu nommes, tu mets une distance.

Sœur : Ben oui, c’est pour ça que moi je dis, il faut le vivre d’abord, on ne peut pas …

Il faut le vivre d’abord et le comprendre après. Le vécu est la compréhension, mais par contre ceux qui sont dans la conscience refusent de le comprendre, c’est-à-dire pour eux, il faut comprendre avant de le vivre. Mais ça c’est impossible. Vous ne pouvez que le vivre …

Sœur : Alors moi je ne pouvais pas …

Vous ne pouvez que le vivre …

Sœur : Ben oui, je n’aurai pas pu dire … fallait d’abord dire oui et après, on verra. Je ne vais pas dire oui, mais je ne sais pas ce que c’est, bla bla bla, non.

Parce que là c’est une preuve de plus, quand les gens ont ce mécanisme de fonctionnement, qu’ils sont inscrits dans la dualité bien-mal, tout simplement. Mais ce qui est merveilleux, c’est que ce sont des frères et des sœurs qui ne parlent que des autres dualités. Vous en avez beaucoup comme ça, qui écrivent sur l’Advaita Vedanta, sur la non-dualité, mais qui s’inscrivent eux-mêmes dans la dualité.

Parce que là on n’est même plus, à la limite, dans l’Absolu, on n’est même plus dans l’Advaita Vedanta, on n’est même plus dans la non-dualité, ça ne veut plus rien dire non-dualité, on est dans la vérité, c’est tout.

Et cette vérité, encore une fois, quand on la vit, on ne peut que se reconnaître. Alors que tant que vous vous reconnaissez à travers un rôle, un corps, une fonction, une maladie, un rôle social, un rôle sociétal, un rôle affectif, vous ne pouvez pas être libres.

Alors, ce que ne comprennent pas ces frères et sœurs, ça ne les empêche pas d’établir des relations sociales, affectives et de vivre leur petite vie, mais quand ils entendent cette phrase : vous n’êtes pas votre vie, mais vous êtes la Vie, ils frémissent, parce que pour eux, c’est terrible, ça nécessite de lâcher l’identification à la conscience, l’identification même au soi qui est le pire des orgueils spirituels, regardez même Nisargadatta de son vivant, les premières années, il parlait du Je Suis, soyez le Je Suis, tout le reste se fait tout seul.

Mais il a quand même terminé sa vie en disant que même le Je Suis est une escroquerie totale, c’est d’un orgueil spirituel monumental, de se croire dans la lumière, ou de voir des êtres de lumière qui s’inclinent devant vous, donc ça traduit un égo mais monumental, et eux ils ne peuvent pas le voir, donc il n’y a rien à condamner, comme je le dis : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font, parce qu’ils ont un tel nez rouge que tout le reste est invisible.

Alors ces gens bien évidemment ils vont vous parler d’énergie, de vibration, de vision, ils ont suivi AD, ils connaissent tous les circuits, ils les vivent, mais ils ne lâchent pas. Ils sont persuadés d’aller quelque part, ils sont persuadés que tout ce qu’on a vu sur les dimensions est vrai, que maintenant c’est moi qui délire, alors que toutes les dimensions si on les a vues, c’est qu’on les a vécues. Tout est dans l’instant présent.

Or ces frères et ces sœurs ne peuvent pas, pour l’instant, être dans l’instant présent. D’ailleurs, s’ils étaient dans l’instant présent, ils cesseraient leurs cinémas tout de suite, de critiquer Agapè, parce que un simple mot, c’est devenu une secte, enfin imaginez un peu, alors que c’est un langage vibral avec trois syllabes vibrales qui ont un effet de déverrouillage sur certaines fonctions de l’hypothalamus, sur ce qu’on appelle le siège de l’identité dont je vous ai parlé, mais eux, n’ayant ni cette connaissance, intellectuelle certes, mais réelle, n’ayant même pas l’idée d’essayer pour voir, ça ne fait que prouver leur attachement à l’illusion.

Leur attachement à la conscience, et que dès que vous êtes attachés à la conscience, aujourd’hui, vous souffrez, d’une manière ou d’une autre.

Mais encore une fois, ce n’est pas une punition, ni une rétribution, ni quoi que ce soit d’autre que le jeu qui doit se jouer pour chacun. Chaque Un, quoi qu’il en pense, est à sa place. Ce qui doit arriver arrivera quoi que vous fassiez, ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas quoi que vous fassiez, si vous acceptez ça, vous êtes libres.

Mais dès l’instant, où vous vous mettez en posture de dire ça c’est bien, ça ce n’est pas bien, vous ne voyez pas clair. Il ne faut pas confondre, dire là c’est le bien, là c’est le mal, et donner l’explication comme je vous la donne, sur un processus qui est à la fois neurochimique, neuroscientifique, énergétique, et qui concerne ce que j’ai appelé moi la no éthologie, c’est-à-dire la science de la conscience, et cette science de la conscience, qui avait été introduite en partie par Bernard de Montréal, beaucoup mieux d’ailleurs que Nisargadatta, aujourd’hui se trouve totalement devant leurs yeux.

C’est-à-dire tout ce qui leur semblait linéaire même assez, à Bernard de Montréal ou à Bidi, ou à d’autres, qui étalaient ça selon une perspective linéaire, ils n’ont pas vu que c’était une perspective cyclique, et qui tourne en boucle. Même les enseignements falsifiés ou authentiques vous parlent de la nouvelle race racine, la race bleue qui arrive, la nouvelle terre, ils n’ont pas vu que ça avait déjà eu lieu, et que ça faisait partie du rêve, qu’on a déjà tout rêvé, comme j’ai dit.

Bien évidemment, quand vous êtes attachés à ça, vous ne pouvez pas être libres. Quand vous êtes libres, encore une fois, ça se voit par la spontanéité, par l’enfance, par le fait que tout devient fluide à défaut d’être évident tout le temps, mais que vous acceptez tout, parce que vous savez, en le vivant, que vous n’avez pas le choix.

Et tout vous est rendu plus facile. Alors que si vous maintenez la conscience, par le jeu de l’intelligence de la lumière, tout va devenir de plus en plus compliqué pour vous, par ce feu par friction, par les douleurs, par les interrogations mentales.

Ça prouve simplement que quelque part en vous, existe encore ce mythe d’individualité ou ce mythe d’immortalité. C’est-à-dire que le déverrouillage de ce qui fait le soi et l’identité qui est inscrit, je vous l’ai dit, au niveau du noyau du thalamus central et de l’épiphyse, n’ont pas été déverrouillés.

C’est pour ça que le processus que je vous ai fait faire et que je fais faire systématiquement au début de ce mouvement respiratoire ternaire, est vraiment quelque chose qui vous libère d’être une personne.

Et c’est en ce sens comme la communication entre la couronne de la tête, la petite, la grande, et la couronne du cœur, et du chakra du cœur, est réelle, par la lemniscate sacrée, qui a la possibilité aujourd’hui d’ouvrir le cœur, directement, de n’importe qui. Vous n’avez pas besoin de mots, vous n’avez pas besoin de vibrations, soit vous vous placez tout seul dans Hic et Nunc, et vous sentez les vibrations sur Hic et Nunc, soit on vous fait poum, poum, poum, soit vous êtes absorbés dans les dauphins, dans les baleines, dans les chants, dans la danse du ventre, dans n’importe quoi, et là vous êtes vrais.

Et encore une fois, ça ne peut pas échouer, parce que vous ne pouvez pas ne pas vous reconnaître. Si vous ne vous êtes pas reconnus pour l’instant, c’est simplement parce que cela ne s’est pas produit, c’est aussi simple que ça, quelles que soient vos postures, quel que soit ce que vous en disiez, quel que soit ce que vous en pensiez, ça ne change rien à la réalité du processus.

Là, ça ne sert à rien d’être dans le déni, dans l’opposition ou dans la confrontation, encore une fois, ce que je dis, n’est pas lié uniquement à mon vécu ou aux vécus de frères et de sœurs, mais en plus ça s’appuie sur des données tout ce qu’il y a de plus concret au niveau du fonctionnement de la conscience et du cerveau.

Sœur : Je voudrais partager aussi que ça peut se faire aussi, même quand on est en couple, on n’est pas obligé de … parce que … longtemps j’ai un peu bataillé avec ça que … qu’on avait l’impression que pour se libérer, il fallait être seul, bla bla bli, bla bla bref, mais si on est dans la vérité et que la position qu’on a est exactement la position qu’on a à avoir, c’est que … même si on n’évolue pas de la même façon dans un couple, ben, des fois, le fait de tout accueillir et de suivre sa … ce qu’on est en train de vivre, et bien, tout en étant avec l’autre, et bien ça peut … ça fleurit quand même.

Même si ce n’est pas tous les jours simple, de rester dans la position, on n’est pas obligé de s’extraire ou de partir loin ou de rompre, ou de divorcer, enfin voilà, c’est ce que je voulais dire, c’est que des fois, on peut simplement faire avec…

Ce n’est pas ailleurs que dans le cœur, toute situation extérieure familiale, affective, de milieu géographique ou de condition, est accessoire.

Sœur : Voilà, voilà, c’est juste un petit témoignage, parce que parfois on peut se dire, oh mais alors … ou même avec la famille, des fois, dans la famille ce n’est pas toujours simple, enfin ça n’a pas toujours été simple pour les gens qui s’ouvrent, qui rayonnent ou qui ont envie de faire ce chemin, je vais dire, enfin voilà.

Et d’oser être spontanés, naturels et de vivre ce qu’on a envie de vivre tout en étant dans sa propre famille, avec ses propres amis, enfin, avec tout ce qui est là, quoi, c’est … pas besoin de s’isoler, d’être tout seul, ou d’être … c’est justement d’avoir, je ne veux pas dire le courage, mais d’avoir confiance que même là où on est, si ça doit fleurir, ça va fleurir.

Voilà, et ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas.

Autre.

Sœur : On dit que quand on est seul, c’est plus facile à accéder à …

Ben, si tu as moins de contraintes extérieures liées au jeu illusoire, c’est-à-dire un mari, rien qui ne t’insert dans la société, tu as effectivement plus de facilité. Mais rappelle-toi aussi que celui qui a dix enfants à élever, un mari, des frères, des sœurs, des parents à s’occuper, c’est pour lui aussi le meilleur emplacement.

Encore une fois, il n’y a rien à fuir. C’est justement au travers de ce que tu vis. Alors bien évidemment si tu compares au niveau personnel, il y en a ils ont de la chance, ils n’ont pas de problème d’argent, pas de problème de couple, pas d’enfant, pas de famille, rien à gérer, sauf eux-mêmes. C’est que pour eux ça devait être comme ça.

Et puis d’autres c’est l’inverse, ils sont débordés de tracas, de choses à faire, de s’occuper de leur corps, de travailler, de chercher de l’argent, de nourrir leurs enfants, leurs parents et autres, et bien ça doit être comme ça pour eux.

Ça aussi, c’est à accepter. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que tu vas croire que tu vas trouver du temps, ou que tu vas, comme tu disais, quitter mari, femme, enfants, foyer, travail ou autre, que tu vas te retrouver, c’est faux, ça c’est une fuite, ça s’appelle une fuite.

Il faut déjà accepter que tout ce que tu vis dans ton corps, dans ta conscience, dans ta vie, est parfaitement à sa place, pour vivre la lumière, pas pour le personnage bien sûr.

Encore une fois, ça n’indique pas qu’il ne faille pas s’occuper de ce dont il faut s’occuper, mais c’est un changement effectivement là au sens premier du terme comme disait Bidi, du point de vue, c’est-à-dire de l’emplacement de la conscience qui crée ce relâchement par rapport à la conscience, parce que pour la conscience autant que pour notre vie, tout ce à quoi on tient, nous tient, c’est clair comme de l’eau de roche.

Encore une fois, ce n’est pas un concept spirituel, c’est une réalité neuroscientifique et qui est constante chez tous les cerveaux de tous les êtres humains. Vous ne pouvez pas être libres tant qu’il existe en vous la croyance que vous êtes quelqu’un. C’est ça vivre La Vie et pas vivre Sa vie.

Alors bien évidemment, pour l’égo c’est terrible, ça veut dire se donner, ça veut dire tout donner, mais tant que vous n’avez pas tout donné, vous n’êtes pas libres, c’est impossible. Tant que vous êtes tenus, ou tant que vous croyez être tenus par l’adhésion à une culture, à une religion, à un mouvement, à une spiritualité, à un mari, vous ne pouvez pas être libres. C’est impossible.

L’autonomie et la liberté passe comme disait Osho par la fainéantise, par rapport au jeu de la conscience, pas par rapport à votre vie, il n’est pas question de rester immobiles et d’attendre que quelque chose arrive, mais de rester tranquilles de la conscience, c’est justement ce qui va vous permettre d’être insérer dans l’instant présent, que ce soit avec des dauphins ou avec une souffrance, quelle qu’elle soit.

Quand vous acceptez cela, vous ne pouvez que le vivre. Mais si vous mettez au-devant le besoin d’explications, si vous mettez au-devant une croyance en quelque chose d’autre, vous ne pourrez pas expérimenter pour l’instant cette liberté. Mais rassurez-vous, tout va être fait par l’intelligence de la lumière que vous êtes pour vous ramener à cela.

S’il faut en passer par la mort, s’il faut en passer par une maladie, s’il faut en passer par le fait de tout perdre ou de gagner au loto, ça le fera.

Sœur : Youppeeeeeee !!!!

(Rires)

Vous n’avez aucun moyen de contrôle, tout ce que vous croyez contrôler vous contrôle, tout ce que vous croyez maîtriser vous maîtrise, tout ce que vous croyez diriger vous dirige, et ça c’est absolument formel. Ce qui ne veut pas dire que vous n’avez pas le droit de vous diriger vous-mêmes, mais après, parce qu’à ce moment-là vous êtes de plus en plus aptes à suivre ce qu’on a appelé à l’époque la fluidité d’unité, ou l’hyper synchronicité ou l’ultra temporalité, et à ce moment-là vous ne pouvez que constater votre liberté, par rapport à ce corps, par rapport à l’âge même, par rapport aux liens, réels, de la chair.

Vous ne pouvez que constater votre légèreté, vous ne pouvez que constater que vous, vous êtes toujours là, même s’il y a des émotions qui passent, même s’il y a des douleurs qui passent, et que cette joie nue est permanente, même si vous êtes en silence, même si vous êtes tout seul.

Encore une fois, ce ne sont pas des concepts, c’est le vécu d’innombrables frères et sœurs, et c’est le vécu commun à tout le monde au moment collectif, c’est-à-dire lors de l’évènement.

Mais les façons d’y arriver, et bien elles sont plus ou moins légères, on le voit bien autour de nous, vous avez des frères et des sœurs qui s’enfoncent dans la douleur, la souffrance, la maladie, l’interrogation et d’autres qui se libèrent de tout ça.

Et là, comme je l’ai dit, il n’y a aucun prérequis, ce n’est pas parce que, même si on a l’assurance que ça a toujours été dit que, on est libre dès que l’on vit une des couronnes simplement, mais la façon de découvrir la liberté et (…) n’est pas tout-à-fait la même. Dans un cas il y a résistance et souffrance, dans l’autre cas, il y a évidence.

C’est pour ça que ces mots sont employés sans arrêt parce que c’est vraiment ça. Soit vous êtes dans l’évidence de ce que vous vivez à tous les niveaux, soit vous vous questionnez. Tant que vous vous questionnez, vous n’êtes pas libres. Je parle là par rapport à vous-mêmes, je ne parle pas des questions qu’on échange là, mais regardez dans votre vie, combien de fois par jour, vous êtes en train de vous questionner sur ce qu’il se produit ou sur ce qu’il ne se produit pas.

Si vous ne vous interrogez plus, ça veut dire que vous avez accepté la vie. C’est pour ça par exemple, que quand quelqu’un essaie de, proche ou lointain, essaie par exemple de me dire : qu’est-ce qu’on va faire demain, je suis incapable de lui dire, sauf les choses qu’on a programmées à un moment donné, on a posé une intention, il y a une rencontre, il y a un voyage, il y a un séjour quelque part, il y a une visite quelque part, mais après, c’est fini, c’est classé, ça a été écrit, ça se fera ou pas, mais ce n’est pas de mon ressort.

Comme ça, vous vous rendez de plus en plus disponibles pour la vie et de moins en moins disponibles pour votre égo, votre conscience et votre personnage. Et c’est un apaisement, c’est un allègement, et c’est une jouissance totale.

Sœur : Au-delà de tout questionnement, quand on lâche tout, en fait, ce n’est pas nous qui décidons …

Non, non, non.

Sœur : C’est la lumière qui décide pour nous …

Tout-à-fait. Et aujourd’hui, si vous acceptez que c’est l’intelligence de la lumière qui décide, vous ne décidez plus rien. C’est-à-dire que vous ne décidez pas de ne pas acheter tel légume ou tel légume, ou de faire tel voyage, mais au niveau des mécanismes de la conscience, tout est évident, ça se déroule comme une lettre à la poste, je dirais, où toute votre vie va être remplie de signes, de grâce, d’évidence, de synchronicité, et tout devient léger.

Vous êtes bien capables de voir, chacun est capable de voir, quel que soit son intellect et son quotient émotionnel, s’il est léger ou pas léger. Vous voyez très bien au cours d’une journée, les moments où vous passez en paix et les moments où vous n’êtes pas en paix.

Or la vérité est une paix totale, sans question, sans interrogation et sans demain, et sans hier. C’est l’immersion dans l’instant présent ou le temps présent qui est l’instant éternel.

Le seul obstacle, on l’a dit, ce n’est même pas le karma ou ces conneries de …, c’est l’emplacement de votre conscience. Si vous êtes sans arrêt en train de projeter votre conscience devant à travers des énergies, des vibrations, des visions ou le besoin de connaître demain, vous ne pouvez pas être libres.

Soyez libres d’abord, après vous aurez toutes les capacités. Mais ne mettez pas la charrue avant les bœufs, c’est-à-dire ne mettez pas des revendications au-devant, sur ce qui est là naturellement. Sans ça vous l’éloignez. Le plus dur, effectivement, c’est d’accepter de rester tranquilles par rapport au jeu de la conscience et au jeu de votre vie.

Vous ne pouvez que constater, comme j’ai dit, que dès l’instant où vous avez lâché, dès l’instant où vous avez accepté, vous commencez à traverser, et vous ne pouvez que constater l’allègement de tout ce qui faisait souffrance ou relief dans votre vie, à quelque niveau que ce soit. Ça ce n’est pas un processus vibratoire qui va vous y conduire, même si ça a été un préalable pendant longtemps, et que c’est la certitude du processus qui est en cours, mais encore une fois, ce qui est à vivre pour chacun, est profondément différent, selon justement, que vous ayez lâché ou pas.

Et ça se voit même entre nous, plus ou moins de légèreté, plus ou moins de spontanéité, plus ou moins de disponibilité, et ça, ça ne peut pas tromper, vous ne pouvez pas vous tromper non plus. Ce n’est pas un mécanisme de dualité ou de discrimination, c’est simplement ce qui se joue en ce moment, et il n’y a aucun jugement bien-mal, il n’y a aucun emplacement qui est meilleur qu’un autre.

Donc, déjà, arrêtez de vous juger, arrêtez de discriminer, rien n’est bien, rien n’est mal. Tant que dans votre tête il y a une notion de bien et de mal, appliquée à n’importe quoi, vous ne pouvez pas être libres. C’est ça le non-jugement, c’est ça accepter l’instant présent, ce n’est pas de discriminer si c’est bon ou mauvais pour vous. Bien sûr il faut être débile pour dire que le bien et le mal n’existent pas, ils existent, mais ils concernent ce plan, pas ce que vous êtes.

Et si vous voulez être réellement ce que vous êtes, vous ne devez donner aucun poids au rêve, à l’illusion, à ce qui passe.

Donc toutes les circonstances de notre corps, de nos vies, des évènements qui s’y déroulent, n’ont que pour finalité et objet, que de nous présenter notre propre liberté. Et comment voulez-vous la vivre si vous êtes, à propos de n’importe quoi, en train de vous questionner sur vous-mêmes, en train de vous interroger, ou en train de juger en termes de bien ou de mal ce qui se produit, en énergie, en vibration ou dans votre vie.

Tu ne voulais pas … attends, attends. Vas-y.

Sœur : Je voulais juste savoir, entre la conscience et l’esprit, l’esprit tu ne nous en as pas parlé.

La conscience, que ce soit la conscience ordinaire, l’inconscient, le subconscient, la supra conscience, te fait croire que c’est toi. L’esprit est impersonnel. L’esprit n’a rien à voir avec la conscience, c’est le germe de la conscience. Cet esprit n’est pas différencié, il y a un seul esprit, comme disent les indiens d’Amérique du Nord. Il y a une seule conscience, dit-on, c’est la vérité.

Il y a un seul esprit, au sein d’une seule conscience, qui s’est fragmenté en neuf unités de consciences et de mondes. Chaque fragment est un individu ou une conscience, minérale, végétale, animale, angélique, etc…, mais chaque fragment possède en lui la totalité, c’est le principe de l’hologramme.

Donc la conscience est un hologramme de l’esprit. L’esprit ne peut être saisi, d’ailleurs on dit bien que l’esprit souffle où il veut et quand il veut. L’esprit rejoint ce qu’on avait nommé à l’époque l’Esprit du Soleil, le Paraclet, le Chœur des Anges et l’Impersonnel, et Eynolwaden en partie aussi, c’est le même aspect vibral on va dire, avec différentes colorations, mais ça correspond à la même source, si je peux dire, qui est l’esprit.

L’esprit ne peut pas être personnalisable. L’esprit impacte la conscience, bien sûr, le premier exemple que vous en avez c’est dans la Pentecôte, dans les écrits dans la Bible, entre guillemets, au moment où l’esprit descend, la colombe, descend sur les apôtres, ils se mettent à parler en langues. Mais quand l’esprit rencontre la conscience, ça ouvre la supra conscience, mais tu n’es pas plus l’esprit que la conscience.

Tu es le néant absolu, zéro, non né, jamais créé, jamais apparu, jamais disparu.

La conscience est une maladie, la conscience est un rêve, une maladie mortelle d’ailleurs. Nous avons oublié, tous, que nous rêvions dans ce monde, comme dans tous les mondes, et que le temps et l’espace n’existant pas, il n’y a que bien évidemment l’égo et la conscience qui ont une perspective linéaire, parce que la conscience, que ce soit subconscient, inconscient, conscient et même la supra conscience, sont inscrits dans la linéarité.

Il n’y a aucune vérité dans la linéarité passé, présent, futur. Donc le karma est une escroquerie, les religions sont une escroquerie, les maîtres sont une escroquerie, il n’y a aucun maître, nous sommes tous les mêmes, nous sommes tous Abba. Le reste n’est qu’un décor, le reste ce ne sont que des expériences et le reste, ce n’est qu’un rêve.

Accepter cela, c’est déjà le vivre, et accepter cela, c’est déjà se mettre en posture d’accueil.

Encore une fois, ce n’est pas Jean Luc Ayoun que vous devez reconnaître, c’est vous-mêmes. Comme je l’ai dit, personne ne peut me suivre, il n’y a pas de mouvement, il n’y a pas d’organisation, il n’y a pas de société, il n’y a pas de groupement spirituel, ça n’existe pas.

A (Nom) je suis un conférencier, ou un conférencier libre, mais je ne peux rien organiser par rapport à ça, si ce n’est des dates précises pour rencontrer des gens, mais encore une fois, tant qu’on vous présente quelque chose, sous la forme d’une affiliation, d’une adhésion à un concept, à des idées, vous ne pouvez pas être libres.

Ce que je vous dis là, encore une fois, je le répète, ce ne sont pas des concepts, ce sont des choses que n’importe qui peut accepter et vérifier par lui-même. Il n’y a pas besoin d’énergie, pas besoin de vibration, bien sûr si elles sont là, on peut s’appuyer dessus, encore, pour vivre la supra conscience. Parce qu’à un moment donné la supra conscience, et bien l’égo va se piéger lui-même et va se dégonfler comme une baudruche, surtout maintenant.

Mais l’ultime clef, je l’ai dit, c’est l’instant présent, c’est votre nom et votre prénom, c’est-à-dire que c’est au sein même de l’éphémère, au sein même d’ici et maintenant au travers de ce corps, que vous pouvez vivre la vérité, et pas dans les processus même de voyages en conscience nue.

C’est dans l’acceptation que se trouve la vérité. L’acceptation de l’inconnu vous le fait vivre, l’acceptation de l’inconnu vous le rend connu, vous n’avez pas à vous poser midi à quatorze heures comme questionnement ou comme technique, ou comme façon de procéder, c’est une chimie intérieure à la conscience et au cerveau, qui se réalise d’elle-même. Et ça va se réaliser avec d’autant plus de facilité que les jours passent, même si pour certains, il y a une impression que c’est de plus en plus dur.

Mais c’est justement ce plus en plus de dureté apparente qui vous conduit à la légèreté et qui vous conduit à la liberté surtout.

La vérité ne peut pas être demandée, elle ne peut être que reconnue.

Frère : Et puis il y a quelque part en plus, avant on pouvait parler des conjoints ou des conditions qui permettaient la liberté, c’est (…) en permanence, soit un évènement négatif te permet de voir une chose que tu n’as pas encore vue, soit ton (…) par friction, puis ça te rapproche du point zéro.

Tout-à-fait, tout-à-fait. Quel que soit l’évènement, tout est parfait. Si vous acceptez que tout est parfait, quelles que soient vos récriminations, c’est pareil par exemple sur les processus qui se passaient sur la terre, à un moment donné, j’ai arrêté de publier tous les …, d’ailleurs ça avait été dit par OMA, si vous continuez à regarder ce qui va mal, comment voulez-vous aller bien ? Ce n’est pas un déni, mais à un moment donné, vous avez le droit de surveiller, moi j’adore ça, surveiller les infos et autres, mais quel poids vous donnez à ça, par rapport à l’intérieur ?

C’est juste le temps qui passe, c’est juste des points d’appuis aussi. Quand on voit ce qui se passe concrètement, ben ça renforce l’adhésion, ça renforce la conviction à ce que nous ne sommes pas la conscience et que nous sommes totalement indépendants de tout ce qui peut être vu, de tout ce qui peut être ressenti, de tout ce qui peut être perçu.

Nous sommes antérieurs à toute perception, la véritable liberté elle est là. Et cela va se traduire, comme je l’ai dit, ça ne peut que se traduire dans votre vie, par la santé, par la légèreté, par la fluidité, là où il n’y a plus de résistance, là où il n’y a plus de souffrance, là où il n’y a plus d’interrogation, et là où tout est effectivement facile.

Et c’est pour tout le monde, la rétribution est la même pour tout le monde. Dès que vous passez dans l’acceptation, dans le sacrifice, vous franchissez allègrement tout ce qui l’instant d’avant vous semblait faire résister, ou souffrant, ou non vécu. Là encore faut-il l’accepter, le décider, en son âme et conscience, je dirais, ce n’est pas une décision de l’égo, c’est une acceptation inconditionnelle, peut-on dire, et totale.

Si vous ne le vivez pas encore, c’est que vous n’avez pas validé et réalisé cet abandon, à la lumière et ce sacrifice. Alors bien sûr, on sera tous libres, mais plus les jours passent, encore avant l’évènement puisqu’on ne l’a pas encore vécu, plus vous pouvez constater que ces deux choses: soit c’est facile, soit c’est difficile, et tant que c’est difficile, quelque part, ça veut dire que vous n’avez pas accepté ce que vous êtes.

Ce que vous êtes est légèreté, ce que vous êtes est facilité, quoi que dise la personne et quoi que vive la personne. Ce que vous êtes est joie ineffable et sans objet, même si vous êtes dans un personnage souffrant, quel qu’il soit. Mais, encore une fois, vous ne pouvez que vous reconnaître.

Mais tant que vous mettez votre plainte au-devant, votre interrogation au-devant, vos énergies au-devant et vos supra consciences et vos visions au-devant, vous ne pouvez pas être libres. Ça ne met pas fin aux visions, ça ne met pas fin à la personne, on est encore là, mais simplement vous avez traversé. Et simplement vous découvrez que vous ne pouvez être que libres.

Et ça c’est quelque chose qui est un mécanisme qui est présent chez tout le monde, encore une fois, c’est un processus neurochimique, neuroscientifique, inscrit dans les réseaux neurolos et les circuits neurolos du cerveau, que vous le vouliez ou pas, c’est réel, au sein de l’illusion, c’est d’ailleurs la seule réalité.

Donc, quoi que vous en pensiez, quoi que vous en disiez, quoi que vous cherchiez comme justifications, vous ne pouvez que vous tromper. Et vous vous trompez vous-mêmes, et vous vous privez, pour l’instant, de cette vraie liberté. Et cette vraie liberté, elle n’empêche pas le personnage d’être présent quand il est nécessaire.

De la même façon, ça ne vous empêche pas encore aujourd’hui, d’avoir un corps, et de vous servir de votre corps, pour n’importe quoi.

Autre chose. Attends, vas-y.

Sœur : Juste te faire un petit témoignage parce que pour venir ici, j’avais programmé mon voyage, mon séjour, depuis le mois de février. Après j’ai fait, quelques temps avant, la réservation pour le parking. Tout était fait. Voilà, je ne me faisais pas de souci, rien du tout, et puis après, sur les derniers moments, il y avait pas mal, des voisins, des amis, la famille, qui me disaient : oh, tu pars toute seule là-bas, prendre l’avion, le parking, le machin, c’est grand.

Alors après je commençais à me dire, bon bref, puis je me dis, mais il n’y a pas de raison que je ne réussisse pas. Et puis, quand je suis arrivée à l’aéroport, mon dieu, comme c’était immense, et je ne trouvais pas mon parking, et ci et ça. Alors j’étais toute affolée, tu vois, parce que je me suis dit, tu vas tout rater, tu ne vas pas pouvoir prendre ton avion, et j’étais paniquée.

Et puis, un moment donné, je me suis arrêtée entre deux entrées de parking, je me suis posée là, j’ai regardé, j’ai dit bon, allez, on se calme, la lumière va s’occuper de tout. Et il y a un monsieur qui passe, habillé en orange, j’ai fait signe, il me dit : Madame, je suis désolée mais c’est ma pause.

Juste un petit truc, je cherche mon parking, je ne le trouve pas, je n’ai pas reçu de mail, qu’est-ce que je fais ? Vous pressez là, vous donnez votre numéro de voiture, le numéro que vous avez, ça va s’inscrire. J’appelle et deux secondes après, ils m’ont expliqué où c’était, et une fois que, après je ne veux pas revenir, tout ça, mais une fois que j’ai eu lâché ça, j’ai trouvé mon parking, j’ai récupéré le car pour aller au terminal, il y avait plusieurs terminaux, et il ne restait plus que deux personnes dans le car, moi et puis un monsieur tout au fond, je me dis : est-ce que je suis dans le bon machin, j’étais dans le bon machin, arrivé là, enfin bref, tout s’est mis,… mais alors après, je ne pensais plus qu’à aller tranquillement et il n’y a pas eu de problème.

Mais tant que j’avais encore les pensées de ceux qui me disaient tout ça, ça m’a paniquée un moment donné, paniquée, non, pas paniquée, mais je me disais tu vas vraiment y arriver, et une fois que j’ai appelé la lumière, ben, tout s’est mis en route, et j’étais même très en avance, j’ai pu lire, j’ai pu me détendre, manger, machin…

Ça se passe toujours comme ça, c’est-à-dire que dès que tu lâches, il y a une récompense.

Tu sais, regarde par exemple, quand on est parti à Québec, j’avais fait une erreur en remplissant la demande de visa électronique, la première fois où j’avais demandé le visa c’était en janvier, c’était un visa électronique, donc on t’envoie par mail l’acceptation, et après c’est relayé sur toutes les compagnies aériennes, et en arrivant au comptoir pour déposer les bagages, on me dit, vous ne pouvez pas partir, et deux heures avant le départ.

Parce que mon certificat de visa électronique, il n’acceptait pas les tirets, donc j’avais mis Ayoun, virgule, Jean Luc, Jean tiret Luc, donc ça n’était pas passé. Donc pour eux ce n’était pas la même pièce d’identité que le truc du vol. Il a fallu … La fille me dit ce n’est pas possible que vous partiez.

Un, je n’avais aucune carte de crédit qui marchait sur moi, il fallait payer en carte de crédit sur Internet, et en Janvier, le visa électronique, je l’avais reçu deux jours après. J’arrive à trouver une amie qui me prête son numéro de carte bleue, à remplir le truc, assis par terre devant le comptoir d’enregistrement des bagages, en tapant ça, en recréant le certificat, je montre à la fille l’accusé de réception, elle me dit : oui ça c’est l’accusé de réception, mais vous n’avez pas le visa.

Elle me dit, ça va prendre deux, trois jours, comme d’habitude, et là, le mail est arrivé tout de suite. Et il y a eu, effectivement au début une espèce de précipitation, comme toi, en me disant : mais comment je vais faire, des gens qui m’attendent et tout, ce n’est pas possible, et à un moment donné je me suis posé et j’ai dit : ce qui doit être, doit être, ce qui ne doit pas être ne doit pas être, moi j’ai fait, j’ai rectifié l’erreur, si le certificat électronique qui ne dépendait pas d’un individu mais des circuits électroniques, arrivait, je partais, s’il n’arrivait pas, je ne partais pas.

Donc ce n’est même pas une question de confiance, parce qu’au début, je suis aussi entré en réaction, en pestant contre je ne sais pas quoi, et après j’ai dit, bon, de toute façon je n’ai pas le choix. Soit l’électronique décide, et là ce qui s’est passé, c’est que j’ai reçu le nouveau visa électronique, mais deux minutes après, la fille me dit, ce n’est pas possible.

Mais si regardez, il est là, essayez sur votre ordinateur, et c’est passé. Et tout est comme ça, même si effectivement le personnage, là il y en avait besoin, c’était quand même moi qui avais besoin de retaper l’identité de mon passeport, de redemander, de faire la demande, de payer par une carte bleue la demande de visa.

Et bien évidemment à ce moment-là, il y a eu à la fois je dirais, dans le même temps, dans le même temps, le personnage qui s’affolait et à juste raison parce qu’il fallait redemander le certificat, le personnage qui disait : oui, mais de toute façon l’électronique ça va pas se faire maintenant, effectivement elle a raison, je ne vais pas partir, et de l’autre côté, même pas la volonté de partir, mais la certitude de ce qui devait être sera de toute façon.

Ça a duré deux minutes, le certificat est arrivé.

C’est-à-dire que, toutes les expériences de ta vie te prouvent que si tu acceptes, tout devient facile. Si tu refuses, tout devient difficile, à tous les niveaux.

Sœur : Et en plus, le monsieur là, qui était adorable, il a pris sur son temps de pause, je lui ai fait un bisou sur la joue pour le remercier, il était : Ouah …J’ai dit : oh, oh, merci.

Oui, mais c’est ça la vie, quand vous êtes la vie, toutes les circonstances de votre éphémère vont concourir à cette évidence et à cette facilité. A tous les niveaux. Là j’ai pris l’exemple électronique, toi tu as rencontré quelqu’un qui t’a indiqué, si vous avez, ce n’est pas une confiance, ce n’est pas de la foi, ce n’est pas de la volonté, c’est vraiment …

Sœur : L’abandon ?

C’est vraiment l’instruction dans l’instant présent qui crée l’abandon, vous êtes disponibles. Si vous vous rendez disponibles, la lumière est disponible pour vous, à tous les niveaux, que ce soit financier, affectif, évènementiel, de quelques secteurs que ça concerne, l’intelligence de la lumière, et on l’a dit, c’est un état de grâce total, total, total.

Et qui ne peut que être vu, vécu, et qui se démontre dans chaque journée que vous vivez de manière indélébile. Vous ne pouvez que le constater, et vous ne pouvez que le vivre.

Sœur : Mais avant j’ai galéré une bonne demi-heure…

Oui, mais c’est comme ça qu’on constate, c’est comme ça qu’entre guillemets on apprend, et c’est surtout comme ça qu’on comprend ce qui se vit. Et c’est ça qui met fin … l’arrêt du moteur de la souffrance, comme disait Eckart Tollé, où qu’on comprend qu’on n’est pas ce personnage, pas ce monde, aucun monde, aucune histoire et aucun scénario.

Croyez sincèrement que tous les frères et sœurs qui vivent Agapè, qui le crient, qui le chantent, qui le témoignent, sont dans la vérité, ils ne sont pas dans le mensonge ou un travestissement, ils n’ont aucun alibi, ils n’ont pas du tout besoin de se faire mousser ou de se faire reconnaître.

Ils ont besoin de témoigner, c’est-à-dire de se donner encore plus, c’est tout.

Autre chose. Vous me dites quand vous voulez faire une pause, parce qu’on a quatre heures… A toi.

Frère : Moi je voudrais témoigner … En fait il y a quelques années, je me posais des questions par rapport à mes fausses croyances de ce que je devais vivre dans la vie, du fait de mon cheminement, de ma quête, etc… et j’étais toujours frustré de ne pas vivre, de ne pas entendre des messages, de ne pas vivre l’Amour, de ne pas ressentir forcément de bien-être, etc…

Et aujourd’hui, je m’aperçois que c’est vraiment un cadeau, en fait, que tous ces ressentis qui m’ont été épargnés, que tous ces messages que je n’ai pas entendus, me facilitent grandement la vie aujourd’hui, parce qu’en fait, je m’aperçois que tout est simple, qu’il n’y a rien à ressentir, il n’y a rien à vivre, il y a juste à être là, et simplement en présence.

Et c’est dans cette simplicité que tout se fait en fait.

Donc, le cadeau, il est là en fait …

Bien sûr, bien sûr, rappelez-vous c’est … quand c’est quand il n’y a plus rien, dans tous les sens du terme, que vous le preniez au niveau de la mort, que vous le preniez au niveau seulement où il n’y a pas d’histoire, pas de message, pas de vibration, pas d’énergie, que tout est là.

Alors bien évidemment, sur le plan pédagogique, sur le plan collectif, il a fallu monter le niveau vibratoire un moment donné pour décoller littéralement l’homme du piège de sa conscience ordinaire, à travers l’ouverture à la supra conscience, c’est la descente du supra mental comme disait Shri Aurobindo, qui a commencé quand même en 84, et il a fallu tout ce temps-là pour voir, même pour les anciens, que tout ça n’était qu’un rêve.

Mais dans le rêve, il fallait bien qu’il y ait quelque chose d’écrit, puisque le rêve a été écrit dès l’instant initial qui n’est rien d’autre que l’instant final, comme tout ce qui passe d’ailleurs, il fallait bien que ce soit vécu par la conscience qui était l’agent du rêve, mais quelque part qui devait être vu en tant que rêve.

Donc la conscience devait être vue et vécue comme une escroquerie totale, une maladie. C’est la stricte vérité. Et encore une fois, s’il n’y a qu’un être humain qui le dit, il est fou, on le crucifie, et encore le Christ n’a pas dit ça, ou alors il a totalement ignoré.

Nisargadatta de son vivant, certes il était un peu connu, mais il n’a rien écrit, il a fallu attendre qu’il meure pour que son enseignement, plus les canas, soient diffusés de façon universelle, parce qu’il écrivait pour ces moments-là, il écrivait pour ce que nous vivons maintenant, de même que Dialogues avec l’Ange.

Quand Lora met des extraits du jour de cette année qui correspondent aux écrits de 1944, c’est quand même très vieux, c’était une préparation à maintenant.

Cette préparation, encore une fois était un script qui a été écrit. C’est un scénario qui a toujours été écrit.

Si vous acceptez ça, pour vous-mêmes, en tant que personnage, vous ne pouvez pas savoir le bien que vous vous faites. Si tout est écrit, vous n’avez pas à vous fatiguer à écrire quoi que ce soit. Laissez le script se dérouler, il se joue sans vous, vous n’avez rien à apprendre puisque vous êtes à la fois l’auteur, l’acteur et le réalisateur, et vous êtes en même temps la scène de théâtre.

C’est pour ça que j’ai employé cette expression de jeu vidéo, c’est la vérité, c’est un vrai jeu vidéo, et d’ailleurs les scientifiques aboutissent à la même conclusion : Notre monde, la création en sa totalité est une matrice binaire, c’est un rêve, c’est une illusion, ça n’existe pas.

Alors, les scientifiques en physique, l’astrophysique, en neurosciences, ont abouti à cette conclusion. Quels sont ceux qui ne sont pas encore d’accord, ce sont tous ceux qui sont inscrits dans les religions et dans la spiritualité.

Ce qui a été utile à un moment donné devient totalement superflu.

Je ne sais plus qui disait : la recherche spirituelle va mettre fin à la religion, la recherche de la vérité va mettre fin à la spiritualité et au monde. Ça, quand vous le vivez, c’est d’une clarté et d’une limpidité totale. Quand vous vous y opposez, c’est loin d’être clair, c’est de plus en plus trouble.

Mais vous n’avez pas d’autre alternative, comme disait à l’époque Anaël en 2009, il y a toutes les vérités relatives, mais il n’y a qu’une vérité absolue.

Regardez la vidéo qui a été repostée il y a peu de temps de ce jeune gamin de trois ans qui s’exprime à merveille sur la non-dualité, ce qu’il dit : Et bien je rêve que je suis en train de rêver finalement, et nous faisons tous le même rêve. Et comment est-ce que nous pouvons faire tous le même rêve, parce que nous sommes tous le même.

Tout ce que nous voyons est nous, sans exception. Ça votre conscience ne peut pas l’appréhender, ni même l’accepter, mais vous pouvez le vivre. C’est ce qui se passe quand vous êtes en joie nue, quand vous êtes dans l’instant présent, quand vous êtes en train de regarder les dauphins, quand vous êtes en train de chanter, quand vous êtes disponibles.

Il suffit d’un rien, effectivement c’est le cas de le dire, pour être tout. Il suffit d’un rien pour vivre ce rien. Parce qu’on est dans des processus qu’on a nommés, qui ne sont pas de la physique élémentaire, qui sont de la physique quantique, à tel point aujourd’hui qu’on résume ça dans la théorie de l’intrication quantique, où tout est dans tout.

Ce corps que nous croyons solide, composé je vous le rappelle à plus de soixante-dix pour cent d’eau, est composé à quatre-vingt-dix neuf pour cent de vide. Il n’y a que du vide. Tout vient du vide et du néant. Et c’est dans le néant, ce fameux vide qui fait si peur à ceux qui n’ont pas vécu l’Absolu et qui croient l’avoir vécu, que se trouve la solution et la vérité. Nulle part ailleurs.

Mais bien évidemment la conscience va vous entraîner dans des revendications de formes essentiellement, dans des revendications de dimensions, ou d’envisager une progression quelconque ou une évolution quelconque, alors que tout a toujours été parfait.

Autre question ou témoignage. S’il n’y en pas, je fais une petite coupure, là ça fait une heure et demie, on fait une coupure d’une demi-heure jusqu’à treize heures, et on reprend après pour une heure. Ok ? Allez, une petite pause.

NOUS SUIVRE

Tous droits réservés 2019 © Apothéose.live

Politique de confidentialité

Sceau hébergement écoresponsable