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Satsang 4 (Tunisie)

1er Novembre 2019

[…]

C’était toujours dominé par le circuit de la punition, toujours, toujours, toujours. Par contre, les expériences qui ont été faites dans différents pays du monde montraient que pour un vrai mystique ou quelqu’un qui était authentique, le circuit de la récompense devenait supérieur au circuit de la punition. Et à ce moment-là, ça devient tellement facile, parce qu’il n’y a pas d’auto-jugement, il n’y a plus jamais d’auto-jugement.

Et ce qu’on appelle l’enfant intérieur, c’est ça. C’est-à-dire que c’est le moment, vous ne pensez même pas à juger quoi que ce soit, c’est-à-dire que vous êtes tellement immergés dans le présent, dans la Présence, vous l’appelez comme vous voulez, que les circuits qui sont toujours actifs chez un être humain lambda, qui est encore un personnage, rappelez-vous, c’est le circuit de la punition.

On est soumis en permanence à ce circuit de la punition et, en permanence, on va rechercher, ce qu’on appelle en psychologie, la gratification. On sait par exemple, regardez, vous voulez acheter une voiture, vous croyez, alors si vous êtes un homme, vous allez regarder la carrosserie, la puissance du moteur, enfin, tous les trucs mécaniques, mais vous n’achetez jamais une voiture pour ça, même si vous pensez que vous l’avez achetée pour ça.

Vous allez acheter une voiture où l’odeur, et ils se servent des odeurs, va vous évoquer des souvenirs heureux de l’enfance. Lesquels ? Le pain d’épice, le chocolat chaud, l’heure du goûter, le linge propre qui sent le frais, ça, on a tous ces souvenirs en nous, qui sont à la limite de la conscience, et inconsciemment, on va rechercher, même dans une décision d’achat, même dans une décision affective, ce qui va nous ramener au moment où on était, comment dire, où on était antérieur à cette notion de discrimination et de jugement.

L’être humain est un être de jugement, parce qu’on est toujours soumis à ce circuit de la punition. Or quand la phase de réveil apparaît, et là je ne parle ni d’énergie, ni de vibration, je parle des mécanismes intimes du cerveau, qui vont se mettre à remplacer le circuit de la punition par le circuit de la récompense, c’est-à-dire que l’étoile Bien devient plus active que l’étoile Mal, les deux étoiles qui étaient là, et bien à ce moment-là, comme je le disais hier, ça devient tellement naturel et spontané, ça nous remet dans la situation de l’enfant.

Et là tout s’éclaire. Comme Bidi nous disait tout le temps, quand il était incarné, d’essayer de se souvenir, avant trois ans, avant deux ans, quelques éléments de notre vie, on en a tous, c’est le moment où on était innocent.

C’est-à-dire que les circuits de la récompense et de la punition ne prenaient pas la caractéristique typique de tous les êtres humains, qui sont automatiquement dominés, à l’insu de notre plein gré, par le circuit de la punition. Et ça, c’est fondamental, parce que dès qu’il y a ce retournement de valeur, il n’y a plus de circuit de la punition, il n’est plus actif, tout simplement. C’est-à-dire qu’on ne peut pas s’auto juger, on ne peut plus juger.

Encore une fois, ce n’est pas une conduite morale, c’est une inversion du rapport des valeurs, où à ce moment-là, comme on nous l’a dit, la peur ne peut plus exister, la souffrance ne peut plus exister, la douleur oui, mais plus la souffrance, ce n’est pas la même chose, c’est simplement lié à, je vous l’ai expliqué plein de fois, d’abord l’explosion […]

C’est justement la rupture du mythe d’individualité, et ça encore une fois, quiconque peut dire ce qu’il veut, l’individualité n’existe pas, ce n’est qu’une construction neuronale, il n’y a pas d’individu, il y a la Vie comme on le dit, nous, mais ça s’explique totalement en neurosciences.

  1. Rupture du mythe d’individualité et 2. Le circuit de la punition est remplacé par le circuit de la récompense. Et d’ailleurs, il y a une jonction dans le cortex préfrontal, ici, sur les centres de la décision et de la cognition, qui sont au niveau du cortex préfrontal, qui sont systématiquement actifs.

C’est-à-dire que dès que le mythe d’individualité explose, il faut savoir que c’est ce sentiment d’individualité qui est responsable du jugement, c’est une anomalie neuronale, réellement et concrètement, et c’est ce à quoi on aboutit maintenant de manière systématique en neurosciences, c’est-à-dire en neurosciences du comportement et en neurosciences dites spirituelles, c’est-à-dire la neuro-théologie.

Donc, qu’on le veuille ou pas, à partir du moment où il y a réellement dans ce disque dur qu’est le cerveau cette constitution-là, ben bien évidemment, quand on explose le mythe d’individualité, il y a deux neurones seulement qui partent de ce noyau d’individualité, qu’on appelle le thalamus central, il y a deux fibres, deux axones et seulement deux, qui se dirigent vers le cortex préfrontal.

Et on est alimenté en permanence, à l’insu de notre plein gré tant qu’on est normal, par ce circuit de la punition et par la négation de la vie.

De là vient la peur. Et dès que vous êtes réveillés, dès qu’il y a changement de conformation et de programmation, le mythe d’individualité explose, et on sait qu’on peut le faire avec des champs magnétiques, avec des enthéogènes, avec énormément de choses qui ont été faites d’ailleurs, j’en ai parlé, bon par exemple l’iboga, la DMT, la Salvinorine dont j’avais parlé longuement, les champs magnétiques aussi, peuvent complètement détruire cette illusion.

Et c’est exactement ça, c’est-à-dire que dès l’instant où on accepte de ne plus se considérer comme un individu, même si on le vit pas, on va, et ça c’est le principe de l’acceptation, c’est-à-dire ce qu’on appelle le non jugement, mais la notion de non jugement c’est comme ce qu’on appelle la non dualité. Le fait de mettre une négation devant un mot, le cerveau ne le reconnaît pas, ça je l’avais expliqué longuement.

Quand on dit non dualité, on se soumet d’emblée à la dualité. Le cerveau ne peut pas reconnaître la négation. Donc pareil, si on dit Bien et Mal, ça va être la même chose. Quand vous dites : je veux faire le bien, c’est fichu, vous êtes soumis au mal.

C’est malheureusement comme ça que ça fonctionne. C’est-à-dire que si on est capable de trouver un mot que le cerveau va accepter, et ce mot, ben, c’est acceptation, il n’y a pas besoin de savoir ce qu’on accepte, il n’y a pas besoin de dire mais c’est impossible d’accepter l’inacceptable, vous n’avez pas besoin de ça. Le cerveau va répondre à des mots très simples. Même quand vous dites non jugement, vous êtes soumis au jugement, de la même façon.

Donc, comment on peut faire, on peut trouver un mot, et ce mot d’acceptation, d’accueil, il y en a certainement d’autres, je n’ai pas la prétention de tous les connaître, à ce moment-là vous libérez la pression au niveau du siège de l’individualité, vous favorisez la rupture du mythe d’immortalité de façon autonome, sans faire appel à des enthéogènes, ou à des champs magnétiques, ou à quoi que ce soit, et à ce moment-là, vous êtes disponibles.

C’est ce qu’on nous a dit d’être dans l’instant présent, c’est simplement une question de lucidité et de disponibilité. Nos sens, on en parlait ce matin en bas, la vision, l’ouïe, sont des éléments essentiels qui participent à l’enfermement.

Rappelez-vous les canalisations de Krishnamurti ou de No Eyes sur les notions de vision, tout ce que l’on voit est discriminé. C’est blanc, c’est noir, c’est de couleur. C’est fichu à ce moment-là. C’est pour ça que les gens qui sont aveugles ont beaucoup plus de possibilités d’ouverture, et une facilité beaucoup plus grande à vivre le non jugement, et ce qu’on appelle le subtil.

C’est pareil pour l’ouïe, c’est un peu plus complexe pour l’odorat, l’odorat est lié au cerveau reptilien. Je vous ai pris comme exemple de mettre des odeurs dans les voitures neuves, vous allez choisir pas la voiture qui a le plus de chevaux, qui vous plaît le plus, inconsciemment vous allez choisir celle qui vous ramène à l’état avant votre individualisation, c’est-à-dire avant trois ans.

Retrouver l’enfant intérieur, c’est retrouver ce qu’on était à deux ou trois ans, tant qu’il n’y avait pas d’individu. Et effectivement, quand il y a rupture du mythe d’individualité, on est libre. C’est-à-dire qu’on n’est plus soumis aux sens, que ce soit visuel ou ouïe, on n’est plus soumis à l’odorat, il y a ce qu’on appelle cette spontanéité de l’instant présent qui se manifeste en permanence, et qui ne peut que grandir de jour en jour.

C’est pareil pour ce qu’on appelle l’enfant intérieur, la voie intérieure, c’est la même chose, c’est-à-dire qu’on n’est plus soumis à la société, aux règles de fonctionnement de la société qui, je vous rappelle, la société est par essence le système de prédation pyramidal qui existe dans toutes les sociétés humaines, que ce soit un pays dit démocratique ou une dictature, ça ne change rien, parce que tout est discriminé.

Or l’état de spontanéité, l’état de présence, d’instant présent, lui, ne peut pas être soumis à une discrimination quelconque. Et quand on dit qu’il n’y a pas de bien et pas de mal, bien évidemment qu’on le voit le bien et le mal, on n’est pas stupide, on n’est pas niais, on n’est pas planant, on sait que ça existe, mais la structure de notre cerveau nous fait voir derrière les apparences, parce que les sens, les cinq sens, ne sont plus sur le devant de la scène.

Je vous rappelle qu’à l’époque, on avait défini il y a cinq sens, mais en fait, il n’y a pas cinq sens, il y a huit sens dans l’être humain. Il y a les cinq sens que nous connaissons, il y a le sens électrique et il y a le sens magnétique, et ensuite il y a le sens électromagnétique, qui est le sens du divin. Or le sens du divin, c’est un sens, au même titre que les autres sens.

Or ce sens du divin est masqué par les cinq sens ordinaires : la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe, et le dernier, enfin les cinq sens que nous connaissons tous. C’est pour ça que quand quelqu’un est déficient sur un sens, il a beaucoup plus d’aptitude naturellement à découvrir et vivre la Vérité et à la transmettre.

D’ailleurs on le sait bien quand on médite, on ferme les yeux, on met le corps au repos, donc on met au repos les cinq sens.

Frère : On change de fréquence…

Oui, c’est ça.

Frère : Et chaque sens […

Et on active d’autres réseaux neuronaux. Donc la disponibilité n’est rien d’autre que de ne pas faire confiance à ses sens, à ce que l’on voit, à ce que l’on entend, à ce que l’on touche, mais plutôt ça vous met dans un état de réceptivité, et non plus de projection. La conscience est une projection. La conscience ne fonctionne qu’à travers le ressenti, la perception et on a toujours dit que l’Absolu était a perception.

Il y a rien comme on dit, il y a personne. Bien évidemment qu’on est lucide que nous sommes des milliards, qu’il y a des milliards de galaxies, mais le changement de configuration de la programmation du cerveau nous amène à ce constat.

On ne peut que le constater, comme on le disait hier soir, c’est-à-dire que chaque jour qui passe, on va pénétrer de plus en plus profondément dans cette spontanéité de l’enfant intérieur, et c’est ça la Liberté.

La Liberté c’est de ne plus dépendre, ni du circuit de la récompense, ni du circuit de la punition. Or, pour ne plus dépendre de ces deux circuits, il faut que le circuit de la récompense, on l’avait, tout ça, ça avait été enseigné avec les Étoiles, que le circuit de la punition ne soit plus actif. Et le circuit de la récompense actif tout seul permet justement de renforcer la rupture du mythe d’individualité ou la rupture de ce qu’on appelle le mythe d’immortalité.

Vous savez que l’ego n’existe que parce qu’il se croit immortel. La conscience n’existe que parce qu’elle se croit permanente.

Alors bien évidemment, on le sait qu’on ne peut pas agir depuis l’ego pour se libérer de l’ego, on ne peut pas agir sur la conscience pour se libérer de la conscience, c’est pour ça que c’est un état de vacuité, de silence, dont la traduction est la Joie nue de l’enfant intérieur, qui ne dépend pas des structures cérébrales de l’adulte.

Ça, il y a une cohérence totale, de la même façon qu’aujourd’hui vous le voyez toutes les choses, s’éclairent, même les découvertes récentes, bon on a parlé du cholestérol, on a découvert, là je lisais l’article hier du CNRS, ils ont découvert une protéine, qu’ils ont appelée, je ne sais plus comment, chrome, j’ai oublié le nom, peu importe, une nouvelle protéine qu’ils ont découverte, qui est capable à elle seule de reconstituer la totalité du cerveau.

Ouais !

Alors bien sûr, la protéine n’est pas commercialisée.

(Rires)

Mais, tout s’éclaire aujourd’hui. L’ADN, on nous a appris à l’école la double spirale de Watson et Crick, la structure immobile, rigide, gravée dans le marbre, qui nous poursuivait jusqu’à la fin de nos jours, alors on sait qu’aujourd’hui la génétique n’est rien du tout, que l’épigénétique, c’est-à-dire les facteurs environnementaux, c’est-à-dire ce qu’on reçoit comme signaux, est fondamental.

On nous dit que les mots peuvent reprogrammer le cerveau, et de la même façon, quand je dis que le cerveau ne reconnaît pas la négation, parce qu’il est inscrit en négatif, négatif pas dans le sens de négativité, mais c’est une image en miroir inversé, il arrête les fréquences. Le cerveau discrimine en permanence. On est soumis à ça, qu’on le veuille ou pas et c’est la quadrature du cercle, vous ne pouvez pas vous en sortir, ni par l’ego ni par la conscience.

Alors bien évidemment, on l’a appelé le sacrifice, alors le sacrifice fait encore plus peur à la conscience, mais c’est un état d’acceptation. Quand on dit, acceptez ce qui est quoi qu’il se passe, de toute façon, on ne peut rien changer aux choses, c’est exactement la même chose que l’on passe par les neurosciences ou par autre chose, on aboutit à la même conclusion, et surtout au même vécu.

Donc ça, vous allez le retrouver en biologie comme j’ai dit, et dans tous les secteurs de la vie, tant que vous pensez à l’au-delà, vous ne pouvez pas vivre la Vérité. Tant que vous pensez à demain, vous ne pouvez pas vivre la Vérité. Tant que vous pensez à hier, vous ne pouvez pas vivre la Vérité.

C’est vraiment un enfermement absolument incroyable dans cette structure cérébrale, et on sait d’autant plus qu’aujourd’hui qu’il y a aussi, on parle toujours du cerveau du ventre, effectivement, avec les substances qui sont sécrétées par nos propres bactéries. Quelqu’un par exemple qui mange du sucre, c’est parce qu’il a des bactéries dans le ventre qui lui disent : apporte-moi du sucre.

Pareil, regardez les gens qui ont des Candida albicans dans le ventre, on sait que les Candida albicans se nourrissent de laitage. Que va faire le Candida albicans, il va vous envoyer au cerveau un appel à consommer des laitages, et on n’y peut rien.

Et on sait maintenant qu’il y a aussi un cerveau dans le cœur. Quand on nous dit de remplacer la tête par le cœur, c’est laisser la prééminence naturelle du champ électromagnétique et scalaire du cœur, c’est-à-dire le double tore, agir. C’est ça la simplicité, c’est ça la voie de l’enfance.

Et qu’on le prenne par les bactéries, par les réseaux neuronaux, par la conscience elle-même, c’est de plus en plus éclairé sur l’écran du monde, à travers tout ce qu’on découvre. Par exemple cette fameuse protéine qui a fait l’objet d’une publication mondiale du CNRS, puisque c’est des équipes pluridisciplinaires, j’ai oublié le nom, je vais le retrouver, ce n’est pas la (…), ça c’est la prédation, mais c’est une molécule qui est capable, une protéine qui est capable de reconfigurer entièrement un cerveau à neuf, dans le Parkinson, l’Alzheimer, les conséquences d’accident vasculaire cérébral.

C’est ce qui s’est passé pour le docteur Eben Alexander, dont j’ai parlé à d’innombrables reprises, il n’avait plus de néocortex, et son néocortex s’est réellement reformé en totalité en une semaine.

Donc ça rejoint aussi ce qu’on appelle les champs morphogénétiques, alors on appelle ça par exemple dans l’effet Kirlian, l’effet fantôme, pour un clairvoyant, quand il voit le bourgeon, il voit déjà la forme de la future feuille, c’est-à-dire qu’il y a un champ éthérique, qu’on appelle morphogénétique, qui existe aussi dans le cristal.

Quand je fais les formations cristal, je parle de champ morphogénétique, c’est-à-dire que le cristal a gardé la mémoire de sa création par le feu, parce que pour qu’un cristal apparaisse, il faut qu’il soit soumis au feu, et à un modèle de cristallisation. Le modèle de cristallisation, ce sont les matrices cristallines de vie qui ont été créées, synthétisées par les mères généticiennes, voilà des temps immémoriaux.

Le crypto-chrome, voilà, le crypto-chrome, alors bien évidemment c’est une protéine qui contient du chrome, le crypto-chrome il crypte, dans le champ morphogénétique, la reconstitution du cerveau. Le docteur Alexander qui a été le premier a vivre une reconstitution, en direct live, il était en réanimation totale de son cerveau qui n’existait plus, en une semaine, est la preuve formelle de l’existence des champs morphogénétiques, c’est-à-dire de quelque chose que nous on appelle l’éther, l’éther primordial, le temps zéro, porte toute l’information de la vie et tout le codage de toutes les formes de vie, depuis tous les temps et depuis tous les espaces.

Et c’est inscrit dans chacune de nos cellules. Je vous rappelle que notre cellule quand elle se divise, elle passe par le temps zéro, toutes les cellules du corps, toutes les cellules du ventre, et si elles ne passaient pas par ce temps zéro, elles ne pourraient pas récupérer l’information de vie.

Donc le temps zéro est inscrit dans nos cellules, dans notre biologie et bien sûr dans notre cerveau. Le temps zéro, c’est le moment où vous dormez, parce que quand vous dormez, vous ne savez pas que le monde existe, et pourtant vous êtes là, vous ne vous en rappelez plus mais vous êtes là.

C’est exactement la même chose. Donc, quel que soit, aujourd’hui, par où on éclaire, tout est révélé. Et on le voit en sciences, on le voit dans tous les secteurs de la vie. En astrophysique, regardez Nassim Haramein, tout est contenu dans le trou noir.

Bien sûr, pour l’ego, pour la conscience, c’est le néant, au sens : il y a rien. Pourtant, tous les modèles traditionnels, que ce soit dans le taoïsme, que ce soit dans la kabbale originelle, que ce soit chez les Égyptiens, on ne fait que nous parler de ce temps zéro.

Mais comprendre une chose n’est pas le vivre. Mais l’éclairage, la compréhension, commence à faire lâcher les digues si je peux dire, de ce à quoi on tient, pour nous permettre avec de plus en plus d’évidence, c’est pour ça qu’on est de plus en plus à vivre ce temps zéro, et à vivre cette liberté de l’enfant intérieur.

A ce moment-là, le rêve de création ne peut plus tenir debout. C’est un rêve. Quand on dit que c’est un rêve, un mauvais rêve même, un cauchemar, c’est la vérité. Ce qui n’empêche pas de vivre la vie, d’apprécier la Joie ici-même dans ce monde, c’est justement parce qu’on a fait résonner tous les plans, par sur un autre plan dimensionnel, on est passé par ça avec Autres Dimensions, les autres dimensions, les origines stellaires, l’assignation vibrale, tout ce qui a été dit pendant plus de dix ans, mais aujourd’hui, quand on a trouvé la source de la source elle-même, c’est-à-dire ce qui est antérieur à la Lumière, c’est fini.

Et c’est fini pour toute la création, puisque toute la création est nous. Il n’y a pas de dieu qui tienne, il n’y a pas d’individu qui tienne, ou alors on est tous les individus, et on est en même temps tous les dieux que l’homme a créés. Il a réellement créé dieu, ce n’est pas dieu qui a créé l’homme.

Ouais.

Frère : Est-ce que le trou noir, c’est le passage entre la matière et l’antimatière ou bien …

Non, c’est l’antimatière qui contient toutes les matières passées, présentes et à venir, puisqu’il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace. Quand tu mets une notion de passage, à ce moment-là ça ne s’appelle plus un trou noir, au niveau astrophysique par exemple, ça va s’appeler un wormhole ou un trou de ver. C’est un lieu de retournement complet. On nous a parlé, combien de fois, des retournements.

Frère : Et la matière noire, le trou noir, ça pourrait être le passage vers nos quatre vingt dix pour cent de matière noire ?

Mais il n’y a pas de matière noire. On l’appelle matière noire parce qu’on a besoin de représentation pour le sens de la conscience, c’est le néant. Mais tu ne peux vivre ce néant qu’en l’acceptant, sans poser de question. Tant qu’il y a questionnement par rapport au trou noir, le trou noir ne peut pas être démasqué, ne peut pas être vu et ne peut pas être vécu. Il peut être compris, comme on le fait en astrophysique ou en biologie, mais tant que ce n’est pas vécu, ça ne sert à rien. C’est un cautère sur une jambe de bois.

Tu as beau savoir que le jugement n’existe pas, quand on te dit de ne pas juger, tu n’y peux rien, à l’insu de ton plein gré, ton cerveau passe son temps à discriminer. Il passe son temps à juger, même quand tu dis, moi je ne juge pas. Il n’y a que, ce qu’on a appelé le sacrifice, l’abandon, l’acceptation ou l’instant présent, parce que l’instant présent est porteur du temps zéro, bien évidemment, c’est le seul endroit où se résout l’équation du passé et du futur, pas ailleurs.

Tant que tu restes dans la linéarité, tu es piégé par ta propre conscience, par ton propre ego, on appelle ça l’évolution spirituelle qui n’existe pas, il n’y a pas plus d’âme que d’esprit, il n’y a que cette Demeure Ultime où on, comme je l’ai toujours dit, on ne peut que se souvenir, on ne peut que se rappeler. C’est la fin de l’oubli.

Mais pour vivre la fin de l’oubli, il faut accepter que tu es l’oubli et que tu es tout. Mais, comme ça a été dit, tu peux vivre le tout, mais tant que tu n’as pas vécu le rien, qui est à la source du tout, ça ne sert à rien de le conceptualiser, tu ne peux pas être libre. Ce n’est pas un positionnement de la conscience, même si on sait qu’il y a la conscience ordinaire, la conscience de rêve, la supra conscience, tout ça ne sont que des interactions.

Or, au niveau du temps zéro, il n’y a plus d’interaction possible, entre le bien et le mal, entre la forme et la non-forme, entre l’au-delà et l’ici, tout ça t’apparaît comme ce que c’est, c’est-à-dire une immense supercherie et, paradoxalement, c’est ça qui te fait accepter la Vie, c’est-à-dire ce que tu vis ici-même dans le rêve. Le rêveur vit le rêve, mais il sait qu’il n’est pas le rêveur, il n’est même pas celui qui observe le rêve.

Frère : Mais est-ce qu’il peut y avoir, bon nous on est dans un rêve, mais est-ce qu’il peut y avoir d’autres rêveurs qui rêvent un peu sur une autre fréquence…

Ben oui, ce sont toutes les dimensions, oui, bien sûr, bien sûr. La réunification des différents rêves nous ramène à l’instant initial, le premier rêve, celui de Phahame, elle l’a suffisamment expliqué, qui nous permet justement de ne plus dépendre de la perception, j’ai toujours dit que l’Absolu n’était en aucun cas une vibration même si on est parcouru par ces vibrations, puisqu’on les a développées pendant des années, mais on est antérieur à la perception, on est antérieur à la vibration.

Dans le temps zéro, il y a toutes les vibrations bien sûr, je l’ai expliqué, je vois tous les mondes, toutes les dimensions, mais je demeure tranquille dans cette non présence qui est l’absence, mais là quand je parle, je parle à travers la personne bien sûr, j’utilise mon cerveau, je parle à travers la Présence, et je parle aussi alimenté par l’absence.

C’est pour ça que, quand je parle ce n’est pas une spécificité qui m’est propre, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de point de vue personnel. Bien sûr qu’il y a des connaissances, je m’en sers, elles sont là, elles sont dans mon cerveau, donc je prends les partitions, mais je ne réfléchis jamais à ce que je vais dire, jamais, jamais, jamais, et l’enfant, Franklin nous dit l’enfant intérieur, c’est la même chose, les choses se passent naturellement.

Tant que tu crois contrôler quoi que ce soit, tu es contrôlé. Tu ne peux pas envisager la Liberté comme quelque chose à conquérir, ou quelque chose qui est à gravir, ou à chercher ou à comprendre. Tu ne peux pas chercher la Vérité, tu ne peux que l’être, et c’est ça la difficulté que celui qui est encore inscrit dans les jeux de la conscience, même dans le subtil, ne peut pas vivre. Il ne peut pas, c’est impossible. Il faut déjà accepter.

L’acceptation est la clef fondamentale du vécu de la Liberté, et du fait de se souvenir, de se rappeler qui on est. Alors bien évidemment, ça passe par des rêves que beaucoup, ce matin par exemple, un frère me dit qu’il a rêvé, qu’il était dans une assemblée, quelque part dans un lieu avec plein de gens, et d’un coup il voit une lumière blanche arriver.

Mais le nombre de frères et sœurs qui font ce type de rêve en ce moment, c’est inimaginable. C’est le rêve, c’est encore un rêve, mais c’est le rêve du souvenir de l’instant initial, puisque l’instant initial et l’instant final comme je l’ai dit, ce sont les mêmes, il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace.

Il faut déjà accepter que quelle que soit l’imperfection que nous percevons, que nous vivons, que ce soit avec les sens ordinaires, que ce soit avec la conscience-même, est un leurre total. Mais pour le voir, c’est-à-dire pour le vivre, il faut accepter de lâcher la conscience elle-même.

Alors bien sûr pour l’ego, c’est intolérable, c’est comme la rupture du mythe d’individualité, mais la mise à mort de la conscience ne peut pas être réalisée par la conscience, si ce n’est par cet ultime souvenir, que beaucoup de frères et sœurs commencent à vivre en rêve, à travers justement des assemblées, des gens qui sont réunis, alors parfois c’est sur un bateau, parfois c’est sur des places, parfois c’est dans des maisons, et ils voient cette Lumière blanche arriver.

Ce qu’on a appelé le flash solaire et galactique, qui n’est que le rappel dans l’ensemble de tous les sept super univers, de l’instant initial.

Bien évidemment, la Source, les archanges, les hiérarchies comme on les appelle, sont parfaitement au courant, mais la réintégration au sein de la Vérité, ne pouvait se faire qu’à un moment commun, puisque le temps n’existe pas, il fallait trouver dans le script de départ, il fallait écrire la fin. Et c’est pour ça que je l’appelle un jeu vidéo, il y a des chemins, tous les chemins qu’on a pu rêver, programmer, ont été programmés, on les a tous écrits, on les a tous parcourus, mais il fallait un moment donné écrire le mot Fin.

Croire que la conscience est sans fin est une hérésie totale, mais la conscience ne peut pas l’accepter. Il n’y a que quand tu vois la source ou l’origine de la conscience, que là tout ça vole en éclat, ce qui est responsable de ce qu’on a appelé cette Joie nue, cet enfant intérieur, de cette spontanéité dont on a parlé aussi hier soir.

Les gens n’ont pas besoin de ces concepts, regarde Leila ce qu’elle nous disait hier soir, elle est simplement dans cette acceptation.

Bien sûr c’est séduisant de comprendre. C’est une curiosité. Même moi, plus je vois que ça se comprend au niveau scientifique, au niveau biologique, ça n’a rien changé à ce que je vis, mais ça va pouvoir permettre de faire résonner, comme on disait hier, la résonance et non plus de la communication ou de l’enseignement, mais faire résonner l’autre à cet instant initial.

Et bien évidemment il y a une notion de seuil, d’intrication quantique comme on dit ou maintenant la théorie des cordes, qui va nous permettre à un moment donné, de se dire, mais oui, bien sûr, c’est bien ça.

C’est exactement ce qui est en train de se rapprocher de notre plan de conscience, c’est pour ça qu’il y a énormément de frères et sœurs qui font le même type de rêves. Et ça déjà depuis longtemps, mais alors là avec une insistance phénoménale, quoi.

C’est aussi ce que disait Nisargadatta, tout ce à quoi tu tiens, te tient. C’est aussi simple que ça. Dès qu’il y a focalisation, dès qu’il y a perception, c’est fichu, la conscience entre en action, que ce soit la conscience ordinaire ou la supra conscience, simplement la Source, les archanges, les hiérarchies, les intervenants, les intervenants humains ne le savaient pas.

Parce que eux, même les Anciens, il n’y a que certaines polarités féminines, c’est-à-dire certaines étoiles, parce que pourquoi la femme est naturellement le Yin, c’est-à-dire dans l’accueil du Yang, donc elle a plus de disponibilité et plus de possibilités, c’est pour ça qu’on a toujours beaucoup plus de femmes, et même en thérapie, quand je traitais avec les cristaux, j’avais quatre vingt dix pour cent de femmes, parce qu’elles étaient dans cet accueil.

Une femme est constituée, énergétiquement et physiquement, pour accueillir, pour accueillir la vie. C’est pour ça d’ailleurs qu’il n’y a pas de créateurs, il n’y a que des créatrices. Dire, parler d’un dieu créateur est déjà une énorme falsification. La femme a créé le rêve, les mères généticiennes. C’est pour ça qu’un moment je disais de façon pas si ironique que ça, qui est responsable, parce qu’il n’y a pas de responsabilité, mais qui a créé le rêve ?

Il s’est produit spontanément, mais il a pris d’emblée une polarité féminine et c’est pour ça que cette polarité féminine de la création du rêve portait l’anomalie primaire. Donc les archontes s’ils n’avaient pas été là, on ne serait jamais sorti, on serait descendu de plus en plus profondément comme l’envisage ce qu’on appelle les archontes, nous faire descendre dans les machines, supprimer la vie biologique, c’est ce qu’on appelle le transhumanisme, ce qui est encore une inversion.

L’intelligence artificielle, dont se vantent beaucoup de gens dans le courant du transhumanisme, c’est passé d’un monde à trois dimensions dans un monde à deux dimensions, binaire totalement. Ce n’est même plus la dualité, c’est binaire, c’est une inversion totale du sens des valeurs, c’est une image en miroir.

Elle n’est pas négative en elle-même, elle aussi est faite pour nous réveiller. Tout ce qui est et tout ce qui doit être sera, et tout ce qui ne doit pas être ne sera pas. Et quand tu acceptes ça, ce n’est pas un problème de croyance, je l’ai dit souvent, ne confondez pas la croyance et l’acceptation, la croyance est une projection, en un messie, en un dieu, l’acceptation est une introjection, c’est-à-dire ça met à mort la conscience.

La conscience est un phénomène et un mécanisme projectif au sens pathologique.

Cessez la projection, ce n’est plus un effort, ce n’est pas la peine de méditer aujourd’hui, ce n’est pas la peine de prier, ce n’est pas la peine de faire des efforts. On a toujours dit que c’était la Vérité qui nous cherchait, ce n’est pas nous qui pouvons chercher la Vérité.

Et on a écrit ce scénario, individuel comme collectif, et dans toute la création, pour se souvenir. Se souvenir qu’on est en train de rêver. De la même façon, que le matin, comme je l’ai dit et je le répète, quand vous vous réveillez, vous savez que vous rêviez, même si c’était un cauchemar qui vous perturbe pendant plusieurs jours.

C’est la même chose pour le Réveil, et c’est un soulagement, parce qu’à ce moment-là, tu es totalement disponible, tu as toujours les mêmes emmerdes que tout le monde, comme je disais, mais tout est traversé réellement, avec la même humeur. Même s’il y a une colère, même si il y a une tristesse, elle passe, mais elle n’est pas cristallisée, et elle n’est pas cristallisable.

Donc ça nous rend de plus en plus disponibles pour la Vérité, pour l’allégresse, pour cette Joie nue comme on a dit, c’est-à-dire sans objet, la Joie de l’enfant, de l’innocence, la petite voie de Thérèse, c’est la même chose, c’est exactement la même chose.

Simplement, avant la fin de l’anomalie primaire, excepté Nisargadatta, même dans le temps, ceux qui ont fondé ce qu’on appelle la non-dualité, qui est née dans le tantrisme du Cachemire, n’ont jamais pu accéder à cela Ils ont pu le penser, puisque tout le monde en a parlé dans l’ésotérisme, quel que soit cet ésotérisme, mais personne n’avait le moyen de le vivre.

Mais il fallait aussi qu’il y ait une forme de tradition du rêve dans toutes les civilisations, qui soit portée à notre connaissance. Aujourd’hui, avec les moyens scientifiques, ben on sait que c’est vrai dans la cellule, on sait que c’est vrai en astrophysique, puisqu’on en arrive à modéliser qu’il n’y a jamais eu de temps et d’espace, on vous dit d’ailleurs que ce monde est une simulation informatique et il n’y a pas de meilleure image.

Il n’y a pas de meilleure image que cette notion de simulation informatique. Comme on dit, Matrix n’est pas un film, mais un documentaire, et c’est ce qui avait été dit d’ailleurs dans Matrix, ceux qui sont insérés dans ce monde, quand je dis insérés dans ce monde, ce n’est pas nécessairement les matérialistes, c’est aussi tous ceux qui vivent leur spiritualisé à travers la perception, la vibration, ne peuvent pas être libres.

C’était simplement comme je l’ai dit, un échafaudage qu’on a construit pour permettre de se souvenir, et d’éclairer tout ce rêve, dans tous ses aspects et dans toutes ses dimensions, pour finalement voir, qu’on les ait parcourus comme je l’ai fait, ou pas, qu’on ait simplement accueilli l’aspect vibratoire, était destiné à nous faire vivre cela, c’est-à-dire être à la source de la conscience n’a rien à voir avec la conscience.

C’est la a-conscience, comme dit Bidi l’Absolu, l’Ultime, enfin vous l’appelez comme vous voulez, on pourrait l’appeler aujourd’hui cet état d’acceptation totale.

Alors bien sûr pour l’ego, pour la conscience, vous allez avoir plein de frères et sœurs qui encore aujourd’hui ruent dans les brancards, qui vous disent : comment est-ce qu’on peut accepter l’inacceptable, vous êtes des bisounours, vous êtes complètement à côté de la plaque.

Ah oui, ça c’est sûr, on n’est plus sur la plaque, on n’est plus imprimé.

(Rires)

On est complètement en-dehors de tout rêve, et pourtant on participe au rêve, parce que dès qu’il y a une fuite, vous êtes rattrapés par le rêve.

Et tous les gens qui se sont mis à méditer, à s’enfermer, même les mystiques, même qui ont vécu les stigmates du Christ, et je vais très loin, comme même Saint François d’Assises, même s’ils ont traduit comme Sri Aurobindo cet aspect de la vie, cet Amour, n’ont pas vu l’origine de l’Amour.

Et tant que vous n’avez pas vu l’origine de l’Amour, c’est-à-dire vous-mêmes, vous ne pouvez pas être libres. Il n’y a pas deux libertés, il n’y en a qu’une.

Et maintenant, et d’ailleurs je vous propose en quelques mots, pas pour nous ici, mais pour tous ceux qui écouteront ça, de définir en trois mots. Toi Franklin, tu l’as défini, cet enfant intérieur, mais chacun peut l’exprimer à sa façon quand il le vit, ou quand il ne le vit pas, et encore, là aussi, ce n’est plus du témoignage, c’est ce que j’appelais hier une résonance.

C’est-à-dire que vous allez entraîner la résonance du souvenir, simplement par votre présence, simplement par vos mots, il n’y a pas besoin de discours, il n’y a même pas besoin de quoi que ce soit, le souvenir de l’instant initial ne peut qu’éclore en chacun dès qu’il y a une écoute, parce que dès qu’il y a une écoute réelle, vous résonnez. Ça traverse le mental, ça traverse la perception, ça traverse la vision, ça traverse les conceptions, ça traverse toutes les perceptions.

Et à ce moment-là, vous découvrez, stupéfaits, la Vérité, dont rien ne peut être dit, et pourtant qui est vécue ici au travers de ce personnage, comme on l’a dit hier soir, directement sur la scène de théâtre, mais sans projeter quoi que ce soit, ni nouveau monde, ni race racine. Et pourtant vous le savez, je l’ai dit, je le redis, et la plupart des grands êtres du vingtième siècle, à part Nisargadatta, ont tous projeté une nouvelle race racine, la sixième race.

On a tous projeté la perpétuation de la conscience, mais la conscience, au même titre que la personne, est une escroquerie totale.

Ce sont des mots très violents, mais qui pour nous, nous font rire. Ce n’est pas un jugement, c’est une vision claire de ce qu’est la vie, mais la vie sans forme, qui contient toutes les formes, au même moment, et dans tous les espaces. C’est ça Dieu, c’est Nous.

Frère : Et ce n’est pas une fréquence ?

Ah non, ce n’est pas une fréquence. La fréquence par définition, c’est un nombre de cycles par seconde, qu’on appelle des hertz que tu mesures au pendule ou le courant, qui a une certaine fréquence, cinquante, soixante hertz, ou l’écran de télévision qui fait un balayage à cent hertz. Dès qu’il y a une fréquence, tu n’es plus dans la Vérité, parce qu’une fréquence oscille autour du temps zéro, c’est-à-dire du point d’équilibre, c’est ce qu’on appelle les fréquences électromagnétiques, quelle que soit cette fréquence.

Alors bien sûr, quand tu mesures avec un pendule, tu vas trouver des fréquences, que ce soit des angströms ou des hertz comme avec des appareillages qui mesurent les fréquences concrètes. Même la fréquence subtile n’existe pas. Donc raisonner en termes de fréquences, c’est-à-dire en termes d’ondes électromagnétiques sinusoïdales ne veut rien dire.

Le photon, c’est une longueur d’onde, aussi, qu’on la voit ou qu’on ne la voit pas. Je vous ai dit hier que le cerveau émettait des photons, que les cellules communiquent par des photons qui sont dans l’ultra-violet, qu’on ne peut pas voir, mais c’est encore dans la manifestation. Ça n’éclairera jamais la source de la manifestation.

La source de la manifestation, c’est ce qu’on appelle l’instant présent, la présence, l’absence, peu importe les mots, mais c’est le moment où il y a la a-conscience qui apparaît, et c’est ça qui te remplit de Joie.

Frère : Et ce n’est pas une longueur d’onde, c’est une absence de longueur d’onde…

Ça ne peut pas être une longueur d’onde, ou alors ce serait une longueur d’onde qui fonctionnerait en opposition de phase, et qui s’amuse d’elle-même, c’est ce qu’on a appelé le double tore, ou c’est ce qu’on appelle aujourd’hui les ondes scalaires, ou si tu préfères, au niveau de l’astrophysique, ce qu’on appelle l’intrication quantique, c’est-à-dire quand l’aile d’un papillon se brise, tout l’univers tremble, c’est la Vérité.

Frère : Donc ce n’est ni l’un ni l’autre, c’est zéro.

Oui. Il y a un bruit de fond, comme je disais ce matin, qu’on connaît en physique, qu’on appelle les grace frequency, c’est-à-dire le chant de l’univers, le Aum (ou Om), mais le Om ce n’est pas le chant de la création, ça avait été expliqué, c’est le OD le chant de la création. Après c’est devenu le Om, parce qu’on a adoré la manifestation plutôt que l’origine.

Mais on devait parcourir ce rêve, parce que nous en sommes responsables, pas coupables, mais responsables, et il n’y a personne qui est plus responsable qu’un autre, que ce soit une mère généticienne, un archonte, un insecte, un grain de sable ou un arbre, ou un archange.

Encore une fois, tu ne peux pas te le représenter, ni le conceptualiser. Par contre tu peux l’accepter. L’accepter, l’acceptation crée la disponibilité, parce que tu n’es plus en mécanisme projectif de la conscience, même de ta supra conscience, et chose qui ne pouvait pas être vue, la preuve, regardez Ma Ananda Moyi qui était la plus proche de la vibration mariale, on l’a toujours dit, en tant qu’Étoile, ben quand elle était absorbée dans cet Absolu, qu’est-ce qui se passait, ben elle ne mangeait plus, elle était toujours au même endroit, pendant des années des fois, et personne ne pouvait la bouger.

Là, le miracle, c’est qu’on le vit à travers ce personnage, quel que soit notre âge, quel que soit notre vie, on n’a plus besoin de disparaître pour le manifester, au contraire. C’est ça la Liberté.

On a rejoint, comme on dit, l’alpha et l’oméga, l’instant initial et l’instant final, le chant des cétacés, le chant de Phahame, le code source des mères généticiennes, et le pire c’est que, on l’a vu aux Canaries, quand il y a eu les trois canalisations sur « Je suis Toi », c’est que tout ça a été caché de façon dérisoire dans le plus éphémère qui soit, qui ne nous appartient pas, puisque notre identité, notre nom et notre prénom, qui nous ont été donnés par la famille et par les parents, appartiennent, vous le savez, à la reine des archontes.

Et c’est au sein du plus violent simulacre, puisqu’il nous a été donné l’ordre de nommer la création, c’est écrit dans la bible, dès que vous nommez, vous faites apparaître, c’est ça le Verbe créateur, et même ce Verbe créateur nous a été retiré, il y a quelqu’un qui s’est approprié ça, et c’est au sein de la falsification la plus dense, la plus profonde au niveau densité, que tout ça est retrouvé.

C’est fantastique. Et ça ne pouvait pas être autrement qu’écrit.

Frère : Mais notre cerveau, notre corps c’est un outil qui est capable de capter un certain nombre de choses…

Il peut tout capter, oui bien sûr.

Frère : … Fréquences, et tout. Est-ce qu’il est capable de, qu’est-ce que le corps est capable de capter, en-dehors des fréquences ?

Il peut capter le temps zéro, c’est le moment où tu te souviens. Mais à ce moment-là ce n’est plus une fréquence.

Frère : Et c’est un outil, c’est un capteur spécial ?

Ah oui, il y a un organite très, très spécial, qui est dans toutes les cellules vivantes, pas seulement chez l’humain, en tous cas dans les mondes carbonés, qu’on appelle le centriole, j’en ai parlé longuement, ce sont deux petits organites, ce sont des structures mathématiques, géométriques spatiales parfaites, qui tournent en opposition de phase tout simplement, comme le double tore, le double tore qui est ici génère un champ scalaire, qui est le champ électromagnétique et scalaire le plus fort de l’être humain.

Le champ électromagnétique et le champ scalaire qui est émis par le cœur est mille fois plus puissant que celui du cerveau. Simplement votre cerveau a pris la prééminence sur ce champ, par des circonstances historiques qui ont été écrites pour nous permettre de mettre fin à la tête, comme on dit, et de vivre le cœur. Quand tu vis le cœur, c’est fini, sauf que, il y a encore deux, trois ans, et depuis des millénaires, quand tu vivais le cœur, tu étais un mystique, tu étais un saint, tu étais ce que tu voulais, mais tu n’avais pas accès à la Vérité.

Frère : C’est un capteur aussi ?

Oui, c’est un capteur, il est à base de quoi, on le sait, de silice. La silice fournit la base du temps à la cellule. On sait que la cellule n’évolue pas dans le même espace-temps que celui que conçoit notre conscience. Une cellule est capable faire de ce qu’on appelle la transmutation énergétique à basse énergie, c’est lié à un organite qui est apparu lors de l’enfermement, qu’on appelle la mitochondrie, qui fonctionne avec le sucre, en biologie on appelle ça le cycle de Kreps, alors qu’on sait aujourd’hui bien sûr, et je vous le répète sans arrêt, que le cycle du sucre renforce l’illusion et renforce le rêve.

Il n’y a que les corps gras qui sont la base et le fondement de la vie, c’est pour ça que les baleines ne sont constituées que de gras.

Frère : Et la silice est appelée à disparaître aussi ?

Ah ben oui, bien sûr, bien sûr. Mettre fin au fonctionnement de la mitochondrie, c’est retrouver l’origine. C’est aller au-delà de la manifestation. C’est le temps zéro, comme je l’ai dit, qui est présent lorsqu’une cellule se divise, qu’elle soit cancéreuse ou pas, par l’intermédiaire de ces deux organites là, qui tournent en opposition de phase, c’est-à-dire tu imagines deux fréquences qui s’annulent, qui sont en parfaite opposition de phase, et qui s’annulent elles-mêmes, c’est un principe physique qui est très connu.

Frère : Donc ça commence par le… le carbone va commencer par disparaître…

Oui, on passe par la silice.

Frère : Et après la silice, mais il va falloir aussi que la silice disparaisse.

Oui, ça se fait en trois jours, c’est ce qu’on a appelé l’évènement et la stase.

Frère : Alors en trois jours la silice aussi, oui.

Oui. Tu passes par le corps silicé, c’est-à-dire pour ceux qui vivent les vibrations, on le sait depuis des années, on vit nos ailes, nos appendices liés au Corps d’Éternité, mais le corps d’Éternité n’est pas la Vérité. Le corps d’Éternité est ce qui met fin justement à l’illusion.

Mais tant que ça n’avait pas été vécu de manière simultanée, tant que la Bonne Nouvelle n’était pas propagée aux quatre coins des univers et des dimensions, ça ne pouvait pas se vivre, on l’avait écrit.

C’est pour ça qu’on ne peut pas s’attribuer la moindre part ou le moindre orgueil on va dire, quel qu’il soit, quand je vous dis qu’on est tous Abba, c’est la stricte Vérité.

Frère : Mais comme il n’y a plus de temps, les trois jours de la disparition de la silice […]

Ces trois jours dureront la totalité de la création.

Frère : Les trois jours, en temps linéaire.

Oui, trois jours en temps linéaire bien sûr, trois jours et trois nuits. Ça a toujours été dit dans toutes les prophéties, même si l’évènement maintenant va être synchrone, le fameux flash solaire ou galactique que tout le monde attend pour le premier trimestre 2020, parce qu’ils ont des moyens de calcul que nous on n’a pas, je parle au niveau physique là, astrophysique, pas au niveau subtil, au niveau réel de ce qui se passe.

Frère : Les prophéties qui sont dans le rêve aussi.

Comment ?

Frère : Les prophéties qui sont à l’intérieur du rêve.

Oui tout à fait. Si les prophéties existent, c’est parce qu’elles ont été écrites, parce qu’elles ont été vécues par ceux qui les ont reçues, bien évidemment. Mais encore une fois une prophétie, tu peux les voir, comme on disait hier, par les deux bouts de la lorgnette, soit tu le vois du point de vue de l’ego et de la conscience, c’est terrible, soit tu le vois du point de vue de l’Absolu, et tout est parfait.

Quand on est dans l’enfant intérieur, on sait, parce qu’on le vit, que tout est parfait. Ce n’est pas une projection, ce n’est pas quelque chose qu’on va imaginer ou rêver, c’est comme ça qu’on le vit, réellement et concrètement. Tout a sa raison d’être, mais on n’a pas besoin de le comprendre, on l’accepte, et c’est ça la Liberté, et c’est ça la Joie.

Frère : Et si les prophéties n’étaient pas simplement faites pour qu’elles n’arrivent pas…

Mais ça c’est encore, Maurice, c’est encore un raisonnement, c’est encore un concept ce que tu me dis. Vis-le, et tu comprendras, mais tu ne peux le vivre que si tu acceptes. Or dans les mots que tu emploies, ça prouve que tu n’as pas accepté, c’est tout. Poses-toi le problème de l’acceptation, comme à l’époque quand on discutait pendant des années sur le karma, puisque que moi aussi j’ai suivi le même chemin que toi, par rapport à Drouot, par rapport aux régressions et tout ça. Mais poses-toi la bonne question. Qu’est-ce que je n’ai pas accepté ?

Parce que ton cerveau va toujours t’envoyer des impulsions, tu vas croire que c’est toi qui le penses, mais comme tu es soumis au circuit de la punition, ben tu ne peux pas vivre la Vérité. Tu peux t’en approcher, mais tu ne l’as pas fondamentalement accepté.

Frère : Oui, ben c’est vrai ça, parce que hier quand le masseur me faisait mal, j’étais près à crier, et… j’accepte, j’accepte…

Et ça passe.

Frère : Et puis ça a passé.

Exactement. Fais la même chose par rapport à tes questionnements, ne dis pas ce n’est pas vrai, dis simplement, ok je constate qu’il y a tous ces questionnements qui sortent, accepte-les là aussi, sans les juger, ils disparaîtront d’eux-mêmes.

Donc c’est le positionnement, même pas de ta pensée ou de ton raisonnement, encore une fois c’est la non-acceptation. Quelque part, aujourd’hui, quiconque souffrirait de sa vie, de son corps, de l’interrogation, n’a pas accepté, c’est tout.

Et encore une fois, comme je disais hier, oublions ces mots de sacrifice et de résurrection, qui font encore partie d’un discours mystico-religieux quelque part. J’ai déjà dit depuis la fin de l’anomalie primaire, que plus les mois allaient avancer, plus j’allais me débarrasser de toutes ces couches d’interférence qui nous ont pourtant permises d’arriver là.

Ce n’est pas une illusion d’avoir vécu les chakras, l’ouverture des portes, de vivre le corps d’Éternité, c’est réel, mais c’est encore un rêve. Et être libre, c’est ne tenir à rien, c’est-à-dire laisser se dérouler la vie telle qu’elle est.

Dès que cette acceptation est réalisée en soi, la Vérité elle est là, et tu ne peux que, comme on le disait, tu ne peux que constater que tu redeviens, effectivement, comme un enfant. Ça ne t’empêche pas de conduire une voiture, ça ne t’empêche pas de remplir tes déclarations d’impôts, mais simplement, tu n’es plus du tout dans un point de vue parcellaire, personnel, ou lié à quelque conscience que ce soit.

Bien évidemment on utilise le corps, bien évidemment on utilise la conscience, bien évidemment on utilise la personne, tout en sachant que nous ne sommes rien de cela. Et ça enlève un poids, mais gigantesque, gigantesque, ça ne l’enlève pas seulement dans les pensées, pas seulement dans les émotions, comme je l’ai dit, on n’est pas un mystique ou un saint, on est dans la Vérité, mais cette Vérité n’est pas la nôtre, elle est absolue et totale et concerne toute vie.

Simplement, effectivement, ben on ne peut que s’apercevoir, au fur et à mesure des semaines, des mois, que le sentiment, le vécu de cette Liberté essentielle, qui n’est ni intérieure ni extérieure, on ne peut plus discriminer intérieur-extérieur, quand on est dans cet état d’Amour et de service aux autres, l’autre est tout autant nous-mêmes que n’importe quel ennemi, et ce n’est pas encore une fois une morale, ou un comportement vibratoire, c’est quelque chose qui s’impose de lui-même, indépendamment de toute volonté, indépendamment de toute conception et de tout désir.

Ça ne veut pas dire que tu n’as pas le droit de désirer manger un couscous, ça ne veut pas dire que tu n’as pas le droit de faire l’amour, ça n’a rien à voir. Ça n’a rien à voir, au contraire, tu es beaucoup plus disponible pour ce qui est fait et ce qui arrive et même les évènements désagréables, comme je le disais, on a tous des choses qui se manifestent aujourd’hui, qui peuvent nous sembler à l’opposé de la Joie, mais on les traverse beaucoup plus facilement et surtout sans aucun effort. C’est le relâchement qui crée la traversée.

Encore une fois, tout ce à quoi tu tiens, te tient, même tes conceptions les plus épurées et les plus justes. Oui, la vie est vibration, on l’a dit, on l’a répété pendant des années, la conscience est vibration, je n’ai jamais dit le contraire. Je dis simplement qu’il existe quelque chose qui ne peut pas être localisé dans le temps et dans l’espace, qui est à l’origine de cette vibration, ce que Bidi a appelé l’Absolu, l’Ultime, le Parabrahman, qui aujourd’hui se trouve de manière fort simple dans ce qu’on a appelé l’instant présent, dans l’ici et maintenant.

C’est pour ça que vous voyez éclore, surtout des femmes, bon, je ne vais pas redonner des noms, il y en a des dizaines, qui s’expriment aujourd’hui sur ce qu’on appelle la Présence, sur l’instant présent. Et crois-tu que ces sœurs-là, il y en a certaines, elles ne savent même pas ce que c’est l’énergie, elles ne savent même pas ce que c’est, elles n’ont pas vécu l’énergie, elles ne savent même pas ce que c’est un chakra, elles n’ont aucune connaissance de l’astrophysique ou de la biologie.

Moi je m’en sers parce que c’est dans mon cerveau, ça fait partie de ma mémoire, de ma bibliothèque, mais cette bibliothèque ne me gêne absolument pas, tu vois. Mais elles sont beaucoup plus dans la spontanéité, même si elles n’ont pas des mots plus… des exemples. Leur simple Présence suffit, parce que nous sommes l’espace, on l’a vérifié l’autre fois dans Agapè résonance, où je vous ai dit de ne plus… D’ailleurs, on a réussi à récupérer les quatre parties de satsang où on n’entendait pas, grâce à Vincent, donc on va essayer de les transférer – ah tu les as déjà transférées – de façon à ce que tout ce que j’ai dit le soir du satsang diffusé en direct, les gens y aient accès.

Et c’est important, c’est important de se rassurer soi-même. Et comment tu te rassures, ben avec ce que tu peux connaître, au sein de l’illusion, au sein du rêve, c’est ça l’éclairage de la Lumière. Et tu vas acquérir une pseudo-connaissance, une pseudo-compréhension, qui va affermir et pouvoir dévoiler le temps zéro, ce qu’on appelle encore la Présence, mais la Présence dans la Présence au sens où Eckhart Tollé l’a parfaitement développée, contient le temps zéro.

Et même tous ces gens qui parlent de Présence, sans même se douter que même la Présence est une illusion totale, sont le meilleur emplacement de la supra conscience ou de l’état naturel si je peux dire, pour vivre le temps zéro et accepter le temps zéro au moment où le flash de Lumière blanc arrivera jusqu’à nous, dans tous les univers.

Frère : On a l’exemple avec Leila que, qui il y a très peu de temps…

Oui, oui tout à fait. Et tu t’aperçois d’ailleurs, dans l’anamnèse, parce que l’histoire elle sera là jusqu’au dernier moment, comme elle a dit, elle était déjà comme ça enfant, mais moi, quand je me rappelle de mon enfance, je me rappelle de scènes avant trois ans qui sont très fortes, où j’étais dans cela. Et bien évidemment, de manière inconsciente, ça a orienté toute ma vie, à travers une soif extérieure de connaissances, mais ça peut être la même chose avec l’art.

Il y en a qui ont utilisé, mais ils sont doués, ils ont un don qui est être artiste, être chanteur, être poète, d’autres qui ont un don pour voir une vision je dirais panoramique et ingurgiter des connaissances, mais c’est toujours la même quête de soi-même.

Frère : Mais c’est un bel exemple toute cette famille de… chacun…

Oui, tout à fait. Ce qui veut dire aussi que sur le plan strictement comportemental, même si tu es une personne, et je ne dis pas ça à toi, pour tout le monde, si vous êtes une personne et que vous avez l’impression d’être même un être spirituel, acceptez ce qui est, et moins vous poserez de questions, mais je ne parle pas des questions ici en satsang, mais à l’intérieur de vous, d’ailleurs c’est… l’ultime question que je trouve aberrante, c’est les gens qui me demandent : Je suis Absolu ou pas.

Ben ça veut dire qu’ils ne se sont pas souvenus, quand tu es Absolu, tu ne poses même plus la question de l’Absolu ou de l’Amour, ou d’Agapè, tu l’es.

Donc, ça prouve simplement comme je disais, les mots qui sont employés dans la vie de tous les jours, même pas en satsang, prouvent simplement qui est la personne qui s’adresse à toi. Est-ce que c’est encore un individu, est-ce que c’est une personne, est-ce que c’est quelqu’un qui est encore dans une histoire, est-ce que c’est quelqu’un qui est encore dans l’illusion du Soi, ce qu’on appelle l’orgueil spirituel… Ah oui, là ils vont vivre la Lumière, ils vont se présenter, ils ont une magnifique Lumière blanche autour d’eux, qu’on appelle l’auréole des saints, et on l’a vue pendant plein d’années… Mais est-ce qu’ils ont conçu que la Lumière c’était eux ?

C’est la même façon quand les archanges nous disaient, dans les années 2009, 2010, bon, vous le saviez quand Anaël descendait, tout le monde voyait cette magnifique Lumière blanche qui descendait à ma gauche, jusqu’à ce que la jonction du canal marial se fasse au travers de la porte Unité, au-dessus du sein gauche, et rejoigne le cœur.

Et bien évidemment maintenant c’est réel, ils sont tous à l’intérieur de nous, même si vous voyez une présence quand je canalise à ma gauche, elle ne vient pas d’une autre dimension, elle ne vient pas de la Lumière, puisque la Lumière elle est là, au milieu du cœur, c’est la conjonction comme disait Nisargadatta, la lisière de l’être et du non-être, est le meilleur emplacement au travers de la personne, pour découvrir que nous rêvions, et pour l’accepter.

Et si vous êtes une personne, ne vous posez plus la question de la montée en vibratoire, c’est d’un autre temps, c’est archaïque, même si ça a été nécessaire.

Frère : Ça dépend des moments aussi, ou de la personne qui est en face de nous…

Non, tant que tu crois que ça dépend de la personne en face de toi, tu n’es pas libre.

Frère : Non, non, mais, ou soi-même, on change de moments, il y a des moments où on va, par exemple, bon ben là, on pose des questions, mais c’est parce que on est dans un domaine de questionnements et pour faire avancer le schmilblick, mais dans le fond de soi-même…

Non, non, non, ça ne peut pas exister les questions, les questions n’existent que pour la personne et la conscience. Comme je t’ai dit, poser des questions : est-ce que je vais me baigner aujourd’hui ou qu’est-ce que je vais manger, ou qu’est-ce que je vais aller voir au cinéma, ça c’est une question qui correspond à la vie. Mais par rapport à ce que tu es, tu ne peux pas te poser de question. Dès qu’émerge une question, cela veut dire que tu n’es pas réveillé.

Frère : Je le quitte pour un moment.

Non, le réveil n’est pas un moment, il est permanent, c’est la permanence de l’impermanence. Tu ne peux pas le comprendre et tu ne pourras jamais le comprendre. Par contre tu peux le vivre. Vivre et comprendre, ça n’a rien à voir. Tant que tu mets la conscience devant, la perception devant, tu ne peux pas découvrir la source de la perception, quel que soit ton état, qu’il soit le plus exalté, le plus mystique et le plus lumineux, tu n’as pas vu d’où venait la Lumière.

Et c’est imparable, c’est imparable parce que je ne suis pas le seul à le dire et à le manifester, nous sommes nombreux, tu as ton épouse qui le vit, donc même si les mots, les discours, ne sont pas les mêmes, c’est exactement identique, exactement identique.

Simplement, ça traverse la personne et ça va prendre une coloration dans ce plan, bien sûr. Ce ne sont pas les mêmes mots, ce n’est pas le même vocabulaire, ce n’est pas le même tempérament, mais fondamentalement on sait que c’est la même chose, puisqu’on se reconnaît les uns les autres à travers ça. Et la Liberté, c’est cela, c’est-à-dire vivre la vie sans être soumis à quelque passé que ce soit ou à quelque projection que ce soit, tu es totalement disponible pour l’instant présent, pour la présence, et quand tu es présent, tu découvres que la présence elle-même a pour base l’absence, la manifestation a pour base le trou noir, comme on le sait en astrophysique.

Tu es le trou noir, et quand tu es le trou noir, ben il ne peut plus y avoir de questionnement de cet ordre. Bien évidemment que tu peux être curieux, te poser des questions, mais tu n’es jamais dupe.

Pourquoi je m’intéresse aux séismes, à l’astrophysique, à la biologie, tout ça. Parce que c’est un hobby, c’est quelque chose qui me plaît, mais je n’y cherche pas une réponse. C’est éventuellement une confirmation de cette, je ne sais pas comment l’appeler, de cette unicité, c’est tout. Ça montre simplement l’éclairage, de la même façon que se révèle la prédation à tous les niveaux de la société à travers les révoltes, les révolutions, l’éclairage du satanisme, de la pédophilie, de l’escroquerie des religions, c’est la même chose. Et l’escroquerie de la conscience.

Frère : Tu m’avais dit, tu as cité mon épouse, tu dis t’as ton épouse qui le vit, mais elle le vit quand elle est dans son enfant intérieur, mais quand elle n’est pas dans son enfant intérieur, qu’elle veut avoir raison, et ben, là, elle n’est pas en permanence…

(Rires)

Oui, mais la seule différence c’est qu’elle, elle le sait et en joue. C’est un jeu. Toi tu n’as pas vu que c’était un jeu.

(Rires)

Frère : Oh ben si, ben bien sûr c’est un jeu…

(Rires)

Frère : Je t’assure qu’il faut se la farcir …

(Rires)

Ce n’est pas une question de se la farcir, c’est justement ce qui devait être en face de toi, que tu as écrit, pour te permettre de te reconnaître.

Frère : Alors là, c’est sûr.

Voilà, vois-le comme ça, accepte de la même façon, et tu seras libre. Tu as un miroir, on a tous devant nous un miroir qui nous renvoie à nous-mêmes. Il n’y a pas d’ennemis, même l’assassin, même le tortionnaire, il ne le sait pas, mais il est là pour nous réveiller.

Bon, ceci dit, je ne pense pas que ce soit une torture ce que tu vis.

(Rires)

Sœur : Moi je comprends pourquoi il était enfermé dans la cuisine.

(Éclats de rire)

Ça fait partie effectivement de ce jeu-là.

Frère : Moi je suis un libéré vivant de la cuisine…

 (Rires)

C’est vrai que tu aurais pu faire comme tout le monde, te retrouver enfermé dans une salle de bains, ce qui est logique, mais se retrouver enfermé dans une cuisine, regarde la portée de ce que ça a.

(Rires et brouhaha général)

Frère : Une cuisine sans rien pour servir à manger…

 Voilà c’est une cuisine vide, on ne peut même pas manger.

Frère : Et c’est mon problème !

 (Rires)

Que te dit par là la vie ? Arrête ta cuisine.

Frère : Oui, mais on joue aussi.

 Sœur : Mais joue tout seul ! … C’est enregistré !

(Rires)

 Non, mais il pourra s’écouter en boucle.

(Rires)

Alors, j’aimerais bien que vous exprimiez aussi, en mots simples, avec vos mots à vous, ce que vous vivez.

Danielle. Attends, le micro il est où là… Ben non…

Sœur : Non, il n’y en a pas besoin maintenant.

 Ah ben non, c’est vrai, il n’y a plus de micro. Non, non, ça marche tout seul.

Sœur : Ce que je vis moi, c’est l’acceptation. C’est, il y a très peu de temps, l’acceptation c’est quelque chose qui me… dire mon obsession, quelque part…

 Ben c’est une obsession parce que, oui c’est …

Sœur : Oui, et je me disais que, je ne sentais pas tous les différents rouages de l’acceptation. Et un jour, j’ai fait un geste où j’allais me précipiter sur l’autre, sur la suite de […] et je me suis arrêtée. Et là, j’ai ressenti ce temps zéro parce que j’ai, comme si j’avais éradiqué totalement ce qui allait venir derrière. Et là j’ai, j’ai su que j’étais dans l’acceptation totale, et depuis ce moment-là, quoi que je fasse, il y a cet espace qui s’agrandit à chaque fois, comme par exemple, maintenant, n’importe quand, je laisse tout quoi, tout se mettre comme ça.

 Et ça, ça me, ça me donne la Joie, une Joie beaucoup plus silencieuse que, que j’ai exprimée jusqu’à maintenant, mais quelque chose de permanent et n’importe quand. Voilà ce que je vis, voilà ce que c’est pour moi, c’est cette acceptation qui est là, la clef pour moi de ce temps nouveau.

Tout à fait, tout à fait. Moi je ne commente pas, je vous laisse exprimer chacun, alors tu passes ça à la personne suivante, tu exprimes ce que tu as envie d’exprimer.

Sœur : L’acceptation, elle est venue toute seule. Et c’est ça qui me fait… je suis comme dans un état de ne plus être là. Ça me donne aussi des difficultés à m’exprimer, parce que je ne trouve plus mes mots. Alors je laisse faire, je ne me révolte pas, je laisse faire.

 J’aimerais que tu relates, parce que là maintenant c’est anonyme, je n’ai pas donné ton nom, que tu relates ce qu’a vécu ta fille, il y a peu de temps, qui est exceptionnel, dans un milieu matériel, matérialiste.

Sœur : Oui, justement, c’est ça, difficulté aussi à exprimer. Bon. Ma fille, mes enfants, ils ne veulent pas savoir ce qu’on vit ici, ce qu’on fait, et dernièrement, pas plus tard que samedi dernier, avec son mari, ils étaient invités à une fête d’anniversaire. Il y avait huit à dix couples, de tous les milieux, des milieux assez huppés et d’autres. Et elle, comme c’était une fête où elle devait conduire après, elle n’a bu aucun alcool, elle a regardé tout ce qui se passait autour d’elle, et elle a senti comme si c’était un rêve, tout le monde était…

 C’est un rêve qui se jouait, une scène de théâtre, où chacun jouait son rôle, et c’était comme la fin du monde. Elle a senti les derniers moments, comme si ça allait se terminer. Voilà.

 Merci. Et ce que décrit notre amie, il y a énormément de frères et sœurs qui sont dans leurs rôles, familial, professionnel, tout ce qui a de plus, on va dire standard, qui, au travers du jeu de la scène de théâtre qu’il n’avait pas vue, d’un coup, il voit, comme tu dis, comme elle te l’a dit, c’est une scène de théâtre. Que voulez-vous comme preuve que des gens qui n’ont jamais vu, qui ne se sont jamais intéressés à autre chose que la matérialité de leur vie, leur affectif, leur enfant, leur travail, leur statut social, qui même au décours de quelque chose comme ça, découvrent la Vérité.

C’est-à-dire que la scène de théâtre est vue, c’est quelque chose d’incroyable, parce que dès que vous voyez ça, ne ce serait-ce qu’un milliardième de seconde, bien évidemment, ça veut dire que ce que j’ai appelé les circuits de la récompense et de la punition sont en train de se libérer.

Il y a eu une forme d’acceptation malgré elle, puisque tu disais toi-même que tes enfants étaient plutôt en contradiction avec ce que tu vivais; ils pouvaient te traiter de rêveuse, de folle, de complètement gaga et aujourd’hui ils s’aperçoivent que c’est la Vérité.

Ils n’ont rien demandé, ils m’ont rien cherché et je dis que, justement, que ceux qui sont inscrits en tant qu’acteurs dans leur vie et qui ont effectivement des facilités parce que tout leur sourit dans leur vie matérielle même en étant matérialistes, ceux-là y vont s’ouvrir aussi comme des fleurs.

Ils ne se sont jamais posé de questions. Ils étaient insérés dans leur vie, professionnelle, familiale, affective et ben en jouant, ils ne savent pas qu’ils sont acteurs ; d’un coup, ils disent – et c’est la phrase que l’on entend souvent – mais c’est une scène de théâtre, c’est un film, c’est un jeu vidéo.

Et ça, c’est la preuve formelle que le temps zéro les a pénétré même s’ils n’ont pas de mot pour définir, ce n’est pas important. Ils ont vu la scène de théâtre alors que celui qui est inséré dans l’énergie, la vibration, la spiritualité il peut pas vivre que c’est une scène de théâtre. Il est tellement dans son propre rêve qu’il met toujours de la distance par rapport à lui-même à travers le besoin.

On l’a dit, on l’a vu avec des amis qui était radiesthésiste besoin de sortir un pendule, de mesurer les vibrations; ça, ça prouve que vous n’êtes pas disponible pour l’instant présent que tu le veuilles ou pas et dieu sait que j’ai fait des formations sur la radiesthésie; j’ai formé des gens à utiliser l’antenne de Lécher, le pendule et comme tout le monde avant, je mesurais tout.

Qu’est-ce que tu veux mesurer ? Dans la Vérité, il n’y a rien à mesurer. Et ça change, tout ça change tout. Et vous allez avoir de plus en plus d’exemples comme l’a défini notre ami, de frères et de sœurs, d’enfants, de membres de la famille qui le vivent sans pouvoir mettre de mots. Moi, je m’en suis aperçu, je l’ai déjà dit, dans ma famille, dans ma propre famille, des gens qui du jour au lendemain, bien, vivent cet amour indicible.

Ils ne peuvent pas mettre de mots dessus, simplement, ils sont obligés de constater que tout change, que tout a changé à partir de ce moment-là et souvent d’ailleurs, comme l’a dit notre ami, c’est pour des gens qui sont insérés dans la vie, insérés dans la scène de théâtre qui sont persuadés d’être le personnage et pour eux, ils existent, rein d’autre que se trouve le plus de possibilité de vivre de façon direct et instantané la Vérité parce qu’ils n’ont pas de pré requis, ils n’ont pas de projection si ce n’est de vivre, si possible, le plus harmonieusement leur vie.

Ils sont, comme tu dis, des gens aisés qui sont insérés dans la société, les besoins élémentaires, que l’on appelle de la pyramide de Maslow, sont satisfaits ; ils n’ont pas d’inquiétude sur leur vie, sur leurs finances; ils ont une vie assez agréable et même au sein de cette matérialité, ils découvrent la Vérité, je dirais beaucoup plus facilement que tous ceux qui sont insérés dans des schémas de vibration, de mesure, d’énergie parce que l’on est dans l’observation de l’interférence mais, on n’est pas dans l’instant présent.

Tant que tu as besoin de mesurer, ça veut dire que tu es encore soumis à la peur, le bien et le mal, inconsciemment, même si tu ne l’acceptes pas, ça ne peut être que comme ça; ça s’explique par les circuits de la récompense et de la punition. Il n’y a que quelqu’un qui est dans la spontanéité de sa vie même la plus matérielle qui ne croit en rien, va le vivre beaucoup plus aisément que nous.

C’est pour ça que j’ai toujours dit que les premiers, les vieux de la vieille comme nous, on serait les derniers et que les derniers seraient les premiers; ce n’est pas une hiérarchie ou une notion de valeurs; c’est une notion temporelle seulement temporelle, seulement liée à l’illusion du temps qui s’écoule et bien évidemment, ceux qui sont et, on a la même chose, le discours de Ahmed en tant que artiste qui est absorbé dans l’Absolu quand il peint, et qui dit lui-même : « Ce n’est pas moi qui peins, ça se fait tout seul. ».

Bien sûr qu’il y a eu l’apprentissage technique. C’est pareil pour un ostéopathe ; il faut connaître les os ; il a fallu étudier ; à un moment, on lâche ça. C’est ce que je vous disais : dans les formations cristaux, j’ai passé dix jours à leur enseigner les chakras, les cristaux, les trucs, les plans, les sous plans et le dernier jour, une fois que cet apprentissage a été fait, je leur démontre qu’il suffit d’avoir dix cailloux déposés n’importe où  et ça marchera de la même façon.

Mais il a fallu en passer par là. Et ces gens-là n’en ont pas eu à en passer par là parce qu’ils sont totalement insérés dans le rêve, ils ne se posent pas de question sur d’autres dimensions, les énergies, la vibration le […] demain, après ; ils sont dans leur vie tout simplement et c’est en vivant sa vie, même le plus simplement la plus matérialiste, aujourd’hui que tu vas te trouver le plus facilement.

Allez, on continue, on passe le micro.

Sœur : Toujours dur pour moi de mettre des mots. Il y a une paix profonde et puis je suis juste là, à observer, à voir et à vivre, ces moments où il y a la disponibilité, puis encore c’est moment où il y a des… je ne me sens plus disponible de la même façon. Donc ça permet vraiment d’affinité cette disponibilité et puis de voir si ça traverse plus ou moins facilement à travers moi; donc, il y a encore ce, l’accueil, ça accueille, ça accueille, oui ça accueille et là pas trop, voilà. Donc, c’est encore…

Mais c’est justement comme tu dis le jeu de l’accueil ou du non-accueil que tu découvres la supériorité entre guillemets de l’accueil.

Sœur : Mais voilà et en même temps, je sens. Enfin, tout est là.

Oui, oui. Il n’y a plus…

Sœur : Il y a quand même cette paix profonde et là, là ça accueille; enfin, il y a un état qui reste quand même […]

C’est ce que l’on a appelé dans la traversée, tu sais, il y avait d’abord le face à face entre l’éphémère et l’éternel ensuite, il y a eu la traversée et par la phase de la traversée, effectivement, même si on n’a pas encore totalement traversé, comme tu l’exprimes, on ne peut que constater que c’est là.

Bien sûr que ça peut mettre dans des situations inconfortables mais c’est comme ça, ça participe à l’acceptation; c’est-à-dire que la non-acceptation, la non traversée crée la traversée. Ça te met dans un état de disponibilité à toi-même, même à ta souffrance, même à ta douleur, même à ton sentiment d’incomplétude; tu vois, l’éclairage c’est aussi cela.

Et à partir du moment où ça commence à être vu, même si ce n’est pas traversé, la traversée se fait. Et plus tu acceptes de le voir et de ne pas le nier, c’est là, c’est là et bien, c’est en plein là-dedans que ça va se résoudre. C’est ce que…, c’est ton scénario, chacun a un scénario différent mais le résultat de ce scénario est toujours le même, c’est la fin du scénario.

Sœur : En même temps, ça joue à l’intérieur avec ça. Il y a des situations où je ne sais plus. Quand on avait été, quand on est revenu de l’aéroport, on était en voiture et puis derrière, j’avais tendance à dormir et à un moment donné, j’ai juste ouvert les yeux pour voir, parce que l’on avait du mal à se suivre avec une autre voiture. Je dormais, j’ai juste ouvert les yeux pour voir que l’autre voiture était en train de sortie sur l’aire de l’autoroute et notre conductrice n’avait pas vu; j’ai juste ouvert les yeux au moment où il fallait capter cette information pour la donner à l’autre personne et en fait, ça joue après avec ça, ces moments de disponibilité.

Ça fait partie de la synchronicité, fluidité de l’unité…

Sœur : Voilà.

Enfin tous ces concepts, tous ces vécus que l’on a eu déjà depuis de nombreuses années.

Sœur : Voilà.

Qui, aujourd’hui, trouvent leur application, si je peux dire, dans les faits les plus ordinaires.

Sœur : Voilà.

Parce que c’est ordinaire, ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire.

Merci.

Ensuite.

Sœur : …que vous racontez ; je vais essayer de me mettre dans le silence. Bidi a marqué, la dernière intervention de Bidi a été pour moi, il m’a mis KO, KO pendant un jour ou deux; vous n’avez pas dû m’entendre, je ne bougeais plus, plus rien.

Paulette n’avait plus de voix.

Sœur : Je n’avais plus de voix de toute manière (rires) ça été super et là depuis ce matin, il y a des choses qui arrivent jusqu’à ma conscience qui n’ont ni queue ni tête que je perçois que je vis et laisse passer.

Ce matin, ça a commencé par me retrouver en…, j’étais éveillée de toute manière, en conscience de descendre dans l’eau et de rentrer dans une baleine; je ne voulais pas entrer dans l’eau en disant : « Moi je ne peux pas respirer dans l’eau. » C’est mon cerveau qui racontait ça et tout d’un coup, pouf! j’ai senti mon cœur dans celui de la baleine et j’ai nagé un bon moment comme ça comme la baleine.

J’ai dit :  « Et ben alors, si les histoires reviennent… puis on en a discuté avec Jean qui me dit : « Ce n’est pas une histoire, c’est le vécu d’un des moments, primordial. ». Et puis après, pendant le repas, toujours après un grand moment où il y a rien qui se passe, où tu es simplement en accueil, je ne sais pas, il y a une histoire;  l’ascenseur qui est arrivé qui m’a rappelé le souvenir, ce n’était pas le souvenir d’un couple d’amis qui a perdu un enfant décapité à la suite d’un…,  enfermé dans un ascenseur, vouloir passer par la grille et puis l’ascenseur redémarre, enfin bon, un truc horrible et là, il y a notre sœur Françoise qui est arrivée pour m’aider et j’ai senti ces deux êtres, le père et la mère, qui étaient dans mon cœur  et Françoise avec ses mouvements elle a, elle a aidé à ce que, ils se libèrent l’un et l’autre de cet affreux cauchemar de leur vie.

Je la remercie à ce niveau-là et je pense qu’ils la remercieraient aussi et puis ça continue comme ça. Je laisse une chose, c’est un grand moment de silence, il y en a une autre qui arrive, elle s’en va et puis encore une autre, voilà à quoi je m’amuse.

Merci.

Sœur : Moi je n’ai rien à dire parce que je suis souvent absente, je ne sais pas où je suis et que je sois réveillée ou que je dorme souvent je plane, bon, j’atterris de temps en temps et c’est bien comme ça.

Mon mental me joue des tours dans mon cerveau; il me raconte des histoires sans queue ni tête et bon, c’est bien comme ça. Et puis, j’adore de plus en plus la vie dans la nature et avec les amis et ça c’est, c’est merveilleux.

Oui, c’est ce qu’on dit : les rencontres Agapè, c’est des vacances entre amis.

Sœur : Voilà. C’est ça, c’est, se retrouver. C’est extraordinaire, voilà.

Parce que ça crée une résonance de […]

Sœur : Oui.

C’est ce que l’on appelle le trou du cœur, résonance Agapè réseau, c’est le fait d’être ensemble de participer. Les moments d’enfermement de certains dans les cuisines comme tout ce que l’on vit, pas uniquement les canas ou les choses que l’on fait le soir ou écoutant Bidi ou autre, ça participe de la même fête, ça participe de la même fête.

On l’a vu hier d’ailleurs en faisant les tableaux quoi. C’est quelque chose de très simple, trois […] trois c’est tout, trois graphiques comme ça et je vous garantis que les frères et sœurs qui ont vu ce que l’on a fait qui pourrait sembler enfantin, mais c’est incroyable ce que ça dégage, quoi ; c’est la Vérité, c’est la Vérité.

Sœur : Ça dégage, Agapè.

Agapè, puis tout ce que l’on a dessiné d’un simple trait. En fait, ce n’est pas le trait qui est important, c’est l’intention de la Liberté qu’apportait le trait. Qu’il soit beau, pas beau, ça ne veut plus rien dire.

Donc, ce qui émane n’est pas simplement, ça dépend, soit que c’est quelque chose qui est donné, qu’on reçoit; ce n’est plus tributaire d’une couleur de la graphie particulière mais c’est un ensemble qui est au-delà justement de la manifestation même si c’est manifesté à travers une toile qui nous ramène, que l’on le veuille ou pas, à cette simplicité, à cette joie comme tu dis.

On sait que c’est un rêve et, paradoxalement, tout en sachant que c’est un rêve et, entre guillemets que c’est faux, c’est là que l’on est le plus en vie et c’est là que c’est réellement une jouissance.

Moi, à chaque fois que j’anime une rencontre, c’est une jouissance, ce n’est pas enseignement comme avant où on va recevoir, je ne sais combien d’heures de milliers, de milliers de pages d’enseignement; c’est un moment de célébration.

C’est exactement comme ça que je le conçois et c’est exactement comme ça que ça marche à chaque fois. Quel que soit le pays, quel que soit ce que l’on fait. Si je prends l’exemple de la Belgique, on a fait énormément de chose; tout devient prétexte à célébration.

On assiste à des évènements mais incroyables. Il y en a qui l’ont vécu hier en voiture avec Khaled qui était mort de rire; nous on l’a vécu dans le sketch. D’ailleurs il y a quelques éléments que l’on a filmé; le sketch entre Daniel et le brasseur qui nous imitait la brasserie; ça été un moment de rire inimaginable; on avait impression de vivre un sketch.

C’est-à-dire que l’on est prêt maintenant à célébrer toutes les circonstances, tout est prétexte pour vivre la joie. Même dans les évènements qui sont à première vue un peu limitants comme l’enfermement dans une cuisine vide.

(Rires)

Merci.

Sœur : Oui, bien pour moi, ce qui est là, c’est le côté que c’est automatique, que ça se fait tout seul et je ne sais pas si c’est parce que c’était la fin du mois, hier, le 31, pendant ton Satsang, j’ai déconnecté des mots à un moment donné, et ce qui était là, c’est que, plus la Vérité se révèle et plus l’oubli de l’éphémère se fait automatiquement. Et je me suis souvenu aussi des combats avec, voilà, l’éphémère et puis pour que l’éphémère me lâche un peu, ce qu’il fallait faire et puis là, ce sentiment que l’éphémère s’oublie.

Et je me suis souvenue aussi des combats avec, voilà, l’éphémère, et puis pour que l’éphémère me lâche un peu, et ce qu’il fallait faire, et puis là ce sentiment que, ben l’éphémère s’oublie, je l’oublie, s’oublie, et que tout s’effiloche, et que tout se vit dans cette simplicité, et que c’est automatique. Voilà, cet automatisme.

C’est le fameux rester tranquille d’Osho, de la fainéantise.

Sœur : Oui, c’est ça.

Ce que Nisargadatta appelait la divine indifférence.

Sœur : C’est ça, c’est nouveau, c’est là.

C’est une jubilation.

Sœur : Et c’est pour ça qu’il y a le sourire. Ce sourire s’est accompli, quelque chose qui s’est arrêté et qui a vu, et qui voit aussi tous ces fameux cycles, dont parlait Kübler Ross, je vois ma colère, je vois mon déni, je vois mes dépressions, je vois mes errances, que j’appelais mes errances, et puis d’un coup, tout est vu et tout est accepté, et puis il y a cet accompli, mais il y aussi cette Joie, tout est beau, tout est parfait. C’est la Grâce, grâce, grâce, grâce.

Autre sœur : Merci. Comment dire …

On te voit à travers le truc rond, c’est un peu bizarre …

(Rires)

[…]

(Rires)

Autre Sœur : C’est joli ça, c’est une auréole.

(Rires)

[…] C’est la première fois qu’on te voit en chair et en os.

Sœur : Hum. J’ai l’impression d’avoir traversé ma vie un peu comme une comète, et pour moi ça a été un évènement récent d’accepter l’inacceptable. […] Maman est partie il y a peu de temps, et quand mon petit frère m’a appelée, j’étais sur Paris, donc j’ai… ouf… c’est un abîme qui s’ouvrait, puis j’ai repris mes esprits, j’ai vite pris un billet d’avion pour retourner.

C’était un AVC donc et j’ai pu accompagner pendant quelques semaines, et finalement, paradoxalement, il y avait plein de joie qui s’installait entre elle et moi, j’étais pleine de gratitude qu’elle ait attendue, toute cette douceur qu’elle m’a donnée pour m’habituer, et tout ce que j’ai pu faire avec elle, puisque j’avais été très occupée dans mes entreprises et depuis 2012 j’avais un peu plus de temps, j’avais fait beaucoup de choses avec elle.

L’Inde, le Brésil, je l’ai emmenée au Canada, on a partagé plein de choses, je l’avais emmenée à l’ashram, je lui ai fait faire plein de choses qu’elle ne connaissait pas, et du coup, voilà, il y avait vraiment toute cette gratitude jusqu’aux obsèques qui ont été, on aurait dit un mariage, ça a été une fête, voilà, une vraie fête.

Depuis j’ai l’impression qu’elle est tout le temps-là, qu’elle gonfle mon cœur comme une montgolfière, ça me porte, ça me porte énormément.

Voilà, j’ai pu accompagner mes petits frères et sœurs, et … voilà, même si on l’a ramenée à la maison, même sur son lit, je souriais, je… Maman, encore un selfie, c’était complètement délirant quoi, mais il y avait cette Joie, oui, qui restait présente, qui est restée là depuis.

Même quand on découvre la Vérité, c’est aussi une émotion, c’est tellement puissant.

Sœur : Ouais, il y avait les larmes, mais il y avait la Joie. Même dans l’église, quand j’ai parlé, j’ai senti qu’il s’est passé quelque chose, quoi, de fort. Voilà. Quand j’ai levé les yeux, là sur l’assistance, j’ai senti que… tout était, quoi… tout était unifié, tout était paisible. Voilà.

Merci.

Sœur : Mais moi, globalement, c’est une sensation de grâce un peu permanente que j’ai, où tout est juste et parfait comme disait Bidi, mais c’est tellement évident que, voilà, c’est un peu comme si je flottais dans un, comment dire…

Dans l’éther.

Autre Sœur : Dans un espace, dans une complétude, je dirais, dans une complétude où … que ce soit dans le silence, la présence, c’est pareil. Le silence c’est la présence, la présence c’est le silence, c’est infini quoi, il y a un truc infini, mais où il n’y a pas de différence entre… entre, ouais, intérieur, extérieur, silence, présence, tout est pareil, je n’arrive pas à dissocier

C’est ça qui différencie comme tu dis, j’en profite, c’est qu’à l’époque, pour les anciens, on avait toujours des expériences, ça aussi…

Sœur : Oui, oui, tandis que là, non.

Maintenant, ça grandit, ça grandit, ça grandit, et c’est…

Sœur : Et ça reste…

Et ça reste, ça reste là.

Sœur : Oui, c’est ça.

Ça c’est féérique…

Sœur : Ben oui, puisqu’on n’a plus à s’occuper de rien, c’est les vacances permanentes, quoi, on ne pense à rien, même je dis : oh il faudrait que j’appelle, il faudrait je me le note, non je ne le note pas et puis ça revient. Bon, pff, on n’a plus rien à faire, quoi, c’est ça qui est vraiment génial quoi, et ça c’est vraiment la Grâce.

C’est la Grâce.

Sœur : Oui.

Merci.

Autre Sœur : Oui, c’est un peu ça dans le quotidien, dans la vie de tous les jours. C’est un émerveillement, parce que tout se gère tout seul. Il suffit de penser à quelque chose, et ça arrive, les choses arrivent, voilà, il n’y a plus rien à gérer presque, tout vient, il y a des synchronicités exceptionnelles. C’est extraordinaire parce que… il suffit de penser à une chose et après l’oublier, et quelques temps après, ça se présente, comme ça. Et là on fait le lien, on se dit : ah ben tiens voilà, oui, tiens j’avais besoin de ça, et ça arrive.

Et puis au travers de rencontres aussi de personnes qui sont inconnues, et tout d’un coup on rencontre des personnes auxquelles on ne s’attendait pas, et il y a des échanges qui sont exceptionnels, dans des paroles, dans des petites choses. Ça aussi c’est exceptionnel. Voilà.

Merci.

Autre sœur : Pour moi, je me retrouve un petit peu dans chacun des témoignages, il y a des choses identiques chez chacun et chacune d’entre vous. Là je me retrouve dans cette rencontre, c’est quelque chose de merveilleux parce que je vis ce que… ce qui est la vie pour moi, c’est vraiment… On est encore dans l’éphémère, mais c’est quelque chose d’extraordinaire.

L’acceptation, ben je l’ai… ça me paraît évident tout le temps, par contre ça m’est un peu plus difficile dans le contexte familial proche, quand je suis… je me sens un peu submergée, étouffée. Alors j’ai fini par accepter ça aussi, que ça puisse être comme ça. Et puis, bon ben voilà, ce n’est pas toujours facile, mais il y a beaucoup d’Amour qui se dégage, ça va.

Mais enfin, c’est vrai que c’est quand même plus facile quand je suis seule, c’est évident. Enfin plus facile et… plus et moins… c’est très curieux comme… il y a un mix. Voilà, mais bon il y a effectivement plein de choses, les synchronicités, bon j’en vis beaucoup depuis très longtemps, mais c’est amusant parce qu’on constate des choses, on s’émerveille encore, en constatant l’autre.

Voilà sinon ben je n’ai pas grand-chose à dire d’autre.

C’est déjà très bien. Merci.

Autre Sœur : Moi je remarque une chose et c’est venu ce matin, c’est que depuis je suis AD, puisque j’ai commencé avec AD, mais tout se simplifie. On n’aura plus rien à faire, parce que tout est là. Et quand on n’aura plus rien à faire, que tout, on aura tout accompli, et ben, on partira, bon mais ça c’est autre chose.

Et, ce qui est important, et justement j’ai mon enfant intérieur qui me dit : bon les mots, les mots, les mots, mais en fait, c’est de lâcher, de lâcher tout ça, de lâcher tout ce qui a été l’éphémère, tout ce qui a été notre vie où on s’est accroché à des tas de choses, pour être quelqu’un. Et ce n’est pas vrai, on n’est rien du tout.

Et comme tu dis, plus on lâche l’éphémère, plus il est léger, plus il se […]

Sœur : Voilà, exactement. Mais aussi il y a la grâce de la Lumière qui est là. Alors la Lumière qui nous amène la Joie, qui nous amène l’Amour, et tout paraît très simple, et tout est simple, ce n’est pas pareil, c’est tout est simple, parce que tout est inscrit, ce qui doit se vivre maintenant est inscrit en nous.

Si on fait une peu de ménage, si on laisse tomber… tout ce que… auquel on s’est accroché pour être quelqu’un dans la société, et ben, bon, moi j’espère qu’on trouvera.

Vous voyez, des fois on enferme quelqu’un dans la cuisine, parce qu’il va trop parler, …

(Rires)

Sœur : Bon, et ben voilà, l’Intelligence de la Lumière est très important, il faut laisser faire. Voilà, je vous embrasse tous, je vous embrasse tous.

(Rires)

Alors, oui mais je pique des colères, c’est vrai, par moments, je pique des colères, mais ça fait du bien. Ah oui, ah oui, comme si j’avais un panaris qui explosait, paf, alors la, la, la, bref, c’est nettoyé, aillez hop on peut recommencer.

(Rires)

Tu as tout-à-fait raison, et là je vais dire un mot, c’est qu’on n’a plus aucune culpabilité par rapport aux émotions, quelles qu’elles soient. Si on est triste, on est triste. Si on est en colère, on est en colère. Si on est en joie, on est en joie. Ça fait partie de l’acceptation, parce que ça traverse, on s’aperçoit qu’on n’est pas tenu par les émotions.

Sœur : Absolument. Mais les émotions, mais c’est une tare, c’est quelque chose qui nous traine vers le bas. Il faut laisser tomber toutes ces émotions. D’ailleurs moi on me dit que je suis indifférente, mais je m’en fous. Je m’en fous, ils pensent ce qu’ils veulent. Moi, je suis bien comme ça, la Lumière, elle m’a balayé ça, cet émotionnel… Comme je suis Italienne, qu’il est très très fort, tu vois, eh ben ça y est, je suis passée outre cet émotionnel, et c’est très très bien.

Merci.

[…]

(Rires)

Frère : Mon état actuel, dans toute ma vie, j’ai été très paresseux, et bien, ça me convient bien de laisser la lumière me diriger, me montrer que quand il y a quelque chose qui ne va pas, ne pas le faire. Ça, ça m’arrange très bien. Comme j’ai souvent envie de laisser les choses se faire ou ne pas aller jusqu’au bout, de manquer de constance, mais alors maintenant, ça me retire tout à fait la culpabilité, alors tout s’arrange bien. Alors, il y a la question du corps, moi je le considère un peu comme un partenaire, alors je m’excuse, je me suis excusé souvent auprès de lui de l’amener dans des endroits où il se faisait traiter de sac de viande…

(Rires)

Frère : …et c’est vrai. Il m’accompagne bien. Si j’ai des efforts physiques à faire, je lui dis, bien tiens, je le tiens au courant, je lui dis, tiens, il reste peu de temps, quelque temps à faire, que je sois, mettons, sur des skis ou à me promener dans la nature, je lui dis, c’est un peu long, ça va être fatiguant mais tu vois, tout de suite, ça va mieux, il m’emmène, il m’emmène jusqu’au bout, il me ramène, tout au moins, si j’étais un peu loin, et ça se passe bien. C’est comme s’il avait des capteurs et qui se branchent selon ce que j’ai à voir. Donc, voilà. Mais, par contre, je ne suis pas bien dans les villes mais dans la forêt, dans l’eau ou sur de l’eau cristallisée comme la neige, alors là, je suis heureux, là, je vis ma…

On se rend compte que la ville est, un enfermement. C’est clair. Dans la forêt, dans la nature, dans l’eau, on est libres. Parce qu’on est insérés dans la nature. C’est ça l’état naturel aussi.

Frère : Oui mais là, je me sens que je suis dans la fréquence ou dans le lieu où je dois l’être. C’est pour ça que je disais que je ne peux pas, on ne peut pas toujours être dans le même lieu, dans la même fréquence ou la longueur d’onde comme on veut, mais quand je suis dans cette longueur d’onde de la nature, ou autres choses, c’est un mot mais, de la nature, dans l’eau c’est merveilleux ou sur la neige, en apesanteur, en train de descendre, je suis heureux, voilà. Et j’essaie de me faire plaisir. Tout ce qui ne me convient pas, j’essaie de l’éviter. J’ai d’ailleurs, toute ma vie, essayé de ne pas souffrir mais, là j’essaie d’être dans le bien, dans le bonheur. Ma conscience aussi, je la considère comme un partenaire, j’essaie de faire des choses qui ne soient pas contraire à ma conscience, à avoir mauvaise conscience.

Tu te rends compte qu’en exprimant comme tu t’exprimes, tu as bien différencié le corps, la conscience et toi. Tel qu’il le dit, là, aujourd’hui, dans l’instant présent, il parle bien de sa conscience. Ça veut dire que tu n’es plus identifié à ta conscience, que tu n’es plus identifié à ton corps et pourtant, comme tu l’as dit, ce sont tes véhicules d’expression.

Frère : Mais je veux être bien avec eux parce que je m’en rends compte que si,  je ne suis pas bien avec eux, je vais souffrir.

(Rires)

Frère : Et actuellement, effectivement, je bouffe de trop et je ne suis pas bien dans mon corps par moments, donc, je négocie un peu avec, je lui dis, je vais faire des efforts et tout mais bon.

C’est tes véhicules. C’est tes véhicules. Merci. Suivant.

Frère : Merci.

Sœur : Moi, témoigner de mon vécu d’acceptation, ce n’est pas possible en mots. Faudrait une vidéo mais, ouf.

(Rires)

Sœur : …Vous ferez ça.

Oui, tu préfèrerais faire ça en gestes.

Sœur : Mais je peux parler d’acceptation par rapport à un vécu. Il y a dix ans exactement, je faisais mon premier séminaire avec AD, c’était à la toute fin 2009.

Exact.

Sœur : Et là, l’acceptation de, la manière dont moi je vis…

Je m’en rappelle très bien.

Sœur : L’acceptation du groupe n’était pas du tout, du tout, elle n’était pas là quoi. Elle ne s’est pas faite du tout. Il a fallu neuf ans, voilà, je suis revenue. Neuf ans après, ça ne posait plus aucun problème. Parce qu’il y a dix ans, j’étais déjà dans cette manière d’être. Donc, qui est une manière kinesthésique, de vivre la lumière. Et, il y a dix ans, on n’était pas à l’étape que ça puisse être accepté par le groupe. Et aujourd’hui, ça l’est et je rends grâce infiniment.

Alors, on ne reviendra pas sur les détails de cette Toussaint 2009, où, effectivement, tu étais là. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Où, effectivement, il y a eu réellement et concrètement une forme de rejet, parce qu’il y avait une incompréhension. C’était tout-à-fait vrai. Tout-à-fait vrai. Et je me rappelle très bien scènes extrêmement violentes qui avaient eu à l’époque.

Sœur : Moi, j’étais dans l’incompréhension totale aussi de…

Il y avait une incompréhension mutuelle.

Sœur : Voilà.

Tout à fait. Tout à fait. On ne va pas revenir sur les détails mais.

Sœur : Non, mais c’est génial.

Oui, c’est vrai, c’est vrai.

Sœur : Enfin, ça nous prouve aussi qu’il faut le temps.

Il faut le temps. Il faut le temps au temps, donner le temps au temps pour trouver le temps zéro.

Sœur : Voilà. Puis maintenant je suis…

Et maintenant, il n’y a plus aucun problème. Et je te remercie.

Sœur : Il y a quelque chose de nouveau depuis deux jours, en tous cas, beaucoup plus clair. C’est un, il y a le vide noir, qui est là en permanence et il y a une autre ligne de temps devant où je vois la vie comme un grand sketch. Et, quand je compare avec avant, en fait, je mélangeais les deux. Je croyais que le sketch faisait partie de moi, alors que le sketch, il est complètement extérieur à ce que je suis et à ce que nous sommes. Donc, il y a comme, un espace qui s’est installé entre cet état de grand Silence et le sketch. Et je me posais, avant, pas mal de questions à propos de la souffrance.

Parce que j’ai traversé, ces derniers temps, à nouveau des grands moments de souffrances et je croyais que je retombais dans des états d’avant. J’ai cru, un moment que c’étaient des mémoires. Et en fait, je me rends compte que, à partir du moment où moi, je commence à croire que c’est moi, la souffrance s’accentue et quand je laisse juste cet état de souffrance se dérouler sans y mettre aucune annotation personnelle, elle s’efface, elle dure beaucoup moins longtemps et elle s’efface dans cet état complètement neutre et accueillant.

Ce qui nouveau aussi, c’est que je croyais qu’on devait être toujours un peu dans un état de joie, et en fait, ben non. Il y a un état complètement neutre et ouvert et de paix totale. Où quelquefois, même la joie n’est pas là, la joie est là dès qu’on doit se manifester dans le sketch. Dès qu’on arrive dans le sketch là, c’est la rigolade. Voilà.

Et puis aussi, je vois tous ces derniers mois comme tout s’est organisé d’une manière magnifique malgré moi. Et même, j’ai pu venir à cette rencontre alors que je n’avais pas du tout d’argent. Et je n’ai pas, grâce aux dons de frères et sœurs qui sont là, alors que, voilà donc,  je rends grâce d’être là, dans le grand sketch.

(Rires)

À un moment, tu avais une expression que j’aimais bien, tu appelais ça, le singe, non.

Sœur : Dès que je m’agite, je vois un singe.

Oui.

(Rires)

Sœur : Le singe, il est en train de s’endormir.

Oui. Mais c’était bien le singe, l’image du singe, c’est tout à fait ça. On singe quelque chose. Aussi, ce n’était pas pour rien qu’on emploie cette expression. Mais on fait avec. Et j’aime bien aussi ce que tu dis, c’est-à-dire que la joie, pour ceux qui ne le vivent pas encore, ils s’imaginent qu’on est tout le temps en joie, non. La joie, elle peut être intérieure et silencieuse. On observe au sketch ou à la scène de théâtre mais on n’est plus dupes.

Et ça, c’est l’état naturel. Cette Joie nue, qu’elle soit, qu’elle transparaisse dans le singe ou pas, elle est là. Elle sera là, même si on joue le sketch, c’est ça qui est fantastique. Et ça aussi, ça favorise la permanence de cet état naturel, comme on dit. Merci.

Frère : N’être plus dupe, c’est de plus en plus fort dans mon vécu. Et, je me trouve, à l’heure actuelle, dans un état de paix. Je n’ai pas de projet, je n’ai pas de regret, je laisse faire et je vois autour de moi beaucoup de personnes qui s’éveillent et qui demandent le sens de certaines choses.

[…]

Frère : Ah oui. Mais ça, c’est merveilleux. Avant c’était une fois tous les trois mois et encore. Et c’étaient toujours les mêmes qui revenaient, à l’heure actuelle, ça s’actualise très vite. Moi je trouve…

C’est ce que je disais. Dans la famille, partout, dans les courses. On ne peut que constater ce réveil.

Frère : Voilà.

C’est indéniable.

Frère : Et, il ne faut, comment dire, donner trop d’informations, de choses, parce que souvent on rencontre le mental de l’autre.

Bien sûr.

Frère : Donc, il faut être, comment dire…

Accueillir.

Frère : Accueillir oui, puis rentrer dans sa façon de voir, donner peut-être les mots qui, pour la personne, sont les plus intelligibles c’est-à-dire et puis laisser faire.

C’est effectivement une constante. Ça se passe de partout, vous le constatez dans tous les secteurs, dans tous les domaines. On est dans la phase de ce réveil collectif, complètement.

Frère : Voilà.

Même si le positionnement de chacun n’est encore pas parfaitement juste. Et comme on le voit sur la scène sociale, bon, il y a des gens qui l’expriment comme ils peuvent, parce qu’ils n’ont pas les tenants et aboutissants mais néanmoins, c’est un réveil. Même si ça passe par des révolutions, même si ça passe par des guerres, ça n’a aucune importance, c’est le sketch, comme disait notre sœur, qui est joué.

Et là aussi, ça nous met dans l’acceptation, de ne pas charger l’autre de références et en l’accueillant, il résonne. Plus notre capacité d’accueil de l’autre, même dans ses incohérences, mais ils sont, quelque part dans une forme de disponibilité. Et si on les accueille, comme tu dis, sans trop les surcharger, bien c’est fini. Ils vont vivre la joie, comme tout le monde.

Frère : Voilà. J’ai eu deux problèmes à résoudre.

Oui.

Frère : Oui. Le premier, c’est une question de temps. Sachant que, ça change très vite, pourquoi prévoir certaines choses.

Bien oui.

Frère : D’accord. Et, par la force des choses, il a fallu quand même que je rentre un peu dans le jeu, ne serait-ce que pour prendre un billet d’avion.

Bien oui.

Frère : Et deuxième chose, c’est, en tant qu’enseignant, sachant, tout ce que je vais dire, c’est faux.

(Rires et applaudissements)

Frère : Je me suis, bon bien, il faut que j’arrête. Puis en fait, il y a de la demande.

Oui, il y en aura de plus en plus.

Frère : Oui.

Mais c’est ta présence qui sera importante. Ce ne sera plus le fait d’enseigner.

Frère : Et ça, ça m’a conforté. C’est la présence, c’est l’intelligence de la lumière qui, en fait, fait son boulot.

Bien sûr. Ce n’est pas perdu. Tout ce que tu as appris, tout ce que tu délivres est magnifié. Tu vois, on transcende les techniques, on transcende même les notions d’enseignant à élève, où l’autre se reconnait dans la résonance. Et la connaissance, la pratique que tu enseignes n’est qu’un alibi. Au contraire, sert-toi en, c’est ce que j’ai toujours dit.

Frère : Oui, dans le vécu, ça m’a permis de faire passer un certain nombre de ressentis, puisse qu’on est quand même, par exemple la fusion. La fusion c’est la perte de l’identité d’une structure. Elle fusionne avec une autre mais, quand ça passe par le vécu, quand on est, par exemple, un praticien et un patient et ne plus avoir de barrière entre les deux. Quelque chose qui circule fluidement, et avec ce sentiment de joie. Voilà, de fluidité, de joie, de légèreté. Oui, le mot fluidité, qui apparaît.

Je précise, pour les auditeurs, que toi, tu enseignes l’ostéopathie. Voilà, donc, effectivement, le ressenti. Mais même à travers le ressenti, même si c’est, entre guillemets, illusoire, quand on accepte de jouer le sketch, d’être pleinement immergés dedans sans en souffrir, hé bien, on peut jouer tous les sketchs qu’on veut. C’est-à-dire qu’on n’est plus dupes.

Frère : Tout à fait. Ne plus être dupe.

Et là, on passe de l’enseignement, de la communication à ce qu’on appelle la résonance et l’acceptation. Et on déclenche ça chez l’autre parce que l’autre ne peut que se reconnaître. Que ça passe par le toucher ostéopathique, que ça passe par un cours de math, que ça passe par n’importe quoi. Ça, c’est fondamental.

Frère : Tout à fait. Les différentes voies, c’est-à-dire, que ce soit un prof de math, que ce soit n’importe qui, à un moment donné, on rejoint le même sommet.

Bien sûr, bien sûr.

Frère : Et ça, c’est, oui.

C’est ce qu’exprimait Khaled, notre artiste peintre plasticien.

Frère : Ah oui.

Quand il a fait notre toile. La veille, il me parlait de l’Absolu sans savoir ce que c’était.

Frère : Exactement.

Il disait, quand je peins, je ne suis plus là. Ça se fait sans lui. Pourtant, il a appris la maîtrise technique, tu vois. Et c’est ça qui est fantastique, quand on est à fond dans un rôle, on disparaît aussi et que là, à ce moment-là, ça apparaît. C’est pour ça que c’est en train de se diffuser partout. Il y a des gens, on l’a vu, avec les exemples tout à l’heure, avec les enfants de notre sœur, qui étaient pourtant dans la matérialité, on va dire la plus stricte, il n’y a pas de notion négative là-dedans. Même là, ça se démasque.

Si on est authentiques, on n’a rien à arrêter. Ni l’enseignement, ni voir notre famille, ni une profession, ni rien, au contraire.  Au contraire, si on accepte qu’on est justement là, même dans de problèmes familiaux, pour ça. C’est là aussi, comme tu dis, la fluidité et l’acceptation. On n’a pas à juger là où on est puisqu’on l’a écrit. Que ce soit la souffrance, que ce soit un problème familial, un problème affectif, la solitude, un panaris, un mal de dos, n’importe quoi. On est dans cette espèce d’acceptation. C’est aussi simple que ça.

Et quand on commence à le vivre, ben, il n’y a plus de limite. Bien évidemment, on se pose tous la question, à un moment donné, ben alors, si ça ne sert à rien ou c’est une illusion, je continue ou j’arrête. Non, au contraire, au contraire. Parce que là, tu es authentique, tu as vu. Dès l’instant où s’est vu, que c’était, entre guillemets illusoire, pourtant c’est le seul réel.

Et il se suffit à lui-même. C’est dans ce réel, dans nos occupations, nos fonctions, sociétales, familiales ou autres que ça se réalise. Tout est à sa juste place. Et c’est comme ça, en acceptant que c’est à sa juste place qu’on s’aperçoit que c’est l’Intelligence de la lumière qui change les choses. On n’a pas à s’en mêler.

Comme disait aussi notre frère, tout à l’heure, c’est cette espèce de fainéantise, notre sac de viande ou notre temple ou notre conscience, elles sont là, il faut s’en servir. On n’a pas à les rejeter, on n’a pas à les condamner. Les émotions, c’est pareil. On accepte d’être en joie, on accepte d’être en tristesse, en colère et autres mais on n’est plus dupes. Et là aussi, ça fait partie du processus de l’acceptation. Accueillir ce que l’on est avant tout, permet d’accueillir l’autre.

Frère : Il y a un autre point…

Oui, vas-y.

Frère : …très important, c’est changer de point de vue, a pris une ampleur énorme. Par exemple, une personne qui, par exemple, à la suite d’un traitement, il y a un tas de déchets qui mettent à se libérer, augmentant les douleurs, les symptômes.

Oui.

Frère : Leur expliquant que c’est une phase de nettoyage, eh bien, le fait de changer le point de vue, il dit cette douleur oui, d’accord. Oui mais les urines deviennent un peu plus foncées, ça peut prendre du temps, etc. ça veut dire que le corps fait du ménage. Alors là, il dit, oui, vu de cette manière c’est mieux. Il l’accepte davantage.

Il y a eu acceptation aussi. C’est-à-dire que l’ensemble de l’humanité, l’ensemble de la création, rentrait dans cette phase collective d’acceptation. Ce n’est pas un mécanisme individuel, au début, oui bon, ça été individuel. Mais l’information, ce que j’appelle la Bonne Nouvelle est tellement accessible de partout, qu’il suffit, comme tu dis de changer son fusil d’épaule, simplement, d’accepter là aussi de voir les choses autrement et l’acceptation, au sens le plus archétypiel, se fait d’elle-même. Et à ce moment-là, la traversée se fait d’elle-même.

Frère : Il y a un autre vécu, très important, quand on rentre dans les tissus, on trouve des endroits où il y a beaucoup de résistances.

Bien sûr.

Frère : Le fait de changer de lieu, au lieu de rester là. Aller dans l’aura, d’aller dans un autre espace, on relativise et à ce moment-là, on sent les résistances qui fondent. C’est vécu, sous les doigts. 

Oui. Et ça correspond à ce qu’on appelle en neuroscience, la théorie de la plainte. Tout ce à quoi vous vous opposez, se cristallise. Ça va très loin, parce que même le diagnostic est cristallisant. Et le fait, comme tu dis, de passer au tissu à un autre plan, suffit à libérer la cristallisation. C’est, en quelque sorte, un changement de point de vue mais c’est une défocalisation. La conscience fonctionne toujours en focalisation sur ce qui est perçu. Quand vous défocalisez, vous êtes libres. C’est aussi simple que ça. Et les choses se font toutes seules. En tous cas, elles sont plus simples.

Frère : Il y a une autre façon de voir. Là, où il y a une conséquence, une densité, etc. Essayez de la relier à sa cause. À une qui se trouve dans un autre niveau vibratoire, le fait de les relier les deux en même temps, immédiatement…

Il y a résonance. C’est ce que j’appelle la résonance, à défaut d’un autre terme. Peut-être qu’il y a un meilleur mot que ça, mais ce n’est plus une explication. Même si on remonte à la cause, on établit la résonance, on établit la liberté, simplement en défocalisant. Et tu le vois d’ailleurs, dans ton exercice dit, professionnel, entre guillemets, c’est évident, c’est évident que ça se passe comme ça, à tous les niveaux.

Frère : Pour voir l’éthéré, il faut défocaliser.

Oui, c’est ça. C’est-à-dire, que le point de vue, c’est-à-dire la mise au point, avec un appareil photo, c’est le meilleur exemple que j’ai. Avant, on mettait au point, et là, en rendant les choses flous, elles deviennent plus claires. C’est-à-dire, ça correspond à la théorie de la plainte, on n’est moins focalisés, on n’est moins dans la causalité et pourtant, on résout la cause.

Ça se fait tout seul. Il n’y a personne, néanmoins, il faut qu’il y ait quand même des acteurs sur la scène de théâtre. Alors, attend, quelqu’un veut dire quelque chose. Vas-y, je te le passe.

Sœur : Oui, en même temps il y a cet oubli de l’éphémère. Puisque, beaucoup de gens ont des pertes de mémoires, il y a de plus en plus d’Alzheimer, et cette défocalisation, elle est aussi cet oubli. Où ben, on oublie de faire des choses ou ça n’est pas plus autant d’importance et tout. Donc, en même temps qu’on avait oublié qui on était, notre vérité, maintenant l’oubli se met sur l’éphémère, et on se souvient. Donc, c’est cette espèce de boum, ça a basculé. C’est ce retournement aussi, au niveau de l’oubli, du souvenir initial.

On en parlait en disant qu’on devient tous un peu neuneu dans la mesure où, on perd la mémoire, on disparait mais l’intelligence de la lumière est là pour vous dire, hé oh ! Comme nous disait notre sœur avant hier, hé oh ! Tu as oublié ça. Ah ben oui.

C’est-à-dire que vraiment, quand on a dit que l’Intelligence de la lumière prenait en charge notre vie, puisqu’on est l’Intelligence de la lumière, tout ce qu’on exprime, tous, c’est la même chose. Cette défocalisation permet de voir la vérité, et de vivre la vérité surtout. Et c’est comme ça pour tout le monde. Quel que soit le secteur encore une fois, que ce soit familial, que ce soit une souffrance corporelle, que ce soit un enseignant, que ce soit une mère de famille, c’est exactement la même scène de théâtre qui se joue qui nous ramène à la vérité.

Sœur : Et c’est, dans le simulacre, j’ai trouvé ça comique, ils appellent ça le joker. Et il est partout.

(Rire)

Le joker, hé oui.

Sœur : Oui mais, l’acceptation c’est une défocalisation.

Bien sûr, bien sûr. C’est sortir du point de vue limité, étriqué de la compréhension, du personnage. C’est laisser le personnage jouer la vie. Comme disait tout à l’heure notre frère, quand il dit, ma conscience, mon corps. Qui dit ça, si ce n’est celui qui est le Je éternel. Avant, rappelez-vous, en 2009-2010, on était tous identifiés à notre mental. On n’arrivait pas à comprendre ce que ça voulait s’abandonner à la lumière, puisqu’on cherchait la lumière.

Petit à petit, tout l’enseignement d’Anaël s’est réalisé. Et aujourd’hui, quand on nous a dit, que nous étions, qu’il fallait être fainéants par exemple, ben, on en a la démonstration. Non plus en tant que concept, énergie ou vibration, mais dans le vécu quotidien, dans le vécu de chaque instant. Et ça prend, de plus en plus l’espace, c’est normal, et de plus en plus de temps.

Donc, c’est une progression dans laquelle on ne peut que reconnaître cette joie, même si elle n’est pas omniprésente, parce que je ne voudrais pas que les auditeurs pensent que, quand on vit cette Joie nue, on est vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans cette Joie nue, c’est faux. Il y a des moments, il y a des colères, il y a des moments où il y des souffrances, il y a des moments où il y a des douleurs mais, on n’est plus dupes. On accepte totalement de jouer le personnage en voyant le personnage, on est l’observateur, mais en voyant même qui regarde l’observateur.

C’est ce qu’exprimait tout à l’heure Maurice, à travers ma conscience oui, et mon personnage, mon corps. Qui dit ça si ce n’est celui qui est le Je éternel. Alors qu’avant on était totalement identifiés au corps ou à la conscience. Donc, il a fallu littéralement, sur le plan maintenant beaucoup plus collectif, passer à cette défocalisation ou cette décristallisation pour avoir en fait, cette vision globale et panoramique que tout ça n’était qu’un sketch. Pour prendre le mot que tu as employé.

Mais, qu’on faisait partie intégrante du sketch. Et qu’il ne pouvait pas y avoir de refus, parce que dès qu’il y a refus, il y a souffrance. On le vit tous. C’est l’acceptation qui crée la résolution. Et ça ne change rien parce que, pour l’ego il va dire, oui mais alors. Toi, comme tout à l’heure, tu dis, je ne vais plus pouvoir enseigner parce que ce que j’enseigne est faux. Non, c’est un prétexte. Et ce prétexte est justement la faille dans laquelle tu es le meilleur.

D’autres, ça va être dans la famille, d’autres ça va être dans la liberté qu’ils ont de voyager ou de soigner ou d’être eux-mêmes. Ça ne change rien. Il y a d’innombrables scénarios mais ils convergent tous, tous, vers ce temps zéro, de toutes les façons possibles. On le voit, on l’a dit, à travers les galaxies qui sont réabsorbées dans le trou noir. On le voit dans tout ce que vous avez exprimé, tout ce que nous avons exprimé les uns, les autres.

Ce n’est pas l’apanage d’un maître ou de quelques êtres, on le vit tous. Les mots qu’on va employer, bien sûr, sont différents parce qu’on n’a pas le même contenu dans notre tête. Mais c’est la même chose. C’est la même chose et quand on est réunis, effectivement physiquement, ou à l’époque à distance, mais physiquement, ben on ne peut que laisser être cela. C’est tout.

Et à ce moment-là, tout devient cocasse, tout devient facile. Même les scènes d’enfermement de certains deviennent d’un comique sans nom. Même hier, ceux qui se sont perdus en voiture, ça devient. Tout est expérience, mais on n’est plus lié à l’expérience et on accepte toutes les expériences. Ah bien évidemment ça reste des fois, dans un état un peu émotionnel mais on le traverse, comme tu disais, les émotions, elles sont là, on n’est plus dupes, on ne les refuse plus, on ne les nourris plus, on les laisse traverser. Elles font parties du sketch, elles font parties du scénario, elles font parties du script.

Sœur : Et c’était un cadeau, hier.

Ah, oui, oui.

Sœur : Ça a été un cadeau pour nous.

Sœur : Ça été amusant, on a pris ça comme ça, on a vu des paysages qu’on n’avait pas vu. Voilà. C’était vraiment même vraiment amusant parce que chaque fois qu’on demandait, c’était toujours plus loin, plus loin, plus loin. Bien voilà.

Non, c’est super. Alors, ce que je vous propose, peut-être il est, ah ben du coup, on n’a pas fait de pause, il est midi. Vous voulez qu’on reprenne ou on arrête maintenant ?

Frère : Attend, je voudrais encore dire une chose. Dans le travail, enfin, le travail, je suis témoin de l’unité des choses. Par exemple, ne serait-ce que dans le cadre d’un corps, se trouver au niveau d’une rotule, au niveau du péricarde, au niveau de la tête, on a accès à tout le reste. Et ça, en extrapolant, qu’on soit ici, on peut être en connexion avec toute la planète et au-delà. Toujours à travers un secteur.

Moi je dis que tout est dans tout qui est dans rien.

Frère : Voilà.  Je crois que, mais, comment dire, c’est du pratique, ce n’est pas simplement de la théorie, c’est du vécu. Voilà.

Il n’y a rien de plus réel dans ce subtil. Ce qu’on appelait le subtil avant, l’invisible. Et totalement, c’est ça l’intelligence de la lumière, c’est ça l’éther primordial. Simplement, maintenant, il est révélé puisqu’il n’y a plus de cloisonnement, il n’y a plus d’anomalie primaire, il n’y a plus de voile, c’est accessible vraiment à tout le monde.

Frère : Et à travers cela, encore une autre chose. Quand on dit qu’on est en chacun. D’accord. Hé bien, dans le corps, par exemple, s’il y a, par exemple, une zone, où ça ne circule pas bien. Par exemple, le flux sanguin qui ne nourrit pas bien un secteur, si on se branche sur le sang, est-ce que lui, on me pose la question, est-ce qu’il circule de partout. Immédiatement on repère les zones qui sont mal alimentées. Et cela est vraie pour une hormone, cela est vrai pour tout ce qui existe. C’est ça l’unité. Chaque fréquence doit être retrouvée n’importe où dans le créé.

Exact. C’est parce qu’on a accès à l’éther primordial et au temps zéro que maintenant on le réalise et le vit.

Frère : Tout à fait.

Tu peux confirmer qu’avant ce n’était pas vivable, c’était plus compliqué. Maintenant, ça apparait tout seul

Frère : Plus simple. Oui.

Tout seul et tout simple.  

Frère : Jean-Luc !

Oui.

Frère : Annie, tout à l’heure, a voulu…

Attendez, je fais circuler le…

Frère : Annie a voulu passer son tour, elle peut changer d’avis, peut-être ?

Qui ?

Frère : Annie.

Sœur : Non. Retourne dans ta cuisine.

Sœur : Et donc, c’est parce qu’on a accès à cet éther et ce temps zéro qu’aussi toutes les thérapies se révèlent pour le corps, les guérisons, tout ça. Parce qu’il a révélation sur tous les plans.

La révélation concerne tous les plans, absolument. Aussi bien l’enfermement des élites, la pédophilie, le satanisme, toutes ces choses-là, si tu veux c’est ce qui a toujours été dit, c’est-à-dire, tout devait être éclairé totalement. Une fois que tout est éclairé, tout disparaît. Il n’y a plus de raison d’être.

Sœur : C’est ça. Tout est réabsorbé.

Tout est réabsorbé. Et la réabsorption passe par la prise de conscience. Et c’est la prise de conscience qui met fin à la conscience, pas la recherche.

Sœur : Moi, il y a deux choses. Il y a la défocalisation, mais ça me parle depuis que tu as prononcé ce mot parce que c’est, avant, j’avais toujours la sensation que je pouvais coller à l’histoire et que je pouvais m’en décoller et là, depuis qu’il y a l’installation de ce grand Silence, je vois que ma conscience a complètement défocalisée et que là, je vois tout à partir du grand Silence. Qui est là, en permanence et c’est là où nous sommes tous. Mais il y a un autre témoignage que je voudrais faire c’est, l’autre fois tu as parlé, tu nous as expliqué comment se passait le phénomène de la résonance Agapè.

Oui.

Sœur : Qui va être diffusée là, prochainement. Et ça m’a éclairé et j’ai une boule sur mon bras depuis un an qui est, et elle avait nettement grossit ces derniers temps. Et en arrivant ici, elle me gênait, j’avais mal et tu nous as dit que, la résonance Agapè, il fallait prendre un petit peu de temps, qu’il y avait quarante-huit heures. Et donc, depuis qu’on a fait cette résonance le soir, dans l’espace, j’avais mal, elle me gênait et aujourd’hui, je constate qu’elle a diminué de moitié, la boule.

Le miracle est quasi instantané, il va être de plus en plus instantané. À tous les niveaux. Comme disait l’autre, on va mourir guéris.

Sœurs et frères : En pleine forme, en pleine santé !

Alors, on t’écoute.

Sœur : Je voudrais reparler de notre sœur qui a expliqué son mal-être de mal acceptation, il y a dix ans. J’étais présente. Et je voudrais m’excuser auprès d’elle. Elle n’était pas comprise, je ne l’ai pas comprise et je voulais m’excuser pour ça. Je lui demande pardon.

Ah, tu étais là aussi ! Ah oui à la Toussaint, ben oui la Toussaint 2009. Effectivement, dix ans après, il y en a quelques-uns qui étaient là.

(Rires)

C’est le grand pardon.

Sœur : Le mot défocalisation, c’est vraiment ce que je vis.

Ben oui, c’est ce que j’ai trouvé. L’appareil photo, on met au point.

Sœur : C’est ça. Et ça change tout. Tout se réalise dans une fluidité.

Oui, c’est une décrispation, on va dire.

Sœur : Merveilleuse. Tout.

Les mots viennent comme ça. Je le dis, je ne réfléchis jamais à ce que je vais dire, jamais, jamais, jamais.

Sœur : Moi, j’enseigne aussi, j’ai enseigné aussi, et c’est de plus en plus souvent qu’il y a un silence, je ne sais plus quoi dire. J’attends, et c’est là, maintenant je dis bon, j’attends et tout revient.

Tout à fait, c’est l’expérience que nous avons fait avant d’aller en résonance Agapè l’autre fois, quand on a fait le Satsang du soir, qu’ils n’ont pas encore eu, où on vous disait, on est l’espace. C’est une défocalisation.

Sœur : C’est ça.

Il n’y a pas besoin de se poser la question de supraconscience, vibration, aller ici ou faire ça ou monter en vibrations, on défocalise, c’est-à-dire, on reste tranquille et la traversée se fait tout seule. Mais ça n’aurait pas été possible encore une fois, il y a deux, trois ans. Ce n’est possible que maintenant.

Sœur : Absolument.

C’est ça, la Bonne Nouvelle.

Eh bien merci. On fait une… on arrête l’enregistrement, allez.

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