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O.M. Aïvanhov (Tunisie)
Partie 3

3 Novembre 2019

Eh bien chers amis, je suis extrêmement content d’avoir l’opportunité, que j’ai demandée d’ailleurs, de venir m’exprimer parmi vous à nouveau.

Alors je vous transmets toutes mes bénédictions, tout mon Amour, et comme ça a été dit, tout mon Oui, à chacun de vous, et j’attends bien évidemment des questions de toute nature qui vous traversent, pour essayer toujours de éclairer, si je peux dire, ce qui est en train d’être éclairé en chacun de vous, mais aussi en chacun de nous, là où nous sommes bien sûr, par rapport à ce que je nommerais comme vous, la fin du rêve de la création, afin que les rêveurs se réveillent, et sortent de toute projection de quoi que ce soit, concernant quelque futur que ce soit, et de vous installer avec de plus en plus de sérénité dans l’ici et maintenant, où est la clef de votre Vérité et non pas dans quoi que ce soit d’autre.

Parce que bien évidemment, vous avez reçu beaucoup de Lumière, beaucoup de vibrations, beaucoup d’intensité je dirais, durant ces quelques jours, et les intervenants qui sont venus s’exprimer, l’ont fait selon une modalité vibratoire comme vous direz, peut-être un peu plus incisive et importante, que les habitués parmi vous ont certainement constatée. Le but étant bien sûr de vous rapprocher, avec aisance et facilité de la béatitude de l’instant présent.

Alors chers amis, maintenant je vous écoute et je suis à votre disposition.

Sœur : Une sœur s’approche.

Sœur : Il a souvent été fait référence aux Dialogues avec l’Ange de Gitta Mallasz, et ma question est quelle est la relation entre le Don, dont il est fait question tout le temps dans le livre, avec l’accueil et le Oui. Le Oui, je comprends… don, Oui… Et… c’est par rapport à l’accueil.

Accueillir, l’accueil est le don, le don de votre rêve, le don de votre pseudo individualité, le relâchement de l’idée, de la pensée ou d’une compréhension d’être un individu qui doit acquérir.

Rappelez-vous que Dialogues avec l’Ange a été donné à la fin de la seconde guerre mondiale. Il a été transmis par l’archange Uriel. L’archange Uriel s’est exprimé d’ailleurs non pas seulement à travers cet ouvrage, mais d’autres ouvrages, comme ça avait été expliqué, sans se nommer précisément pour pas qu’il y ait une identification à une spécificité de l’archange Uriel, mais bien plus présenté comme ange. Vous avez aussi L’Évangile de la Colombe, par exemple. Et bien évidemment, ce qui a été reçu en 1943 et 44, était destiné à vous, aujourd’hui, non pas seulement dans un but à vivre, mais dans la réalité du vécu de l’instant présent, et le don est le don de la Grâce.

Le don ne peut apparaître que si vous vous êtes accueillis en totalité par ce fameux Oui, par l’acceptation, par le Feu du Cœur Sacré, qui est une interface, mais peu importe, c’est la même chose. Parce que quand vous vous êtes accueillis en totalité, quand vous accueillez ce qui est dans l’ici et maintenant, cela est le don de la Grâce.

Et à ce moment-là, comme nous l’avons dit, vous vous êtes donnés à l’inconnu, à la Vérité que vous êtes, et vous mettez sur le devant de la scène de théâtre, si je peux dire, non plus le personnage, avec ses désirs, avec son ego, avec sa personnalité, avec même son orgueil spirituel, mais vous êtes ce que nous avions nommé dans le sacrifice, qui est en fait une jouissance à nulle autre pareille.

Vous voyez, j’ai souvent exprimé, voilà des années, l’Amour ou la peur. Depuis cette année, et même un peu avant, j’ai parlé d’Amour ou de souffrance. Mais il est évident que votre positionnement actuel aux uns et aux autres, vivant les vibrations ou pas d’ailleurs, dépend de votre don.

Vous êtes-vous donnés totalement à l’autre qui est vous ou pas, c’est fort simple à comprendre. Si il y a une revendication personnelle, c’est-à-dire, si vous préférez tirer la couverture à soi, vous ne donnez pas la couverture, vous ne partagez pas la couverture, mais faites attention, à ce que l’orgueil spirituel lié à la vision, à la vibration, ne vous emmène pas dans des chemins un peu erronés.

La Vérité est le Don, la Vérité est le Oui. Là où la personne, comme disait Bidi, a totalement disparu et n’a plus aucune revendication personnelle, si ce n’est d’être dans l’instant présent, qui est la totalité du rien et du tout.

C’est très facile avec la puissance vibratoire qui est vécue, encore aujourd’hui, de se laisser emporter, pas complètement, mais dans quelque chose qui n’est plus tout à fait le don, justement.

Être en Agapè, c’est se donner à chaque minute. C’est ne plus mettre son personnage, son histoire, sa conscience, devant, mais être, comme ça a été dit, disponible. Le don n’apparaît, en totalité, qu’à ce moment-là.

Sinon, si vous sortez de cela, vous êtes quelque part dans la conscience, même si elle est supra, même si elle est joyeuse, mais vous n’avez pas vu la source de la conscience. Or la source de la conscience, elle est dans le don, dans le oui, dans l’acceptation, dans l’accueil, dans la prononciation du nom et du prénom, sans aucune volonté, sans aucune intention.

C’est la disponibilité à l’instant présent, dépourvu de toute histoire, de toute mémoire ou de toute volonté de projection, qui vous fait vivre la Vérité. Tout le reste, aujourd’hui, va vous en éloigner, comme un élastique, mais vous savez très bien que l’élastique, s’il est tendu, il revient au point de départ à un moment donné. Et s’il a été trop tendu, il revient avec violence.

Où s’exerce cette violence ? Pas dans votre conscience, mais surtout dans votre corps et dans les circonstances ordinaires de ce qu’il va se produire. Vous allez vous cogner, vous allez voir une maladie qui apparaît au lieu de disparaître, ça c’est une invitation à vous recentrer sur le don, sur la vacuité, si vous préférez, sur le grand silence.

Être disponible ne peut plus s’acclimater avec un quelconque désir personnel, sans ça vous tendez l’élastique, c’est la meilleure image que je puisse trouver. L’élastique ne peut pas se casser, mais à un moment donné, s’il se tend trop, non seulement vous n’êtes plus dans le don, vous n’êtes plus dans la grâce, mais vous allez directement, dans l’instant présent, en vivre les conséquences.

C’est pour ça que j’ai expliqué, Amour ou souffrance, mais pas seulement du corps, mais dans les circonstances même, je dirais, de la facilité de la vie, la fluidité de l’Unité, où tout est évidence. Si quelque chose n’est pas évident, c’est que ce n’est pas juste, et ça va être un mécanisme de plus en plus, comment dire, intense, que vous ne pourrez ignorer.

Soit vous vous tendez, soit vous vous relâchez. Toute tension vous éloigne de l’instant présent, à tous les niveaux, et l’Intelligence de la Lumière, que nous sommes tous, se charge de vous le démontrer, mais de manière, je dirais, de plus en plus spectaculaire, dans le quotidien. Je ne parle pas ici d’énergies, de vibrations ou de visions, je parle dans le déroulement de ce qu’il se joue sur votre scène de théâtre.

C’est une invitation à être totalement lucides sur la façon dont vous vivez. Est-ce que tout est facile, quels que soient les événements de votre corps ou d’ailleurs, ou de votre famille ou de n’importe qui, ou s’il apparaît une notion de difficulté, ben ça veut dire simplement qu’il y a une résistance à l’Intelligence de la Lumière, et quelque part, la persistance, quelque part, d’une volonté de la conscience, même si c’est la supra conscience.

Et bien évidemment, vous n’êtes pas tous en Agapè, même avec les processus vibratoires, même avec l’ouverture du cœur, même avec la vision du paradis blanc. Mais c’est justement là que vous vous démontrez à vous-mêmes et à l’Intelligence de la Lumière, si vous êtes prêts ou pas à donner, à vous donner, à capituler en quelque sorte. Si non, l’élastique va vous revenir en pleine figure.

Mais ce n’est pas une punition, toujours pareil. Mais j’insiste que cela se déroulera sur la scène de théâtre, que ce soit dans le corps ou dans les circonstances même de votre vie, où vous allez très vite, tous les jours, à chaque minute, voir si les choses sont faciles ou si les choses sont heurtées.

Et il n’y aura pas de demi-mesure. À l’époque, je disais, vous ne pouvez pas avoir le cul entre deux chaises. Ça va être pareil pour la scène de théâtre maintenant, de façon à éclairer en totalité ce que vous jouez comme jeu sur la scène de votre vie – comme je l’avais dit et comme nous vous l’avons dit tous, êtes-vous la Vie ou êtes-vous votre vie – avec une intensité à nulle autre pareille, comme je l’ai dit, dans ce novembre noir.

N’y voyez pas la noirceur, mais voyez-y plutôt la révélation de l’Absolu, de ce que c’est et de ce que surtout il ne sera jamais, c’est-à-dire la conscience. Et tout, sur la scène de théâtre, dans votre corps, va vous amener à comprendre cela par le vécu.

Donc, soyez non pas vigilants, mais je dirais plutôt disponibles, dans l’accueil. Tout ça a été expliqué. Dire Oui, c’est dire oui à la Vie, dire oui tout court. Ce n’est pas dire « oui mais », ce n’est pas revendiquer quelque chose qui appartient à l’éphémère, c’est laisser émerger, manifester, naturellement et spontanément l’Absolu, au sein même de la scène de théâtre, cet Amour Indicible qui transforme toutes les formes et toutes les dimensions.

Nous avons nommé ça, les uns et les autres, la fin du rêve de la création ou le mythe de la création, la fin, comme a dit Abba, de la maladie de la conscience. Mais comment voulez-vous vivre cette fin si vous mettez une conscience quelconque devant. C’est ça aussi, rester tranquille.

Et vous allez remarquer que, quelles que soient les activités des éléments, je parle cette fois-ci des vrais éléments, terrestres, l’air, l’eau, la terre, tout ce que vous voyez de partout sur la Terre, comment allez-vous agir ou réagir par rapport à cela ? Soit vous restez dans le don, l’accueil, le Oui, soit vous dites non. Mais je vous assure que votre corps, votre scène de théâtre personnelle, va vous le montrer avec éclat durant ce novembre noir. Ce n’est pas plus tard, c’est durant tout ce mois. J’ai été, je pense, assez clair là-dessus, n’est-ce pas.

Donc, toute la préparation, ce n’est pas uniquement ce que vous avez entendu de nous, les intervenants, c’est toute l’histoire de la création qui été la préparation de la fin de l’histoire. Où en êtes-vous par rapport à cela ? Et rappelez-vous qu’il ne vous est pas demandé de rester immobiles, de ne rien faire et de ne pas vivre, mais de vivre selon les lignes de moindre résistance, de vivre selon l’évidence, et non pas par une quelconque prérogative personnelle de celui qui tient encore à la conscience, parce que les rappels à l’ordre, sur la scène de théâtre, vont prendre des allures très cocasses, mais aussi très difficiles.

Tout ce qui se produit sur la scène de votre vie, de votre personnage, est signifiant. Que ce soit une chute, que ce soit un événement, je ne sais pas moi, n’importe quoi, tout ce qui va se produire n’est là que pour vous montrer où vous êtes, jusqu’à ce que, là aussi, vous vous donniez.

Parce que vous n’avez pas le choix, vous le savez, quand l’événement et le paradis blanc seront là, vous n’aurez plus de forme, vous n’aurez plus d’histoire, mais vous, vous serez toujours là, sans conscience, sans forme, et le but est de vivre ça, et nous l’avons toujours dit, d’amortir ce choc de l’humanité, par votre emplacement au sein de la Vérité, ou pas.

Mais ça, vous allez le voir apparaître durant ce mois de novembre, jusqu’à tant que vous compreniez ce que vous êtes en train de vivre, et ça va être de plus en plus éclatant, de plus en plus clair, même si vous ne le voyez pas encore.

Et le don, c’est cela. C’est comme ça a été dit, accueillir ce qui est, et constater que vous demeurez dans la même paix, même s’il y a une colère, mais elle ne fait que passer, même s’il y a une tristesse, mais elle ne fait que passer.

Ne retenez rien et observez, en tant qu’observateur, votre propre acteur sur la scène. Est-ce que cet acteur, il brille en attirant les projecteurs sur lui, ou est-ce qu’il brille parce qu’il joue la juste partition, le juste jeu de la scène de théâtre.

Tout est prétexte et tout est signifiant durant ce mois de novembre. Ce qui doit arriver, arrivera, bien sûr, quoi que vous fassiez. À vous de voir si vous voulez faire quelque chose ou si vous voulez donner.

Et comme je l’ai dit, ça peut être cocasse, si on peut dire, mais ça va en tout cas devenir de plus en plus, l’image de l’élastique est exactement ça. Si vous tendez trop l’élastique par la recherche, si vous tendez trop l’élastique par une certaine forme, même camouflée, d’égoïsme, c’est-à-dire de vouloir ramener à sa petite personne, vous allez voir ce qui va se passer. C’est d’une autre intensité que ce qui a été vécu, lorsque je parlais, par exemple en 2016, en 2017, des tournicoti-tournicota, de l’orgueil et de l’ego spirituel, qui étaient dans la conscience. Là ça concerne le personnage directement. Que joue le personnage, l’acteur sur la scène de théâtre ?

Donnez-vous. C’est pour ça que je crois qu’il a été dit, le Oui. Ce Oui n’est pas qualifié en rapport de quelque chose, c’est la pleine acceptation de ce qui est, à la fois sur la scène de théâtre, à la fois dans l’observateur, et à la fois dans l’Absolu, c’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu de théâtre.

Tout ça est éclairé de toutes les façons possibles. La conséquence, bien sûr, vous le savez, c’est cette Joie sans objet indicible qui va confiner intérieurement à cette félicité, à cette beauté, ou pas.

Et vous n’avez pas à chercher de fautif, de coupable, de responsable, il n’y a que vous. C’est pour vous amener à ce vécu que l’Intelligence de la Lumière déploie – de façon maintenant totale, par l’activité élémentaire – la Vérité.

Je vous rappelle que votre royaume n’est pas sur ce monde, ni de ce monde, ni d’aucun monde. Demandez à ceux qui le vivent, c’est un relâchement total, c’est là où vous vous souvenez de qui vous êtes au-delà de l’être, au-delà du non-être. Soyez disponibles.

Nous avons employé tous les mots possibles, les uns et les autres, pour vous permettre de traverser, comme vous l’avez fait, octobre rouge, maintenant novembre noir, qui prépare le mois de décembre et l’ensemble – comme l’ont dit Phahame et les peuples de l’Eau – du Oui qui parcourt la Terre. Que votre Oui ne soit pas un non.

Mais de toute façon, ça n’a pas besoin de discours, soit vous êtes le don, soit vous n’êtes pas le don. Il n’y a pas d’autres positionnements possibles, les autres positionnements ne sont pas la Vérité, ce sont simplement les jeux de la conscience.

Donc le don, l’accueil, l’acceptation, le Oui, comme dit Abba, la résonance Agapè, investir l’espace, c’est ne plus être égocentré ou centré dans une histoire. Vivez la vie simplement. Mais surtout, comme ça a été dit et répété, soyez disponibles pour la Vérité, pour vous-mêmes, mais non pas pour le personnage, non pas pour le témoin ou l’observateur.

Et ce jeu-là va vous éclater, comme je l’ai dit, à la figure, de façon de plus en plus éclairante. Encore une fois, retenez que ce n’est pas des habitudes, ce n’est pas des résistances, ce n’est même plus des réticences, c’est un éclairage. Ne cherchez plus midi à 14 heures, soyez pleinement lucides, Hic et Nunc, comme disait Anaël, c’est-à-dire dans cet éternel présent qui ne connaît ni passé, ni futur, et dont le marqueur est la Joie nue.

Ça ne se passe pas ailleurs que sur la Terre, ça ne se passe pas ailleurs que sur votre propre scène de théâtre. Mais encore une fois, ce n’est pas une punition, c’est un éclairage juste, une perfection, et même si ça vous semble imparfait et incohérent, ne vous inquiétez pas, juste après, vous vivrez la perfection et la cohérence, qui n’a rien à voir avec ce que vous pouvez penser, ni ce que vous pouvez sentir, d’ailleurs.

Comme ça a été dit par Bidi, la Vérité ne peut être que vécue, que vécue, on ne peut rien en dire, on ne peut rien en discriminer. Bref, est-ce que tout est fluide ou pas.

Voilà ce que je peux dire sur cette notion d’ange, d’archange, de don. Eh oui, effectivement, dans Dialogues avec l’Ange, dans L’Évangile de la Colombe, et aussi dans d’autres écrivains, l’archange Uriel a préparé justement cet ultime retournement.

Vous en avez vécu plusieurs, pour ceux qui ont suivi certains enseignements, il y a eu plusieurs retournements, en 2010, en 2011, en 2012, pas toutes les années, mais presque, et à chaque fois un retournement vous ramène, de proche en proche, à cette célébration finale qui a été bien expliquée par Phahame, c’est-à-dire les gardiennes du rêve. Les gardiennes du rêve, libèrent le rêve, elles vous l’ont dit clairement, n’est-ce pas.

Alors, autre questionnement, ou autre chose à dire.

Frère : Et si tout a été écrit, et si je résiste à quelque chose, il est déjà prévu que j’allais recevoir une claque.

(Rires)

Frère : Mais si je…

Mais, cher ami, tu as le droit d’être masochiste.

Frère : Oui, d’accord, mais c’est aussi prévu donc, si ça a été écrit, que j’allais lâcher prise avant de recevoir la claque.

Non, tu as peut-être prévu de lâcher prise après avoir reçu la claque, tel que tu l’as écrit, et tu as peut-être même programmé que tu allais tellement être quelque part une tête de caboche aussi, que il te fallait prévoir et écrire des claques très importantes.

(Rires)

Donc là non plus, il n’y a rien à juger, ni à condamner, on est d’accord, il y a juste à le voir. Mais tu ne peux pas changer ce que tu as écrit.

Sœur : C’est dommage.

Frère: Hum, bon, mais alors je laisse tomber et j’ai intérêt à laisser la Lumière faire.

Exactement, lâche l’affaire, et comme tu dis, laisse tomber, ça vaut mieux, crois-moi.

(Rires)

Frère : Je suis d’accord.

Sœur : Oui.

Frère : Oui

Tous : Ouiiiiii, Ouiiii…

Ce qui ne t’empêche pas de jouer de toi-même, de rire de toi-même, et c’est le but d’ailleurs, parce que le jour où tu vivras des circonstances cocasses, comme je disais, de ton personnage ou de ce qui t’arrive sur la scène de théâtre, à ce moment-là, tu laisseras tomber. De toute façon, tu ne peux pas faire autrement, puisque comme tu le dis, et comme nous le disons, tout est écrit.

Mais dans le script que tu as écrit, tu avais décidé de jouer tel personnage, et en voyant la vision totale de ce rêve de création, tu as dit : Oh oui, je vais bien jouir à jouer cela, mais comme je joue cela, ben il faut quand même que je me prévoie des grosses, grosses claques, comme tu dis, jusqu’à ce que tu en ries toi-même. Rien n’est sérieux et pourtant, tout est sérieux.

Je t’ai coupé, non, tu avais autre chose à dire ?

Frère : Non, non, juste Oui et merci.

(Rires)

Sœur : J’aimerais témoigner…

Le micro, parce qu’il faut que ce soit enregistré. Voilà, on t’écoute.

Sœur : J’aimerais témoigner, c’est-à-dire donner quelques exemples de ces claques dont vous parlez. Depuis un certain temps, j’ai encore quelques petites problématiques, ou quelques petites histoires, que je n’ai pas réussi encore à totalement évacuer de ma conscience. Et donc, dans l’action du quotidien, des fois, quand une idée ou une émotion négative m’arrive, si j’ai quelque chose dans les mains, ça tombe et ça se casse. Soit je me cogne instantanément, au même moment, quand cette énergie me traverse, instantanément.

Donc, ça s’est répété à plusieurs reprises, j’ai fini par comprendre que c’est l’Intelligence de la Lumière qui est en train de me mettre en garde et de me dire : attention, non, là, ça ne va pas, ce n’est pas dans le sens de ton alignement, ce n’est pas dans le sens du Ouiiiiiiiiiiiiiii.

(Rires)

Eh ben, c’est exactement ça, c’est exactement ce que je voulais dire, tout va être rappel à l’ordre. Mais ce n’est pas une punition.

Sœur : Non, non.

C’est une invitation à laisser tomber, comme disait notre frère, et à se réajuster au plus vite. J’ai bien parlé effectivement de votre scène de théâtre dans la vie ordinaire. Vous allez casser des objets, vous allez vous cogner, vous allez vivre des traumatismes physiques, ce n’est pas méchant, mais c’est justement ça qui est, comme je dis, cocasse. Vous allez le voir.

Et quand vous le vivrez et que vous entendrez, l’habitude, si je peux dire, qu’est-ce vous allez faire, vous allez comme dit notre sœur dans son témoignage, instantanément, comme elle dit, se réaligner, se recentrer, bon, c’est des mots, mais redevenir le don et l’accueil, parce que vous n’avez pas le choix, quoi que vous en pensiez aujourd’hui.

Jusqu’à présent, vous savez, surtout Bidi et Abba, disaient : laissez les rêveurs rêver. Parce qu’ils ont écrit le rêve, et de les laisser rêver, c’est aussi de les laisser avoir et vivre ce qu’ils ont eux-mêmes écrit pour se réveiller.

Et comme je le disais pour le frère précédemment, il y en a qui ont choisi de se réveiller à coups de claques ou à coups de marteaux, ou avec des traumatismes énormes, et d’autres, non. C’est vous qui voyez. Mais dès que vous lâchez, comme tu as dit, il n’y a pas d’effort à faire, tout est traversé.

Il faut effectivement, comme tu dis, lâcher, se ressaisir, quelque part, pour voir ce qui est, et votre corps, la scène de théâtre de votre vie, mais dans les choses les plus quotidiennes et banales, vont vous apparaître, et quand vous les verrez, vous ne pourrez que rire et sourire de vous-mêmes. Mais bon, il vaut mieux casser un verre qu’une voiture ou le corps, n’est-ce pas. Mais ça peut aller jusque-là, ça a été dit. Mais vous l’avez écrit, ne vous jugez pas, n’ayez aucune culpabilité par rapport à cela, soyez simplement lucides.

Rappelez-vous, nous vous avons toujours dit que plus le chaos grandira, par l’activité des éléments, plus vous serez en Joie. Et même dans les moments comme ça, comment on pourrait dire, de rappel à l’ordre de l’Intelligence de la Lumière, c’est aussi une grande Joie, parce que vous comprenez, comme dit notre sœur, que c’est une invitation à vous recentrer, quelque part, dans la Vérité.

Ce n’est pas un alignement énergétique, vibratoire, c’est autre chose. Tout est fait pour tout éclairer, plus aucune ombre ne doit demeurer, que ce soit sur les faits de la société, et sur les faits de tous les êtres humains. Ce n’est pas un jugement, c’est un éclairage. Et tout a été écrit à la perfection. Comme l’a dit Abba, vous êtes tous Abba, et vous êtes tous les autres. C’est comme ça que vous constatez qu’il n’y a jamais eu personne. Ça ne peut pas être compris, ça ne peut être que vécu, comme toujours. Mais je te remercie de ton témoignage.

Sœur : Merci.

Et tu parlais de quoi, comme exemples, des choses qui se cassent, ou qui t’échappent des mains?

Sœur : Ou bien je tombe, ou bien, un petit accident, quel qu’il soit, pas très méchant, mais qui me réveille instantanément. Tiens là, arrête Leila, je me dis, arrête, reviens à ton centre, reviens à ton cœur. Parce que moi, je connaissais les énergies, la Lumière, je me dis, j’envoie cette pensée à la Lumière, ou j’envoie ce ressenti à la Lumière, et instantanément, je retrouve ma béatitude et je retrouve ma sérénité.

C’est exactement ça.

Sœur : Et je suis heureuse, je reviens à mon bonheur.

C’est ta façon de traverser.

Sœur : Voilà.

Vous voyez, ça c’est du vécu, c’est réel, c’est concret, c’est palpable, ça concerne la scène de théâtre. Ça ne concerne pas l’ouverture des chakras, les perceptions du Feu du Cœur Sacré, même s’il est vécu, ça concerne simplement la scène de théâtre dans le quotidien le plus ordinaire.

Je vous rappelle que Abba vous a dit, je crois hier ou dans un satsang, qu’il y avait une zone qui travaillait beaucoup, au niveau du sacrum. Cette zone du sacrum, c’est quoi ? Ce n’est pas seulement le feu du sacrum qui monte au cœur, c’est un point précis, c’est Hic, c’est Ici que ça se passe, sur la scène du théâtre. C’est comme disait Phahame, le rideau, et le rappel des acteurs sur scène par les spectateurs, pour applaudir, c’est exactement ça.

Sœur : J’aimerais poser une question, si c’est possible.

Oui, bien sûr.

Sœur : Et quand ce sacrum… C’est là, c’est ça ? D’accord. Alors, quand il y a une lourdeur au niveau de ce sacrum, quand tu veux te lever, là, tu sens que c’est lourd, c’est même à la limite de la douleur, et ce n’est pas très souple, ce n’est pas très léger, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire, ça, ça veut dire ce n’est pas un rappel à l’ordre, ça veut dire que tu es ici. Alors, d’ailleurs tu parles de douleur, ça peut être une douleur, bien sûr, qui peut même aller jusqu’à des troubles organiques, liés aux organes, reins en particulier, mais ça se passe effectivement en bas du dos, mais ce n’est pas une douleur, tu as l’impression, comment dire…

Sœur : Lourdeur, lourdeur.

Une lourdeur, ce n’est pas une douleur, ni une lourdeur, c’est plutôt l’impression, c’est comme si c’était à la limite d’un pincement d’un disque, une douleur selon la position, ce n’est rien du tout, ce n’est pas un rappel à l’ordre, c’est justement ce qui t’installe dans la porte Hic et qui te met ici. Ça accompagne cela, ça passe effectivement par cette zone énergétique très précise, entre la racine du premier chakra et du deuxième chakra, c’est logique.

Les portes dont nous avions parlé voilà de nombreuses années, vous avez vu – en 2012, 2013, pour beaucoup d’entre vous – les douleurs que vous avez eues, les perceptions étranges au-dessus du sein droit, du sein gauche, ou au-dessous, sur les portes attraction et vision. Là maintenant, ça touche les portes les plus profondes, c’est-à-dire celles qui sont le plus bas sur le corps. Vous êtes ici et vous n’êtes pas ailleurs. Et si vous n’êtes pas ici, dans la Vérité, vous êtes ailleurs que dans la Vérité.

Mais la sensibilité du point ne traduit pas une anomalie, bien au contraire, mais la mise en service de cet Ici, si je peux dire. Alors bien sûr, il y a des conséquences, je l’ai dit, que ce soit au niveau des reins, au niveau du système urinaire, c’est une invitation, là, par contre, à être ici et non plus ailleurs. Ce sont les dernières portes, les portes les plus basses du sacrum.

Vous avez bien vu durant les années 2013, pour ceux qui connaissent les portes. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce n’est pas la peine d’y penser, oubliez ça. Mais ça correspond effectivement à une incarnation totale de la Vérité. Ça a commencé par les portes les plus hautes du corps, les portes de l’âme, les portes de l’Esprit, la porte Ki Ris Ti, et avant, et en même temps, les portes attraction et vision, mais aussi les portes des plis de l’aine, et maintenant les portes du sacrum.

Ce n’est pas la même chose que la fusion des trois foyers, c’est-à-dire, sacrum, tête et cœur. Au niveau du cœur, c’est une autre spécificité. C’est-à-dire que c’est maintenant au plus proche de vous sur le jeu de la scène de théâtre, individuel et collectif. Mais c’est exactement ça. Je te remercie.

Sœur : Merci à vous.

Autre chose.

Sœur : Depuis l’intervention de Bidi, il s’est passé comme une défocalisation, comme on a dit, et depuis, j’ai beaucoup plus de mal à être sur la scène de théâtre, comme si je n’arrivais pas à revenir, comme si la scène de théâtre s’éloignait. Le rêve est beaucoup plus loin, donc j’ai du mal à être, enfin ce n’est pas que j’ai du mal, mais je ne suis pas avec les autres comme avant.

Tout à fait. Ça veut dire que dans ton cas, tu as joué la totalité de ton scénario, et tu vas pouvoir disparaître, et sans le vouloir. Ne cherchez pas à maintenir la scène de théâtre si vous disparaissez. Au contraire, profite de ces moments et de ces instants, où il te semble ne pas être là, pour être totalement ici.

Totalement ici, je l’ai dit, c’est dans le sacrum, c’est en toi, c’est au cœur, ce n’est pas sur la scène de théâtre. Vous devez jouer la scène de théâtre, mais si l’éclairage de la Lumière… Vous voyez bien qu’il y a des différences : vous avez des frères et des sœurs qui s’endorment tout le temps, d’autres qui ne s’endorment jamais, d’autres qui ont des douleurs, d’autres n’ont pas de douleurs, certains qui sont rappelés à l’ordre, comme disait notre sœur juste avant, et d’autres non.

Donc, accepte aussi qu’il y a besoin, dans ton jeu à toi de la scène de théâtre, de disparaître. Ne lutte pas, ne t’oppose pas. Je n’ai jamais dit qu’il fallait être totalement lucide sur la scène de théâtre, dans les moments où cette lucidité, c’est déjà, pour toi, le clap de fin, n’est-ce pas.

Donc, si tu t’opposes à ce qui est vécu, eh ben là aussi, tu vas t’apercevoir, comme tu le dis, que tu vas avoir de plus en plus de mal à être présente. Parce que ce qui t’est demandé, c’est d’être présente dans l’Ici, mais peut-être hors de la scène de théâtre, dans l’extase, dans l’intase, dans la béatitude.

Vous n’êtes pas tous amenés à jouer le jeu dont j’ai parlé, vous constatez ce jeu. Peut-être que tu l’as déjà vécu, tout simplement, et que l’Intelligence de la Lumière, qui pénètre dans l’Ici, te met hors du théâtre, afin de demeurer peut-être, de manière plus tranquille, l’observateur de ce que jouent les autres sur la scène. Ne résiste pas, ne t’oppose pas, et laisse l’éclairage se faire totalement.

Si ton corps te dit, va dormir, va dormir, quelle que soit l’heure, ne t’occupe pas de la préséance ou des autres frères et sœurs. Tu es là, mais c’est ton jeu, c’est ta partition que tu joues. Et la disparition, vous avez vu durant les années 2018, avant que l’anomalie primaire soit retirée par Abba, que vous aviez tous des épisodes de disparition, en début d’année 2018. Après, ça s’est plus ou moins tassé comme on dit, pour certains.

Mais aujourd’hui, c’est une autre octave. C’est le clap de fin et le rappel, je dirais, le moment où les acteurs viennent saluer les spectateurs, qui viennent vous dire merci de la représentation. Pour chacun, c’est profondément différent.

Bien sûr, les rencontres Agapè vous donnent l’occasion de démultiplier la résonance de la bonne nouvelle, pas uniquement dans le groupe, mais comme vous l’avez constaté aussi, au niveau de l’activité élémentaire et sociale, et même politique, dans tous les pays où cela se produit.

C’est lié au fait que la troupe théâtrale est réunie dans un endroit donné pour une représentation, c’est exactement ça, comme dirait Bidi. Vous voyez bien ce qui s’est produit ici à votre arrivée. Vous verrez bien ce qui va se passer à votre départ et à l’arrivée d’où vous venez, aussi.

Là, c’est ce que vous avez écrit et il est indéniable que quand vous êtes un groupe qui se réunit durant plusieurs jours, que ce soit la fête, le spectacle, ou nous qui intervenons sur votre scène, les résultats vont être sensibles et palpables, je le répète, dans l’activité des éléments, dans l’organisation de la société, et même au niveau politique. Vous l’avez vu depuis de nombreux mois, selon les rencontres qui se déroulent à tel lieu ou à tel lieu.

Autre chose ? Alors, en fonction de ce que j’ai dit, vous pouvez parler de votre acteur sur scène, au contraire, ce n’est pas s’éloigner de vous, mais parler de votre ordinaire, de votre vécu, de vos ressentis, de ce que vous vivez, est justement l’éclairage, puisque c’est le préambule que j’ai dit en répondant à la première question sur le don.

Sœur : Moi, je vais dire quelque chose.

Alors, on t’écoute.

Sœur : Il y a deux jours, j’ai été dans un endroit qui s’appelle le hammam, et à la fin de la séance, enfin, au bout de la séance, je me suis évanouie. Mais je ne me suis pas fait mal du tout, je m’étais assise, et je suis partie. Et là, mes sœurs m’ont dit que j’étais dans une béatitude, que j’affichais une béatitude incroyable, et moi, j’étais très bien aussi. Je me souviens du blanc, mais surtout d’un bien-être, et dire que je ne reviens plus.

Eh oui, la vision ou le vécu du paradis blanc, nous fait lâcher toutes les prétentions à être quoi que ce soit, à être autre chose que le don. Bien sûr, ça peut survenir aussi, ce n’est pas une invitation au réajustement de quoi que ce soit, c’est vivre cela, être dans le vécu de cela. Comme notre sœur juste avant, accepte-le.

Sœur : Je l’accepte totalement parce qu’en fait, je crois que je suis d’une nature assez terre à terre, et il fallait peut-être que je vive cet instant, disparaître, quoi.

Oui, la vision ou le vécu du paradis blanc, vous installe dans une forme de fermeté à l’Amour et à la Vie. Bien sûr, le paradis blanc n’est pas l’Absolu, il en est l’antichambre, si je peux dire. Mais ce n’est pas grave. Parce que là, ce n’est pas l’orgueil spirituel de ceux qui se miroitaient dans cette Lumière et qui étaient persuadés d’être supérieurs aux autres.

C’est quelque chose qui emporte ta conscience justement, tu l’as dit, tu t’évanouis. Alors que quand je parlais, dans les années précédentes, de l’ego ou l’orgueil spirituel, c’était celui qui vivait ce paradis blanc, qui s’en saisissait pour maintenir la conscience dans ses méditations ou ses prières. Ça, c’était l’orgueil spirituel.

Mais là, quand tu parles d’évanouissement ou précédemment, de disparition, ou de fatigue, c’est tout à fait juste. C’est différent. Ce n’est plus de l’ego spirituel. C’est, si vous voulez, le sacrifice, qui n’existe que pour la personne, c’est l’acceptation, c’est le don, c’est la grâce, c’est le grand silence, et comme tu l’as dit, c’est la félicité.

Sœur : J’ai ressenti un Amour incroyable pour tout l’environnement, pour toutes les personnes, mais déjà avant que cela ne m’arrive, que j’avais, je ne sais pas ce qui s’est passé là, mais c’était incroyable, l’Amour que je ressentais pour tous.

Tu es installée dans le paradis blanc, mais pas dans le paradis blanc de la tête, comme certains à l’époque, dans l’orgueil de la conscience, tu es installée dans le paradis blanc du cœur. Je te rappelle que c’est l’infinie présence, l’ultime présence, Shantinilaya, la demeure de paix suprême, qui est l’antichambre et la jonction, comme Abba disait, la lisière de l’être et du non-être. Et c’est parfait.

Et tu ne pourras que constater – comme la sœur précédemment, qui elle le vit avec l’impression de ne pas pouvoir être là – mais vous allez constater les effets radicaux de la manifestation, même au sein du théâtre, de cet Amour qui ne fait plus de différence, d’un Amour que, aucun mot, aucun poème, aucun concept, aucune philosophie ne peut traduire, mais qui est vécu, bien sûr.

Sœur : C’est un cadeau inestimable.

Oui, c’est ainsi que tu l’as écrit. D’autres l’ont écrit à travers les claques, mais c’est la même chose, la finalité est exactement la même.

Autre chose ?

Sœur : Je suis de plus en plus gelée, j’ai froid, et ça se manifeste de plus en plus fortement, et j’ai l’impression comme si je m’en allais par l’intérieur.

C’est exactement ça, tu es aspirée […]. Vous savez, on a parlé, tête de caboche vous a parlé longuement de toute la structure des différentes couronnes, des différents corps, et il y a aussi le double tore. Et après, effectivement, vous êtes en émanation de cet Amour, spontanément, et après, vous vous réabsorbez vous-mêmes. Que ce soit la disparition ou la difficulté à se maintenir sur la scène de théâtre avec les autres, que ce soit par l’évanouissement, par le froid ou par la chaleur, c’est exactement la même chose.

Et là aussi, si vous acceptez, si vous dites oui – ça ne veut pas dire que ça va s’arrêter, l’évanouissement, ou cet Amour indicible, ou ce froid – vous allez vivre, à travers le froid ou à travers la chaleur, peu importe, la même finalité. C’est effectivement le moment, comme je l’ai appelé, le clap de fin de la scène de théâtre, où les acteurs reviennent tous ensemble, se tenant la main, pour saluer les observateurs, les spectateurs.

C’est ça, le paradis blanc, qui arrive au niveau collectif. Vous le vivez d’ailleurs en rêve, certains parmi vous ont vécu ça il y a déjà très longtemps, le paradis blanc. Et c’est exactement ça, l’événement collectif, ne vous souciez pas d’après.

J’ai dit, et ça a été dit par tous, laissez les rêveurs rêver, ceux qui voient encore des nouvelles terres, des nouvelles dimensions. Quand ils seront dans le paradis blanc, eux aussi, eh ben ils verront bien, par eux-mêmes, que tout ça ce n’était que des chimères.

Quand Abba a dit que c’était la fin du rêve de la création, c’est la Vérité. Nous ne le savions pas nous-mêmes et nous ne devions pas le savoir, avant qu’Abba le réalise – c’est comme ça – et avant que vous découvriez que vous êtes, nous sommes tous, Abba. C’est comme ça que le temps zéro collectif – où l’alpha rejoint l’oméga et qu’il n’y a jamais eu de distance – se réalise.

Vous êtes, comme disait Bidi, Nisargadatta, vous êtes l’Absolu, vous êtes l’Ultime, vous êtes Dieu, il n’y a rien d’autre que vous, parce qu’il n’y a personne. Tout est contenu en vous, en chacun de nous, avec la même égalité. Simplement, il y a des rêveurs qui se sont enfoncés dans le rêve, parce qu’ils l’ont écrit ainsi, c’est pour ça que nous vous disons de ne pas juger, parce que tout ce que vous voyez est vous, il n’y a que vous. Le pire des salauds est vous.

C’est ça le Oui, que nous avions nommé l’acceptation. Nous vous avions conduits les uns et les autres à travers des mots précis, à l’époque, nous vous y avions conduits à travers les structures du corps d’Éternité. Mais maintenant, nous vous y emmenons, vous le voyez bien, nous parlons de moins en moins les uns et les autres, de perceptions, de vibrations, d’énergies, et nous orientons votre conscience vers des mots qui sont certes des concepts et des compréhensions, mais qui vous ramènent, quelque part, à l’essentiel de ce qui est à vivre, de ce qui est non pas à conceptualiser, mais à traverser.

La traversée, le vécu, c’est la compréhension, elle ne vient pas de la tête, elle vient du cœur, et chacun à votre façon, vous le décrivez, vous décrivez le script de votre jeu vidéo ou de la scène de théâtre comme disait Nisargadatta, c’est tout.

Et plus vous êtes en adéquation avec l’instant présent… Et vous avez eu beaucoup, beaucoup d’enseignements sur la notion d’instant présent, pas par nous. L’archange Anaël, si, bien sûr, pour l’Ici et Maintenant. Mais même parmi ces êtres qui ont vécu l’instant présent, vous voyez bien leur positionnement, certains vous parlent encore de Nouvelle Terre… Mais laissez-les rêver, l’important, c’est l’instant présent.

Mais quand vous vivez le paradis blanc, je vous mets au défi de vouloir imaginer une nouvelle forme, un nouveau monde ou une nouvelle conscience. Ce n’est pas possible. Et là, vous touchez à l’Ultime, comme disait Bidi, c’est-à-dire la jonction du paradis blanc et de ce que la conscience pourrait appeler le néant, qui n’est pas le vide, mais qui est le tout, mais où rien ne peut être vu.

Autre chose ? Vous avez bien compris, mon intervention d’aujourd’hui est vraiment de vous préparer de la manière la plus simple à ce mois de novembre.

Sœur : Nous avons une sœur qui est là.

Ah.

Sœur : Bonjour Bidi… euh… bonjour OMA.

(Rires)

Oui, je ne m’appelle pas Bidi.

Sœur : Non, mais on est tous les uns dans les autres.

Exact.

Sœur : Voilà. Moi, par moments, le plus souvent maintenant, j’ai une joie d’enfant, une joie énorme d’enfant, et de l’Amour, d’un enfant en moi. Mais mon corps, il ne suit pas…

Ton corps, il quoi ?

Sœur : Il ne suit pas. C’est-à-dire que par moments, j’ai l’impression de ne pas être sur terre, je marche, je chancelle, et puis j’ai les yeux qui se brouillent comme s’il y avait des nuages. Alors ça, c’est les symptômes d’un AVC.

Il faut bien mourir un jour où l’autre.

Sœur : Oui, mais enfin… Et alors là, je me cogne dans tout, j’ai des bleus partout.

Oui, c’est un rappel à l’ordre, c’est : ce que tu vis dans ta Joie intérieure, laisse-le traverser ce corps. Ça veut dire que quelque part, comme ce que j’ai dit, comme je disais tout à l’heure, pour deux questions avant à cette sœur qui n’arrive pas à être présente, elle doit être présente en soi. Et effectivement, c’est le jeu qui se joue pour chacun.

Donc, ce n’est pas là un mauvais positionnement, c’est un éclairage. Donc, l’enfant intérieur, que fait un enfant ? Et plus tu descends dans l’enfance, qu’est-ce qu’il fait, cet enfant ? Il ne sait pas marcher, il est dans son lit, il gazouille et c’est tout.

(Rires)

Bon, ça peut être gênant s’il faut ressortir les biberons et tout, je ne crois pas que ton mari va être très content, les couches-culottes et tout.

Sœur : Maurice, va sortir les couches culottes et le biberon.

Sœur : On va t’installer avec le chien, le chien copain, ce sera parfait.

Sœur : Oui, mais j’ai, dans les coups, j’ai mal.

Sœur : Oui, notre sœur dit qu’elle a mal.

Oui, oui, tout à fait.

Sœur : Mon corps a mal.

Tout à fait. Mais est-ce que, que le corps ait mal, retire la Joie ? C’est ça qui est surprenant.

Sœur : Ah non, non, ça ne retire pas la Joie.

Voilà.

Sœur : Mais les coups, quand même, ça fait mal.

Oui, parce qu’il y a encore une perception du corps, mais le jour où le paradis blanc sera là totalement, vous n’aurez plus, je l’ai dit, de perception d’une conscience corporelle, vous vous retrouverez sans corps, totalement, c’est aussi un apprentissage.

Sœur : Merci, merci OMA.

Voilà. Et c’est ce que tu as écrit. Certains, c’est les claques, d’autres, c’est l’évanouissement, d’autres encore, c’est casser des objets. Et comme je l’ai dit aussi, certains, c’est casser le corps, et comme je l’ai dit en préambule, n’en faites pas une affaire personnelle, c’est l’éclairage de votre scène de théâtre, c’est tout. Et comme tu le dis, tu l’exprimes, tu demeures en Joie, quelle que soit la douleur du corps. D’ailleurs, vous constaterez aussi, c’est la même chose quand c’est le chaos au niveau du monde, que vous maintiendrez cette Joie, non pas par un quelconque vouloir, mais parce que c’est comme ça.

Donc, ce n’est pas parce que vous avez une maladie, un cancer même, que vous allez perdre la Joie, sans ça ce n’est pas vrai, par rapport à la Vérité. C’est justement chacun, selon ce que vous vivez, que ce soit les objets cassés, que ce soit la difficulté à maintenir la présence avec les frères et les sœurs, que ce soit par le froid ou la chaleur, que ce soit par l’évanouissement, que ce soit par l’effet d’avoir mal au corps en te cognant, la finalité, c’est la Joie.

Retenez que c’est le clap de fin, et que ce qui est important, c’est ce que vous êtes, pas ce que vous sentez. Acceptez-le, là aussi. Et même en étant au stade terminal d’une maladie très grave ou une maladie foudroyante, vous persisterez dans cet état de Joie de l’enfant intérieur. C’est comme ça que ça va se passer avec le paradis blanc, non ? Il me semble, nous vous avons prévenus depuis suffisamment longtemps.

Sœur : Merci.

Et je te remercie. Autre chose ?

Sœur : Oui, c’est un vécu.

Merci.

Sœur : Parfois, dans des états méditatifs, je ne ressens plus mon corps. C’est comme s’il n’est plus là et j’ai la sensation que je vais m’envoler, je deviens légère, légère, légère, et comme si je m’élève. C’est comme si mon corps se lève, il veut s’envoler, mais je ne ressens pas les parties de mon corps, mais c’est, c’est comme si la physicalité n’est plus là.

Exactement.

Sœur : C’est quoi ?

Ce sont les préparatifs du paradis blanc collectif, tout simplement, pour chacun de vous.

Sœur : Merci, c’est parti !

Et Phahame, et d’autres, et moi, nous vous avons dit que vous étiez dans l’événement du temps zéro, vous le voyez partout autour de vous, nul ne pourra l’ignorer dans son vécu personnel, mais aussi sur la scène de théâtre collective, si je peux dire, vous êtes dedans. L’activation de la porte Hic traduit, comme l’a dit Phahame, le chant du Oui.

Ce ne sont pas des histoires, c’est la véritable histoire, qui se produit réellement et concrètement. Vous voyez bien l’activité des éléments de partout sur la planète, vous voyez bien que tous les vécus, sans aucune exception, que vous avez décrits dans les témoignages ou les interrogations, concourent à quoi ? À vous faire disparaître de l’apparence, du rêve de la création, à vous réveiller cette fois-ci définitivement, mettre fin, sans aucune volonté, à la forme, à l’histoire.

Vous le vivez tous, et tout ce que vous décrivez ce matin, c’est exactement cela. Et quand je vous dis que ça va se renforcer durant ce novembre noir, c’est la Vérité. Certains, ça va être par le froid, d’autres effectivement en se cognant, d’autres en s’évanouissant, et d’autres dans l’impression de s’envoler et de disparaître dans cette légèreté, où il n’y a plus de corps, effectivement, c’est la jonction du paradis blanc et de l’Absolu. C’est ce qui a été nommé, expliqué voilà de nombreuses années, comme étant la demeure de paix suprême, Shantinilaya. C’est là que vous êtes comme dans les – ce que Bidi avait dit à l’époque – Sat Shit Ananda, la pure félicité.

Que représentent votre personnage, votre vie, vos affects, vos attachements, quand vous vivez la félicité totale ? Rien, plus rien. Comme ça a été dit, c’est une forme de défocalisation, de décristallisation. Même si ça en passe par une cristallisation, comme une maladie, un cancer ou un accident vasculaire, ou n’importe quelle maladie qui apparaît, la finalité est toujours la même.

Donc, ne réfléchissez plus en termes de causalité. Même si parfois, il faut se réajuster, si vous préférez, c’est-à-dire accueillir encore plus, traverser encore plus, quels que soient les mots que vous employez, mais c’est toujours ce qui vous dirige vers le clap de fin et le rappel des acteurs pour saluer.

Sœur : Merci.

Autre chose ?

Sœur : Une question pratique. On est tous dans cet état-là, mais les éléments là vont nous embêter certainement copieusement.

Ah oui, ça tu peux le dire.

Sœur : Est-ce que vous avez un conseil, un positionnement, parce que il y a des chances que ça fasse revenir un petit peu notre cerveau, ou la conservation de ce qu’on est en tant que personne, alors est-ce qu’il y a un positionnement qui nous aiderait à vivre ce qu’on va avoir à vivre?

Non, je ne crois pas, au contraire. Plus vous allez voir le chaos, par exemple tu parles si ça te concerne directement, pas sur l’écran du monde ou dans d’autres régions du monde, demande à ceux qui l’ont vécu, et tu verras que justement que se situe ici le don et l’acceptation. Donc ne te pose pas la question, parce que le moment où ça va arriver, que ce soit les volcans, que ce soit le feu, que ce soit l’eau, que ce soit un séisme, en le vivant en direct, tu constateras que tu ne pourras que sourire, quel que soit ce qui est détruit en apparence, au contraire.

Et tous ceux qui l’ont vécu, qui ont eu l’opportunité ou le désastre de vivre en plein milieu d’un ouragan, par des inondations, par le feu quel qu’il soit, découvrent la même vérité. Rappelez-vous, quand vous êtes dans l’eau, ça a été dit par Phahame avec insistance d’aller vous mettre dans l’eau, mais si l’eau vient jusqu’à toi, par des inondations par exemple, et même si tu es submergée par l’eau, tu vivras la même chose.

C’est paradoxal, mais c’est ainsi.

Donc l’activité élémentaire, même la plus virulente qui soit comme ça se produit dans d’innombrables régions de la planète, ne se traduira pas par une peur, ni par une interrogation, mais au contraire par la Joie, et, en le vivant, vous constaterez ce que j’ai dit. Le chaos, qui vous concerne directement, par exemple dans ton lieu de vie, ou même dans ce corps, comme l’a dit notre sœur qui se cogne et qui maintient la Joie, c’est la même chose.

Vous ne serez plus dupes de votre vie, de votre maison, de vos affects, vous ne tiendrez plus à rien, et heureusement. Donc, laisse-toi inonder, laisse-toi brûler, laisse-toi dévaster par les éléments extérieurs ou intérieurs, la Joie ne peut être que là.

Donc il n’y a rien à stipuler, à prévoir, à anticiper depuis le point de vue de la personne.

Acceptez et vous êtes en Joie, instantanément, que ce soit pour la difficulté à maintenir sa présence, que ce soit par des crises de foie, d’aspiration, que ce soit par les éléments extérieurs, c’est exactement la même chose, simplement ça atteint comme ça a été dit une intensité personnelle mais aussi collective au niveau des éléments, rappelez-vous, le choc de l’humanité, c’est d’abord le déni, la colère, la négociation et enfin l’acceptation.

Vous, vous avez largement dépassé l’acceptation. Laissez se vivre les tornades, les ouragans, si ça vous concerne, et vous verrez que vous rirez, quelle que soit la destruction apparente. Ça a été aussi dit par Phahame. C’est le décor de théâtre qui brûle. Comment voulez-vous faire le clap de fin tant qu’il y a encore un théâtre.

Tout va être pris par le paradis blanc. Ce que vous voyez dans l’action des éléments, intérieurs comme extérieurs, c’est des fragments du paradis blanc, parce que le paradis blanc, qu’est-ce que c’est, nous l’avons dit aussi, c’est l’éther primordial, le premier éther du premier rêve de la création, le premier flash de Lumière. C’est ça que vous vivez.

Donc quand ça concerne votre pays, que ce soit des révolutions, la guerre, tout ce qui peut se produire, à quelque niveau que ce soit, va vous mettre dans cette Joie de l’enfant, si vous acceptez bien sûr.

Donc il n’est pas question de se prémunir, ni d’un tsunami, ni d’un tremblement de terre, c’est justement comme ça que le réveil est définitif. Personne ne pourra ignorer cela, en le vivant.

Alors bien sûr, vous savez très bien que quand, par exemple, dans certains incendies qui se produisent en ce moment-même dans plusieurs pays, que ce soit les forêts, les maisons qui brûlent, ou autres, peu importe de savoir d’où ça vient, l’important c’est qu’il y a le choc au départ, et dans le même temps, il y a la colère, la tristesse même, la négociation, et toujours l’acceptation.

Vous n’avez pas le choix. Ce qui vous fait souffrir, c’est de croire que vous avez le choix, rien d’autre. Il n’y a rien à préserver. C’est vraiment les prémices, nous l’avons dit, l’évènement est là, ce sont les prémices du collectif du paradis blanc. Donc accepte. Vous n’avez pas le choix de toute façon, encore une fois.

Si nous avons tant développé sur le sacrifice, la résurrection, l’acceptation, c’est pour que vous arriviez spontanément au Oui, même si ça concerne le marasme de votre corps, ou de votre région, ou de votre maison, ou de votre famille. C’est plus qu’un lâcher prise ou un abandon à la Lumière. C’est la restitution à la Lumière.

Et quand nous vous disons tous, les uns et les autres que ceci, ce corps, cette vie, cette conscience, c’est un mauvais rêve, oui, c’est un mauvais rêve. Le sommeil ne pouvait se terminer que par un cauchemar, apparent.

Mais la Joie est là, la Béatitude est là, justement grâce à l’évènement qui vous concerne. Qu’il concerne ce corps, j’ai dit ça se passe sur la scène de théâtre, qu’il concerne vos relations, votre famille, la société, votre région, ou quoi que ce soit qu’il se produise, vous ne serez, et comment dire, plus dupes des apparences, et vous verrez que vous serez à ce moment-là dans la Joie de l’innocence et de l’enfance, et que vous accueillerez encore plus le froid, la disparition, l’évanouissement, les douleurs du corps, la maladie, la souffrance même deviendra la Joie.

Autre chose ?

Sœur : Un petit témoignage par rapport à la posture à adopter face au travail des éléments, que j’ai vécu l’année dernière lorsqu’il y a eu l’inondation à Nabeul, j’étais dans six cents mètres carrés couverts, seule le soir, avec ces six cents mètres carrés inondés d’eau, avec un mètre vingt d’eau au sous-sol, j’étais seule, il n’y avait personne. J’étais dans quel état ? Dans ce genre de situation, tu te positionnes dans le « faire », ni dans la peur, ce n’est pas… j’étais…

Je me suis retrouvée dans le « faire », je cherchais à contacter les secours pour venir libérer le sous-sol de l’eau et à dégager l’eau des espaces, et je gérais tout ça, sans être alarmée, sans avoir peur. Tu te trouves bien à gérer tout ce que tu as à faire. Tu es occupée, tu n’as pas de place, ni pour la peur, ni pour la folie, ni pour rien du tout, tu gères, tu fais, t’es dans le faire, et ça te positionne, et ça se fait, et ça se gère. Et j’ai réussi à évacuer l’eau, à appeler les pompiers, mais j’ai cassé entre temps mon pouce gauche, je ne m’en suis pas rendue compte, et ce n’était pas grave, je n’ai même pas senti la douleur, je ne m’en suis même pas rendue compte, j’étais dans la libération des lieux, et c’est tout.

Donc ça, si ça pourrait vous aider dans des situations extraordinaires…

Extrêmes, extrêmes.

Sœur : Extrêmes, de notre vie matérielle, il y a une posture qui nous arrive, instantanément, spontanément, tu te retrouves dans une posture de gestion.

Ça s’appelle la résilience.

Sœur : C’est par rapport à mon vécu, si ça pourrait t’aider.

Oui, oui, bien sûr.

Sœur : Voilà. Merci.

Ça ne veut pas dire ne rien faire, et accepter d’être inondé ou enseveli par le feu. Mais, à ce moment-là, vous constaterez que tout se fait avec facilité. Donc ne cherchez pas à anticiper parce que vous allez le vivre, et quand vous le vivez, vous constaterez qu’avant le paradis blanc, vous serez au contraire parfaitement fonctionnels ou parfaitement en Joie et disparus, mais ça ne fait pas de différence.

Ce qu’a vécu notre sœur l’année précédente est simplement une répétition. Comme je disais, là vous revenez sur la scène pour saluer, c’est exactement ça.

Ce qui peut vous sembler aujourd’hui, sur certaines images, terrible, par exemple vous avez des incendies qui détruisent des maisons où, du jour au lendemain, là, il n’y a pas de possibilité de résolution, mais c’est parce qu’il fallait que ce soit comme ça pour vous, pour vivre la Joie nue, que ce soit manifesté sur la scène de théâtre, ou que vous sortiez ainsi de la scène de théâtre.

Mais de toute façon, quel que soit encore une fois la manifestation, résilience et action, ou disparition, le résultat est toujours le même, toujours, toujours, toujours. C’est en le vivant que vous comprenez les choses, surtout à ce niveau-là. Ce qui apparaît terrible et difficile d’un point de vue, celui de la personne, parfois, se trouve magnifié justement par cette résilience, ce dépassement, cette acceptation, voire cette disparition.

Sœur : Quand on disparaît vers le paradis blanc, dans le paradis blanc, il n’y a plus cet état de Joie qui s’extériorise, c’est plus un état de vacuité où il n’y a plus rien.

Oui, c’est le grand Silence. Mais à ce moment-là, ce n’est plus le paradis blanc, c’est déjà la perception si je peux dire, même si c’est un mauvais terme, en tous cas le vécu de l’Absolu. Dans l’Absolu il n’y a pas de paradis blanc, dans l’Absolu il n’y a pas de conscience, même nue, il n’y a pas de Joie nue, il y a l’Evidence, c’est tout.

Sœur : Oui, il n’y a même plus la Joie.

Il ne peut plus y avoir de Joie.

Sœur : Il n’y a plus rien.

La Joie est la première manifestation que vous retrouvez, la Joie nue, celle de l’enfant intérieur, mais juste derrière ça, si je peux dire, c’est une façon de parler, il n’y a plus rien.

Sœur : Ah oui.

C’est ça l’Absolu, ça a été expliqué pendant des années par Bidi. Le paradis blanc n’est pas fait pour être maintenu, sans ça c’est l’orgueil spirituel, il est fait pour être traversé, pour être vu, et déboucher sur l’Ultime, ce grand Silence. Il n’est même plus question de Joie là-dedans.

La Joie c’est à travers la scène de théâtre, à travers le personnage, à travers ce que vous sentez, mais dans l’Ultime et l’Absolu, il n’y a strictement rien à sentir, strictement rien à voir, même pas la Joie puisque c’est le grand Vide, c’est le grand Silence, même l’extase est de trop.

Sœur : Ah mais c’est ça. Moi je me suis dite : ah mais je ne suis même plus en Joie. En fait, elle s’éteint aussi.

Elle s’éteint de la même façon que tu t’éteins, c’est comme ça que tu sors du rêve. Il n’y a rien, il y a tout et il y a rien.

La Joie dont nous vous entretenons, c’était l’interfaçage, comme le Feu du Cœur Sacré, comme le double tore au niveau de la poitrine, c’est entré en incarnation, en manifestation, mais on n’a jamais dit que c’était quelque chose qui devait être installée dans la permanence.

C’était un moyen comme le supra mental ou la supra conscience. C’était le moyen de vous rapprocher, de quoi, du non-être, de la Vérité absolue. Vous n’êtes pas ce corps, vous n’êtes pas cette conscience, vous n’êtes d’aucun monde. Après, que vous disiez vous êtes créateurs, créatrices, dieu, c’est encore des mots, mais effectivement, après la Joie de l’enfant, il y a le grand Silence. Là c’est fini, ça veut dire il n’y a plus de théâtre.

Et, comme vous êtes tous en train de répéter votre scène finale, tout simplement, c’est l’éclairage de la Lumière qui, c’est comme vous pourriez dire, une répétition.

Avant de jouer votre rôle sur la scène de théâtre, vous l’avez écrit, vous l’avez déjà joué, et vous avez joué tous les rôles, mais effectivement, à un moment donné il n’y a plus rien, et tu ne peux que te reconnaître, là aussi.

Comme le paradis blanc est dit cet Amour indicible qui est vécu, qui est la première manifestation, la première et la dernière émanation de l’Absolu, quand tu rejoins l’Absolu, nous l’avons toujours dit, il n’y a plus de vibration, il n’y a plus de conscience, il n’y a plus d’observateur, il n’y a plus de témoin, il n’y a plus personne, réellement et concrètement.

Etre les uns dans les autres, c’est résoudre l’équation. Mais une fois que vous avez vécu que vous êtes les uns dans les autres, vous ne pouvez que constater qu’il n’y a jamais eu personne, que c’était réellement un rêve ou un cauchemar, et vous vous souvenez, pas seulement du paradis blanc, mais de qui vous êtes. C’est vous qui avez créé le paradis blanc, et chacun de nous l’a créé.

Et c’est comme ça que vous vivez qu’il n’y a personne. C’est logique tout ce que vous dites là, mais ça correspond à tous les enseignements que nous vous avons donnés, et qui se sont achevés en 2012 par Bidi. Après nous n’avons fait que parcourir ce que vous aviez traversé, les origines stellaires, les lignées stellaires, l’assignation vibrale, parce que nous aussi, à ce moment-là, nous ne connaissions pas la Vérité, et ça devait être écrit comme ça.

Et vous avez d’innombrables preuves. Regardez dans le cosmos, sans même parler de ce qui se passe sur Terre, regardez toutes ces galaxies, ces étoiles, qui sont mangées, qui disparaissent, c’est bien réel, non, sur la scène de théâtre. Et les éléments qui se déchaînent, qui se matérialisent sur cette Terre, c’est exactement ça, nous vous l’avons dit, c’est le décor qui brûle.

Tout sera consumé et tout est consumé par ce Feu Indicible de l’Amour, mais derrière tout ça il y a quoi, Rien, le grand Silence, la grande Joie, là où il n’y a plus de conscience, sans aucun corps, il n’y a même plus de conscience nue, il n’y a même plus d’observateur, c’est ce que Abba et Bidi nomment le Je , J.E. Éternel et Absolu, qui n’a que faire de la création, qui n’a que faire du personnage, qui n’a que faire des histoires, qui n’a que faire des perceptions, qui n’a que faire des énergies.

C’est là où tu es chez toi. Tout le reste, même les yogas que nous avons enseignés, en particulier un Ami, n’ont été là que pour vous permettre de vivre cela avec le plus de tranquillité possible.

Vous voyez, nous répétons toujours la même chose, mais la pédagogie c’est aussi la répétition, non pas pour enseigner, mais pour vous permettre de le vivre avec de plus en plus d’évidence et de facilité, quelle que soit la dureté apparente.

Autre chose.

Moi je suis avec vous jusqu’à ce tant que vous me gardez.

Frères et sœurs : On vous garde.

Sœur : Je pourrais savoir pourquoi je suis là, dans cette posture s’il vous plaît.

Tu peux répéter pour le micro.

Sœur : Notre sœur demande si elle peut savoir pourquoi elle est là, dans cette posture, c’est une sœur qui traduit beaucoup par les gestes, par le corps.

Parce que c’est comme ça que tu vas trouver l’immobilité que tu n’as pas encore trouvée. A un moment donné, tout geste va s’arrêter, tu le sais, et les sœurs et les frères le vivent. Les gestes sont accompagnés d’énergie, c’est un mouvement. La vie est mouvement, mais la vie vient de la non-vie, au sens où pourrait l’entendre la personne. Et le moment où tes gestes s’arrêteront, tu seras libre. Pour l’instant, tu ne l’es pas. Tu ne fais que traduire l’être à ta façon.

Ce n’est pas une anomalie, c’est le mouvement, mais tu n’as pas encore découvert ce qui est à l’origine du mouvement.

Sœur : Est-ce que je peux me permettre une petite remarque, par rapport à la question de la sœur. Je dirais peut-être, si elle réussit à accueillir et à accepter ce mode d’être qui se manifeste en elle, elle pourra le libérer, et passer à autre chose. C’est juste une petite réflexion comme ça.

Alors à elle de savoir si ça lui parle. Je te remercie.

Sœur : Non parce que moi j’accueille, enfin, oui j’accueille, je ne fais que ça.

Oui mais qui accueille ? C’est toujours pareil, qu’est-ce qui accueille ?

Sœur : Elle ne sait pas.

Et ben voilà. C’est ce que je dis quand je dis tu ne le connais pas encore. Le mouvement vient d’où ? De l’absence de mouvement bien sûr. La Lumière vient d’où ? De ce qui n’est pas encore manifesté, en tant que Lumière. Ça s’appelle l’Absolu. Comme disait Abba, le moyeu de la roue des taoïstes, c’est ça ? C’est ça oui.

…Silence…

On profite des silences pour laisser établir maintenant, vous le sentez peut-être, Agapè dans l’espace, comme dirait Abba, mais ça ne vous empêche pas de parler, mais là, on est lucide que c’est en train de se dérouler.

…Silence…

C’est ça le grand Silence.

…Silence…

Frère : Ah oui.

D’autres choses à dire.

Frère : C’est peut-être bête ce que je vais dire, mais est-ce que l’Absolu, le Je Absolu, doit être aussi traversé.

Non, absolument pas. C’est la seule chose qui ne peut pas être traversée, puisqu’elle est immobile et que tu le découvres en étant immobile, dans le don, l’accueil, l’acceptation, c’est ce que tu es. Ça n’a jamais traversé, ça a toujours été là.

…Silence…

Avez-vous d’autres choses à dire et en particulier sur ce qui se vit, là, tout de suite ?

Frère : Puisqu’on doit être dans l’immobilité, l’aide aux autres doit-elle se faire dans l’immobilité?

Ben oui, parce qu’ils sont en toi. Tout le reste ne sera que gesticulations. Mais ça, ça a été expliqué et vécu, la création entière est en toi. Tant que tu manifestes, tu peux bien évidemment le prendre dans tes bras, utiliser l’énergie quand tu es en présence, mais accueillir, tu n’as pas besoin d’être en présence, ça a été expliqué, vous devenez l’espace.

Il ne t’est pas demandé de rester immobile dans ton lit, sauf si tu es évanoui, ou que l’Intelligence de la Lumière te fait disparaître, le positionnement est différent pour chacun, selon ce qu’il a écrit. Certains utilisent les énergies, d’autres la parole, d’autres les câlins, les bisous, il n’y a pas de règle. Il faut bien encore jouer, pour ceux qui doivent le jouer, le jeu de la scène de théâtre.

Il ne vous a jamais été demandé de rester dans un lit et de ne rien faire. Par contre si la Lumière le fait, alors là oui, accueillez. Mais, aider l’autre, la meilleure façon d’aider l’autre, je le rappelle, c’est de comprendre et de vivre qu’il est en toi, et qu’il n’est que toi. C’est ça le service.

Et par la présence de l’Intelligence de la Lumière et de la Joie, ça suffit, mais pas toujours. C’est pour ça qu’il y a l’énergie, même si ce n’est pas vraiment la Vérité, qu’il y a les médicaments, les thérapeutes, les médecins, les psychologues et autres, tout dépend de ta capacité d’accueil.

Si ton accueil est parfait, l’énergie devient simplement un alibi. L’acte réel, il n’est pas dans ce qui est fait, ou dans ce que tu croies faire, ou ne pas faire. Il est dans la sincérité du vécu que l’autre est toi en totalité.

…Silence…

Alors si vous n’avez pas d’autres questions, et que vous restez dans ce grand Silence…

Sœur : On a plusieurs questions.

Alors on écoute.

Sœur : Après une vie et des années de vie trépidantes, très mouvementées, compliquées, je vis depuis trois ans dans un petit village de montagne, où je suis de plus en plus tranquille, et j’ai beaucoup de temps pour moi. Des fois, je passe des heures juste à ne rien faire, et c’est ce qui m’appelle et ce qui est là.

Par contre, le problème c’est, même si je ressens la fluidité, je n’ai pas de douleur au niveau du buste ou du haut du corps, j’ai dans ces moments-là de silence et de paix, des douleurs dans les jambes, comme des sensations de cristallisation dans les jambes, les deux jambes, mais spécialement la jambe droite, et c’est assez inconfortable.

Oui c’est normal. Le paradis blanc commence par la disparition des pieds et des jambes, c’est la répétition.

Sœur : Merci.

Des énergies type telluriques, vous avez le point Hic au niveau de la porte du sacrum, vous n’avez pas l’Onde de Vie comme avant, mais effectivement ces chaleurs aux pieds et parfois des douleurs qui peuvent apparaître comme circulatoires, mais qui sont musculaires, mais qui sont là aussi la disparition.

La consumation d’Amour vient du Feu du Ciel, l’évènement, mais aussi du Feu de la Terre, vous êtes en répétition. De la même façon que beaucoup ont senti le sacrum, le bas du dos, vous êtes nombreux à sentir quelque chose dans les deux jambes ou surtout dans la jambe droite. Vous pouvez même avoir des choses qui apparaissent, cutanées, au niveau de la jambe droite.

Mais ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas des résistances, puisque toi tu es dans ce rien-faire. Ça doit être traversé, pardon, accepté, accueilli de la même façon, parce que tu verras, un moment donné, que même si ton corps te consume et brûle physiquement, et ben tu seras toujours dans l’allégresse.

Alors bien sûr, ça ne te dispense pas de prendre des médicaments, pour améliorer ça, ce n’est pas une opposition, c’est un confort. Mais tous ces symptômes, je l’ai dit, que vous vous cognez, que vous ayez un accident vasculaire, que vous ayez un cancer, ne sont là, dans ce scénario, que parce que vous l’avez écrit pour vivre la Vérité Ultime.

Mais vous avez un corps, ça ne vous dispense pas, non pas de chercher midi à quatorze heures, ou une explication philosophique ou ésotérique, mais d’agir avec ce que vous connaissez ou avec une thérapie quelle qu’elle soit, bien au contraire, ce qui ne veut pas dire que ça va marcher, mais au moins, là aussi, tu auras dérivé la conscience de la perception corporelle.

Et donc ça limitera, comme dit Abba, la conscience corporelle. Mais vous devez aussi, souvent, en passer par là. C’est comme ça que vous disparaissez, vraiment cette fois-ci, concrètement.

Il y avait d’autres questions, tu disais ?

Sœur : Nous avons une sœur…

Sœur : Oui.

Sœur : … qui souhaiterait poser une question.

Alors, on écoute.

Sœur : Alors juste par rapport à l’idée que l’autre c’est toi, ou l’autre est en toi, alors moi il m’arrive de vraiment avoir l’impression d’être quelqu’un d’autre, enfin que je connais, enfin plusieurs personnes, par exemple une amie, on va prendre un exemple, et au fur et à mesure par exemple qu’on discute dans un moment d’intimité, petit à petit je vais avoir le sentiment d’être elle, c’est-à-dire c’est comme si la personne se dédoublait.

Ce n’est pas une pathologie, c’est tout à fait normal, vous êtes les uns et les autres le même.

Sœur : Alors je vais avoir sa gestuelle, presque penser comme elle.

Ben c’est exactement ça puisque tu es l’autre.

Sœur : Et après bien sûr, je redeviens moi, enfin moi… voilà, en tous cas je me rends compte de ça et je me dis : Ah oui au fait, là ce n’est pas moi tout à fait, c’est…

Tout à fait, tu es tous les autres sans aucune exception.

Sœur : Alors des fois, ça fait un peu peur parce que on se dit, enfin peur, je ne sais pas, mais ça fait un peu étrange…

Oui, ça interroge, ça surprend.

Sœur : Oui, c’est un peu curieux.

Ce n’est pas de la sympathie, ce n’est même pas du charisme, ce n’est même pas de l’empathie, c’est simplement être l’autre, en totalité.

Sœur : Oui, c’est être l’autre.

Et tu es réellement tout cela. Bien sûr, tu ne vas pas passer en revue tous les êtres de la planète, parce que ça va durer encore un certain temps.

(Rires)

Mais il suffit de le vivre une fois pour l’accepter, le traverser, et être en Joie. Ne t’inquiète pas de cela, c’est tout à fait normal, puisque tu es chaque autre. C’est comme ça que tu découvres qu’il n’y a personne, ni toi, ni l’autre d’ailleurs. Nous sommes, et ça a été dit d’innombrables fois, les uns dans les autres, pas seulement au niveau des essences, mais au niveau aussi de toutes les vies, de tous les personnages ici sur cette Terre.

Nous avons tous, tout vécu. Tout a été écrit, nous ne faisons que parcourir le script et le scénario. Comme dirait Abba, c’est un jeu vidéo, vous avez déjà tout joué.

Sœur : Merci.

Et bien sûr, il n’y a pas plus toi que l’autre. C’est comme ça que tu relâches, si je peux dire, l’identité ou l’identification à ton corps et à ton histoire. Nous l’avons dit pendant des années, tu n’es ni ton corps, ni ton histoire, mais tu es toutes les histoires, tu es tous les corps, tu es tous les saints, et tu es tous les assassins, tu es tous les meurtriers et tous les saints, sans aucune différence.

Mais il n’y a pas la peine de passer en revue. Quand ça se produit une fois, deux fois, trois fois, c’est fini. Ça continue, bien sûr, mais dès qu’il y a acceptation, même si ça fait peur, il y a Joie.

Sœur : Oui c’est amusant, en fait, mais au début ça fait un peu peur, mais après ça devient amusant parce que c’est une forme, enfin c’est une certaine liberté aussi que d’être ainsi comme des possédés de…

Oui ça fait un peu peur, parce que la conscience est liée à l’identification à une forme, celle de ton corps, ça s’appelle la conscience corporelle. Vous n’êtes pas ce corps, mais vous êtes pourtant tous les corps. Alors bien sûr ça peut être déstabilisant, tu as l’impression que ce n’est pas normal, mais c’est totalement normal.

C’est une désidentification qui n’est pas psychiatrique, c’est-à-dire ce n’est pas une déréalisation ou une dépersonnalisation, tu es toujours ce personnage jusqu’au dernier moment, mais c’est une désidentification de l’idée d’être ce corps, cette vie, cette histoire.

Oui, tu peux devenir complètement l’autre, d’ailleurs tu l’es.

Sœur : Donc je ne suis pas folle.

(Rires)

Comment ?

Sœur : La sœur dit : Donc je ne suis pas folle.

Eh non, pas du tout. C’est celui qui se croit séparé, qui se croit ce corps qui est fou, c’est exactement l’inverse.

Sœur : D’accord. Merci.

La folie c’est de se croire un individu, de se croire assujetti au passé, de se croire assujetti au karma, de se croire une âme. Tu n’es rien de tout cela, et tout le subterfuge a été de vous faire croire que vous étiez ce corps, que vous étiez cette âme, que vous deviez vous réincarner, que vous aviez des fautes à pardonner, que vous deviez évoluer.

Oui, la folie elle est là, elle n’est pas dans ce que tu vis.

Sœur : Merci.

Sœur : Est-ce que tu me permets, tu m’autorises, à une remarque par rapport à…

Oui, bien sûr. Qu’est-ce qu’il y a ?

Sœur : Une sœur demande l’autorisation à une autre sœur de parler.

Oui, oui, bien sûr.

Sœur : Je te demande la permission, puisque ça te concerne.

Sœur : D’accord. Alors moi, comment je comprends, tu as donné quelques éléments de vécus divers. Pour moi ça signifie un assouplissement et une installation plus importante de ton vrai Soi. C’est ton vrai Soi qui est plus en plus à l’œuvre dans ta vie de cette incarnation. C’est comme ça que je comprends tout ce que tu nous as dit…

Tout à fait.

Sœur : …Par rapport à ce que tu viens de dire là maintenant, et par rapport à ce que tu ne veux pas en témoigner.

Chère sœur, n’oublie pas que le Soi aussi est une escroquerie totale, mais c’est une étape parfois indispensable.

Sœur : Oui, mais on est quelque chose en vérité, qu’elle s’appelle Soi, Je, n’importe quoi, mais on est quelque chose.

Non, tu n’es rien, tu n’es rien du tout, tu es l’Absolu et le néant en totalité, le Soi est une illusion totale, mais c’est un passage obligé, mais ne t’arrête pas au Soi. C’est encore croire au rêve, c’est encore maintenir le rêve. Le Soi est une découverte qui est vécue par beaucoup de frères et sœurs, le paradis blanc, mais ça a été dit et redit et enseigné depuis de très nombreuses années, pas uniquement par les intervenants de Autres Dimensions, mais par Nisargadatta lui-même, c’est la Vérité, il n’y a personne, il n’y a même pas de Soi, c’est une étape.

Tu n’es rien et tu es tout.

Sœur : D’accord. Merci.

C’est encore un rêve de la conscience, cela, mais encore une fois, aucune culpabilité, c’est un passage le plus souvent obligé. Le Je suis est une escroquerie, la conscience est une maladie, le Soi est une escroquerie totale, mais c’est comme ça que vous l’avez traduit jusqu’à aujourd’hui.

Il y a quelque chose, comme je dis, mais ce n’est pas tout à fait juste, derrière. La véritable Félicité, c’est de n’être plus rien, réellement et concrètement. C’est de disparaître à la forme, de disparaître au monde, de disparaître à Dieu ou à la conscience elle-même. Il n’y a rien.

La vraie Liberté, elle est là. Ce n’est pas seulement être libéré de la personne, mais c’est aussi être libéré du Soi. Bien sûr l’Amour est là, il est manifesté, mais derrière cette Agapè, qui est la manifestation, il y a la source de la manifestation, ce grand Silence, cette grande Évidence, que beaucoup ici de frères et de sœurs ont décrits.

Donc maintenir le Soi, c’est encore une erreur, l’Absolu n’est pas vécu. Quand l’Absolu est vécu, tu dis, je me souviens, bien plus que le paradis blanc, et tu ne peux même plus être dupe du paradis blanc.

Parce que quand il y a le paradis blanc, tous ceux qui le vivent et qui le vivent encore, qu’est-ce qu’il y a ? Il y a une extrême sensibilité à tout. Oui, c’est une étape, ce n’est pas une maladie, mais ça aussi ça doit être traversé.

Mais, encore une fois, ne vous posez pas de question, le paradis blanc se suffira à lui-même pour l’acceptation totale qu’il n’y a pas de dieu, il n’y a pas de diable, il n’y a ni toi ni l’autre, comme nous vous le disons, il n’y a personne.

Là est la Béatitude, là ont été les témoignages de frères et de sœurs que vous avez entendus. C’est ça que vous allez découvrir. Il n’y a ni dieu, ni diable, ni forme, ni monde, c’est un Rêve. Abba vous l’a parfaitement expliqué. Quand vous vous réveillez le matin, et que vous avez rêvé dans la nuit, vous saviez que vous rêviez. Là, c’est exactement la même chose.

Le Soi est une projection, est une illusion, mais c’est un passage. Par contre, comme dis, l’Absolu ce n’est pas un passage, vous ne le traverserez jamais, c’est le grand Silence, c’est la disparition de toute forme, de tout concept, de toute personne, mais aussi de tout Soi.

Et d’ailleurs, quand vous vivrez le paradis blanc au moment de l’évènement collectif, réellement, comme je l’ai dit et je le répète, tu ne pourras plus être dupe de dire il y a quelque chose, puisqu’il n’y a rien. C’est la conscience qui dit qu’il y a quelque chose, c’est tout.

Et c’est une grande Liberté que de le vivre.

Quoi que devienne la personne, vous avez vu il y a des frères et des sœurs qui s’évanouissent, d’autres qui veulent maintenir, d’autres qui ont des douleurs, c’est l’Unique Vérité, c’est le moment où vous dites : Je me souviens, et que c’est affreusement simple.

Mais il est normal, que dans les premiers temps, les premiers mois, les premières années, même si c’était présent depuis l’enfance, il y ait un besoin de représentation, un besoin d’adhésion à quelque chose, comme tu dis, mais il n’y a rien, il n’y a même pas quelque chose.

Mais ne te pose pas la question de le trouver ou de le vivre, ça vient tout seul. Ce n’est pas toi qui cherche la Lumière, c’est la Lumière qui te trouve. D’où vient la Lumière, d’où vient le paradis blanc ? Du Néant. Vous avez d’innombrables frères et sœurs qui en témoignent de partout, que ce soit avec les neurosciences, que ce soit avec l’astrophysique, que ce soit à travers le vécu après une expérience de mort imminente, des enfants qui le disent eux-mêmes, de deux ans, de trois ans, ils vous disent tous la même chose, il n’y a rien, il n’y a pas quelque chose.

Mais demandez à tête de caboche de vous faire entendre, par exemple des enfants, vous verrez, il y a des vidéos qui parlent de ça, ils le vivent. C’est toujours la conscience qui veut qu’il y ait quelque chose, mais tu n’es pas la conscience. Ça ne peut pas être accepté, ça ne peut être que vécu. Et il n’y a aucun moyen de vouloir le vivre, il n’y a ni technique, ni rien.

C’est simplement l’acceptation, le Oui qui permet de le vivre, c’est le moment où la conscience ne se saisit plus elle-même, même dans le Soi, c’est ce qui a été nommé la a-conscience, dans le sens non pas inconscience, mais antérieur à la conscience. Donc, il n’y a pas quelque chose, il n’y a rien, mais Rien de Rien.

Et pourtant ce rien de rien contient tout. Quand tu vois le Tout, le Soi, c’est l’Amour, quand tu vois qu’il n’y a rien, c’est la Sagesse.

Autre chose.

Je crois peut-être qu’il va être temps de vous laisser chauffer dans le Silence, peut-être, non ?

Sœur : Oui, parce que il n’y a plus de question.

Alors chers amis, chers frères et sœurs, je vous remercie de m’avoir accueilli une deuxième fois pour cette clôture de cette rencontre Agapè dans ce pays et dans cet endroit.

Je rends grâce à votre présence et à votre absence, à votre Amour, à votre enfance, à votre manifestation, à votre corps aussi. L’illusion doit être aimée de la même façon que la Vérité.

L’Amour est le Feu qui consume l’illusion, c’est tout.

Aimez et ne vous posez pas de question.

Aime et fais ce qu’il te plaît, l’important est d’aimer, tout le reste passera, mais l’Amour ne passera jamais, même dans le Rien, il en est la Source.

Je vous dis : À Bientôt.

Frères et sœurs : À bientôt, Merci, Merci, Merci OMA, Merci.

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