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Bidi (Tunisie)

30 Octobre 2019

Eh bien Bidi est avec vous, et il vous salue.

Frères et sœurs : Bonjour Bidi.

Nous allons passer un moment ensemble, où les questions et les réponses vont émerger spontanément, sans effort, dans un état de présence et d’absence, à la lisière de la conscience, au-delà du sens de vos questions et de mes réponses, vous allez constater et vivre un certain nombre de choses.

Alors, qui veut questionner ?

…Silence…

N’ayez pas peur, soyez directs.

…Silence…

J’ai tout mon temps.

(Rires)

Frère: On a l’éternité…

Quelle est la première question qui émerge ? N’hésitez pas.

…Silence…

Sœur: C’est une question écrite, de quelqu’un qui n’est pas présent.

On écoute.

Sœur : Merci, j’attends que mon téléphone…

Il faut parler plus fort, au micro.

Sœur : Merci, j’attends que mon téléphone s’ouvre, pour avoir accès à la question. C’est bon ?

(Rires)

Alors, bien sûr, vous êtes sur vos moyens électroniques…

Sœur : Oui, bien sûr, oui.

…Silence…

Sœur : Ça ne s’ouvre pas… Nos moyens électroniques sont lents, surchargés… Ah voilà, ça commence…

Sœur : Nous profitons du silence avec vous.

Je vois ça.

Sœur :  Ça chauffe, déjà…

C’est le silence.

Sœur : Alors, le frère, il demande quelle est la nature de l’observateur, du témoin de la conscience…

Le témoin…

Sœur : C’est pas terminé…

Ah bon ?

Sœur : « Merci à toi. ». Ah, c’est bon.

Le témoin et l’observateur, correspond au soi, c’est celui qui est le spectateur de l’acteur lui-même, qui observe une certaine forme non pas de distance, mais néanmoins de point de vue différent. L’observateur, le témoin, permet effectivement de ne plus être identifié, ni au corps, ni au mental, ni à l’histoire, et de se rendre disponible. Très souvent, le je suis, le soi, qui n’est pas l’Absolu, a représenté pour beaucoup une première étape, si je peux dire, dans la découverte et le souvenir de la Vérité, qui est l’Absolu.

Aujourd’hui, les choses sont un peu différentes, car vous êtes nombreux, innombrables même, à découvrir la Vérité, sans être passés par l’escroquerie du soi et du je suis. Je rappelle que vous avez eu de très nombreux enseignements où il a été affirmé – et vous avez pu le vérifier – que le soi n’est qu’un miroitement de la Lumière, un nouvel enfermement, en quelque sorte, dans l’illusion de l’escroquerie spirituelle, et dans le rêve ultime de la conscience.

L’observateur et le témoin, doivent, eux aussi, disparaître, non pas par une quelconque action, mais là aussi, par une espèce de traversée, ou comme dirait Abba, d’acceptation, qui vous dévoile la vérité, antérieure bien évidemment, à l’observateur, au témoin, ou au soi. Le soi est la molécule nommée ātman, ou si vous préférez, qui débouche sur le brahman. C’est la connaissance qui n’est qu’ignorance, tant que vous n’avez pas découvert, et vécu, que vous êtes à la source même de la conscience.

Durant les dernières années de mon incarnation, j’ai bien stipulé cela. Il y a acteur, il y a spectateur, ou témoin, ou observateur. Mais à un moment donné, si vous ne faites rien, si vous restez tranquilles, sans rien demander, sans rien observer, sans rien voir, vous irez directement à la source de la conscience, et vous vous apercevrez que la conscience est elle aussi une escroquerie totale. Vous êtes nombreux, aujourd’hui à vivre la spontanéité de l’enfant, la lucidité de la vérité, dès que vous êtes dépouillés de l’illusion de la Lumière reflétée en soi, ce qui fut nommé le je suis. Aujourd’hui, vous le vivez directement, passant de la personne à l’absolu et donc, à la a-conscience.

Il ne sert à rien de vivre le tout, tant que vous n’êtes pas rien. La source de la conscience, est appelée par la personne, comme pour le je suis ou le soi, une forme de déformation. Seul celui qui se laisse traverser par le soi, par le je suis, sans vouloir le maintenir, sans le contempler, sans vouloir bénéficier des effets de ce soi, est réellement libre. Tant que vous n’avez pas vu, et vécu, que la conscience est une maladie, vous ne pouvez être libres, c’est impossible. Vous dépendez d’une perception, vous dépendez d’une vision. Même si cela est enchanteur, c’est aussi un rêve qui passe.

Seul l’immuable, qui a toujours été là, est la vérité. Mais vous ne pouvez le percevoir, ni le voir, ni l’accepter, depuis le soi, c’est impossible. Il vous faut lâcher toute prétention, redevenir, comme dirait Abba, comme un enfant, afin de découvrir ce qui est à la source de la conscience, c’est-à-dire vous. La source du monde, la source de toutes les manifestations, la source de toutes les souffrances et des joies.

Ce n’est que quand vous demeurez immobiles, en le grand silence, dans l’ici et maintenant de l’instant présent, et que vous lâchez cela sans vous y tenir et sans le retenir, que vous vivez enfin la véritable liberté, qui est la vérité absolue, de l’ultime ou de l’absolu, et qui vous fait vivre Agapè.

Tant que vous tenez au soi, le soi vous tient.  Tout ce à quoi vous tenez en tant que personne, en tant que vision, en tant que perception, vous encombre. Et à ce moment-là, vous allez constater quoi, que vous oscillez en permanence entre le soi et la souffrance. Comme l’a dit le Commandeur, et comme je le répète avec fermeté, il n’y a aujourd’hui que deux positionnements possibles, pour l’instant, qui sont soit l’Amour, soit la souffrance. Rappelez-vous les notions de transparence, d’humilité, de ce qu’une des Étoiles d’Occident avait nommé la petite voie ou la voie de l’enfance, qui est véritable. Tout le reste ne fait que passer.

Quand vous êtes fermement au-delà de toute perception, tout se déroule tout seul, vous êtes à la source de la conscience, à la source de toute manifestation, et il n’y a personne. Tant qu’il y a le soi, il y a quelque part, comme le disait le Commandeur voilà quelques années, un orgueil spirituel démesuré. Ne vous faites pas avoir par les mots, parce que, bien évidemment, il est très facile de reproduire mon discours, mais les mots que vous allez utiliser sont un travestissement.

Seul l’état nommé « au-delà de tout état », Agapè – qui est stable et immuable quoi qu’il vous traverse au sein du personnage, au sein de ce corps, comme au sein du soi – est la vérité. Tout le reste passe, et fluctue. C’est ainsi que vous faites la différence entre ce qui est stabilisé au sein de l’absolu, au travers de votre personne, le moment où vous devenez et redevenez le Je éternel et absolu, là où vous n’êtes plus jamais dupes de tout ce qu’il peut se produire, apparaître, ou disparaître.

Le Je éternel, antérieur à la forme, antérieur au monde, est la seule source ineffable de la vérité absolue et de l’établissement perpétuel de l’état originel, qui est aussi l’état final. Tant que vous ne l’avez pas vécu, même si vous essayez de le justifier, vous ne vivez pas la Vérité. Le seul témoin de la Vérité est cette joie qui ne dépend d’aucune cause, d’aucune circonstance et surtout, d’aucun élément qui peut vous traverser, au niveau personnel comme au niveau de toute perception.

Je rappelle que la a-conscience est a-perception. Il n’y a rien à ressentir, parce que tout ce que vous ressentez, ne fait que passer, ce ne sont que des expériences. L’absolu ne sera jamais une expérience, c’est le moment où vous vous souvenez de qui vous êtes au-delà de l’être.

Vous n’avez pas besoin de visions, vous n’avez pas besoin d’énergies, vous n’avez pas besoin d’évolution, vous n’avez pas besoin de transformer quoi que ce soit, mais simplement de déposer toutes les armes, de vos perceptions, de vos visions, de vos mesures ou de vos appréciations. L’absolu ne peut être modifié en aucune façon au fur et à mesure des jours. Comme cela a été dit, vous ne pouvez que vous reconnaître. Et à ce moment-là, il n’existe plus aucun questionnement sur votre propre positionnement, parce que votre point de vue ne dépend ni de votre personne, ni de votre soi, ni d’une quelconque perception.

Il ne suffit pas de le comprendre, il faut l’accepter, et vous le vivrez. Mais pour le soi comme pour la personne, rappelez-vous, tout ce à quoi vous tenez, vous tient fermement. Il est beaucoup plus facile aujourd’hui, pour le simple d’esprit, d’être libre, que pour celui qui a construit des histoires, qui a traversé des vibrations, et qui a traversé des visions.

Ne vous laissez pas emmener dans les discours, ne vous laissez pas emmener dans les perceptions. Qui génère la perception ? Il n’y a pas de théâtre, tout est écrit, tout passera en ce qui est écrit. Vous avez tout vécu, vous n’avez pas besoin de vous le rappeler, vous avez simplement à cesser, à laisser traverser les perceptions, les ressentis, les émotions, le mental. Tant que vous croyez que vous avez quelque chose à faire, à entreprendre, vous n’y êtes pas, quoi que vous disiez, quoi que vous pensiez. L’état ultime, l’Absolu, Agapè, ne peut laisser aucun doute.

Et même s’il existe des fluctuations apparentes, celles-ci aussi ne font que vous traverser, ne vous-en saisissez pas, ne faites rien, accueillez, acceptez, aussi bien vos pensées que vos visions. Il n’est pas question ici de les réfuter, de les renier, mais simplement de ne pas s’y intéresser, et en cinq minutes, c’est fini. Mais tant que vous croyez qu’elles vous sont d’une quelconque utilité, vous n’y êtes pas. Ne vous posez pas de questions par rapport à cela. Tant que vous vous posez la moindre question, intérieure ou extérieure, sur Agapè ou sur l’Absolu, ça veut tout simplement dire que vous ne vous êtes pas retrouvés, au-delà de la manifestation. C’est aussi simple que cela.

Il vous faut effectivement redevenir comme un enfant, être lucides et présents à chaque instant, sans rien demander, sans rien comprendre, sans rien accaparer, mais réellement dans tous les sens du terme, vous laisser traverser, et vous découvrirez la vérité, et vous vous reconnaîtrez, et vous serez saturés de joie sans objet, et vous serez comme un nouvel enfant qui vient de naître.

Là est la vérité qui ne passera jamais, tout le reste passe. Qui est capable de me dire qu’il a vécu une perception, même le Feu du Cœur Sacré, qui demeure établie en permanence ? C’est impossible, surtout au travers du personnage, même si celui-ci est transcendé. Il n’y a que l’immuabilité du grand silence, qui réalise cela. Et, je le répète, vous ne pouvez que vous reconnaître, c’est infaillible.

Vous n’avez pas à rechigner, vous n’avez pas à vous opposer, de même que je n’ai pas à discuter de cela, vérifiez-le par vous-mêmes, et vous aboutirez exactement à la même conclusion. Vous n’avez plus besoin d’énergies, vous n’avez pas besoin de projections, vous n’avez pas besoin de mémoires, vous devez être disponibles, pour la vérité que vous êtes, et pour rien d’autre. Là est l’essentiel.

Une fois cela vu, une fois cela vécu, alors cela sera compris, et cela se manifestera au travers de votre humanité la plus simple, à travers la compréhension et le vécu que tout ceci n’est qu’une scène de théâtre, et que vous êtes à la fois chacun des acteurs, chaque élément du décor, vous avez vous-mêmes construit le décor et le théâtre, et qu’en définitive, réellement et concrètement, de manière prouvée et vécue, il n’y a personne.

La vie est apparue à un moment donné, l’univers passera et disparaîtra, que vous serez toujours là. C’est une certitude inébranlable de celui qui le vit, qui ne peut plus être emmené par la moindre perception, par la moindre vision, par le moindre ressenti. C’est immuable, c’est cette joie nue, c’est ce grand silence, où vous êtes pleinement présents, en ce corps, sur la scène de théâtre, vous acceptez d’être l’acteur, vous acceptez de jouer le spectateur, mais vous n’êtes rien de tout cela. C’est un grand soulagement. C’est à ce moment-là et seulement à ce moment-là, que vous êtes libérés de la personne et de tous les fantasmes spirituels, et de tout ce qui ne fait qu’apparaître avec la vie en ce monde et le moment de votre dernier souffle.

Retrouvez cela, et vous vous souviendrez, ces paroles que j’ai prononcées voilà plus de quarante ans, ne peuvent pas échouer. Et les circonstances de vos vies, de vos corps, de ce que vous avez à vivre, quelle que soit la teneur, ne sont là que pour vous faire découvrir vous-mêmes.

Ne pestez contre aucune circonstance, acceptez absolument tout, soyez dans une indifférence totale, par rapport aux énergies, aux vibrations, aux visions, et à ce moment-là seulement, vous serez réellement disponibles, en totalité, personnage comme soi, pour la vérité. Et vous ne pouvez que le vivre instantanément. Si cela n’est pas vécu pour le moment, cela veut dire simplement que vous tenez encore à une histoire, à un personnage, ou au soi, ou au pire, à votre conscience.

La conscience ne peut jamais s’éteindre par elle-même, si ce n’est par le silence de ce qui est perçu, de ce qui est vu, et même de ce qui est vécu. Tout le reste ne sont que des chimères, tout le reste n’est que souffrance, tout le reste n’est que oscillation, alors que l’absolu est immuable, perpétuel, au-delà de toute notion de temps comme au-delà de toute notion spatiale, ou encore de dimensions.

Vous ne pouvez que vous reconnaître, il ne peut en être autrement, surtout dans le scénario de la scène de théâtre de ce monde, en ce moment, tout est fait – par ce que vous nommez l’Intelligence de la Lumière, ou l’Intelligence créatrice, peu importe – pour vous faire redécouvrir ce que vous avez toujours été, et qui a été oublié.

La conscience est un leurre, total, Agapè n’a pas besoin de conscience, n’a pas besoin de résonance, c’est le moment où vous devenez tout l’espace, en acceptant d’être rien, en plaçant, simplement, dans ce qui est présent. Ce qui est présent est la vie, vous n’avez même pas à […] une quelconque présence, parce qu’à ce moment-là, vous serez déçus, vous vivrez une alternance de joie, et une alternance de souffrance, alors que seule Agapè, en cet état immuable, ne peut jamais fluctuer. Même si effectivement, vous observez des petites fluctuations, vous ne pourrez que constater que celles-ci ne durent jamais longtemps.

Vous serez donc ainsi de plus en plus disponibles pour ce que vous êtes et non pas pour ce que vous croyez, expérimentez, ou vivez, que cela soit sur l’écran intérieur du soi, qui n’est encore qu’un écran, ou au travers de votre personne. Vous serez à ce moment-là, la Vie, et non-plus quelque chose qui passe. Vous retrouverez ce qui a toujours été là, et c’est d’une simplicité élémentaire.

Il n’y a personne, il n’y a que la vérité. Seul celui qui le vit pourra accepter les mots, et dans cette complétude, où rien ne peut manquer, et où rien ne peut être en excès, c’est un état d’équilibre, au-delà de toute polarité, au-delà de toute oscillation, et au-delà de toute perturbation, quel que soit votre âge.

Pour ceux qui ont regardé mon incarnation, vous le saviez, j’avais un cancer de la gorge, jusqu’au dernier moment j’ai été lucide, et je n’ai pas été affecté de façon importante. Regardez aujourd’hui dans votre vie, est-ce que vous êtes dérangés, par ma voix, par le bruit, par une sonnerie intempestive, ou est-ce que vous demeurez lucides, au cœur du cœur.

Tout ce qui va et vient ne peut pas être vrai, quoi que vous fassiez au sein de votre scénario, quoi que la vie vous propose, ou vous retire, cela ne fait pas de différence. Vous êtes à ce moment-là établis fermement au cœur du cœur, en ce que vous nommez, je crois, le trou noir, de cet ultime et de cet absolu. C’est là seulement et seulement à ce moment-là, que vous vous souvenez de qui vous êtes, au-delà de l’être, vous êtes avant tout le non-être.

Bien sûr, ces mots sont terrifiants pour la conscience, pour l’orgueil spirituel, et pour celui qui se croit quelqu’un ou quelque chose. À ce moment-là, il apparaîtrait quoi, au-delà de la joie au sein du personnage, qui doit vivre la vie ? Une disponibilité totale, pour chacun, sans rechigner, vous ne pouvez plus faire de différence entre le saint et l’assassin, vous ne pouvez plus faire de différence entre votre enfant et n’importe quel enfant.

Ce n’est pas quelque chose que vous allez appliquer comme une conduite, ou une moralité, c’est une évidence, là aussi. Tant que vous êtes centrés sur vous, ce n’est que de l’orgueil spirituel. La vie, dans les circonstances actuelles, se charge de toutes les manières possibles, de vous le rappeler. Et comme l’a dit le Commandeur, cela débouche sur quoi, sur Agapè ou la souffrance. Même si vous souffrez, et si vous avez eu des étincelles d’Agapè, vous devez accepter que vous n’y pouvez rien, et cela suffit.

C’est l’attention, la conscience que vous mettez sur ce qui vous arrive, qui vous détourne et vous éloigne d’Agapè. Vous êtes responsables de ce que vous créez, même en ce moment. Que voulez-vous créer, la paix ineffable qui est à retrouver, ou l’agitation de la conscience ? La poursuite d’une expérience, ou le vécu de l’ineffable ?

Parce qu’à l’heure actuelle, beaucoup de frères et de sœurs, essayent, de partout sur la planète, de poursuivre le rêve de la conscience. Ils s’exposent à de grandes souffrances qui leurs permettront de rebondir, si je peux, et de découvrir avec stupeur la Vérité. Seul, celui qui est un enfant, qui est spontané, lucide et vrai vit la Vérité. Tout le reste ne fait que passer. Et vous le savez pertinemment. Vous le vivez à chaque minute. Pas nécessairement dans vos visions ou dans le Soi, mais à travers votre personnage.

Êtes-vous disponibles pour ce que la Vie vous envoie ? Rechignez-vous à quoi que ce soit ? Êtes-vous dans cette acceptation totale de ce qui est ? Avez-vous vu que vous ne pouvez rien changer à ce qui est, que vous ne pouvez rien désirer, que vous ne pouvez qu’accepter ou pas. Tout le reste n’est que du cinéma.

Tout le reste va devenir une souffrance, illusoire elle aussi. Voulez-vous continuer à tricher ? Voulez-vous continuer à jouer ? Voulez-vous vous laisser emmener dans des chimères ou voulez-vous, vous retrouver ? C’est en ces termes là que vous devez vous poser la question. L’Ultime question. Êtes-vous vrais avec vous-mêmes ? Êtes-vous authentiques ? Êtes-vous dans cette forme apparente, pour ceux qui sont dans le Soi, de divine indifférence ?

Vous sentez-vous perturbés quand on vous agresse ? Si oui, vous n’êtes pas vrais. Vous êtes encore soumis à l’action et à la réaction, aux oscillations. N’ayez aucune culpabilité sur mes mots. Ils sont là, eux aussi pour vous traverser, pour vous ébranler, pour cesser cette mascarade.

Nous vous l’avons dit, par d’autres voix, le simulacre et le sacré sont fusionnés. D’où regardez-vous ? Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? La Vérité ou votre mari ou votre enfant ? Soyez logiques. Il n’est pas demandé de quitter enfants ou maris mais où sont vos priorités ? Où est la Vérité ?

Celui qui vit la Vérité vivra son personnage, son corps, avec la plus grande des légèretés, quel que soit son âge. Vous ne pouvez que constater les changements dès que vous êtes véritables. Sinon, il y aura oscillations, il y aura cogitations, il y aura émotions, il y aura manifestations du corps qui ne peuvent plus passer et qui s’établiront par ce que vous nommez des cristallisations, des éliminations. Qui ne sont plus des habitudes, qui ne sont plus des croyances mais une erreur d’appréciation de ce qu’est la Conscience dans ses différents et multiples aspects.

Une personne libre, c’est justement, celui ou celle qui est libéré de sa personne. Mais la personne, elle est toujours là. Simplement, vous ne pouvez plus être trompés par tout ce qui s’y déroule. Vous êtes pleinement disponibles pour l’instant, pour la vie et ce que la vie vous amène ou, vous retire. Vous ne faites plus de différence.

C’est une satisfaction permanente, une jubilation permanente qui ne dépend d’aucun décor ni d’aucun acteur. La vie va se charger, chaque jour un peu plus, de vous le montrer, de vous le démontrer. Et quand vous en aurez marre d’osciller, vous trouverez ce qui a toujours été là. Par lassitude, par épuisement, par maladie même, s’il faut.

…Silence…

Autre chose, autre question, qui veut parler ?

Sœur : Un frère vient parler.

Frère : Est-ce que ça vous convient si je dis, je suis ce que je suis ? Dans le sens que je n’en ai rien à faire de ce que je suis. J’accepte tout, d’être rien, d’être tout ou n’importe quoi.

Tu peux le considérer comme un mantra. Mais tu peux le répéter éternellement, ce n’est pas pour ça que tu le vivras. Le meilleur témoignage de la Vérité est votre disponibilité à ce que vous pourriez nommer, la dévotion ou le service à l’autre. Vous êtes disponibles pour ce que la vie vous amène à rencontrer, dans votre corps, dans les relations et dans le déroulement même de la scène de théâtre.

Tu peux t’appuyer là-dessus mais cela ne suffit pas. Tu constates, quand tu es immuable, que tu ne peux plus être déstabilisé, que quoi qu’il se déroule, tu restes toujours le même. C’est ça qui est important. C’est, ces mots-là de Joie Nue, d’Évidence, de Simplicité, de voies de l’Enfance et de l’Innocence. C’est le moment où vous vous dépouillés de tout ce qui est superflus. Sans le vouloir, ça se fait tout seul.

Les histoires, les mémoires, les projections dans un nouveau monde, dans un nouveau rêve, dans une nouvelle illusion. Vous êtes entiers, dès maintenant. Sans délai, sans recherche, sans projection, sans attente dès l’instant où vous capitulez. Dès l’instant où vous ne revendiquez rien pour vous. Dès l’instant où vous êtes dans cette divine indifférence, alors vous vous souvenez, vous le vivez.

Et cela va se traduire, même au sein de l’acteur, du personnage comme de l’observateur, par cette fameuse disponibilité à l’instant présent, à ce qui est là, au-delà de vous et au-delà de tout autre, vous n’êtes rien parce que vous êtes le Tout. Mais vouloir être le Tout ou vivre le Tout sans avoir vu que le Tout vient du Rien et que le Tout contient le Rien et que le Rien contient le Tout, en le vivant, cela restera quelque chose qui passe.

Ce que vous Êtes, je le répète, ne passera jamais. Cela crée un relâchement qui va vous permettre de vivre votre personnage en une grande fluidité, en une grande facilité quelles que soient les conditions du personnage ou du corps ou de ce que vous nommez votre vie.  Mais si vous êtes emmenés, dérangés par ce qu’on vous dit, par ce que vous avez à vivre, vous n’êtes pas immobiles.

Vous n’êtes pas en silence. Même si vous taisez vos mots et que vous vous retirez je ne sais où. Vous n’avez pas à vous retirer, vous avez à être pleinement là, dans l’instant, pleinement disponibles. Laissez les choses arriver à vous. Ne les arrêtez pas, ne les demandez pas, ne les projetez pas, soyez pleinement lucides face à vos propres gesticulations ou aux gesticulations de la vie, de vos proches, de vos ennemis, de vos amis. Ils sont aussi vous et autant vous que vous-mêmes.

Ce n’est pas une croyance, là non plus, c’est à vivre. Et comme nous vous l’avons dit, vous ne pouvez que vous reconnaître. C’est impossible autrement. C’est l’état naturel. Il y a plus de chance, de probabilités réelles, d’être ce que vous êtes, au-delà de l’être, pour celui qui est un enfant, pour celui qui ne demande rien que celui qui espère en, je ne sais quel avenir ou je ne sais dans quelle vision ou dans quelle manifestation de la conscience.

La conscience sera toujours là, mais à ce moment-là vous n’êtes plus dupes. Ni de l’observateur ou témoin, qui était une étape, ni de votre personne, ni de quoi que ce soit qui puisse se dérouler. Vous n’êtes pas le déroulement. Vous êtes ce qui avez créé cela pour vous permettre de voir et de vivre la Vérité. Vous n’avez pas d’effort. Tant que vous croyez faire un effort, vous vous éloignez de vous-mêmes. Tant que vous devez penser, vous alléger, faire ceci ou faire cela, vous ne pouvez pas être stabilisés.

Vous oscillez. C’est l’immuabilité et la permanence, qui est le stigmate de l’Absolu. Quoi que dise votre personnage, quoi que dise le déroulement de votre vie, à ce moment-là, vous êtes la Vie mais vous n’êtes plus votre vie. Vous êtes au service de l’instant présent. Vous ne cherchez aucun avantage, vous ne réclamez rien. Vous êtes simplement là, où la Vie vous place.

Il y a beaucoup plus de possibilités de vous retrouver, de vous reconnaître dans une activité des plus simples que dans ce vous nommeriez une recherche quelle qu’elle soit. La recherche crée une distance illusoire. C’est le jeu de la conscience de perpétuer le rêve. Vous êtes antérieurs à cela et c’est une grande liberté, puisque vous vous reconnaissez vraiment au-delà des simagrées de la conscience, au-delà des vibrations et au-delà de toutes formes de conscience.

Ce qui n’empêche pas la conscience d’être le relais de cet Absolu, mais vous n’êtes plus dupes. Comme je l’ai dit et je le répète, c’est une grande liberté qui ne peut être comparée à rien. C’est incomparable, c’est non mesurable, c’est non exprimable. Ça ne peut être que vécu et vous ne pouvez que vous reconnaître.

Les Univers passeront, la conscience sera anéantie dans toutes ses formes et ses manifestations, que vous serez toujours là. Vous avez toujours été là. Comme on vous l’a dit, vous l’avez simplement oublié, par le jeu du mental, par les vicissitudes de la vie, par les obligations. Mais vous n’avez rien à fuir. Vous devez assumer, c’est ça l’autonomie et la responsabilité.

…Silence…

Autres questions ?

Sœur : Oui. Nous avons une question.

Sœur : Merci Bidi pour ta présence…

Je n’entends rien.

Sœur : Merci Bidi pour ta présence. C’est la première fois que j’y assiste, moi.

Et alors ?

Soeur : Voilà, je vais t’en parler.

Merci.

Sœur : Voilà. J’ai senti une lourdeur sur ma tête qui descend sur mon cou. À un certain moment, je n’arrivais même plus à tenir mon cou. Et une légère douleur là, qui est apparue…

Frère : Sur l’épaule gauche.

Sœur : Sur l’épaule gauche. Et je vacille entre…

C’est moi !

Sœur : …entre le réveil et le sommeil.

Exact.

Sœur : Oui. C’est quoi cette douleur ? C’est une résistance de mon côté ou c’est quoi.

Ne cherche pas à savoir ce que c’est.

Sœur : D’accord.

Accepte-le, là, tout de suite, dans l’instant.

Sœur : Ça y est. C’est accepté et c’est parti.

Voilà. Tu as tout compris.

Sœur : Voilà. Merci.

De rien.

Sœur : J’ai juste voulu témoigner.

Merveilleux. Qui d’autres assistent ici pour la première fois en direct ?

…Silence…

Nous avons les moyens de vous faire parler !

(Rires)

Tu es l’illustration, dans ce que tu viens de dire, que dès l’instant où tu acceptes, tu traverses l’énergie, la conscience, comme tu disais, à moitié éveillée, à moitié endormie et après, tu te sens comment ?

Sœur : Bien.

Merci.

Sœur : Merci à toi Bidi.

…Silence…

Quel que soit ce que vous sentez, que ce soit le feu, que ce soit ma présence dans votre canal Marial, que ce soit le fait de sentir quoi que soit dans votre corps, dans cet instant présent, vous qui êtes là, acceptez. La Liberté est juste derrière.

…Silence…

C’est mieux.

…Silence…

Sœur : Tu es fort mon cher Bidi. Oui, je ressens dans mon cœur, dans tout mon corps. Je le ressens dans tout mon corps.

Peux-tu répéter à côté, si tu es là.

Sœur : Notre sœur dit qu’elle sent ta force dans tout son corps.

Je suis toi comme tu es moi.

…Silence…

Sœur : C’est alors, peut-être la partie de moi que je ne connaissais jusque-là. Mais aujourd’hui, je l’ai découverte.

Merci, c’est fait pour ça.

Sœur : Merci.

Voilà pourquoi je gesticule dans tous les sens…

(Rires)

…depuis des années. Je ne vous lâcherai pas jusqu’à temps que la Vérité vous saisisse, et vous relâche et vous rende Libres. Et vous affranchisse de votre propre conscience. C’est une jouissance que rien ne peut égaler.

Sœur : Et ta présence, elle est rassurante pour nous. On aime ta présence.

Mais je suis aussi dans ton cœur puisque je suis toi.

Sœur : Ben voilà.

Tu t’es reconnue.

Sœur : Oui, c’est ça.

…Silence…

Quelles que soient vos sensations en cet instant, quelles que soient vos perceptions, vous n’êtes pas cela. Accueillez-les, sans rien demander, traversez-les ou plutôt laissez-les vous traverser. Vous êtes juste derrière.

…Silence…

Le problème du grand silence c’est qu’il ne va plus y avoir personne pour poser des questions. N’hésitez pas.

Sœur : Maintenant, je n’attends plus vingt-trois heures pour être avec vous. Je pense à vous dans la journée et j’ai l’impression que je vois votre sourire et ça me fait sourire.

Je peux même te dire que tu peux penser à n’importe lequel d’être humain qui est présent sur la Terre que tu connais, simplement par l’idée, par la pensée, sans rien demander, tu réaliseras qu’il est en toi. Et que tout est en toi. Le monde est toi, l’autre est toi. Il n’y rien qui soit visible qui ne soit exclu de ce que tu es. C’est une grande légèreté à vivre. Puisque vous vous êtes reconnue dans ce moment-là, effectivement, la notion d’heure, ne veut plus rien dire. La notion d’espace ne veut plus rien dire. Vous êtes nombreux à le vivre.

Sœur : Et ça me donne une grande liberté.

C’est ça la Liberté. C’est exactement cela. Plus vous acquiescez à la présence de n’importe qui en vous, plus vous êtes légers. Vous réabsorbez la Création, le rêve. Réellement.

…Silence…

C’est quand vous êtes vides de vous-mêmes, du rêve, que vous êtes pleins, pas avant. Il n’y a besoin d’aucune volonté, d’aucun désir, d’aucune projection. Tout est là. Ici, là, de suite. Dès que vous êtes disponibles. Et quand je parle de penser, je ne parle pas du mental. Tu penses Bidi, Bidi est là. Tu penses n’importe qui, n’importe qui est là. C’est à vivre.

…Silence…

Sœur : Ça donne, enfin je vis, je pense, le rapprochement de la personne et de ce qui est éternel, de plus en plus se rapprocher. Ça me donne une grande joie. Voilà.

C’est une grande joie et surtout, comme tu le dis, il y a une forme de soudaineté e d’immédiateté. Ça ne peut pas échouer. Comme cela a été dit et répété, nous sommes les uns dans les autres, pas seulement en tant que formes humaines ou en tant que consciences ou en tant qu’Absolus mais ça concerne tout, absolument tout, même le décor. Même ce que vous nommez extra-terrestres, ils sont vous. Il n’y aucune distance. La distance est créée par la conscience, par le décor, par l’idée d’être sur une planète et de tourner autour d’un soleil. Vous êtes aussi le soleil.

…Silence…

Vous pouvez effectivement aussi parler de votre vécu, comme tu l’as fait. Parce que ça donne, en quelques sortes des points d’appui et des repères qui peuvent être encore utiles pour beaucoup. Dans quel état vous sentez-vous là, de suite ?

Sœur : Oui, tout le monde dit, bien, léger, super, content. Tout le monde a le sourire.

Et vous voyez, vous n’avez pas besoin de dormir, dorénavant. Vous êtes pleinement présents.

Sœur : Mais, tout en étant pleinement présent, moi j’ai l’impression que même, tout le corps est pris dans ce grand silence. Avant, c’était juste le cœur et là, tout le corps devient un… il disparaît, oui. Le corps disparait et en même temps, on est présent.

Tout à fait. Vous n’êtes pas en fuite. Vous n’êtes en déni, vous êtes dans le réel.

Sœur : Et c’est bizarre, le corps devient le grand, le grand noir et j’ai encore juste des mains et des pieds. Pour me rappeler que je suis là.

(Rires)

Il ne reste que les parties les plus périphériques.

Sœur : C’est bizarre.

N’hésitez pas. Ça nous fait du bien à tous.

Sœur : Notre sœur voudrait juste dire…

Sœur : Je m’étais habituée à toi et je ne pensais pas encore être bousculée. Et là, bon maintenant j’ai accepté, c’est bon, mais au début j’étais très mal. C’est mon premier direct et j’étais très mal. Et là, j’ai accepté et c’est parfait.

Vous êtes la démonstration vivante de ce que je dis: passez outre l’agrément ou le désagrément, le dérangement ou l’acceptation, acceptez tout, ne faites pas de différence et vous êtes libres juste derrière.

C’est le but de ma présence en ce jour, pour vous comme pour ceux qui écouteront. Si l’on peut dire, il y a une autre octave de la manifestation de l’Absolu sur la scène de théâtre. Bon d’accord, ça va mettre un peu la zizanie. Comment dites-vous? Le bordel, carrément.

Tout s’embrase et s’enflamme, vous le voyez de partout, mais c’est normal… vous n’avez plus besoin de scène de théâtre, vous n’avez plus besoin de décor. Vous n’avez plus besoin de théâtre du tout, ni de l’acteur ni de l’observateur. Et c’est là où vous êtes vrais. C’est là où tu te reconnais, comme je me reconnais en toi. Il y a immédiateté. Retenez ce mot. Ça va vous apparaître de plus en plus clairement.

Dès que vous lâchez, vous vous retrouvez. Dès que vous n’avez plus la moindre prétention, vous vous retrouvez. Dès que vous acceptez tout sans même savoir ce que vous acceptez, vous vous retrouvez. Ça se passe de mots. Bien évidemment on en parle, mais quand tu le vis comme tu le dis… comment te sens-tu ?

Sœur : Très bien.

Merci.

Sœur : Merci Bidi. Mais avant on partait en stase.

Exact.

Sœur : Et là maintenant, on disparaît en restant totalement présent.

Oui ça peut sembler paradoxal, ça l’est effectivement. L’absence et la Présence se conjuguent, c’est-à-dire que vous vous maintenez de plus en plus aisément, même sans connaître cela, sans l’avoir vécu auparavant, à la lisière de l’être et du non-être, grâce à votre accueil, grâce à votre disponibilité, et comme je l’ai dit, c’est immédiat, c’est instantané. Et dès que vous l’avez vu, compris, vécu, c’est fini. Vous n’oscillerez plus, quels que soient les événements de votre corps, de votre vie. Vous pouvez être très bien avoir des émotions, il n’est pas question de les refouler, il est surtout question de ne pas les arrêter.

Traversez tout, avec confiance. Vous serez très vite récompensés, si je peux dire, par la Liberté. C’est le moment où justement, comme tu dis, il y a à la fois absence et Présence, le moment où vous ne pouvez plus faire de distinction entre le personnage, le Soi, la Conscience et l’Absolu. Vous êtes réunifiés. C’est exactement cela.

Et la Vie coule. Et la Vie s’écoule et tout devient fluide, tout devient magique dans le sens noble du terme, tout devient féerique. Tout est traversé, sans effort. Ce n’est jamais un effort. Et dès qu’il y a cette instantanéité, de cette absence fusionnée avec la Présence, que vous êtes réellement tout et rien… Ici et maintenant, pas demain, dans un autre ailleurs. Tout de suite.

Réclamez le « tout de suite ». C’est votre dû. Mais cette réclamation ne doit pas être une demande projetée dans le temps, mais une affirmation. Et Cela est là.

L’Intelligence de la Lumière, comme l’a dit Abba, est partout à disposition. C’est le moment où vous constatez et vivez réellement qu’il n’y a ni dedans ni dehors, qu’il n’y a pas d’avant qu’il n’y a pas d’après, quelles que soient les perceptions puisque vous sentez bien, puisque vous êtes sensitifs, ce qui se passe : cette chaleur, ce feu.

Vous pénétrez l’espace et pourtant vous êtes là, au Cœur du Cœur.

C’est la Vérité qui fait irruption dans le rêve. Ce que Abba nomme cette consumation d’Amour, elle est réelle, vous la vivez… là de suite. C’est votre dû.

Ça ne peut pas être autrement, si ce n’est pour celui qui est accroché par sa perception, par sa conscience. Il n’a rien lâché. Soit vous avez tout lâché, soit vous n’avez rien lâché. Il n’y a pas de demi-mesure dorénavant.

Et comme tu l’as dit, quelle que soit la densité que vous pouvez ressentir, paradoxalement, il y a un vécu de la légèreté. C’est ce qui se passe. Là, de suite, ensemble.

Il y a à la fois dans l’instant personne, et pourtant il y a tout le monde, tous les mondes, toutes les perceptions, toutes les vibrations. Et vous constatez que vous êtes indépendants de cela. Comme cela a été dit, c’est une grande liberté.

On ne peut même plus parler de liberté extérieure ou intérieure, c’est une liberté tout court. C’est là où vous vous reconnaissez totalement. Vous ne pouvez que constater ensuite dans le déroulement de la vie de votre personne que ça va rester ainsi, cette légèreté… Elle est réelle.

Vous vivez le rêve mais vous savez que vous rêvez. Il n’y a rien à fuir, surtout pas. Il n’y a rien à éviter.

Je le disais quand j’étais incarné : Quand je vois et je vis que je suis le Tout, c’est l’Amour. Quand je vois et je vis que je ne suis Rien, c’est la Sagesse ».

Et cette sagesse n’a que faire de votre personnage. Ce n’est pas une sagesse du paraître, de celui qui va s’habiller de telle façon, ou qui va employer des jolis mots. C’est la Vérité ineffable.

Aller, chauffons.

(Rires)

Sœur : Tout semble être clair Bidi, pour tous.

Comment ?

Sœur : Tout semble être au clair pour tous.

C’est on ne peut plus clair dès l’instant où vous l’acceptez, vous le vivez. Je répète ce mot : tout va être de plus en plus immédiat, au détour d’une souffrance, au détour d’un événement, au détour d’une joie comme d’une tristesse, ça ne fait pas de différence.

Tout n’est que prétexte et occasion pour vous faire souvenir et redécouvrir la vérité. Vous avez choisi le décor pour vous souvenir.

…Silence…

Chauffons.

Sœur : Je peux témoigner du vécu de l’instant.

Alors parle dans le micro et plus proche, ça évitera de répéter.

Sœur : C’est juste un petit témoignage du vécu de l’instant, qui fait rire la personne… enfin rire euh… la personne.

(Rires)

Sœur : Parce qu’en fait la personne, elle entend parler de liberté, liberté, liberté, et puis elle s’aperçoit qu’elle n’a aucun choix.

Tant que vous croyez quelque part avoir le choix, vous ne pouvez pas être libres. Ça a été dit et répété par d’autres voix. Le choix n’est qu’un trouble, une illusion, un ersatz de liberté.

La Liberté n’est pas un choix. Elle est l’évidence qui ne dépendra jamais d’un choix, jamais d’une décision, mais simplement du souvenir de l’instant initial tel que vous étiez avant d’avoir deux ans, avant de dire, au fur et à mesure de la vie, je suis tel nom, tel prénom, telle profession, telle nationalité, telle religion.

Vous êtes antérieur à tout ça. C’est une bénédiction.

Vous le voyez bien d’ailleurs sur le décor, la scène du monde, l’aspect subit, que ce soit de l’embrasement des forêts, du réveil des volcans ou des peuples, c’est la même chose.

C’est vous. De partout, c’est vous. Il n’y a que vous.

Sœur : Est-ce que je peux me permettre un petit commentaire par rapport à la notion de liberté dont vient de parler la sœur ?

Tu peux répéter dans le micro aussi au fur et à mesure, sans ça personne ne va entendre.

Sœur : Par rapport au thème de la liberté, le concept, la sœur voit comment on ne choisit rien, tout y est, il n’y a aucune liberté. Moi par contre je pense que puisque tout y est, il n’y a rien à choisir. Il y a juste à vivre et à expérimenter ce qui se présente. Et dans cette situation là, on se sent libre, léger plus exactement, sans poids, sans réflexion. Pas besoin de choisir quoi que ce soit, juste être là et vivre ce qui se présente et ce qui nous traverse.

J’ai entendu. Le micro je ne sais pas.

Sœur : Il est dans ma main.

Ah pardon.

Sœur : Voilà, merci.

C’est tout à fait ça. Je te remercie.

Sœur : Merci à toi Bidi pour cette occasion.

Sœur :  Mais quand on est dans ce tout et ce rien, il y a quand même un reste d’observateur, même si je peux vous parler tout en vivant ça.

On est d’accord. C’est ce que j’ai appelé la lisière de l’être et du non-être, sinon il n’y aurait personne pour en parler, on serait tous consumés.

Sœur : Ben oui, mais…

Mais on est encore là.

Sœur : Ah oui.

Donc nécessairement, dans cette liberté, il y a un reste d’observateur sinon il n’y aurait plus personne pour en parler. Heureusement comme je l’ai dit, c’est l’absence qui est fusionnée avec la Présence. C’est exactement cela.

Quand je dis que l’observateur disparaît, la vie vous la vivez. L’acteur il est là jusqu’au dernier moment du rêve, l’observateur aussi. Mais vous n’êtes plus dupes, ni de l’un ni de l’autre.

C’est ça la Liberté, c’est ça la légèreté et c’est ça qui va être de plus en plus foudroyant dans tous les sens du terme, et immédiat. Vous le vivez déjà ici.

Sœur :  Notre frère voudrait s’exprimer.

On écoute.

Frère : En fait, comment vider la pensée, la tête ?

Tu parles du mental ou de la pensée ?

Frère : Quelle est la différence ?

Le mental c’est quelque chose qui tourne en boucle. Une pensée arrive et vous traverse.

Il ne sert à rien de vouloir savoir d’où vient la pensée, elle est sécrétée par la Vie. Mais simplement votre disponibilité fait que les pensées s’épurent.

Il n’y a pas besoin de rester dans le vide, dans le néant, dans l’absolu puisque ça se traduit au travers de la personne maintenant, au travers de la Présence, à condition de ne pas rester figés sur la Présence.

La pensée est créatrice. Dès l’instant où vous pensez Bidi, Bidi est là. Dès que vous pensez à quiconque, cela est là. Dès que vous pensez je suis un rêveur, le rêve est là mais il est éclairé. Vous n’avez rien à rejeter. Vous avez tout à traverser. Donc ne cherche pas à faire disparaître tes pensées, aujourd’hui elles ne sont aucunement une gêne. Ce n’est pas le mental.

Ne confondez pas l’Intelligence, le mental et la pensée. Le mental est toujours lié au passé ou à l’avenir. La pensée aujourd’hui est libre : c’est ce que secrète la Vie comme j’ai dit, qui est justement là pour vous aider.

Comme disait notre sœur tout à l’heure « je pense à Bidi, Bidi est là », ça, c’est une pensée. Le mental, ça serait de dire « je n’entends pas Bidi, je ne vois pas Bidi, j’appelle Bidi, je ne le vois pas, je ne le sens pas », ça, c’est le mental.

Une pensée arrive et disparaît. Elle sert à la manifestation de la vérité. Le mental lui crée l’abîme, crée une distance, crée un manque.

L’Intelligence, ce n’est pas la connaissance. L’Intelligence, c’est la capacité au-delà des sens, au-delà de la réflexion, au-delà du mental, et au delà de la pensée, à voir les choses comme étant toutes reliées et ayant toutes la même causalité, et ayant toutes la même finalité, sans pour autant en voir ou en vivre les détails… là aussi c’est une certitude intérieure.

J’ai eu l’occasion de le dire il y a de nombreuses années : toute connaissance n’est qu’ignorance. La véritable connaissance est à l’intérieur. Elle n’est pas une connaissance de quoi que ce soit, elle est une reconnaissance de l’instant initial.

Et en vous tenant à cette lisière, vous traversez tout. Quand je dis « en vous tenant », ce n’est pas vous qui décidez, cela se fait dès que vous acceptez.

…Silence…

La conscience vous servira jusqu’au dernier moment et heureusement, pour vivre la vie, pour assumer ce qui est à assumer, avec la même équanimité, la même régularité, la même humeur, la même stabilité, la même bienveillance qui est naturelle.

…Silence…

Tout arrive en ce qui doit arriver, rien n’arrive dans ce qui ne doit pas arriver.

Vous pouvez gesticuler dans tous les sens, vous pouvez croire que vous pouvez agir, servez-vous de l’action dans la vie, mais pas par rapport à qui vous êtes.

Vous êtes au-delà de l’être, vous êtes au-delà du non-être.

Je le disais quand j’étais incarné, la seule différence entre mes auditeurs et moi c’est que moi je savais que j’étais Dieu. Les autres, pas encore… ce n’était pas le moment.

Dieu n’est pas extérieur, il est intérieur, il est partout. Il est tout ce que vous voyez, tout ce que vous touchez, tout ce que vous percevez, tout ce que vous rejetez aussi. Alors on ne va pas ressortir omniscient omnipotent etc., mais c’est vous.

…Silence…

Ça ne sent pas le brûlé encore ?

Sœur : Non, ça va. Ça sent bon.

(Rires)

…Silence…

Frère : Je voudrais témoigner.

Nous t’écoutons.

Frère : Depuis le début, j’ai écouté les uns et les autres et puis je me suis écouté. Et j’ai perçu toute la partie médiane de mon corps comme vide, avec une présence lourde de mon côté droit et plus légère à gauche. Mes deux pieds faisaient un. J’avais un pied au lieu de deux. Et puis tout s’est… cette tension à droite, j’ai compris qu’il y avait, comment dire, comme un courant trop fort. J’ai lâché le courant puis c’est devenu normal. Et mon oreille droite a de la peine à se dissoudre, vraiment c’est difficile. Et au bout d’un moment, c’est comme si on coupait tout le courant qu’il y avait dans mon corps. J’ai failli m’écrouler, comme un vide.

Tu traduis à travers la perception de ton corps ce que je nommais se tenir à la lisière l’être et du non-être, de la densité – le rêve – et de la légèreté. Parce que je peux vous assurer que quoi ce que vous viviez au sein du rêve, de plus heureux aux plus malheureux, est la densité.  Et quand vous vous tenez comme tu dis sur cette ligne médiane où il y a une espèce de différence entre la gauche et la droite, c’est bien ça ?

Frère: Oui oui, c’est bien ça.

…Eh bien tu te tiens à la lisière de l’être et du non-être. Tu le traduis par ton corps. Ton corps te le traduit. Le ressenti et la perception te le traduit aussi.

Mais comme tu l’as bien observé, dès que tu as accepté de lâcher, le courant s’est arrêté.

Frère: avec une sensation de tomber.

C’est la vacuité.

…Silence…

Et bien évidemment, les changements de vos attitudes personnelles, vos comportements personnels, votre histoire-même sur la scène de théâtre, ne peut que changer du tout au tout. Vous ne décidez rien.

Tout va être fait alors par l’Intelligence de la Lumière que vous êtes, pour vous faire vivre dans la légèreté et dans la Liberté. C’est constant chez chacun, quoi qu’ils disent encore aujourd’hui.

Je le dis ce n’est pas une récompense, c’est pas une acquisition. C’est votre dû qui a toujours été là.

Je l’ai raconté quand j’étais incarné.

J’avais un maître qui, avant de mourir, m’a dit « tu es le tout ». Je ne comprenais rien. Je me suis répété pendant trois ans « je suis le tout », bêtement. Et j’ai été libre. De moi, du monde, de tout ce qui émergeait dans la vie, dans ma vie, parce que je laissais être et non être ce qui devait se manifester, sans choisir, sans décider, avec cela comme unique but.

Mais comme tout était moi, comme m’avait dit mon maître, je ne pouvais pas le projeter, ni dans un ailleurs ni dans une adoration quelconque, je ne pouvais que me reconnaître.

Aujourd’hui vous avez beaucoup plus de facilité que moi de mon temps parce que le temps et l’espace sont vus pour ce qu’ils sont, et vécus comme ce qu’ils sont… quelque chose qui s’écoule, quelque chose qui n’est pas véridique.

Nous ne sommes plus dorénavant dans ce que je nommais à l’époque le point de vue ou le positionnement, puisque vous êtes de partout et en même temps nulle part.

…Silence…

Frère : Je suis le Tout, ça veut dire je porte le Monde dans mon Cœur ?

Toute la Création, tous les temps, tous les espaces, toutes les dimensions. Tu ne les portes pas, tu l’es. Il n’y a que toi. Et tous les autres sont toi. C’est pas dehors, c’est dedans. Et tu constateras à ce moment-là qu’il n’y a ni dedans ni dehors ni extérieur ni intérieur. Oui, c’est ainsi.

…Silence…

Sœur : Le Silence, les frères et sœurs, j’ai senti que c’est comme si tout le monde est satisfait et dans l’Accueil total, absence de toute curiosité, de tout questionner ou d’interrogation. N’est-ce pas ça vraiment l’Accueil de tout ce qui est? Ne pas sentir le besoin de dire ni de s’interroger ni de demander quoique ce soit.

Mais plutôt de dire ce que vous vivez.

Sœur : On est bien. Voilà ce que moi, je suis, bien. Voilà ce que je vis.

C’est ça l’état naturel. Le Je Éternel et Absolu. Rien de plus, rien de moins, c’est pas compliqué. Et cet état, au-delà de tout état, ne vous quittera plus ou de moins en moins, puisque c’est là que vous êtes chez-vous et pas ailleurs.

…Silence…

Autre vécu à exprimer, alors ?

Frère :  Je perçois, actuellement, comme une respiration. Quelque chose qui se dilate et se rétracte.

Merci.

…Silence…

Vous percevez clairement, que plus le Silence est accueilli, effectivement que cela semble grandir en même temps que cela rapetisse. C’est comme si vous étiez l’ensemble des Univers rassemblé sur une tête d’épingle ou d’aiguille, si vous préférez, au Cœur du Cœur. C’est là où, comme a dit notre sœur, tu es bien, tu es chez-toi et cela ne peut que transparaître et émerger au travers de la scène de théâtre, au travers de l’acteur comme du spectateur. Tout, en quelque sorte, semble se fusionner, là où même les mots sont superflus, même à la limite où l’idée de l’être et du Non-être ne peut plus être discernée ou discriminée ou analysée.

Sœur : Il y a juste une Présence. On est là, c’est tout.

Sœur : Il y a autre chose, c’est la Joie qui s’installe.

Vous pourriez l’appeler, quelque chose de tellement vaste et en même temps de tellement minuscule. C’est la conjonction de l’Absence et de la Présence dans la personne qui est là. Là où justement, il y a l’ensemble des mondes et en même temps, il n’y a personne. Ce n’est pas un  antagonisme ni un paradoxe, c’est une superposition et une alchimie totale.

Ce que vous percevez, pour la plupart en cet instant, est exactement ce que vivait Ma Ananda Moyi, qu’elle vous a tant exprimé.

…Silence…

Si vous le souhaitez, on peut même en rester là. Rester sur ce vécu, le laisser prendre tout. À moins que vous n’ayez d’autres choses à témoigner du vécu de l’instant.

Sœur : Notre sœur ne sent plus son corps, comme un grand vide, sans forme et plus envie de parler mais je me sens bien.

Merci.

Frère : Alors, pareil, sans forme, sans limite, une présence.

…Silence…

Sœur : Après toutes ces errances, Bidi, le sourire d’être rentré chez soi.

…Silence…

Effectivement, c’est cela. Et seul le Silence est le plus adapté.

Sœur : Et grand.

Il remplit tout.

…Silence…

Autre chose à dire, à témoigner ?

Sœur : Cet état est en train de se développer, de s’étendre, comme si on devenait plus grand.

…Silence…

Sœur : Notre sœur souhaiterait faire une petite proposition.

On t’écoute.

Sœur : Là, à l’instant, une pensée m’est traversée et si on pourrait vivre un moment de silence, en groupe, en ta présence. J’aimerais voir quel ressenti j’aurais.

Si j’en ai le temps. Je vous propose douze minutes de ce Grand Silence.

Sœur : Nous avons le temps, tout le temps.

…Silence…

C’est peut-être pas la peine d’aller au bout des douze minutes. Comment vous sentez-vous ?

Frère : Secoué. (Rire)

Sœur : J’ai l’impression que je ne suis plus limitée à mon corps, mais que ça englobe tout le groupe et un espèce d’éclair qui est descendu, du haut jusqu’au cœur.

Sœur : Et moi, j’ai senti une Joie sans précédent. C’est comme si tout est dans mon cœur, tout l’univers est là, m’habite.

C’est parfait. Retire juste, comme si. Parce que ce n’est pas comme si. C’est la Vérité.

Sœur : Bonjour Bidi. Tu sais ce que je vis. Je t’offre ma Joie d’enfant et l’Amour que j’ai en moi.

J’accepte et je t’offre la même chose.

Sœur : Merci Bidi.

Sœur : Pour moi Bidi, c’est le sourire qui s’est amplifié et il ne reste que le sourire.

Vous comprenez pourquoi, quand j’étais incarné et que je recevais quelques personnes, j’avais ce sourire. Il n’était ni narquois ni moqueur. Mais parce que c’est le témoin effectivement de ce que tu vis.

Sœur : J’ai l’impression que je vais éclater.

Éclate, éclate.

Sœur : C’est cette Joie immense qui a envie de sortir, je ne sais pas si elle a envie de rentrer ou sortir mais je m’en fous.

(Rires)

Elle est. Que voulez-vous chercher après avoir vécu ça? Vous commencez à comprendre, ce que j’ai vécu. Ce qui ne m’empêchait pas, en rentrant dans mon personnage, d’être un redoutable commerçant. Je m’amusais. Tout est amusement. C’est insupportable pour l’ego, insupportable pour le soi. Mais tellement cela, tellement ça pour la Vérité. Fin de la maladie de la conscience. Fin de l’escroquerie spirituelle. Je l’ai dit, je le répète. Je l’ai dit quand j’étais incarné : La découverte, la recherche et la découverte de la Vérité va mettre fin au monde et à la Création. C’est exactement cela. Vous le vivez dorénavant. Aucun rêve ne peut l’approcher.

…Silence…

Il va peut-être être le temps de vous laisser vous aérez, non ?

Sœur : Oui, on s’en rapproche.

Alors, Bidi vous rend Grâce de votre présence, de votre absence, de votre joie, de votre sourire.

(Grand cri de joie collectif, suivi de rires)

Sœur : C’est notre façon de te remercier et te rendre Grâce Bidi pour tout ce que tu nous apportes, pour ta présence, pour ton absence, pour ton existence en nous, et tout quoi. On a beaucoup appris.

Merci.

Tu nous as aidés à nous connecter avec notre Vrai Soi, avec notre Joie perpétuelle. Alors grand merci.

(Grand cri de joie collectif, suivi de rires)

Sœur : Ça, c’est un remerciement de Bidi à la tunisienne.

(Rires)

Eh bien, ça va être un sacré spectacle en Tunisie !

(Rires et applaudissements)

Je terminerai par ces mots. Le corps, ce sac de viande, comme je le nommais, qui est aussi un temple, vous voulez être la Joie, Souriez. Le sourire apaise tout dorénavant. Quoi qu’il vous arrive, Souriez et ça suffit.

Sœur : Le sourire est contagieux.

Je vous dis à toujours.

Groupe : À toujours ! Merci Bidi.

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