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Satsang 1 (Tunisie)

29 Octobre 2019

Il n’y a pas de meilleure preuve dans la vie que de percevoir cela. Donc, quelque part, de conscientiser, si je peux dire, que la a-conscience qu’on a appelé l’Absolu, le Parabrahman, c’est-à-dire l’Intelligence de la Lumière, est à l’œuvre en chacun, même si on n’a jamais vécu quoi que ce soit au niveau sensation, énergétique ou vibratoire.

C’est comme ça que vous vous découvrez réellement ce que vous êtes, c’est-à-dire quelque chose qui n’est jamais passée et a toujours été là, comme on dit depuis des années. Et il n’y a pas de meilleure opportunité que d’accepter cela, même si après, il faut aller voir un chirurgien ou s’en occuper mécaniquement.

Mais vous devez d’abord mettre l’acceptation devant, même si après, il faut agir, parce qu’il y a des fois des cristallisations qui se font, en ce moment, qui nécessitent au niveau organique une intervention d’un chirurgien, d’un thérapeute. Mais au niveau psychologique, c’est encore plus vrai. C’est-à-dire, n’allez pas chercher midi à 14 heures, n’allez pas chercher dans des mémoires, même si vous avez des images, acceptez-les et vous ne pouvez que constater, surtout dans la douleur morale, si on peut dire, ou la souffrance psychologique, que tout ce qui vous semblait vous limiter, vous faire souffrir, n’a plus de raison d’être.

Rappelez-vous, ce n’est pas vous qui agissez, c’est l’Intelligence de la Lumière. Et si vous adoptez ce principe, ben vous ne pouvez que constater les effets. Ce n’est pas possible autrement. Et ça marche à tous les coups. Si ça ne marche pas, c’est simplement que vous n’avez pas encore vécu ce mécanisme où on passe du personnel, de la conscience, à la a-conscience.

C’est-à-dire que maintenant, il n’y a plus besoin de méditer, il n’y a plus besoin de prier, plus besoin de partir dans d’autres dimensions, il n’y a plus besoin de sentir les vibrations, le double tore, le feu du cœur, la respiration du cœur. Vous avez, par l’acceptation, la possibilité de le vivre, mais de plus en plus aisément.

Et plus les jours passent, plus les témoignages abondent dans ce sens. Et même dans la vie de tous les jours, puisque moi j’ai pris l’exemple des rencontres, mais vous allez constater que tout ne peut être que fluide. C’est-à-dire, accepter que tout ce qui se déroule, quelque part est écrit, que tout ce qui arrive, vous ne pouvez rien y changer, mais que l’Intelligence de la Lumière, oui, le peut et elle est là pour ça, et c’est ce que nous sommes.

Et c’est comme ça que vous fusionnez, ce qu’on appelle le paradis blanc et le trou noir, ou l’être et le non-être, et que vous découvrez la vacuité, le grand Silence ou la grande Joie, ou la Joie nue, et que vous sortez avec facilité de tout ce qui vous tient encore, en ce monde, au niveau des habitudes, mais aussi qui, aujourd’hui, cette espèce de finalité de ce que je nommais l’année dernière le rembobinage du film. Et c’est réellement comme ça que ça se passe.

Donc, pour revenir à ce qui se passe maintenant sur la Terre, il est évident qu’il y a une synchronicité totale entre le vécu d’innombrables frères et sœurs, entre ce qui se déroule sur la Terre, que ce soit les éléments, les typhons… Vous avez bien vu le nombre de cyclones, d’ouragans et de typhons qu’il y a ? Que ce soit au niveau des séismes, que ce soit au niveau des volcans, que ce soit au niveau de ce qui se passe au niveau des pôles. D’ailleurs, vous savez que le basculement des pôles magnétiques et physiques est en cours. Vous savez que les pôles se déplacent, que le pôle magnétique s’est déplacé, mais quand le pôle magnétique sera à quarante degrés de déplacement, c’est fini. Ça bascule et ça culbute.

Donc, on est vraiment dans cette phase-là. Bon, on est en train de le vivre. Maintenant, la date, comme toujours, personne ne la connaît, parce que ça doit rester une surprise. Même si effectivement, en étant objectif, on ne peut voir que ce qui se déroule en nous comme partout sur la Terre. Vous n’avez qu’à regarder, même au niveau de ce qu’on a appelé le peuple, entre guillemets, vous voyez bien qu’il y a d’innombrables pays aujourd’hui, qui se révoltent contre le pouvoir, contre la prédation, contre l’asservissement.

Et ça ne peut que s’amplifier et c’est exactement ce qui se déroule sur Terre. Il n’y a aucun, maintenant, retour en arrière possible ou accalmie possible depuis déjà de nombreux mois, mais surtout depuis quelques semaines. C’est un processus qui augmente d’intensité, de manifestations, chaque jour en chacun comme pour le collectif, comme pour la Terre, comme pour le Système Solaire. Ça, c’est inexorable.

Il y a un exemple que je prends souvent. Bon, il y a quelques années, quand on parlait de fin des temps, d’effondrement, de collapsologie, de disrupture, parce que c’est le mot à la mode, beaucoup de gens n’étaient pas prêts. Aujourd’hui, je vous assure que par exemple dans le domaine de l’entreprise – il n’y a pas de domaine plus important qu’eux, de la prédation et de la compétition – eux aussi se posent des questions. Même s’ils sont dans le transhumanisme en disant que l’intelligence artificielle va subvenir à tout ça. C’est pas grave. Comme j’ai toujours dit, laissez-les rêver. L’important, c’est qu’ils conscientisent qu’il y a un processus qu’on appelle classiquement d’effondrement ou de disrupture, qui est accepté même au niveau des entreprises, même au niveau de la conscience ordinaire.

La soif de changement que l’on observe par les révoltes et les révolutions qui sont en cours, ne sont que l’impulsion de la Lumière. Je vous rappelle que l’on a toujours dit que l’Intelligence de la Lumière pénétrait et éclairait là où s’était ouvert. Si vous êtes ouverts au niveau du Cœur, réellement en permanence, vous n’aurez aucun problème.

Bon, bien évidemment vous allez sentir les feux dans les jambes, les tremblements, les vibrations et tout ce qu’on peut imaginer, mais vous ne serez pas perturbés. C’est-à-dire que vous demeurez dans le silence, dans l’immobilité, dans l’accueil, dans l’acceptation et vous ne pouvez que renforcer cette Joie de l’enfant intérieur, si on peut dire. C’est-à-dire, cette Joie permanente qui traverse et qui met fin d’elle-même à la souffrance, aux interrogations, que les souffrances soient physiques ou psychologiques.

Mais si vous donnez prise à la manifestation de votre corps, par l’interrogation ou par l’attention même portée de votre conscience ordinaire, qu’est-ce que vous allez déclencher ? Ce qu’on appelle le feu par friction, c’est-à-dire le feu vital de la volonté de compréhension, qui va venir heurter le Feu Igné. Et le feu par friction, par définition, ça fait mal, jusqu’à temps… Et ce n’est pas une punition, ce n’est pas une résolution de karma, c’est une traversée. Et c’est cette traversée qui vous dévoile la Vérité.

Rappelez-vous, c’est la Vérité qui vous cherche. Vous, vous ne pouvez pas la chercher. Tant que vous croyez que vous cherchez la Vérité, elle ne peut qu’être distante. Rappelez-vous bien que la conscience est une projection au sens psychopathologique du terme. Toutes les consciences, d’ailleurs, même la conscience ordinaire, même la conscience énergétique, même la conscience vibratoire et même la supraconscience. Alors, que vous soyez dans le soi, que vous soyez sans aucune perception, sans aucune sensation, le plus important, c’est de vous rappeler qu’au moment où vous le vivez, tout ce que vous avez à faire, c’est relâcher la conscience.

Ne reniez pas ou ne réfutez pas ce qui est là, puisque vous en souffrez à un niveau ou à un autre. C’est l’acceptation qui crée la compréhension avant même de le vivre. Parce qu’à ce moment-là, vous allez le vivre tout de suite derrière et vous allez constater à ce moment-là, que le miracle est quasi permanent à tous les niveaux.

Je ne parle pas uniquement dans votre corps physique, mais aussi dans tout ce que vous allez organiser dans votre vie. Chaque chose a une raison d’être, même les désagréments. Je ne parle pas du corps, mais par exemple, vous ratez un avion, vous ratez ceci, ou il ne se passe pas que les choses que vous avez imaginées, programmées, ça a aussi la seule et même raison, qui est de vous faire comprendre cela en le vivant.

Si vous gardez ça présent dans votre tête, très vite vous allez traverser ce qui vous fatigue ou ce qui vous heurte, ou qui vous semble résistant en ce moment. C’est valable dans les relations familiales. C’est valable avec les pires ennemis. C’est valable avec n’importe quoi. Et je vous assure, il y a suffisamment de frères et sœurs qui le vivent déjà de partout sur cette planète, pour comprendre que c’est un processus qui est accessible à tout le monde.

Comme je disais, la spiritualité aujourd’hui, l’énergétique même, est par essence luciférienne. Elle n’a rien à voir avec l’Unité. L’Amour est un état où il n’y a pas d’énergies, il n’y a pas de vibrations, il n’y a pas de perceptions, il n’y a pas de sensations, même si on les a. Cet état indicible, de cette Joie nue, sera pérenne, sera de plus en plus constante, dès l’instant où vous gardez dans votre conscience cette notion d’acceptation. C’est l’acceptation qui crée la traversée, encore une fois, même si après il faut s’en occuper de manière plus concrète.

Donc, prenez pour habitude… Alors, à l’époque, Omraam nous disait : mettez l’Amour devant, derrière, en-haut, en-bas, à gauche, à droite. Là, il n’est pas question de projeter de l’Amour. Il est question de passer de la projection à l’introjection, c’est-à-dire, ramener au cœur tout ce qui se manifeste. C’est comme ça que vous allez comprendre et vivre que l’ensemble de la création est en vous. Il n’y a que vous et c’est valable pour chacun de nous. Et quand vous constatez qu’il n’y a que vous, ben il n’y a personne. Et là, vous êtes effectivement le Parabrahman, avec la même évidence que l’a vécu Bidi ou peuvent le vivre d’innombrables frères et sœurs. Et si aujourd’hui, se manifestent des souffrances à quelque niveau que ce soit, ne cherchez pas midi à 14 heures, acceptez.

Il y a aussi une autre façon qui est encore plus simple. C’est considérer et vivre que l’autre est vous. Mais si l’autre est vous, ça veut dire que vous êtes au service de l’autre, en totalité, quoi qu’il se présente. C’est-à-dire, si vous êtes capables de faire abstraction de votre histoire, de votre personnage, même dans une relation familiale, amicale, fraternelle, si vous aimez l’autre réellement, vous êtes à son service. Et en vous mettant à son service, quelle que soit la demande, vous êtes disponibles pour vivre l’Intelligence de la Lumière.

Donc, c’est une autre façon aussi de vous démontrer à vous-mêmes que cette notion que l’on a appelée le service aux autres ou le service, le Bhakti-Yoga, c’est la seule façon de vivre l’Amour. Et c’est la seule façon de vous prouver que vous êtes l’autre. Ce n’est pas un concept, c’est un vécu. Mais si vous ne l’acceptez pas, ce concept, soyez au service réellement dans ce que vous demande la Vie. N’allez pas vous mettre, décider, bon ben, je vais aider les autres, je vais créer une association pour aider. Eh non, ça, c’est encore de la volonté.

Mais c’est dans les circonstances de la vie ordinaire, les plus simples, les plus futiles, que vous avez à chaque fois l’occasion de vous démontrer que vous êtes au service de l’autre qui n’est que nous et qui est le même rêve, puisqu’il n’y a personne d’autre. C’est comme ça que vous conscientisez que tout ça est en vous. Et quand vous conscientisez que vous êtes le rêveur et que tout ce que vous voyez, les univers, les ennemis, les peuples, n’est que vous, quand on dit ça, ce n’est pas un concept ou une vue de l’esprit. C’est la réalité qui est vécue.

Et plus vous serez dans cette attitude – on va appeler ça – de service, c’est-à-dire de don de vous-mêmes à l’autre, quel que soit ce qui se présente, plus vous serez libres et plus vous vivrez dans cet état de grand Silence intérieur, de Joie nue. Rappelez-vous, jamais, jamais, contrairement à la supraconscience… On a travaillé, vous vous rappelez, les yogas, les portes, les étoiles, on a dirigé l’énergie, on a fait apparaître les vibrations. Aujourd’hui, je le répète, tout ça est totalement superflu.

Ça ne veut pas dire que ce n’était pas vrai. Ça veut dire simplement que le positionnement de la conscience, le point de vue de la conscience, doit être dans la meilleure adéquation, la meilleure possibilité de relâchement, d’acceptation, d’accueil et donc, de traversée. Et je vous le montrerai peut-être dans le satsang tout à l’heure, dès l’instant où j’attire votre conscience sur soi, c’est-à-dire, non pas sur votre personne, non pas sur votre cœur, mais simplement en orientant votre conscience sur l’espace, nous allons vivre que nous sommes l’espace. C’est-à-dire, que nous ne sommes plus localisés au sein de cette forme, mais que l’espace, ici, dans cette pièce, est aussi nous, totalement et concrètement.

On l’a fait en Belgique, il y a peu de temps. C’est exactement comme ça qu’on le découvre en groupe. Et c’est exactement comme ça qu’on constate maintenant, que ça ait été à Tarifa, que ça ait été à Malaga, dans les différents endroits où on est allé, que les frères et les sœurs qui assistent et qui acceptent ce processus de don, de service, créent la transparence, créent la lucidité et créent le retour à ce que j’appelle, se souvenir, se souvenir qu’on est antérieur à la création. Et à ce moment-là, bien évidemment, vous ne pouvez plus avoir la moindre projection de conscience sur un quelconque futur. On s’en fout du futur.

Là, on rejoint Eckart Tolle, parce qu’on est complètement immergé dans l’instant présent et si on est complètement immergé dans l’instant présent, il n’y a pas de place, ni pour le passé, ni pour le futur, ni pour soi en tant que personne, ni pour le Soi. Et c’est comme ça, si je peux dire, que vous réalisez l’alchimie de l’être et du non-être. C’est comme ça que vous stabilisez la demeure de Paix suprême, Shantinilaya et c’est comme ça que vous constatez que la Joie va être de plus en plus, va prendre de plus en plus d’espace, réellement, et de plus en plus de temps au niveau de la linéarité du temps que nous vivons à travers ce corps.

Et à ce moment-là, vous constaterez, comme certains l’ont constaté, qu’il y a une espèce de rajeunissement qui peut même toucher l’aspect biologique, ce n’est pas uniquement l’enfant intérieur. Il y a une espèce de souplesse nouvelle qui apparaît. Il y a une espèce de fluidité nouvelle du corps et des processus physiologiques, qui devient totalement naturelle parce que vous lâchez prise. Pas seulement par le fait de dire « je ne suis pas ce corps » comme disait Bidi à l’époque. Mais d’accepter que cette Intelligence de la Lumière, elle est la même pour tout le monde.

Il n’y a pas de différence entre celui qui vit les vibrations depuis des années, qui perçoit les énergies depuis trente ans, quarante ans, ou depuis toujours, et celui qui n’a rien vécu. Au contraire, je dirais qu’aujourd’hui, comme ça a toujours été dit, ceux qui n’ont jamais rien vécu et qui arrivent spontanément, ou en ayant entendu ce que je dis ou ce que je donne, disent, à accepter, le vivent et ils sont libres tout de suite. Et il n’y aura plus d’oscillations.

Les oscillations que certains vivent aujourd’hui, ne sont liées qu’à encore un positionnement au sein de la conscience. Il y a que vous croyez, quelque part, même si c’est subconscient ou inconscient, que vous pouvez vous saisir de la Lumière, que vous avez encore quelque part, dans votre conscience, l’idée qu’il faut chercher. Or vous savez que l’obstacle principal à ce que nous sommes, c’est le chercheur.

C’était valable avant que l’anomalie primaire… depuis des millénaires, pendant que l’anomalie primaire était là, ben il n’y avait pas d’autre possibilité. Je vous rappelle que depuis qu’il n’y a plus d’anomalie primaire et exactement depuis juin l’année dernière, depuis 2018, on ne peut que constater la progression de plus en plus exponentielle et fracassante, quelque part, aussi bien sur la conscience, sur les corps, que sur la Terre, que dans le système solaire.

Je vous rappelle qu’il y a quand même six galaxies entières qui ont été réabsorbées par un trou noir, que vous avez un trou noir au centre de la Voie Lactée et le plus beau, c’est qu’on a un trou noir dans le système solaire, indépendamment de Nibiru et tout le reste. C’est la réabsorption du rêve. Comme on l’a dit, la boucle est bouclée, ouroboros est bouclé. Tous les cycles du rêve ont été accomplis, même si parmi certains mystiques… alors, que ce soit Bernard de Montréal, que ce soit Peter Deunov, que ce soit OMA, même Sri Aurobindo… Sri Aurobindo, qu’est-ce qu’il a fait ? C’est le premier à avoir reçu vraiment le supramental sur Terre. Qu’est-ce qu’il a fait ? Il a créé Auroville.

Parce que bien évidemment, il y a des processus de visions qui vous font projeter la conscience et qu’il n’était pas question, à l’époque, que la Bonne Nouvelle soit diffusée. La Bonne Nouvelle ne pouvait apparaître qu’après la libération du noyau de la Terre, qu’après que le premier rêve se soit embrasé. Je vous rappelle que le premier rêve a eu lieu sur Hawaï – on en a parlé longuement l’année dernière – et que ça, ça s’est produit aussi en même temps l’année dernière.

Donc, aujourd’hui, vous n’avez plus à projeter. Oubliez toute notion de recherche, mais accueillez. Accueillez ce qui est là, là dans l’instant brut de votre vie. Soyez disponibles. Soyez dans la bienveillance à ce moment-là. Ce n’est pas un effort, c’est un relâchement. Soyez dans le service, c’est-à-dire, soyez lucides sur l’autre qui est là, plus que sur vous-mêmes. C’est le don de soi et le don du Soi à la Vie, parce que l’autre est vous.

Quand Christiane Singer disait « nous sommes les uns dans les autres », c’est la vérité. C’est la seule et unique vérité. Même si aujourd’hui, on ne le vit pas, il n’y a pas d’autre possibilité.

Donc, oubliez tous les conditionnements. Quand je dis « oubliez tous les conditionnements », ça veut dire, traversez-les. Que ce soit votre corps qui se manifeste, que ce soit votre psychisme, que ce soient des situations de vie difficiles à quelque niveau que ce soit – relationnel, familial, professionnel, financier – c’est là pour vous. Ce n’est ni une rétribution, ni des mémoires qui se réactivent. C’est simplement l’opportunité qui vous est donnée de découvrir ce que vous êtes antérieurement à toute la manifestation.

C’est ce que j’appelle le point initial qui rejoint le point final, l’Alpha a rejoint l’Oméga. Le Christ disait à l’époque « Je suis l’Alpha et l’Oméga, Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ». Aujourd’hui, on n’en est pas là. On en est bien plus loin que là. C’est-à-dire de conscientiser qu’il n’y a jamais eu de Voie, qu’il n’y a jamais eu d’Alpha et d’Oméga séparés, qu’il n’y a pas de Chemin.

Si vous considérez dans votre tête qu’il y a un chemin, que vous devez faire des efforts pour vivre la Vérité, la Vérité ne peut que s’échapper. Il faut d’abord accepter que la Vérité, cette Agapè, cet Amour Divin, est déjà là, au cœur de nous. Même sans le vivre. Et si vous l’acceptez, vous allez le vivre aussi, quel que soit votre état physique, quels que soient les problèmes, entre guillemets, de la vie, qu’on a tous, puisqu’on est humain, à quelque niveau que ce soit.

À ce moment-là, vous le vivrez avec une aisance de plus en plus claire, et tout s’éclairera en vous et vous serez dans cette espèce de ce qui pourrait apparaître une soumission de la personne à Dieu, mais c’est comme ça que vous réalisez que vous êtes à la fois à l’origine de Dieu, du diable, de la Création de tous les mondes, de tous les univers, qui ne sont nulle part ailleurs qu’au Cœur du Cœur.

Ça été expliqué pendant des années. Tous ces concepts-là, ont fait l’objet d’innombrables canalisations et d’intervenants qui n’avaient que pour fonction de nous rapprocher de ce point.

Et retenez que si vous avez l’impression de devoir chercher le bonheur, une solution ou autre, vous n’y êtes pas. Et que si vous n’y êtes pas, comme ça a été dit et répété, comme ça été dit : c’est l’Amour ou la souffrance.

Il n’y a plus le choix, nous n’avons jamais eu le choix. Je vous rappelle que nous avons écrit notre propre scénario depuis le commencement de la manifestation, depuis la Lumière Blanche, puisqu’il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace. Il n’y a ni temps ni espace. Tout ça, ce sont des visions altérées, même quand on voit, on dit que tel système solaire est à tant de milliards d’années-lumière, ce n’est pas vrai. Ils sont là, au milieu de notre poitrine.

C’est comme ça que l’on découvre la Vérité et c’est comme ça qu’on est libre. Mais vous ne pouvez pas chercher la Vérité. C’est-à-dire que toute recherche de solutionnement au sein de la personne, au sein de l’interrogation psychologique, sur le sens de la vie, est vouée à l’échec. Vous êtes la Vie. Acceptez cela et à ce moment-là, la compréhension vient derrière. Comme disait Bidi et comme je le répète, la compréhension ne peut pas venir du mental, la compréhension ne peut venir que du vécu. Et le vécu est instantané.

Vous n’avez pas besoin de faire d’efforts. Vous n’avez pas besoin d’aller méditer. Vous n’avez pas besoin d’aller prier. Vous avez besoin d’être authentiques, c’est-à-dire être lucides, être – comme disait Anaël déjà à l’époque – hic et nunc, c’est-à-dire Ici et Maintenant.

Quelles que soient vos activités, que vous soyez à la retraite, que vous soyez un artiste, que vous soyez un employé de bureau, que vous soyez une femme de ménage, ça ne change rien. La découverte de soi passe de la conscience à la a-conscience, ce n’est pas l’inconscience. La a-conscience, c’est ce qui est antérieur, c’est ce qui nous fait vivre qu’il n’y a jamais eu de temps, qu’il n’y a jamais eu d’espace et que la création, dans sa totalité, est un rêve que nous avons écrit nous-mêmes.

Nous avons écrit la partition. Et ça ne peut faire aucun doute. Nous sommes antérieurs à la Lumière. Nous sommes à la fois le rêveur, mais nous sommes ceux qui avons écrit le rêve et qui avons finalisé ce scénario dès l’instant initial, puisqu’il n’y a pas de temps et pas d’espace. Et ça, le temps et l’espace, n’est lié qu’au positionnement de la conscience au sein de la conscience personnelle, de l’énergie, du vibral et du soi, mais pas au niveau de la Vérité.

Et encore une fois, s’il n’y avait qu’un individu qui vous le dit, ne le croyez surtout pas. Et ne me croyez pas, comme je dis à chaque fois. Mais nous avons suffisamment de frères et de sœurs qui le vivent de partout sur la planète et de façon de plus en plus spontanée.

Je vais vous donner un exemple, sans citer de nom. Hier soir, une sœur vient me voir et me parle de l’histoire de sa famille, de ses enfants qui sont depuis toujours en opposition frontale avec ce qu’elle vit et ce qu’elle dit. Jusqu’au moment où une de ses enfants lui dit « je suis allée à un repas mondain ». Et elle a vu, à un moment donné au cours du repas, que tout ça était une scène de théâtre, que ça n’existait pas, que c’était une mascarade, un simulacre. C’est fini. Elle a vu une fois. Même si elle va se débattre encore dans les habitudes de comportement, dans les liens familiaux, dans les obligations morales, sociétales. Dès que c’est vu, c’est terminé.

Et il y a une espèce de facilité aujourd’hui, – même pour des frères et sœurs qui étaient en opposition totale à ces notions d’énergie, de Lumière, d’après-vie, d’Amour et autres – de se trouver confrontés à ce qu’on appelle la scène de théâtre. C’est-à-dire qu’à cette occasion, la fille de cette sœur est devenue l’observateur, le témoin, sans rien avoir demandé. Donc, c’est vraiment, je dirais, à portée de cœur, c’est omniprésent. Vous voyez bien.

Alors que la Lumière aussi, elle va frapper là où vous êtes ouverts. Si vous êtes ouverts déjà ou presque ouverts au niveau du cœur, eh ben elle va entrer facilement ici. Mais si vous êtes encore dans la prédation – je ne parle pas ici, mais d’une façon générale, parce qu’il n’y a pas que la prédation consciente, des dirigeants, de la finance, des chefs d’entreprise ou autres, il y a aussi la prédation qu’on exerce nous-mêmes au niveau ne serait-ce que de notre mari, de notre femme, ou de nos enfants – ben vous allez vivre de la même façon. La Lumière va déclencher quoi ? Ben elle va pénétrer sur le deuxième chakra, qui est le centre d’énergie du pouvoir et de la prédation et vous allez vivre des crises terribles.

Mais ces crises sont résolutoires. Elles sont faites pour vous désincruster de l’illusion, du rêve. Et c’est comme ça quand on découvre que c’est un rêve, que c’est une mascarade, que c’est un simulacre ou aussi en se donnant soi-même, c’est-à-dire en étant vraiment dans la lucidité que l’autre est nous, même en concept.

Mais en acceptant ce concept, vous allez le vivre. C’est-à-dire, vous vous désincrustez de votre histoire, de votre légende personnelle, de l’illusion d’être ce corps et seulement ce corps, ou d’être dans ce corps et d’être simplement le soi, parce que le soi est une escroquerie totale aussi. C’est les gens qui se mirent dans la Lumière blanche mais qui n’ont pas encore vécu le trou noir. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas pénétré le néant, ils n’ont pas vu l’origine de la Lumière. Or nous sommes à l’origine de la Lumière. Nous sommes à l’origine de la manifestation.

Et acceptant cela, ben ça va être de plus en plus facile, réellement et concrètement. Et vous aurez d’ailleurs, on aura tous des rappels à l’ordre, dès l’instant où les habitudes résiduelles de mode de fonctionnement de ce monde, vont être trop à l’œuvre. Pour une raison ou pour une autre, ben on va en souffrir. Et on sera en quelque sorte de plus en plus écœuré, dans le sens réel du terme, de ce monde, de cette illusion.

Mais ce n’est pas un déni du monde, puisqu’il faut être Ici et Maintenant, totalement présents. Ça nous permet justement d’accueillir et de découvrir ce qu’on est. Mais tant que vous croyez que vous devez prier, que vous devez méditer, que vous devez chercher, vous ne trouverez rien et vous souffrirez. Ça ne peut pas être autrement.

Et on voit bien même autour de nous dans les familles, chez les amis, les frères et sœurs qui sont dans cette innocence de l’enfant intérieur, dans cette spontanéité, dans cette lucidité et ceux qui, au sein d’une famille, n’y sont pas encore. Parce qu’ils sont encore dans l’énergie, ils sont encore dans la vibration, ils sont encore dans la discrimination du bien et du mal.

Mais ne vous posez même pas la question du bien et du mal, parce que quand vous êtes dans cet état de Liberté, vous le voyez, le mal. On le voit tous les jours autour de nous, de partout sur la planète. Mais on le voit réellement comme ce qui est la meilleure opportunité de découvrir ce que l’on est. Et rappelez-vous ce qui a toujours été dit par les intervenants : plus le chaos grandira sur Terre – et là, on le voit clairement – plus on sera […]

Ce qui ne veut pas dire que c’est facile. Par exemple, quand je vais à Paris, une fois par an, heureusement, et que je vois les énergies qui sont dans cette ville, quand je vois ces gens qui sont devenus des zombies, même en étant libre et en étant dans la Joie, ben c’est clair que ça crée quand même, pas une émotion, mais aussi un écœurement, une souffrance quelque part. Mais cette souffrance, pour le libéré, ne peut pas être vécue longtemps. Parce que dès que vous aurez l’habitude de vous repositionner dans cet accueil, sans rien demander, vous verrez que vous traverserez cela.

Et ce n’est pas un déni, ce n’est pas une indifférence, ou alors, c’est ce que Bidi appelait la divine indifférence, qui conduit à la Vérité. C’est-à-dire, ne pas être affecté par ce qui se déroule mais être totalement présent, lucide de ce qui se déroule. Et c’est ça qui crée la traversée, réellement et concrètement.

Alors, Maurice, le micro.

Frère : J’ai un p’tit peu de mal à admettre que tout a été écrit d’avance, simplement par le fait qu’il n’existe pas de temps. Donc, je penserais plutôt que tout a été, est en train de s’écrire tout en étant écrit d’avance, puisqu’il n’y a plus de temps…

Tu ne peux pas l’admettre.

Frère : …même le temps zéro, tout est en train de se faire…

Tu ne peux pas l’admettre. Tu ne peux pas l’admettre, tu ne peux que le vivre.

Frère : Oui, mais…

Donc, place-toi au temps zéro – je ne vais pas revenir sur ce qui se passe quand tu es au temps zéro – disparais de toi-même, disparais de ta tête, et tu verras que tu es le néant, que tu es à la source de l’Amour, que tu es à la source de la création et que tout ça n’est que toi. Et que la seule façon de comprendre et de saisir, c’est de le vivre. Alors, Bidi avait parlé de scène de théâtre, vous vous rappelez. Il parlait de l’acteur de théâtre, le spectateur, jusqu’au moment où tu sors de la scène de théâtre ou du théâtre et tu t’aperçois qu’il n’y a jamais eu de théâtre. Mais ta conscience ne l’acceptera jamais, c’est son but.

La conscience, comme l’ego, se croit immortelle. La seule chose qui est immortelle, c’est ce que tu es, ce n’est pas la conscience. La conscience est une maladie, comme disait Bidi, et c’est la Vérité. Parce qu’elle est freinée par ce qu’on appelle la perception, par la vision, par le regard, par les sens et même par ce qui est suprasensible, mais ce n’est pas la Vérité. Donc, quand je dis… et je te signale quand même que ce que je dis là, non seulement je l’ai vécu, mais que c’est aujourd’hui parfaitement expliqué et compris par l’astrophysique, par la physique, par la biologie moléculaire. Donc, quoi que tu dises, c’est faux, dans ce que tu affirmes là.

Mais tu ne peux pas l’admettre, c’est normal. Ça ne peut pas être admis. C’est tellement gros, si on peut dire, parce que la conscience ne peut se définir qu’à travers, je te le rappelle, la perception, la sensation et aussi tout ce qui est l’apanage de l’être humain dans son aspect limité, le mental, mais qu’il n’y a pas de plus grande escroquerie et supercherie que le mental. On n’a pas besoin de mental. Quand tu es dans le Cœur, le mental est à ton service. Mais tu n’es plus dirigé par ton mental.

Donc, tu ne peux pas admettre que tout a été écrit. Mais je te promets, et quand je dis que c’est un jeu vidéo, c’est pire qu’une scène de théâtre. Parce qu’une scène de théâtre, l’acteur, même s’il joue la même scène tous les soirs, mais bien évidemment, il n’est pas au même emplacement, il ne vit pas les mêmes émotions, il ne joue pas de la même façon. Alors que là, quand je dis que c’est un jeu vidéo, tout a été programmé. S’il n’y a pas de temps et s’il n’y a pas d’espace…

Frère :  Le temps linéaire, je parle de temps linéaire.

Mais le temps linéaire, on y est soumis tous les jours.

Frère : Oui d’accord, mais pour moi, je n’y crois plus tellement, mais même si je l’observe en tant qu’observateur.

Le temps linéaire, il est là. Tu te lèves le matin, tu vas te coucher le soir.

Frère : Oui, oui, c’est… mais…

Tout est écrit.

Frère : …c’est une illusion pour moi, aussi…

Oui, mais pourquoi tu dis qu’on est en train d’écrire ? Non, c’est pas possible s’il n’y a pas de temps. Comment veux-tu avoir écrit, comment peux-tu écrire ça en ce moment ? Ce n’est pas possible.

Frère : Si tout se fait et se défait en ce moment, c’est le néant, c’est…

Non.

Frère : …le temps zéro.

La seule façon de mettre tout le monde en synchronicité, en résonance, pas seulement sur Terre, mais dans tous les systèmes solaires…

Hier, j’ai publié un dessin humoristique, parce qu’on parlait aussi d’effondrement et tout, et il y a un dessin où on voit des extraterrestres qui arrivent, qui se posent dans leur soucoupe…

Frère : Oui, oui.

(Rires)

Et c’est toi qui me l’as donné d’ailleurs…, où on voit ces extraterrestres. Alors, il y a des humains qui arrivent et qui disent : « Vois voulez voir nos chefs ? », l’autre dit : « Non, non, on vient juste pour le spectacle. ».

(Rires)

C’est la stricte vérité. Si tu veux, on a construit un scénario, que ce soit avec AD, puisque tu suis depuis ce temps-là, les portes, les étoiles, le yoga de l’Unité, tout ce qu’on a vécu, était pour rebâtir l’échafaudage qu’on a appelé le corps d’éternité. Mais encore une fois, il n’y a pas à se soucier de quoi que ce soit. C’est ça le plus dur. Parce que dépasser la conscience, c’est-à-dire voir ce qu’il y a avant la conscience, ne peut pas se faire depuis la conscience, ni depuis le personnage, ni depuis une compréhension, ni depuis une perception ou une sensation. C’est traverser le regard, traverser la vision, c’est voir ce qui est au-delà. Or voir ce qui est au-delà, ne te donne rien à voir, et te donne simplement cette Joie nue.

C’est un état d’Amour indicible que l’on a nommé Agapè, parce que c’est le terme exact que les grecs ont donné, avec une définition. C’est une soumission à la Vérité. Mais la Vérité, elle n’est pas extérieure. Elle est intérieure.

Frère : Non mais je suis d’accord.

Maintenant, de savoir, pour obtenir une telle synchronicité, ça ne peut pas se dérouler en même temps, parce qu’il y a un chaos total dans l’univers, dans les univers, dans les galaxies, pas seulement sur Terre. Quand on parle de réchauffement climatique, c’est toutes les planètes du système solaire qui se sont réchauffées. C’est un réchauffement qui n’est pas entropique. C’est le feu de l’Amour au sens de la consumation de l’Amour, tel que l’ont décrit les plus grands mystiques dans toutes les religions à l’époque. Ce feu d’Amour qui te consume et qui te met dans cette joie ineffable n’est possible à vivre que si tu l’acceptes, même sans le vivre.

Par contre, si tu te mets à vouloir le chercher, d’une façon ou d’une autre, tu entres dans le processus de ce qu’on appelle la projection de la conscience. La conscience est une projection. La seule façon de découvrir qui tu es avant la conscience, c’est de cesser toute projection. Ce qu’on appelle passer de la projection à l’introjection, ou comme ça a été dit pendant des années, de se placer au cœur du Cœur. Tout le reste se déroule sans toi. Donc, le temps n’existe pas, l’espace n’existe pas. Mais nous sommes dans le temps et dans l’espace.

Frère : Oui, oui.

Là, c’est clair.

Frère : Dans le temps, on fonctionne en linéaire, tout en sachant que c’est du provisoire.

Exactement. Ça ne fait que passer, comme les journées passent, comme le soleil se lève et se couche depuis des temps immémoriaux. Mais retrouver l’origine, c’est-à-dire faire fusionner l’alpha et l’oméga, ça se fait tout seul. Ce n’est pas un chemin à parcourir, même si le chemin a été obligatoire depuis des millénaires pour retracer la route. C’est une espèce de GPS, si on veut employer une terminologie, qui nous a montré le chemin avec des bornes-repères, des étapes, qui ont été les prophètes, les mystiques, les civilisations en elles-mêmes. Mais là, la boucle est bouclée.

Frère : On est au bout du chemin, il reste plus beaucoup de temps linéaire à parcourir.

Exactement. C’est là où on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu de chemin. Mais la véritable Liberté, elle est là. Ça ne te met pas en dehors de ce corps, ça ne te met pas en dehors de la vie, au contraire, ça t’insère totalement dans Hic et Nunc, c’est-à-dire, dans l’instant présent au sens où Eckart Tolle l’a expliqué beaucoup mieux que moi. C’est le moment où on est dans cette acceptation totale et où on s’aperçoit, dans la linéarité du temps cette fois-ci : l’Éternité a fusionné l’éphémère, l’information, ce que je nomme maintenant la Bonne Nouvelle, a été diffusée et est accessible à tout le monde.

Par exemple, je reparle de ce fameux Sommet International Agapè, on est parti d’une idée. Bien sûr, il faut le travailler, chacun dans ses domaines, mais tout s’agence et se met en place sans nous, que ce soit le lieu, que ce soient les intervenants. Bien sûr, il y a des démarches à faire, mais ce n’est pas un effort. Ce ne sera jamais un effort. L’Amour ne sera jamais un effort. Tant qu’il vous semble devoir faire un effort, c’est que vous êtes encore dans cet aspect de projective de la conscience ou de la personne, qui cherche à acquérir quelque chose à l’extérieur, alors que c’est déjà à l’intérieur.

Et effectivement, on est, je dirais même de plus en plus, soumis au temps linéaire, que ce soit par les aléas climatiques, que ce soit par la pression sociétale, financière, de ce monde qui est dans le chaos, mais c’est dans le chaos que tu trouves la Vérité. Donc, il n’y a rien à juger, ça on le sait, il y a à accepter.

Et l’acceptation crée la Joie, crée le grand Silence et te donne à saisir, sans t’en saisir, en quelque sorte, que tu es antérieur à la conscience. Et là, comme le décrivent tous les frères et sœurs, on ne peut que s’apercevoir, dans la linéarité de ce temps – les témoignages sont innombrables – que cet Amour, il est là. On est partout. On est cet espace qui est là.

Et que même si on assiste… Là, je pense à un témoignage que j’ai reçu il y a peu de temps, une sœur qui est dans un bus, qui revient de son travail et qui se trouve face à deux hommes qui se battent avec violence. Il y en a un qui tombe sur elle, elle met ses mains et ça s’arrête. Elle n’a jamais demandé de chercher à arrêter le truc, elle était lucide. Il y avait un combat, le combat s’est arrêté. Elle n’a rien fait pour, c’est ça, l’Intelligence de la Lumière.

Ça rejoint totalement ce principe d’acceptation, ce principe d’accueil, ce principe de soumission. Mais de soumission à quoi ? Non pas à un Dieu extérieur, mais intérieure. Et ça, les soufis le décrivent parfaitement quand ils le vivent. C’est quelque chose qui est à vivre, mais tu ne peux pas le vivre en le cherchant. Ça a toujours été dit, mais c’est encore plus vrai aujourd’hui.

C’est, quelque part, la soumission à ce qui est présent dans l’instant, qui crée la traversée et qui crée la Liberté. Et c’est à vivre en chaque circonstance. Ce n’est pas lié aux énergies, ce n’est pas lié au feu du cœur, ce n’est pas lié aux couronnes ascensionnelles, ce n’est plus lié à l’ouverture des portes, des étoiles, des chakras ou quoi que ce soit. C’est ça, la nudité, ce qu’on a appelé la Joie nue, ce grand Silence intérieur où tu – dans l’exemple que je donnais tout à l’heure, de la sœur avec son enfant – où tu t’aperçois que tout ça est une mascarade ou au pire, un simulacre, c’est-à-dire, une imitation du sacré.

Le sacré est partout ou il n’est nulle part. C’est là que tu t’aperçois qu’il n’y a ni intérieur, ni extérieur, ni de haut, ni de bas, ni de dedans ni de dehors, parce que tu es de partout. Maintenant, on pourrait dire que c’est une discussion philosophique, de savoir si on l’écrit en ce moment ou pas, peu importe.

Frère : Moi, je le ressens plutôt que…

Tu as le droit de le ressentir comme ça, tu as le droit de le formuler comme ça. Le plus important, c’est la Joie intérieure. C’est le marqueur indélébile de ce que nous sommes, de toute éternité. Comme disent les mystiques, nous, on n’a jamais bougé, c’est le soufi qui est immobile et qui danse le mouvement. Nous sommes le moyeu de la roue, nous sommes non seulement la source de la Lumière, la source de la manifestation, la source du rêve, de tous les rêves.

Alors, de se poser la question de l’instant, tout a été écrit à l’instant initial, c’était la seule façon de mettre en concordance l’instant initial et l’instant final, de façon collective et pas individuelle. C’est un processus collectif qui concerne l’ensemble des mondes, l’ensemble des sept super univers et qui correspond à ce qu’on a nommé Abba. Abba, antérieur à la création.

Frère : D’accord, à ce sujet, il y a le fait que tout a commencé sur Terre et tout doit se terminer.

Oui.

Frère : Est-ce que ce n’est qu’une partie […], parce que tu nous dis qu’il y a deux autres univers qui ont été aspirés par un trou noir ?

Non, j’ai parlé de trois galaxies, pas d’univers. Là, c’est les super univers qui sont réabsorbés, mais ils doivent être eux, absorbés de façon synchrone, au dernier moment, l’ultime moment qui est, comme l’avait appelé Omraam Mikhaël Aïvanhov, le grille-planète, le flash solaire, le rayonnement galactique : Oh ! la belle blanche. Tout devient blanc et là, tu vis l’extase, collective. Et là, tu découvres que derrière cette extase qu’on appelle le Paradis blanc, il y a le fameux trou noir que nous sommes et qui est présent au cœur du Cœur.

Frère : Ah oui. Mais pour, justement, pour eux, ça ne pourra pas être absorbé dans cette Terre-là, ce n’est pas cette Terre-là, puisque ça a été, c’est déjà absorbé par – en temps linéaire – par un trou noir.

Bien sûr, bien sûr.

Frère : Et nous, et notre Terre, où tout doit se terminer, n’a pas encore été absorbée ?

Exactement. Il y a l’apparence de la distance, la vitesse de la lumière, comme on dit. Et quand on a vu ces galaxies qui ont été absorbées dans un trou noir, ça s’est produit il y a quatorze milliards d’années, parce qu’il y a l’illusion du temps. Mais ça se produit de la même façon, de façon synchrone, ici sur Terre. C’est le fameux trou noir du cœur, la demeure de Paix suprême, ce cœur du Cœur, cette Joie, cette Enfance, le marqueur est la Joie, ce qu’on appelle Agapè.

Alors, bien évidemment, dans les oscillations que certains peuvent vivre en ce moment, ce n’est que des reliquats. Non plus d’histoires, de mémoires, ou de croyances, mais de positionnement de la conscience pour que – de façon linéaire, dans l’illusion de ce temps que nous vivons, des jours qui se succèdent, puisqu’on est encore inscrits dedans – nous soyons le plus souvent accordés, c’est-à-dire en résonance, comme un instrument de musique, avec le son primordial.

Le son primordial avait été expliqué, Omraam en a beaucoup parlé, il a parlé du OM, on en parle partout, mais Anna nous avait dit que le OM, c’est l’altération du OD. Et OD, c’est quoi, c’est l’élément terre, mais c’est aussi la Terre.

Et ça encore, c’est philosophique. Le plus important, quoi qu’il se déroule, c’est vraiment de se laisser trouver. La Lumière nous cherche. L’instant initial, l’instant final, l’éclairage, nous cherche. Et c’est ça qui est le plus dur à accepter : c’est que, on n’a rien à faire. Si ce n’est vivre sa vie, ses obligations, ses emmerdes, dans le même état d’accueil.

Dès que vous acceptez ça, c’est traversé et vous retrouvez ce que vous avez peut-être vécu il y a quelques mois, quelques années, quelques semaines, cet état d’enfant intérieur et de joie qui ne dépend plus de quoi que ce soit. Mais la personne elle, ne disparaîtra pas jusqu’au dernier moment. C’est comme le mental, on ne peut pas s’opposer au mental. Le mental, il est là. Simplement, on le voit.

Frère : Est-ce que tu penses qu’il existe des terres sur cette fréquence, aussi belles que notre planète ? Parce que c’est une merveille, notre Gaïa, c’est une merveille.

Oui, il y en a des aussi belles.

Frère : Il y en a des aussi belles ?

Oui.

Frère : Et elles vont venir se faire absorber ?

Ah non, elles n’ont pas besoin de venir. Elles n’ont pas besoin de venir, puisqu’elles sont des émanations du cœur du Cœur, ce qu’on appelle du point zéro. Et c’est nous, le point zéro. Chacun de nous.

Frère : Mais c’est eux aussi. C’est eux aussi, donc…

Tout à fait. Tout à fait. D’ailleurs…

Frère : Est-ce que nous, on va aller… c’est eux qui vont…

On n’a pas besoin de se déplacer. Je te rappelle, j’avais déjà raconté ça, l’année dernière, quand j’ai commencé à faire les résonances Agapè, je sortais de mon corps, en conscience nue ou avec le corps d’éternité…

Frère : Oui, on te voyait quand tu venais nous voir…

Oui, tu voyais que j’étais là.

Frère : …j’arrive tout de suite et pan, il arrive.

Oui. Mais aujourd’hui, je n’ai pas besoin de me déplacer, même si je peux le faire de temps en temps, j’ai simplement besoin d’accueillir. Mais pas d’accueillir l’essence de l’autre, comme on faisait, d’accueillir la Vie qu’il est, pour avoir cet effet de résonance.

Hier, je vous l’ai dit, on a fait une résonance Agapè à 11 heures, pas à 11 heures, mais ça arrivera au moment où vous serez allongés. Mais tu crois que j’ai besoin de penser à quel moment tu vas t’allonger ? Non. Étant l’Intelligence de la Lumière, étant Abba, comme chacun, il suffit que j’aie le nom, même plus de prononcer le nom, même plus besoin de le prononcer à haute voix, je n’ai même plus besoin de me mettre dans la posture, Agapè, Agapè, Agapè. Je ne visualise rien, il n’y a aucun mouvement d’énergie. Il y a simplement un petit repère qui est la respiration, comme on l’a dit, du cœur, dès l’instant où je pense à la personne, et ça va se faire. Ça ne dépend pas de moi.

C’est-à-dire que cette notion de miracle, comme l’a vécu le Maître Philippe de Lyon, comme l’ont vécu certains saints, est accessible à tout le monde. Ce n’est pas un don ou ce n’est pas une supériorité de Jean-Luc Ayoun ou d’Abba, puisqu’on est tous Abba et que nous sommes tous les uns dans les autres. Et qu’aujourd’hui, on en a la démonstration parfaite. Par le vécu. Et que, quand tu es dans cette Joie, qu’on a tous, plus ou moins vécue avec intensité, il n’y a plus de questions, il n’y a plus de place pour les questions. Il y a juste de la place pour l’acceptation, la légèreté, la lucidité, la transparence, enfin, tous ces mots qu’on a employés.

Et bien évidemment, le temps linéaire, quel que soit notre âge, devient beaucoup plus facile à traverser. C’est-à-dire qu’il y a une résilience, cette fois-ci, non pas de l’individu, mais de ta vie. Comme on l’a dit, tu n’es pas ta vie, mais tu es la Vie. Et à ce moment-là, la résilience de ta vie t’est montrée en chaque circonstance.

Même si à des moments, il y a une colère qui revient, il y a une tristesse qui passe, il y a une douleur du corps. Par exemple, j’ai parlé des énergies qu’il y a au niveau de la région lombaire, depuis un mois, moi aussi j’ai eu mal au dos. Moi aussi, en tant que médecin, « ben alors, qu’est-ce que j’ai, qu’est-ce que je peux avoir, alors, je vais me mettre des pierres… ». Bon, d’ailleurs, ça a marché. Très, très bien.

Et d’ailleurs, je le dis, parce que là, j’ai fait une formation cristal, il n’y a pas longtemps, les pierres ont une efficacité. J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans avec les minéraux en tant que médecin, ils ont une efficacité que je n’ai jamais vue. Parce que, eux aussi sont recouverts de Lumière, eux aussi se souviennent. Je vous rappelle que je disais dans les formations cristal, que le seul règne à avoir vécu l’initiation par le feu, c’est le cristal, puisqu’il est né de l’action du feu.

Frère : Et la silice ?

Oui, bien sûr, pour le cristal de roche. C’est les fameuses grilles cristallines qui ont été apportées par les Mères Généticiennes dans le noyau cristallin de la Terre. Vous vous rappelez, à l’époque, on parlait, c’est Sri Aurobindo qui en avait parlé au moment de la libération du noyau de la Terre en 2011, avant qu’on commence à sentir l’onde de Vie qui montait.

Aujourd’hui, les scientifiques savent pertinemment que, ce qu’on appelle la gravité, ce qu’on appelle l’électromagnétisme, qui n’est pas la vérité, qui est l’enfermement – le magnétisme est l’enfermement, parce qu’il est polarisé plus-moins, donc il est duel – vient du noyau cristallin de la Terre.

Alors bien sûr, il y a la résonance Schumann, c’est-à-dire la ionosphère qui résonne selon les fréquences et les vents solaires et les vents cosmiques. Il y a la magnétosphère, la ionosphère, il y a… Vous savez que la Terre, cette boule, est recouverte de charges négatives, alors que la ionosphères, c’est des charges positives, ce qu’on appelle les antennes Tesla, et qu’il y a donc un radiant électrostatique, et que la ionosphère est complètement perforée. C’est-à-dire que les  rayonnements cosmiques, les rayonnements solaires, la bonne nouvelle, l’information Lumière et l’information du temps zéro, est accessible à tout un chacun. De la même façon que le rayonnement solaire est disponible, comme je disais, aussi bien pour le saint que pour l’assassin. Avec la même intensité.

Frère : Et la silice est amenée à, déjà, à être préservée par rapport au carbone. Qu’est-ce qu’il en est pour le… bon, parce qu’avant, on disait que le carbone va être remplacé par le…

Tu rêves encore à la conscience quand tu dis ça. Bien évidemment, le carbone se transforme en silice. Bien évidemment il y a un accès à ce qu’on pourrait appeler la 5D, mais je te promets que quand tu vivras ça, tu n’auras plus aucune envie d’aller explorer quoi que ce soit de la conscience.

Frère : Non mais, est-ce que ça existera encore ou est-ce que ça aura disparu ?

Non. Mais ça n’existe pas, l’univers n’existe pas. La création, elle n’existe pas.

Frère : On l’a bien rêvée, un moment…

C’est un rêve, je le répète, si tu veux, à chaque fois, la meilleure analogie qu’on puisse donner, parce que c’est tout à fait ça, c’est le moment où tu vas au lit et que tu dors. Bon, soit tu rêves, soit tu fais des cauchemars, soit tu ne te rappelles rien. Mais le matin, quand tu te lèves, ben tu sais que tu dormais. Eh ben la Liberté, la libération, c’est exactement ça.

Tu sors d’un rêve et c’est exactement, totalement superposable. Le réveil du matin et le réveil de ce que tu es, c’est la même chose. Ça ne laisse aucun doute. Quand tu es réveillé le matin, tu fais parfaitement la différence, même si le cauchemar t’a affecté, si c’était un cauchemar, que c’était un cauchemar. Même si c’était un rêve dit prophétique, tu vas savoir que c’était un rêve. Tu considères que le réel, c’est ton corps que tu vis.

Eh ben, pour le libéré vivant, c’est exactement la même chose. Il croyait en ce corps, il croyait en ce monde, il croyait en la spiritualité, il croyait en ce que tu veux, mais quand tu te réveilles, ben tu sais que tu es réveillé. Tu ne te poses plus la question pour quoi que ce soit. Tu te poses des questions sur ce que tu vas manger, sur ce que tu vas faire, mais pas sur ce que tu es. À aucun moment. C’est impossible. Ce n’est même pas une certitude, c’est comme on a dit pendant des années, c’est une évidence mais totale, totale.

Alors après, bien évidemment, tout ce qu’on dit et répète, comme disait Bidi, n’est là que […]. Les questions apparaissent, les réponses apparaissent, il n’y a pas de justification autre que de nous mettre dans cette danse de la Vie, quelles que soient les questions, celles que tu poses par rapport au carbone, silice ou n’importe quelle question.

Elles ne sont là que pour libérer, si tu veux, l’espace et nous faire vivre l’espace. C’est-à-dire, il n’y a plus un questionneur et quelqu’un qui répond, ça n’a aucune importance. Ce qui se passe, c’est ce qui se déroule entre ce qu’on pourrait appeler les deux, puisqu’il n’y a pas de deux.

Et là, à ce moment-là, tu découvres la Vérité, c’est-à-dire, tu te réveilles. Et je répète, cette analogie, elle est formelle […], quand on se réveille le matin, on sait qu’on a rêvé ou alors on ne se rappelle rien, mais on sait pertinemment qu’on dormait.

Et ben là, c’est le même processus, dans l’autre sens. C’est-à-dire qu’au moment où tu te réveilles – là, je ne parle d’éveil, je ne parle pas d’ascension, je ne parle pas d’ouverture des chakras, ou d’ouverture des portes, ou de couronnes ascensionnelles, je parle de la Vérité, c’est-à-dire – quand tu te réveilles, eh ben tu es conscient, totalement, que tout ça n’est qu’un rêve, pas seulement ton corps, pas seulement tes enfants, pas seulement la vie, des univers. Tout ça n’existe pas.

Frère : Donc, on change d’étape, c’est tout.

Oui.

Sœur : Est-ce que vous permettez un petit point d’ordre ?

Vous voulez faire une pause ?

Sœur : Non, un petit point d’ordre.

Ah ! Vas-y.

Sœur : Par rapport à la manière d’interactions collectives du groupe. C’est-à-dire, on aimerait, à des moments, interagir…

Bien sûr.

Sœur : Par rapport à ce que tu dis, toi ou le frère, ou la sœur…

Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Sœur : …qui pose la question.

Alors, levez la main.

Sœur : C’est-à-dire, on fait, on interagit.

Donc, si tu veux interagir, la meilleure façon, c’est de te mettre debout et de venir au micro, parce que là, on ne t’a pas entendue, mais si tu viens au micro, on va t’entendre. J’ai laissé le micro dans la coupe, là. Et bien évidemment, c’est une discussion qui ne va pas d’un être à un autre être, qui concerne tout le groupe, puisqu’on investit l’espace. Donc, tu as le micro qui est là, tu le tiens à la main devant ta bouche et tu exprimes ce que tu veux dire. Voilà, comme ça. Oui, c’est bon.

Sœur : Bienvenue.

Ah, c’est Leila qui nous parle, qui est notre organisatrice en Tunisie.

Sœur : Bienvenue à Jean-Luc, Élodie et tous les frères et sœurs qui sont ici présents. Je voulais vous dire merci pour votre présence. Ça a animé mon cœur, ça m’a remplie de joie, il y a beaucoup de Lumière, là. Parfois, je me sens obligée de fermer les yeux, tellement il y a de la Lumière partout. Bien, ça c’est juste un petit…

Mais maintenant, par rapport à ce que tu disais, Jean-Luc, par rapport à la a-conscience. […] J’ai un témoignage, me concernant. Moi, je n’ai pas toujours été avec vous. Je débarque, là…

Tu débarques.

Sœur : Je débarque et en me débarquant… et ensuite, en certaines de vos communications, de vos échanges, de vos satsangs etc., je commence à pouvoir mettre des mots sur des vécus que j’ai eus et que j’ai encore, mais sur lesquels je ne savais pas mettre de mots, je ne savais pas de quoi il s’agit. Je vivais, et je vis, et c’est tout, et ça passe. Et par rapport à tout ça, par rapport à la a-conscience, pour moi, l’a-conscience, j’ai l’impression qu’elle s’installe, chez moi, spontanément, progressivement, sans que je la cherche, mais de plus en plus rapidement et intensément. Sans pour autant, bien sûr, sans pour autant effacer totalement le mental. Parce que, quand je suis dans le mental, la question qui s’impose à moi : mais, on est encore une personne, on vit dans la société. Quand on dit société binaire, de 3D…

Tu ne peux pas vivre sans mental.

Sœur : Et voilà. Et quand je vois ce processus de l’a-conscience qui s’intensifie et qui s’accélère chez moi, alors que, par ailleurs, j’ai encore besoin de l’autre composante de  Leila pour pouvoir être avec les autres qui sont différents de moi. Parfois, je me dis, comment, et parfois aussi, pourquoi dire comment, ça va se gérer, comme a été gérée la conscience. Et je passe. Je suis devenue comme ça. De moins en moins dans la recherche de la compréhension, de pourquoi ceci, pourquoi cela etc. Sans le vouloir, sans le chercher, je ne le cherche pas, j’ai l’impression que ça se fait…

Tout seul.

Sœur : …tout seul. Alors là, c’est ce que je vis.

C’est exactement comme ça que ça doit se passer. Mais là, tu insistes sur un point important. Les gens qui croient encore se débarrasser de leur mental ou leurs émotions, n’ont rien compris.

Sœur : Je l’aime de plus en plus, moi.

Il faut l’aimer. Tu le vois. C’est un apprentissage. Il y a longtemps, il y a dix ans, avant les noces célestes par l’archange Anaël, sur l’abandon à la Lumière, les gens ne voyaient pas leur propre mental. Aujourd’hui, on le voit tous, mais tu n’as pas à t’opposer à ton mental, il est ton serviteur.

Sœur : Il s’éduque, il s’éduque et se met au service de ce nouveau-né qui s’installe progressivement en toi. Il devient allié.

C’est l’allié.

Sœur : Il n’est plus, voilà.

Ce n’est pas un ennemi. Celui qui considère son mental ou ses émotions comme un ennemi n’a pas compris. Il n’a pas compris. C’est un allié. On ne peut pas lutter contre le mental. Il sera là jusqu’à la dernière minute de ta vie, simplement, il devient le serviteur.

Sœur : Et je laisse la parole à mes frères et sœurs qui désirent interagir.

Allez.

Sœur : Merci.

Merci Leila.

Sœur : Merci pour l’écoute.

Alors, nous écoutons une autre sœur. Avec le micro.

Sœur : Oui, donc, merci Leila, notre hôtesse qui nous accueille dans cette merveilleuse maison. Voilà. Je voudrais reprendre ce que tu as dit par rapport au fait que la Lumière est tellement présente. Et c’est vrai, on le sent.

Oui, bien sûr.

Sœur : La différence – parce que j’ai été présente à plusieurs rencontres, beaucoup de rencontres – la différence, c’est que […] la Lumière, je la ressentais, je la vivais, et là, c’est vraiment cette absorption dans ce silence. C’est-à-dire, ce silence qui prend, et voilà, oui c’est vraiment cette absorption dans ce silence et cette concentration – enfin, je ne sais pas, il n’y a peut-être pas les mots justes – ce qui fait que c’est jouissif. Avant, quand je pensais, c’est un peu comme si cette personne sentait la joie, la joie de la personne, la joie… Alors que là, c’est juste, c’est jouissif… de ce silence qui appelle et où on est absorbé, où on se fond et on sait que c’est l’origine, et qu’on est cela, et que bon, c’est ça. Ce ressenti, surtout en ce moment. Et pas besoin d’être… d’essayer d’être ce silence ou de le rechercher. C’est juste l’appel du silence et ce silence dans lequel on sombre, mais avec cette jouissance.

C’est pour ça que je l’ai appelé l’état naturel. Parce que c’est un état naturel. Ce n’est pas quelque chose qui se trouve dans la méditation, ailleurs, dans des visions. Il se trouve là, totalement là. Et c’est ça qui est magique.

Sœur : C’est ça qui est magique.

Oui, bien sûr.

Sœur : Et ce n’est pas… avant, c’était moi et le silence, moi et la recherche du silence, et là, c’est juste tellement simple. Parce que c’est le silence qui… c’est l’absorption…

Qui te prend, qui te prend entre guillemets.

Sœur : C’est le silence qui me prend. C’est difficile à dire parce que c’est un vécu qui est là. Et c’est surtout là depuis, voilà. Oui, voilà, merci.

Merci de ton témoignage. Mais c’est très important, les témoignages. Rappelez-vous, on en a publié énormément sur Facebook ou ailleurs parce que, quand un frère témoigne de ce vécu-là, il y a une résonance qui s’installe. Nécessairement. On est en Agapè rien que par l’écoute ou la lecture. Et c’est comme ça qu’il y a de plus en plus de frères et sœurs… Ce n’est pas mon discours qui va expliquer les chakras, l’univers, les trous noirs, c’est le témoignage dans l’instant, quels que soient les mots.

Encore une fois, on peut vivre Agapè, je l’ai dit et je le redis, il faut déjà redescendre dans son humanité. C’est pour ça qu’on l’a appelé aussi le Je éternel. Ce n’est pas le petit je, ce n’est pas le soi. Le soi aussi est une escroquerie spirituelle.

La Vérité, elle est antérieure à ça. Et, encore une fois, ce n’est pas uniquement les mots, les témoignages, mais ça peut être, on l’a vu en Belgique avec Daniel, quand il joue des morceaux de musique. Ça sera, je pense, avec Khaled, quand il viendra au Portugal nous expliquer, pas la technique de la peinture – parce que c’est un plasticien – mais ce qu’il vit quand il peint. Et la traduction en projection de ses toiles.

Parce que, pour faire naître quelque chose, il y a une espèce d’absorption, de traversée, de la vision, du regard, de la perception. Même s’il y a une maîtrise, entre guillemets, technique, une habitude qu’il a fallu prendre, c’est très précisément ça qui est la Vérité. C’est le moment où, en quelque sorte, tu es tellement présent, si je peux dire, que tu disparais à toi-même. Que tu disparais au personnage. C’est une espèce de, ce que Anaël appelait Hic et Nunc. C’est cette forme de disparition qui crée la présence et l’absence conjointes, c’est-à-dire l’être et le non-être et c’est là où tu ne peux que te souvenir.

Comme on dit tous, quand on l’a vécu – ce qui doit excéder ceux qui ne le vivent pas encore – c’est affreusement simple. Mais c’est d’une simplicité enfantine. Surtout aujourd’hui, qu’il n’y a plus d’anomalie primaire, ce n’est pas réservé aux mystiques, ce n’est pas réservé à certains saints, c’est ouvert à tout un chacun.

On a l’exemple des enfants, on a l’exemple des animaux, on a l’exemple de tout ce qui est dans ce temps linéaire, dans ce monde binaire duel, tout est prétexte à le vivre. À condition de lâcher toute prétention et en particulier, ce qu’on appelle la recherche. C’est nous qui sommes cherchés par la Lumière, ce n’est pas nous qui […] Et ça fait partie de la transparence, de la traversée. Ça fait partie de tout ce qui est à vivre dès l’instant où vous lâchez toute prétention et tout orgueil, finalement, à vouloir comprendre, à vouloir vous saisir, à vouloir analyser.

Quand vous êtes disponibles… On prenait l’exemple du plasticien ou de l’artiste, tout à l’heure. Il est totalement immergé, même s’il a maîtrisé la technique de la guitare ou du trait, ou de la peinture, des pigments, de ce qu’on veut, mais il est immergé dans ce qui semble une action, puisqu’il faut bouger les doigts, c’est une action, mais c’est justement cette absorption qui crée la vérité et qui […]

Alors, bien évidemment […] avec une guitare, au niveau vibratoire, ou avec un instrument de musique, mais pour l’artiste qui peint, c’est la même chose. En fait, il a manifesté quelque chose et c’est l’absorption dans sa propre création, qui le libère.

Sœur : Oui, moi je le remarque en faisant la vaisselle, parce que moi, c’est la chose qui me…

Ah, mais ça peut le faire en passant l’aspirateur.

Sœur : Voilà. Le corps est occupé…

Exactement.

Sœur : …et je vis la Vérité. Alors que le corps est occupé. Il y avait cet espace de tampon et c’est vrai que…

En fait, la meilleure, comme tu le dis, la meilleure opportunité de vivre cela, c’est, comme je le dis, d’être tellement présent dans ce que tu as à faire – dans ce que la vie t’a donné à faire ou ce que tu as choisi dans cette vie, que ce soit un métier, une profession, d’élever des enfants, d’être au chômage – c’est la position idéale.

Contrairement à ce qu’on disait en 2009, où il y avait des ajustements, il y a eu plein de frères et soeurs qui ont changé de métier, changé de mari, […] vous n’avez […] Si vous croyez que vous devez changer, vous n’y êtes pas. Que ce soit dans les circonstances de votre vie, vous êtes immergés, très précisément dans ce qui doit être pour vous, la meilleure opportunité, la meilleure place. Il n’y a pas d’autre place que là où vous êtes.

Acceptez la perfection, même de ce qui vous semble imparfait, et vous découvrirez la Vérité. Et c’est en ce sens-là qu’on dit tous que c’est tellement simple. Mais l’ego, la personne, la démarche spirituelle, la démarche vibratoire, ne pourra jamais l’accepter. C’est en ce sens que, aujourd’hui, ce qui a été tellement utile, de retrouver le fil, en quelque sorte, est aujourd’hui un poids.

Ça n’a jamais été une erreur, il a fallu retrouver, entre guillemets, le fil d’Ariane, remonter la pelote, rembobiner le film, comme je disais, pour s’apercevoir de cette simplicité. Tous les enseignements qu’on a reçus de Thérèse de Lisieux sur la voie de l’Enfance, tous les écrits, les canalisations qu’on a eues de… Si vous lisez aujourd’hui, Sri Aurobindo, par exemple, hier, j’ai relu ou réécouté un petit bout d’une canalisation de Sri Aurobindo de 2011 […]

Mais aujourd’hui, c’est évident. Avec une évidence telle qu’à l’époque, on ne pouvait pas, ni le comprendre, ni le vivre. On ne pouvait que se poser des questions, accueillir ça comme un enseignement pour s’apercevoir que c’est exactement ce qu’on vit maintenant.

D’ailleurs, tous les entretiens de Nisargadatta, de son vivant, il avait dit dans les derniers jours de sa vie : mes paroles ne peuvent pas échouer. Et ce que je vous dis aujourd’hui est la même chose, la réabsorption de la création dans le temps zéro, est une vérité.

Quand je dis, laissez les rêveurs rêver, c’est-à-dire tous ceux qui sont encore dans les projections de la conscience, laissez-les rêver. Personne ne pourra ignorer la Vérité, personne ne pourra éviter de se souvenir. Et, on est tous exactement à la bonne place, même le bourreau, même l’archonte, même l’antéchrist qu’on a à la tête de l’État français, un des antéchrist, il est à la bonne place.

Il n’y a rien à juger. Il y a juste à accepter, même l’inacceptable. Et on voit bien aujourd’hui, des frères et des sœurs aujourd’hui qui traversent, à travers des revendications. Si je prends, par exemple le véganisme, ceux qui ne veulent plus qu’on fasse souffrir les animaux, fondamentalement, ils ont raison. Mais c’est pour eux, au-delà de la raison ou de la déraison, c’est pour eux l’occasion de se souvenir. […]

Ils créent un feu par friction, comme les révoltes populaires. Les révolutions qu’on voit depuis des années, qui se déroulent un peu partout, ne sont là que pour vous permettre de vous souvenir. Afin de dire – et ce n’est une pas illusion – je me souviens. Pas de l’histoire, mais que j’ai écrit l’histoire. Et c’est d’une simplicité déroutante.

Sœur : Oui, quelque part c’est, je m’enflamme et je me souviens.

Exact. La consumation d’Amour, c’est ça. Que nous ont décrit Gemma Galgani, que nous a décrit Hildegarde de Bingen, que nous ont laissé en témoignage Sri Aurobindo dans […] de l’existentialisme, même en philosophie de certains auteurs du vingtième siècle. Je pense en particulier à Georges Bataille et à tant d’autres, n’ont fait que préparer le terrain à vivre cela. C’est ça, la Bonne Nouvelle.

Et on n’a pas besoin de discours, même si là, on fait des discours, des témoignages, des échanges. Comme disait Leila, c’est quelque chose qui est naturel. Et il est très difficile d’accepter le naturel, que la vie se déroule d’elle-même. Parce qu’on nous a obligés dans ce monde […] à programmer, à gagner sa vie, à faire des enfants, à trouver la sécurité, à trouver une passion, à trouver […] gagner sa vie.

Mais là, la Vie, pas sa vie mais La Vie, elle ne se gagne pas, elle se donne. Et elle est donnée en profusion et en abondance. Dès l’instant où on est dans cet état d’acceptation… ou si on préfère, d’introjection, qui est l’inverse de la projection, c’est-à-dire dépasser les sens, dépasser la sensation, dépasser la perception, dépasser l’énergie, dépasser la vibration… non pas pour l’annihiler, mais pour voir ce qu’il y a derrière tout ça. C’est-à-dire, ne pas arrêter la Lumière, ne pas arrêter la conscience mais, tout ça…

Un petit peu d’eau, si quelqu’un peut me verser un petit peu d’eau, merci.

Tout ça est quelque chose qui se révèle de lui-même. Ce qu’on a appelé l’innocence, l’enfance, la transparence, l’humilité. Moi, je dis souvent, bon là, vous me connaissez tous, je ne vais pas le redire, mais quand je suis arrivé au Canada, il y avait des gens qui ne m’avaient jamais vu, j’ai dit attention, moi je ne suis pas un maître, je ne suis pas un gourou, je suis là pour vivre la même chose que vous.

Et mon humanité la plus simple est bien plus importante que d’avoir été Abba, ou d’être Abba, mais comme on l’est tous, de la même façon, il n’y aucune différence. Le temps des maîtres, le temps des imams, le temps des rabbins, le temps des prêtres, le temps des intermédiaires, n’a plus de raison d’être.

Tout ça, ça a été une histoire qu’on a écrite, pour nous permettre de nous souvenir. Simplement de nous souvenir, pas de l’histoire, mais de qui a écrit cette histoire, qui a créé, en quelque sorte, la Lumière. Il n’y a pas de distance entre la créature […] La distance a été mise, bien évidemment, par les religions, même par certains visionnaires, par certains prophètes.

Et si je prends l’exemple de Bernard de Montréal – pour ceux qui ont eu l’occasion de lire quelque chose de ses discussions sur sa psychologie évolutionniste, ou évolutionnaire, je ne sais même plus comment on dit – pour comprendre que même eux, qui ont parlé, les plus grands parlaient de l’avènement de la sixième race racine, la race bleue.

Mais la race bleue, c’est les mères généticiennes, c’est la première race. Mais ils n’avaient aucun moyen, parce que le secret devait être gardé jusqu’au moment de la Bonne Nouvelle. Même le Christ, je le disais, quand il a dit « moi et le Père sommes Un », mais il est le Père, en même temps qu’il est le Fils. C’est, de façon déviée, ce qu’on a appelé la Sainte Trinité, qui a été complètement altérée.

C’est ce qu’on retrouve de partout. Et retenez simplement que plus vous êtes simples dans ce que vous êtes en train de faire, plus vous […] Et c’est une progression constante, linéaire, comme tu dis, en passant l’aspirateur, en faisant le ménage, en souriant à un enfant dans la rue, en se réunissant, non plus pour des enseignements, mais pour partager. Il n’y a plus d’enseignements.

Ce n’est plus la peine de parler des étoiles, des portes, des chakras, des couronnes ascensionnelles, du double tore du cœur ou même du corps d’éternité. On sait tous, on sent nos ailes, elles sont là, mais ça aussi, ça passe. Ce n’est pas ça qui est important. Ce qui est important, c’est vraiment d’affirmer : je me souviens. C’est-à-dire, le souvenir, non pas de l’histoire, mais ce qui est antérieur à l’histoire.

Et ça, ça crée la Liberté. Ça crée la légèreté, ça te restitue à toi-même et, comme on le disait tout à l’heure, il n’y a pas à s’opposer au mental, heureusement qu’il y a un mental. C’est comme pour conduire une voiture, il faut […] pas parce que vous êtes absolus que la voiture va se conduire toute seule.

Les temps de Ma Ananda Moyi qui passait dix ans en extase, c’est fini, ça. On doit être pleinement humains, pleinement présents, pleinement intégrés dans ce que la vie nous fait vivre pour découvrir que nous sommes la Vie et pas autre chose.

Alors bien sûr, Éric Baret d’ailleurs en parlait très bien, quand on lui a demandé, le yoga du Cachemire, il disait, le yoga du Cachemire ne va pas vous libérer, simplement il va éclairer les résistances. Et ça aussi, c’est ce que fait la Lumière aujourd’hui, elle éclaire les dernières réticences, ce n’est même plus des résistances, simplement parce qu’on ne se souvient pas.

Donc, ne jugeons pas les rêveurs, laissons les tranquilles, ils sont en train de se réveiller, eux aussi, à leur façon. Et il y a des milliards de façons de se réveiller. C’est justement parce qu’on est au temps zéro, qu’on s’en approche chaque jour un peu plus, que chacun rêve ce qu’il doit rêver et que chaque chose est à sa place, même dans les choses les plus odieuses, les plus horribles qui peuvent se produire.

Alors, ça ne veut pas qu’il ne faut rien faire. Par exemple, sur la pédophilie, il y a suffisamment de gens qui sont offusqués par ça, et à juste titre, mais ça aussi, ça fait partie du réveil. Ça fait partie du cauchemar. Mais il a bien fallu qu’il y ait un cauchemar à la fin du rêve, pour se réveiller. Il est beaucoup plus facile de se réveiller d’un cauchemar que d’un rêve, le matin ou dans la nuit.

Nous avons tous l’expérience, par exemple, de rêve : on se réveille pour une raison ou pour une autre, on se rendort, on continue le rêve ou alors, se réveiller pour échapper au cauchemar qui est en train de nous poursuivre. Mais le cauchemar n’est pas là pour être expliqué symboliquement, énergétiquement, il est là pour être traversé, comme la souffrance physique ou psychique. Et la liberté, elle est juste derrière, ou juste dedans et justement, à l’intérieur de ça, et à ce moment-là, on devient, comme je l’ai dit, humain.

D’ailleurs, la dernière clé qui nous a été donnée aux Canaries, c’était le nom et le prénom prononcés, parce que justement, c’était au plus profond du simulacre. Et à quel point c’est un simulacre, c’est que notre état civil, notre nom et notre prénom, ne nous appartiennent pas. Il a été vendu dès la naissance par ce que l’on appelle un procédé de fiducie lié au droit maritime, d’ailleurs, on écrit dans tous les pays du monde notre nom et notre prénom en lettres majuscules, qui est une loi maritime et pas terrestre, c’est la vérité.

Donc, c’est au-travers du pire des simulacres, où notre identité ne nous appartient pas, que se trouvait caché l’ultime mystère, l’ultime résonance.

Sœur : […]

Oui, tout à fait et c’est magique, c’est magique parce que ça prouve bien là aussi que… et qu’on a parcouru, même si, aujourd’hui, on n’a absolument pas besoin d’en avoir le souvenir, on a tous parcouru tout le rêve en totalité. Et quand on dit que l’autre est nous, il l’est réellement et concrètement, même le pire des salauds n’est que nous dans un autre espace-temps.

Quelqu’un voulait intervenir, je crois, non ? Venez au micro. Si vous voulez poser des questions ou intervenir sur ce qui se dit, vous venez tout seuls, comme des grands, au micro.

Sœur : On peut faire la ligne, là.

Tu le mets là, tu le poses dedans, ce n’est pas grave. Notre plasticien ne veut rien dire. Ce serait intéressant d’avoir des mots. Attends, ne tire pas trop, approche-toi, approche-toi.

Frère : Juste une petite question par rapport au réveil et…

Au sommeil.

Frère : Au sommeil et au réveil par la suite. Quand tu te réveilles du sommeil…  tu étais en train de vivre un rêve, ce que vous appelez un jeu vidéo.

Oui.

Frère : C’est ça.

Oui, tout à fait.

Frère : Mais est-ce que l’on ne peut pas appeler ça un passage d’état de conscience, est-ce que ce n’est pas un autre état de conscience ?

Alors, non.

Frère : Le passage d’un état à un autre.

C’est un autre état de conscience mais qui te conduit à ce que l’on appelle la source de la conscience.

Frère : À la…

À la source de la conscience.

Frère : Source.

La source, l’origine.

Frère : La source.

La source.

Frère : La source.

La source, ou l’origine, de la conscience. Bien évidemment, tu as l’impression de passer… et d’ailleurs, ce principe de la conscience avait parfaitement été expliqué par Bidi dans ces premières interventions, puisqu’il distinguait quatre consciences, ce que l’on appelle la conscience de veille, la conscience du sommeil, la supra conscience, ou Turiya, et le quatrième état qui n’est plus de la conscience mais qui supporte toutes les consciences. Alors, on pourrait effectivement l’appeler un nouvel état mais, ce n’est pas la conscience.

Bien évidemment, tu le traduis à travers ta conscience, ta perception, ton vécu. Bien évidemment, tu es obligé de l’appeler un état de conscience nouveau mais, encore une fois, c’est ce qui va aboutir à se souvenir de ce que nous sommes. C’est le moment du temps zéro qui est à la fois le moment initial et le moment final. C’est le moment où le cercle se ferme, comme on discutait hier soir, et c’est là où tu te souviens.

Et comme je le disais en Belgique, […] défie, quelque conscience que ce soit – au moment où le paradis blanc sera collectif, ce que l’on appelle le flash solaire, galactique, l’événement, peu importe le nom qu’on lui donne – de vouloir imaginer aller parcourir quelque conscience que ce soit où quelque monde que ce soit.

Vous avez aujourd’hui, même – j’en ai parlé plusieurs fois – un neuroscientifique qui s’appelle le docteur Eben Alexander, qui a écrit un livre qui s’appelle Preuve de l’existence du Paradis ou quelque chose comme ça, à peu près ça, peu importe, mais qui décrit tout ça, parce qu’il l’a vécu. Il n’avait plus de cerveau, son cerveau a été mangé par une septicémie. Il n’avait plus de néocortex, donc, théoriquement, plus de conscience et pourtant, il est revenu avec le souvenir de tous les mondes.

Les états qu’il a traversés, jusqu’à la porte du néant où il y a le gardien du seuil comme on dit, c’est celui qui te terrorise parce que, à ce moment-là, il n’y a plus de forme, parce que, à ce moment-là, il te semble, du point de vue de la conscience, qu’on appelle ça le néant… Et c’est pourtant en s’immergeant, et en acceptant… De toute façon, il n’avait pas le choix, il n’avait plus de conscience. Il est devenu cet Absolu où il n’y a plus aucun repère, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de dedans, il n’y a plus de dehors, il n’y a plus de forme, il n’y a plus de couleur, il n’y a plus rien d’identifiable et là, tu te souviens.

Et tous les frères et les sœurs qui l’ont vécu, que ce soit accidentel… où tous ceux qui en témoignent aujourd’hui… Bien sûr, ça ne met pas fin à ta vie, bien au contraire, mais ça transcende ta vie, c’est-à-dire qu’à ce moment-là, tu retrouves cet état d’enfant intérieur et une certitude absolue que tu es cet Amour avant même sa manifestation.

C’est ça l’état que, je dirais, où l’alpha rejoint l’oméga, c’est le moment où l’on achève, entre guillemets, non pas un cycle, mais tous les cycles, tous les cycles. C’est-à-dire qu’on se réveille, on accepte le rêve, on ne peut pas le fuir, de toute façon, on est là, mais on le traverse et ça crée une disponibilité, le service à l’autre, ça crée cette lucidité, ça crée cette transparence et surtout, cette humilité qui n’est pas cherchée, elle est réelle, elle n’est pas feinte, c’est pas une ascèse. Ça ne peut être que comme ça.

Cet Amour, il émane de toi comme un soleil envers toute la création, même envers le pire ennemi. Et tu ne peux rien faire, tu ne peux pas t’y opposer. Tant que tu crois que tu peux t’y opposer, c’est que tu n’es pas encore, quelque part, stabilisé dans cet enfant intérieur, dans cette joie nue, tu l’appelles comme tu veux, dans cet état qui n’est plus une extase ni une intase, mais où tu es simplement humain.

Tu es, tu t’appelles de tel nom, tu as telle vie, tu as telle responsabilité, tu as telle profession, tu as telle emmerde, comme tout le monde, mais tu les acceptes et là, tu constates ce que l’on avait nommé à l’époque la fluidité de l’unité, qui résout d’elle-même les problèmes. Mais, tant que tu crois que tu dois résoudre par toi-même le problème, il va persister. Mais ce n’est pas une punition, au contraire, c’est une rétribution, c’est un retour au souvenir initial. Le souvenir initial qui n’est rien d’autre que le souvenir de ce que nous vivons maintenant, qui est le moment final. Et c’est au-delà de tout cycle, c’est au-delà de toute compréhension.

Comme disait Nisargadatta, à l’époque, et d’autres avant lui, on ne peut parler que de ce que cela n’est pas, mais on ne peut pas définir. Alors ce que certains, comme Ginette Forget, appellent le Ça, c’est ça qui est là. On peut l’appeler Ça, on peut l’appeler Cela, on peut l’appeler, l’affubler, si je peux dire, de différents noms, de différentes définitions, mais ça échappera toujours à toute définition, parce que c’est insaisissable. On ne peut pas s’en saisir, parce que c’est ce que l’on est avant de naître, c’est ce que l’on est de toute éternité, avant même d’être piégé par la forme, d’être piégé par le rêve que nous avons nous-mêmes créé.

Et la liberté, elle est là, la liberté […] intérieure ou extérieure, c’est une liberté totale, quelles que soient les contraintes du corps : si on est usé, si on est avancé en âge, quel que soit l’état de notre mental, ou de nos perceptions, ou de nos vibrations.

Et là, à ce moment-là, tu es réveillé, c’est-à-dire que c’est retour au point de départ, le Je éternel, ce n’est plus le petit « je», ce n’est plus le petit soi, ce n’est même plus le grand Soi, c’est ton humanité où tu ne peux faire autrement. Ce n’est pas un désir, ce n’est pas une ascèse, ce n’est pas une volonté que d’accepter ce qui est, parce que quand tu acceptes ce qui est, tu vis cette liberté, tu vis cette facilité et tu vis cette simplicité.

Le plus dur, c’est d’arrêter la recherche. Pour ceux qui le vivent sans le savoir – puisque je sais que tu le vis sans le savoir, à travers ce que tu émanes, dans ta création en tant que plasticien – c’est la même chose, tu l’as sous les yeux.

En fait, le chercheur met la distance, il crée le rêve et quand tu te trouves, tu t’aperçois que tu t’es cherché depuis toujours, mais ce n’est pas toi qui cherches, c’est la Lumière qui te cherche.

Et bien sûr, c’est une espèce de basculement, c’est une espèce de retournement total, mais ça ne va pas faire de toi un mystique qui va être obligé de s’habiller avec une robe de telle couleur ou quelqu’un qui va être un méditant, ou un priant permanent. Non, la vie devient une célébration dans toutes les circonstances.

En allant faire tes courses au marché, en souriant à l’enfant qui passe, en prenant un chiot comme ça s’est passé quand on était à Marrakech. On a trouvé un chien, on l’a pris, ça ne pouvait pas être autrement, on ne s’est pas posé la question, à aucun moment. Quelqu’un a dit « Ah mais non, ça va me faire des emmerdes à la maison, mais non, c’est compliqué… ». Non, c’était inéluctable, tu vois, et quand tu es dans cette fluidité de la vie, ça t’enlève un poids mais, gigantesque.

Oui, prends le micro, prends le micro.

Sœur : Une très grande libération […] sent totalement libre.

Prenez le micro quand vous parlez, sans ça, ils ne vous entendent pas, merci.

Frère : Comment expliquer, J’ai un problème, d’habitude je m’inquiète, je ne sais pas pourquoi, j’ai un problème, je ne pense pas à résoudre ce problème, il se résout de lui-même. Comment expliquer ça ?

Oui. Ça s’explique par l’intelligence de la Lumière. Le problème, c’est que, dans le monde linéaire, on veut toujours expliquer, c’est logique, la raison, le mental, ce qui nous est donné à voir, ce qui nous est donné à vivre, tous les autres, tous les décors de la scène de théâtre, nous interrogent, nous posent question. Mais quand tu vois que ça se résout tout seul et que tu l’acceptes, tu n’as plus besoin d’explication.

Garde tes explications pour les événements que tu as besoin d’expliquer : ma voiture ne fonctionne pas, alors, qu’est-ce qui ne marche pas ? Mais pour le mécanisme de la conscience, pour ce mécanisme intime de la conscience la plus épurée, la plus affinée, qui se rapproche de sa Source, c’est l’acceptation, pas l’explication.

L’explication vient du vécu, vient de l’acceptation. La compréhension, comme on dit, est le vécu, mais l’explication… ça se passe d’explication, parce que plus tu vas être aligné avec cet état que l’on appelle naturel, du Je éternel, plus la vie va te sourire.

Elle va te sourire non pas selon ce que tu veux, mais selon ce qui doit et ce qui est. Et ça ne dépend pas de toi, mais tu ne peux que t’apercevoir que même les circonstances les plus hard, même les circonstances les plus difficiles, s’expliqueront d’elles-mêmes et que l’explication n’a plus lieu d’être. C’est-à-dire que tu es tellement absorbé dans l’instant présent, comme quand tu peins, que – tu me l’as dit toi-même – tu disparais, ça se fait sans toi. Bien sûr, il y a eu la maîtrise technique, la maitrise des matériaux, avant, mais là, tu es absorbé. Et quand tu es absorbé en peignant, en passant l’aspirateur, en faisant ton ménage, en souriant à un enfant dans la rue, tu vis la Vérité. Tu es pleinement présent, ce que l’on appelle être présent, être ici et maintenant.

Tout ce que l’on a cherché les uns et les autres – parce que tous les frères et sœurs qui sont là, qui sont là depuis longtemps ou récemment, on est tous passés par des cheminements spirituels, par des vécus énergétiques, par des perceptions, par des sensations, par l’adhésion à des religions, à des mouvements, des énergies, à des compréhensions – aujourd’hui, tout ça, l’état naturel, l’état véritable, pour toi, puisque tu m’en as parlé, c’est le moment où, dans la nuit, tu peins parce que tu es […]

[…] le visible. Tu traverses de la même façon l’invisible et tu es aligné. Pas avec toi-même, comme on disait avant, aligné corps, âme, esprit, non, tu es aligné au temps zéro, aligné à la Source de la conscience […] Et quand tu le vis, dans certaines circonstances, comme disait tout à l’heure Céline, en passant l’aspirateur ou avec tes pinceaux ou ton crayon, c’est la même chose. Après, quand tu redécouvres ça, tu ne peux plus t’en passer.

Et tu vas constater, […] même pas des années, on parle de jours, des jours et depuis un peu plus d’un an, dans les rencontres que nous menons un peu partout, ça devient quelque chose qui est de plus en plus facile, on le constate par les frères et les sœurs, qui sont d’ailleurs ici, pour beaucoup, parce qu’il y a beaucoup de vieux de la vieille, comme je peux dire, c’est comme ça, c’est comme ça.

(Rires)

Qu’est qu’il y a contre les vieux de la vieille ?

Sœur : Le vieux et la vieille.

(Rires)

Le vieux de la… Ce n’est pas tout à fait dans ce sens là. Pour ceux qui regardent, c’est simplement les deux ancêtres, comme on peut dire, qui cumulent à eux deux… cent quatre-vingt, combien maintenant ?

Sœur : Cent soixante huit ans.

Sœur : Cent soixante huit ans, plus que ça.

Cent soixante huit ans à vous deux. Donc, ça fait, tu vois, donc, on peut dire, effectivement, vieux de la vieille et vieille du vieux.

(Rires)

Mais qui sont les plus enfantins, quelque part. Ils sont plus dans l’enfance.

Sœur : Ce qui est amusant…

Viens au micro, viens au micro. Pour que ça ne soit pas perdu pour les autres. Tu prends le micro… qu’ils ont mis je ne sais pas où… Voilà.

Sœur : Ce qui est amusant, c’est qu’en fait, dans la rue, les enfants te sourient, ils sont… Et les chiens…

(Rires)

Sœur : Je ne sais pas le rapport entre les chiens…

Mais parce que les animaux sont dans l’instant présent, donc un animal va le sentir très vite. Les enfants aussi le sentent très vite, bien sûr. C’est dans ce sens-là que la linéarité du temps devient quelque part magique parce que, effectivement, la vie te sourit. Quelles que soient les emmerdes, tu auras toujours dans tes journées, dans cette linéarité, dans la dualité que nous vivons, un événement, une rencontre. Ça peut être une rencontre humaine, ça peut être une rencontre animale, la rencontre d’un lieu, la rencontre d’une circonstance, qui te montre effectivement que tu es devenu, comme on l’a répété pendant des mois, tu n’es plus seulement ta vie, tu es la Vie, tu es la Voie, la Vérité et la Vie.

Alors, tu peux l’appeler état christique, état bouddhique, état de samadhi, peu importe, on n’a plus besoin de nommer. Bien évidemment, le partage s’accompagne de mots parce que, encore une fois, le fait d’en parler, le fait que vous en parliez, le fait que l’on échange, permet de faire résonner les frères et les sœurs à cette Vérité. Et on le constate maintenant dans toutes les rencontres, et ça dure.

Si je prends, par exemple, la rencontre du Québec, qui a eu lieu au mois de juin, les frères et les sœurs, qui étaient innombrables à ce moment-là, sont toujours dans le même état, toujours, ça ne part plus. Et je vous garantis qu’ici, bon les anciens je n’ai pas besoin de vous le dire, vous le savez, mais ceux qui assistent pour la première fois à ce genre de rencontres, le vivront avec la même intensité. Même si ça disparait, le souvenir sera tel que ça sera une souffrance terrible quand, pour une raison ou une autre, vous traverserez une souffrance physique ou psychologique.

Parce que vous n’aurez qu’une envie, qu’un désir : vous réinstaller dans cette plénitude. Mais mettez fin au désir de le retrouver, il est là. Parce que l’on reprend très vite les habitudes, quand on a l’impression de perdre ce joyau, qu’il faut le reconquérir. Non, non, non, justement, ce qui vous est donné à traverser ou ce qui nous est donné, les uns et les autres, à traverser, n’est là que justement pour nous permettre de nous stabiliser dans cette linéarité de l’instant présent, de ce monde duel, de ce rêve.

Parce qu’on ne peut pas échapper au rêve, on ne peut pas échapper à notre corps, on ne peut pas échapper aux événements, on ne peut pas échapper au climat, on ne peut échapper à rien. Donc, l’acceptation, là aussi, devient la seule façon d’être libre. C’est paradoxal, mais c’est pourtant la stricte vérité.

Bien sûr, ceux qui ne comprennent pas, vont dire que ce n’est pas vrai. Tous ceux qui sont dans la spiritualité, dans le développement personnel, vont vous dire que ce n’est pas vrai, qu’il faut dépasser ceci, il faut dépasser cela. Laissons-les rêver. On n’a personne à convaincre, on ne peut convaincre personne.

Par contre, on peut faire résonner tout un chacun à cette vérité. Et c’est une résonance, ce n’est pas une compréhension. La résonance crée le vécu que l’on a appelé le feu du cœur, ou la respiration du cœur, et on ne peut faire autrement, en écoutant – même en mettant en doute, même en critiquant – que de le vivre. C’est ça qui est merveilleux. Et on le voit de partout.

Sœur : Il y a quelque chose qui est formidable, enfin, pour moi…

Oui, vas-y, vas-y.

Sœur : c’est la nature.

Ah oui.

Sœur : Quand je suis dans la nature, je reçois de l’Amour. Et Bidi avait dit que, au fond, c’est aussi mon amour que je donnais. Quand il y a une rose qui te regarde, on à l’impression qu’elle a envie de te parler.

Bien sûr.

Sœur : Que c’est extraordinaire.

Heureux ceux qui ont la possibilité de s’immerger régulièrement dans la nature parce que, effectivement, il n’y a pas de pire endroit que ce que l’on nomme les villes. D’ailleurs, même dans le Coran, c’est écrit dans les prophéties, quand les hommes commenceront à s’empiler les uns sur les autres, ce sera le début de la fin.

L’organisation même de la société, qui aboutit à ce marasme, aujourd’hui, de la société dite néo libérale, était écrit. Et nous devions passer par là pour accepter de retrouver l’état naturel. L’état naturel, tu le trouves où ? Bien évidemment, dans la nature, les forêts, quand tu es hors de la société, quand on est dans l’eau… On l’a tous expérimenté.

Vas-y, Leila.

Sœur : Merci. Effectivement, là, vous évoquez la nature et par rapport à ça, je n’ai pas accès, ni à la forêt, ni à la grande campagne.

Tu as accès à la mer.

Sœur : J’ai accès à mon petit jardin […] mes propres mains et les rosiers […] les remercier ; ils étaient des maîtres pour moi. Installée dans mon silence, dans cette maison, je ne sais pas si je l’ai choisi ou si la Lumière l’a choisi pour moi. De toute façon, gratitude infinie […] Le matin, quand je me réveille, je sens l’appel de ces plantes-là et la première chose que je fais : je sors, je leur dis bonjour. Et comme je suis seule et je suis le plus souvent avec eux, je me suis mise à regarder sans ni penser, ni réfléchir, quoi que ce soit, juste observer. Et l’observation de la vie des plantes, elle m’a beaucoup appris.

Bien sûr.

Sœur : Comment me reconnecter à ma propre nature, quel est le meilleur rythme de mode d’être, le plus approprié à la béatitude, au bien-être, à la joie… Et plus je suis à côté d’eux et je les observe, plus je suis dans le silence, dans la joie, dans le bonheur, dans l’extase, je dirais même.

Bien sûr.

Sœur : Et donc, je voudrais, j’ai voulu leur rendre grâce, les remercier. Et je remercie la sœur et Jean-Luc, qui ont évoqué la nature.

Vous avez plus de chance de vivre, ce que nous dit Leila, effectivement, avec la nature, qu’en allant dans n’importe quel temple, aujourd’hui.

Sœur : C’est un grand maître.

Bien sûr.

Sœur : La nature, les plantes, c’est un très, très grand maître. Parfois, je me sens même communiquer avec eux.

Tu communiques réellement.

Sœur : Sans paroles, mais j’entends, je vous assure, je sens, leur appel.

Vous savez qu’ils viennent de découvrir que les arbres aussi ont des battements cardiaques. Ils n’ont pas de cœur, mais il respire, l’arbre, à un rythme beaucoup, beaucoup plus long.

Sœur : Je rentre en communion avec eux et je les sens, et j’ai l’impression qu’ils me sentent, eux aussi, et qu’ils me cherchent aussi.

Il n’y a pas un atome, il n’y a pas une poussière qui ne soit consciente. C’est incroyable à dire, mais c’est la vérité.

Sœur : Je me suis mise, comme j’aime aussi écouter de la musique douce le matin, donc je mets ma musique, dans la fenêtre et j’ai remarquée : j’ai un citronnier qui, le pauvre, ses feuilles sont le plus souvent attaquées par un virus, et depuis que je mets la musique […], il se met à entendre de la musique et il commence à guérir, il commence à renouveler ses feuilles et bizarrement, quand la vie me prend, certains temps, et que je romps avec cette habitude d’être tout le temps en contact avec eux, je leur dis bonjour chaque matin, je remarque, ils commence à pâlir un petit peu, c’est comme s’ils sont fatigués, comme malades. Mais j’ai compris que les plantes aussi, ils donnent et ils attendent l’Amour et ils cherchent, ils sont en permanente recherche de cet Amour-là. Tout ça, je n’ai pas, je ne le sais pas mentalement, je l’ai compris.

Tu le vis, en le vivant.

Sœur : Par le ressenti.

Bien sûr.

Sœur : En contact avec ces petites plantes… Voilà ce que je voulais partager avec vous…

Alors, tu sais, Leila, pour appuyer ce que tu disais, aujourd’hui, il y a des chercheurs, il y a des expériences, déjà dans les années soixante-dix où, c’est Lyal Watson, dans Supernature, qui avait fait une expérience incroyable : il avait mis des électrodes, une dans la plante, l’autre dans la terre, et à côté, il a ébouillanté des crevettes et il a enregistré le stress des plantes. Aujourd’hui, il y a des gens qui font beaucoup mieux, ils plantent une électrode dans la plante et une autre en terre et ils enregistrent l’électromagnétisme du champ magnétique électrique et ils convertissent ça en son.

Vous l’avez peut-être vu passer sur les différents réseaux sociaux, c’est incroyable, c’est-à-dire que les plantes chantent réellement, elles vivent. La Vie est partout quand vous sortez de votre petite vie enfermée. Comme tu le dis, même ton petit bout de jardin, même un ficus que tu aurais chez toi, si tu n’as pas de jardin, porte ta conscience dessus, pas seulement pour l’entretenir et l’arroser, mais comme tu dis, pour communier avec lui, parce que c’est une communion, ce n’est même pas une communication, parce qu’il n’y a pas de mots, c’est une communion.

Sœur : C’est une communion.

C’est une communion.

Sœur : Ça te donne un état de bien-être.

Exact.

Sœur : De relâchement, de joie, de satisfaction, tu n’as plus besoin de rien.

En étant extrême, on pourrait dire que plus tu t’oublies, plus tu es libre, complètement. Et aujourd’hui, la démonstration est accessible à tout le monde. Et si vous souffrez, oubliez-vous, foutez-vous la paix. Soignez-vous s’il faut vous soigner, attention, je n’ai pas dit qu’il ne faut pas se soigner, mais tout d’abord, oubliez-vous. Si vous vous oubliez, vous allez vous souvenir, ce n’est pas un jeu de mots, c’est la vérité.

Sœur : Merci.

Merci à toi, Leila. Autre question, autre témoignage ou autre chose à dire ? Isa ? Non ?

Sœur : Juste un petit mot.

Vas-y, Franca.

Sœur : Pour moi… pour moi, tout est Amour, autour de nous.

Oui.

Sœur : Tout est Amour. Si on ressent comme si c’était mauvais pour nous, c’est que nous, on réfléchit, on est dans l’attente de quelque chose, notre faute. Toute la nature, elle n’est qu’Amour et elle est là pour donner, elle est là pour recevoir, mais c’est toujours un échange.

Et ça devient – et je pense que tu en es d’accord – on est passé, tu te rappelles, par les peuples de la nature, aller voir les fées, communier avec les dragons, où on vivait l’Amour, avec les yeux des dragons. Aujourd’hui, c’est encore plus simple, c’est-à-dire que c’est partout.

On n’a plus besoin de communiquer, on a besoin de communion. Et cette communion, elle est permanente, elle nous est offerte en surabondance de partout. Et surtout, parce qu’il n’y a plus d’anomalie primaire, c’est-à-dire que la Lumière ne peut plus être déviée, elle ne peut plus être altérée et il suffit simplement de l’accepter, là aussi.

Sœur : Voilà. Accepter et de s’ouvrir.

Ne cherchez pas.

Sœur : Et de s’ouvrir aussi.

Oui.

Sœur : […] j’ai des préoccupations, je ne m’ouvre pas, je ne sens pas.

Oui, exact.

Sœur : Et après, […]

Il faut être disponible.

Sœur : Voilà. Et les arbres me disent : tu ne t’es pas ouverte, on est toujours là. Nous, on t’aime, mais tu ne t’es pas ouverte.

Exact.

Sœur : En fait, c’est quand on s’ouvre, alors là, c’est un bonheur extraordinaire.

On a l’eau, ça été expliqué par Phahame, c’est extraordinaire. C’est ce que je disais encore il n’y a pas longtemps. Nous, on était avec les baleines très souvent, mais on était sur l’eau, on n’était pas dans l’eau. Et en juillet, on s’est un peu reposé et j’ai eu l’occasion d’aller dans l’eau, ce n’était même pas dans la mer, c’était une rivière à côté de chez moi, ça a été une félicité totale, totale.

Et même dans votre baignoire… Je vous rappelle que dans les décodages corps-esprit, à l’époque, pour les anciens, il y avait souvent dans les préconisations d’Anaël, des bains à prendre, avec le sel, les huiles essentielles, ceci, cela. C’était la préparation à maintenant, sauf que, on n’a plus besoin de rituels, de breuvages comme donnait Hildegarde de Bingen. On a simplement besoin d’être disponibles, d’être lucides, et à ce moment-là, vous vivez cet Amour.

Il n’y a pas besoin d’énergies, de vibrations, de mesures. Regarde, on a aussi un frère que vous connaissez, un vieux frère, c’est quelqu’un que je connais depuis très longtemps, qui était adepte de la radiesthésie, il adorait mesurer, comparer. Maintenant, il n’en a plus besoin, il va dans la nature, il va tout de suite voir l’arbre maître, il s’adosse à lui, il n’a pas besoin de sortir de pendule, de mesurer la vibration, il est dedans.

Mais il a fallu en passer par tout ça. Il a fallu en passer, pour certains, par les peuples de la nature, d’autres par des expériences désagréables, d’autres par l’énergie, la perception, la sensation, la vibration. Mais aujourd’hui, tout ça est superflu, superflu. Je dirais même, beaucoup de frères qui ont vécu les énergies, les vibrations, tout le processus que l’on a vécu, de l’onde de vie, des couronnes ascensionnelles, bien sûr que c’est là, on le vit, mais on n’y accorde plus aucune importance, c’est naturel.

Dire qu’on n’a plus besoin de se focaliser là-dessus, on a vraiment besoin, comme tu dis, d’être disponible. Dès que l’on est disponible, l’Amour, à travers la nature, au travers d’un enfant, au travers d’un chiot, nous rend instantanément, et c’est ça qui est magique, et c’est ça qui est simple et qui devient chaque jour de plus en plus simple, et qui va le devenir de plus en plus chaque jour, et c’est ça qui est magique.

Sœur : D’ailleurs, les savants ont découvert que les arbres s’aidaient entre eux par les racines, donnaient de l’énergie par les racines. Tout s’aide, peut-être plus que l’être humain, plus que les êtres humains.

Et d’ailleurs, on voit, ce n’est pas du tout symbolique, dans les feux de forêt qui parcourent la planète, dans différents pays, pas uniquement en Californie, même si c’est le feu de la Terre, même si les impulsions électromagnétiques du noyau cristallin, ou rayonnements cosmiques, et la sécheresse aussi, bien sûr, les arbres qui s’embrasent, tu as deux points de vue : soit celui de la souffrance, parce que la nature disparaît, soit celui de la consumation d’Amour, parce que c’est ce que c’est en réalité.

Donc, encore une fois, tout ce qui nous est donné à voir, à observer, à sentir, n’est fonction que de notre point de vue, celui du cœur, de la vérité, de l’humilité, ou celui, non pas de l’ego, on ne peut plus parler d’ego, mais celui qui veut se saisir […] ne peut pas se saisir. Il est là tout le temps. Et aujourd’hui, on le vérifie dans toutes les circonstances, mais effectivement, la nature, l’eau, sont des éléments privilégiés en ce moment, bien plus, je dirais, que les peuples de la nature. On les remercie, parce que ça a été fantastique…

Sœur : Ils sont dans notre cœur.

Oui, oui. Les intervenants aussi, ça a été fantastique.

Sœur : On en avait besoin.

On en avait besoin, mais aujourd’hui, on n’a plus besoin. Mais c’est toujours un bonheur, parce que c’est une communion. Et cet état de communion – quelle que soit l’intensité que l’on perçoit, que l’on ressent, que l’on vibre – nous fait passer dans l’espace, c’est-à-dire, sortir de ce mythe d’individualité, de ce mythe de la conscience qui est une maladie, pour découvrir que l’Amour est à la base de tout et que nous sommes cela.

Bien sûr, nous sommes conscients que nous sommes encore ce corps, que nous sommes encore ce corps de souffrance, ce corps qui s’use, ce corps éphémère, mais on en est de moins en moins affecté. Et si on accepte ça, ben on ne peut que constater une forme de rajeunissement qui est lié à l’action de la Lumière aussi, bien sûr.

On retrouve cette enfance intérieure, on retrouve aussi, quelle que soit l’usure du corps avec l’âge, une certaine forme de souplesse, une certaine forme de jeunesse aussi, quelque part, quel que soit l’âge. Et ça, c’est magique à vivre au quotidien, bien sûr. C’est inexprimable en mots. Bien sûr, on exprime, on témoigne, mais on doit tous retenir, moi, chacun, que plus on est dans cette simplicité, plus on est lucide et présent, plus on accepte, plus ça s’ouvre, plus on communie.

La nature est vraiment un élément privilégié. Les villes, ce que l’on appelle la société, est l’obstacle majeur aujourd’hui. D’ailleurs, c’est pour cela que les peuples entrent en révolte et en révolution.

Oui, vas-y, vas-y.

Frère : Bon, je situe ma question dans le jeu de la conscience […]. Les mères généticiennes ont prononcé un certain nombre de mots dont deux, on s’en sert disons régulièrement :  Phahame, Agapè. Mais parmi tous ces noms, il n’y en a pas quelques-uns encore en plus, qui pourraient nous être utiles ? Par exemple quand il y a des brûlures, des trucs prononcés pour atténuer les choses.

Tu sais, même moi, quand j’ai eu mal au dos, je me suis quand même servi de cristaux, ça a été instantané. Maintenant, il en existe certainement d’autres, mais je ne les connais pas. S’ils viennent, ils viendront, mais je ne cherche pas à les retrouver. Je laisse le souvenir venir à moi. Comme pour ce qui s’est produit avec le langage des mères généticiennes au mois de février, je ne cherchais rien du tout, j’étais en train de faire le fameux mouvement respiratoire ternaire que l’on a appris ensemble, au niveau de la tête, et à ce moment-là, les mots sont sortis, tu vois.

Il faut accepter aussi, même pour ça, que la spontanéité va se produire, tu vois, et que cette spontanéité est aujourd’hui essentielle pour laisser émerger ce qui doit émerger. Peut-être qu’il y aura d’autres mots qui émergeront, mais ils émergeront spontanément. Dès l’instant où j’accepte de ne pas les chercher, pour les laisser venir à moi, ils sortiront s’ils doivent sortir, tu vois.

Mais effectivement, aujourd’hui, la plus grande facilité, c’est d’être dans cet instant présent, c’est d’être dans son humanité. Tu t’appelles de tel nom, tu as telle profession, tu as telle femme, tu as tel domicile, c’est dans ces circonstances-là que ça t’es révélé, tu vois, et non plus de l’extérieur. Bien sûr qu’il y a encore des éléments qui sont donnés, a priori et entre guillemets, de l’extérieur. Mais il n’y a pas d’extérieur, il n’y a pas plus d’intérieur. Et chacun se reconnaît par le principe de résonance et de la communion. Comme disait Christiane Singer, nous sommes les uns dans les autres.

Et vivre ça, c’est la communion parfaite, parce que c’est ce qui met fin à la distance. Il n’y a jamais eu de distance, il n’y a jamais eu de création, ce n’est qu’un rêve que nous avons élaboré et quand nous nous souvenons, c’est la fin du rêve, c’est le réveil, c’est aussi simple que ça.

Frère : Juste une question. Par exemple, quand je suis en train de peindre, par exemple. Je laisse aller, je suis le rythme de mon pinceau, de ce que je vois, mais… au moment de travailler, des idées me viennent, comme un son intérieur qui me dit : tu dois faire ça, tu dois aller là-bas, tu dois faire ça, tu dois faire ça. C’est quoi, ça ? Comment… Est-ce que c’est signe de l’ego, ça ?

Ah pas du tout. Je vais laisser répondre tout ceux qui le vivent, parce qu’on est beaucoup à le vivre. La réponse, je peux la donner, mais vous allez la donner, allez Franca, explique-lui ce que c’est, ça.

Sœur : Moi, je ne sais pas…

Mais si, tu sais ce que c’est. Alors, que tu l’appelles l’enfant intérieur…

Sœur : Voilà.

C’est pour moi le discours de l’intelligence de la Lumière.

Sœur : Voilà.

Tu sais très bien et tu l’as dit, je te le redis, c’est le moment où tu es absorbé ou que tu disparais dans cela, que ça apparaît. Tu veux le faire réapparaître par toi-même, ça ne réapparaît pas. Ça apparaît que quand tu es disponible. Et toi, tu es disponible quand tu es dans cette absorption.  Leila va peut-être répondre, on laisse ta maman répondre.

Sœur : Effectivement et pour confirmer ce que tu viens de dire là, que c’est le travail de la Lumière, que ce soit notre moi supérieur, l’enfant intérieur ou je ne sais quoi. Le jour où j’ai attendu…

Frère : Vincent.

Sœur : Vincent. Il n’est pas sorti, sa femme non plus encore, ils ont mis beaucoup de temps, alors j’ai supplié le douanier de me laisser entrer à l’intérieur, parce que c’est interdit, je n’ai pas le droit. Il m’a dit non, m’a dit non. S’il te plaît mon fils, laisse-moi entrer.

(Rires)

Ce couple, il vient pour la première fois en Tunisie. Moi je connais le problème des bagages, laisse-moi entrer les aider, les rechercher d’abord et les aider. Moi, je n’ai jamais vu Vincent. Sa femme, je l’ai reconnue, parce qu’il a d’abord autorisé Christine…

Sœur : Annie.

Sœur : Annie, à entrer. Donc, j’ai trouvé Annie à coté de Christine. Donc, j’ai reconnu Christine je l’ai saluée. Mais Vincent, je ne le connaissais pas. Et moi, je dis : mais où est Vincent ? Ils m’ont dit : il cherche les bagages, il attend les valises. Et je me suis mise à courir, et je vois Vincent. Une voix, comme a dit Khaled, me dit : demande-lui si c’est bien Vincent. Et je vais vers lui, je dis bonjour, c’est toi, Vincent, s’il te plaît ? Il m’a dit : mais oui. – Moi c’est Leila. Donc, voilà. Donc, il y a cette petite voix interne qui nous indique la vérité, quelle qu’elle soit.

Dans toute circonstance, dans l’art plastique et dans toutes les circonstances de la vie.

Sœur : Dans toute circonstance, du simple au complexe.

Dès l’instant où tu es disponible.

Sœur : Voilà, je voulais témoigner de ça pour confirmer le travail de la Lumière. Merci !

Oui, oui, parce qu’on est toujours tous pris dans les occupations de la vie quotidienne mais aujourd’hui, ce que tu vis dans tes nuits, dans ta création, tu es tout à fait à même de le vivre dans chaque circonstance de ta vie. Ce n’est pas réservé à des moments privilégiés où tu es aligné.

Cette information intérieure, que tu l’appelles la voix de l’enfant intérieur, la supra-conscience, un ange gardien, un archange, Dieu, mais ça n’a aucune espèce d’importance. Mais ce qu’il te faut accepter et vérifier, sans me croire, mais en le vérifiant et en le vivant, c’est que cet état que tu connais dans l’exercice de ton art, est accessible dans ton quotidien le plus ordinaire. Il n’est pas réservé aux moments où on est dans la nature, aux moments où tu peins. Regarde ce qu’a dit Céline tout à l’heure, ça se produit quand elle passe l’aspirateur. C’est comme ça, ne te limite pas. C’est une invitation à ne pas te limiter.

Bien évidemment, tu te ressources et tu te retrouves dans ces moments-là, dans ces moments de solitude, comme tu disais. Mais tu es tout à fait à même de le vivre dans n’importe quelles circonstances. C’est-à-dire, étends le champs du possible, ne le limite pas à ce que tu connais et fais, mais découvre-le dans toutes les circonstances de ta vie. Et très vite, tu vas constater que tu vas être dans le même état de plus en plus souvent et de plus en plus de façon durable, au cours d’une journée et au cours de tes nuits.

Encore faut-il y penser. C’est tout simple. Ce n’est pas une compréhension, ce n’est pas une ascèse, ce n’est pas une prière, ce n’est pas une demande. C’est accepter que ce soit possible. Vérifie-le et tu verras par toi-même que ce que tu entends, ce que tu sens et ce que tu vis dans ces moments d’alignement, avec le néant, avec la Vérité, avec la Vie, t’est accessible, mais vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il faut simplement y penser, tu vois.

Ce n’est pas limité, ce n’est pas réservé aux moments de la nature. Ce sont des aides. Quand on se dit d’aller dans la nature, d’aller sur l’eau, de prononcer Agapè, Agapè, Agapè, Phahame, Phahame, Phahame, mais ça doit être comme ça, ça doit devenir naturel et ça doit devenir… Ça doit ? Ça l’est. Mais il faut le retrouver. C’est un état permanent, il a toujours était là.

C’est d’ailleurs pour ça qu’on le dit tous de façon comme ça, aussi forte. Qu’on dit c’est simple, c’est tellement simple et on se souvient. En fait, on a cloisonné… même le plasticien ou l’artiste qui joue de la guitare, a l’impression qu’il ne peut le vivre que dans ces moments privilégiés, ou comme nous, quand on est dans la nature ou dans l’eau. Mais on peut le vivre à tout moment. Il faut simplement y penser. Pas le faire, mais y penser, c’est-à-dire se rappeler que c’est à disposition et que c’est là à profusion.

Sœur : Ça devient un mode d’être.

Sœur : Moi, je voulais dire, c’est une petite anecdote, mais c’est amusant parce que c’est exactement ça. Moi je vis ça assez souvent, mais hier, quand on est venu avec ma cousine, ma cousine m’a amenée à 14 heures, on a commencé à sonner, à frapper. Et puis, il n’y avait personne, personne ne répondait. Et puis moi, je n’avais pas envie de faire trop de bruit. Et puis à un moment donné, c’est venu tout seul. J’ai dit bon maintenant… quand…  j’ai eu : maintenant, tu peux y aller, il y a quelqu’un qui t’entend. J’ai sonné et […] est arrivé. Voilà, spontanément. Ce n’est pas venu, je n’ai pas cherché, c’est venu tout seul.

Eh oui, ça se produit dans toutes les circonstances. Simplement, on n’y pense pas. Même moi. C’est-à-dire qu’on est tellement pris par nos habitudes, par notre quotidien, qu’on n’y pense pas, c’est simplement ça. C’est ça, se souvenir, c’est penser, là, c’est la pensée, le mental, qui va dire : attention. Oui effectivement je peux le vivre dans toutes les circonstances et l’intelligence de la Lumière va tout faire pour te le faire vivre dans les détails même les plus insignifiants.

Sœur : C’est très bien parce que ça permet justement de témoigner de ça.

Tout à fait. Et si on est attentif, je ne parle pas de vigilance, mais être attentif, c’est être présent, pleinement présent dans ce qui se déroule, dans l’acte et les événements les plus insignifiants de la vie, passer l’aspirateur, comme on disait, mais simplement en étant là, on va le vivre. Simplement, il faut s’en souvenir à ce moment-là.

Il faut accepter de faire l’expérience. Sans ça, comment vous allez vous retrouver ? Ce n’est pas une croyance, je ne peux pas vous l’imposer de l’extérieur et personne ne peut vous l’imposer de l’extérieur. C’est en le vivant, pas dans les moments privilégiés.

Avant, on allait dans les mosquées, dans les églises, dans les temples. On priait, le chapelet, la japa mala, on allait dans les vies passées, on sentait les énergies, les vibrations. Non, aujourd’hui, c’est partout. Tout est prétexte à le revivre, tout est prétexte à s’en souvenir, mais encore faut-il avoir l’idée d’y penser, tout simplement.

Et dès qu’on a l’idée d’y penser, sans en faire une obsession, mais de se rappeler que c’est vivable – pas uniquement quand on peint, pas uniquement quand on a les yeux fermés, pas uniquement quand on fait les résonances Agapè ou qu’on est ensemble, mais dans toutes les circonstances de la vie – que ça va vous frapper, parce que c’est effectivement quelque chose qui est frappant. Quand vous êtes disponibles, la Lumière est là. Ce mot aussi de disponibilité, ce n’est pas une disponibilité à la Lumière, c’est une disponibilité à ce qui se vit dans l’instant. Dans la simplicité de l’instant.

Ça a été le cas avec la rencontre du petit chiot Agapè, qui a été trouvé. Ce que tu viens de décrire par rapport au fait d’être à la porte. Mais tout est prétexte. Tout est prétexte. Il n’y a rien à rejeter parce que le jeu de l’intelligence de la Lumière, c’est de nous faire découvrir ça. Et c’est à travers ces petites choses insignifiantes, et parfois brutales aussi, qu’on à le plus de chance de se souvenir et donc, d’avoir l’idée de se mettre dans cette disponibilité, dans cet accueil, dans cette transparence. Et ça se fait tout seul.

Mais tant qu’on est, par habitude, par volonté, et je ne parle plus d’ego, mais simplement dans des mécanismes de fonctionnement où on a pris l’habitude de mettre le mental devant, la compréhension devant, le besoin d’explication devant, ben tout simplement, on n’est pas disponible.

La disponibilité, elle est, comme dit Ekchart Tolle, l’instant présent. L’instant présent n’est pas un temps présent seulement. L’instant présent, c’est un positionnement de la conscience qui correspond à ce que j’appelle l’accueil. C’est-à-dire, c’est comme c’est. Si j’accepte que cela soit comme cela est, si c’est une souffrance, ça n’a plus de raison d’être, si c’est un éclairage, l’éclairage se fait.

Mais vous ne pouvez pas tricher avec la Lumière. Vous ne pouvez pas tricher avec vous-mêmes. Et la seule façon de le vérifier, encore une fois, c’est de le vivre, de l’accepter, d’être disponibles. Vous ne pouvez pas arcbouter sur des croyances, sur des énergies, sur des perceptions, sur des vibrations, sur des visions, et être disponibles pour ça. Parce que la vérité, elle est sans visions, elle est sans images, elle est sans énergies et elle est sans vibrations.

Bien sur qu’on a développé les vibrations, on a fait que ça pendant des années, la supra-conscience, on a reconstruit la vibration… Et ça a toujours été dit, la conscience est vibration. Je ne remets pas en doute cela. C’est la vérité. Mais au delà de la conscience, où est la source de la conscience ? C’est nous. Et ce « nous », cet enfant intérieur qui parfois s’exprime, c’est le silence intérieur, c’est le grand silence. C’est la vacuité au sens du Tao, c’est le soufi immobile.

C’est la consumation d’Amour, qui est simplement l’interférence entre la présence de l’être qui est immergé et se fond dans le non-être, qui déclenche cette Agapè, qui déclenche cette joie et cette enfance. Parce que c’est réellement la voie de l’enfance. On a l’impression parfois – quel que soit notre âge, quelles que soient nos responsabilités, nos obligations – que plus on accepte le positionnement de l’enfant, qu’on a tous connu… Nisargadatta disait bien : essayez de vous rappeler comment vous étiez avant deux ou trois ans. Nous étions comme ça.

Bien sûr, tout est fait dans la société pour nous détourner de ça. Il faut gagner sa vie, il faut assumer la vie sociétale, il faut assumer la profession, il faut assumer le mari, la femme, les enfants, la belle-mère, la mère et tout ça, Involontairement, nous sommes tous occupés à cela et nous avons perdu le souvenir. C’est pour ça que je dis cette phrase essentielle : je me souviens.

Ayez la présence d’esprit, si on peut dire, ayez l’idée que ce que vous vivez par moments, dans certaines circonstances, vous pouvez le vivre en permanence et que ce n’est pas réservé à des moments privilégiés, ou des moments de simplicité. Mais que c’est notre nature éternelle. Ce que disait Nisargadatta et je le répète, il disait : l’univers passera, ce monde disparaîtra, que vous serez toujours là.

Mais pas dans une forme, pas dans un monde. Dans ce que nous sommes, qui est indépendant de la forme et indépendant de toute manifestation. C’est là où on se reconnaît en totalité. Et pas dans la vibration, pas dans la conscience. Et quand on redécouvre ça, la boucle est bouclée, le cercle se referme. Et qu’est-ce qu’on redevient ? Un enfant.

On redevient dans cette humilité, dans cette simplicité, dans ce qui a été enseigné pendant des années par Autres dimensions, sur ce qu’on a appelé les quatre piliers. Mais on n’a plus besoin de les travailler, on n’a plus besoin de le comprendre, on n’a plus besoin de monter en vibration. C’est réellement un problème d’acceptation. On peut dire aussi de conscientisation, effectivement, mais ça ne sera jamais un effort. C’est un relâchement.

Sœur : Je me souviens effectivement que tu avais dit à une époque – enfin, en cana, je ne sais plus qui l’avait dit – que petit à petit, on n’allait plus ressentir les vibrations.

Exact.

Sœur : Qu’il n’y aurait plus rien. Et le jour où ça m’est arrivé, ça fait drôle au départ. Parce que tu sais que tu es dedans, mais tu ne ressens plus rien.

Exact, elles passent, elles nous traversent.

Sœur : C’est ça.

Alors parfois, effectivement, c’était un peu gênant. Là, j’ai pris des exemples des énergies telluriques qui se sont réveillées très fort, avec des problèmes de santé réels pour des frères et des sœurs, ou même des douleurs au niveau du dos, qui ont été réelles.

Sœur : Oui, je l’ai ressenti, au niveau des douleurs, oui…

Mais bon, ce n’est pas grave, parce que même ça, nous réveille. C’est-à-dire qu’à un moment donné, ben tu te dis : ça aussi, je peux le traverser. Pourtant, je le dis sans arrêt, mais l’habitude est tellement ancrée par la profession que j’ai eue, par mon sens de l’observation qui est réel. Une perception qui a toujours été là, qui fait obstacle, même à l’idée de. Et quand on accepte ça, ben c’est fini.

Sœur : C’est très curieux, parce que j’ai ma petite fille, enfin, l’ainée de mes petites filles, qui vient juste d’avoir 17 ans, qui a de gros problèmes de santé. Elle a deux maladies auto-immunes, enfin, gros, gros problèmes. Et elle a des douleurs épouvantables. Et il y a quelques temps, sa sœur plus jeune, avait mal, je ne sais plus ce qu’elle avait exactement. « Là, j’ai mal », elle se plaignait. Elle s’est retournée vers elle, elle lui a dit : mais ma chérie, tu penses à autre chose, tu fais autre chose. Pense à autre chose et tu ne sentiras plus.

Tout à fait.

Sœur : Alors qu’elle, elle souffre.

C’est un procédé qui est connu, qu’on explique d’ailleurs en neurosciences. Bon, je ne vais pas refaire encore des neurosciences aujourd’hui, on essaie de rester le plus simple possible, indépendamment de tout concept scientifique, ou spirituel, ou énergétique.

Mais c’est la vérité. Quand vous êtes absorbés dans quelque chose, le problème, il disparaît. Quand on est dans l’instant présent, il n’y a aucune raison d’être affecté par la souffrance, par la mémoire, ou par une projection dans le futur.

Donc en fait, l’intelligence de la Lumière et ce qu’il se déroule sur Terre pour chacun en ce moment, nous place dans cette disponibilité. Et on n’a pas d’effort à faire, c’est ça qui est le plus dur à comprendre. C’est tellement simple.

Sœur : Et elle n’est absolument pas consciente de tout ce qu’on vit, nous.

Il suffit de voir ce qu’il se déroule sur l’écran – l’observateur, comme disait Bidi, le témoin – pour comprendre cela aujourd’hui et le vivre. Je vous dis, ce qu’il manque, simplement, c’est l’idée que c’est accessible tout le temps. Et puis la vie, les préoccupations de la vie, les obligations de la vie aussi, sont faites, qu’on le veuille ou pas, pour nous faire sortir de ça. Mais après, ça devient, pas un jeu mais quelque chose d’automatique. C’est-à-dire qu’on est capable de passer dans le mental quand il est nécessaire, à la joie, sans effort et spontanément. C’est comme que ça doit être, ça va être comme ça.

C’est-à-dire que, il y a cette espèce de fusion entre l’éphémère et l’éternité. Cette traversée, les deux sont mêlés, ce qu’on appelle l’être et le non-être, le blanc et le noir. Mais on s’y habitue, on s’y acclimate et c’est un processus qui est inexorable et qui est naturel.

Donc même si aujourd’hui, il vous semble faire le yoyo ou passer sur des hauts de joie indicible, puis après au fond du trou, pour une raison ou pour une autre, ou au fond de la douleur, ça ne fait partie que de l’apprentissage de cela.

À ce moment-là, oubliez-vous. À ce moment-là, servez l’autre, dérivez votre conscience. Ne soyez plus dans la plainte, en aucune façon. Réservez la plainte, si vous en avez besoin, pour un médecin que vous devez aller voir, ou un psychologue, en lui disant : j’ai mal. Mais vous, ne vous en occupez pas.

Remettez-ça dans les mains… Quand vous avez un problème de justice, vous remettez ça dans les mains d’un avocat. Vous avez un problème de santé, vous remettez ça dans les mains d’un thérapeute. Et vous, vous passez à autre chose. Comme ça, vous allez vous rendre de plus en plus disponibles et vous allez être effectivement de plus en plus présents et de plus en plus dans cette enfance intérieure. C’est quelque chose, de toute façon, qui là aussi ne peut pas échouer et qui est train se conscientiser chez de en plus de frères et de sœurs.

Oui ?

Sœur : Je viens de découvrir quelque chose. C’est que j’ai bien compris et bien vécu que ces moments où tu es complètement en harmonie avec la Lumière, avec… enfin bon, on peut l’appeler comme on veut, mais pour moi, il fallait attendre que ça soit elle qui vienne. Et là, je viens de découvrir dans ce que tu viens de dire, qu’on pouvait demander et que c’est un état qu’on pouvait avoir tout le temps.

Ce n’est pas une demande.

Sœur : C’est une véritable découverte pour moi.

Ce n’est pas une véritable demande, parce que le mot « demande », met toujours une projection.

Sœur : Oui, d’accord.

C’est une acceptation. Et bon, je l’ai déjà expliqué, en neurosciences, c’est fondamental, cette notion d’acceptation. C’est là où est la résilience. On sait très bien que l’être humain, c’est au moment où il descend le plus bas… Alors là, ce n’est pas le plus bas mais, dans les trucs résistants de la vie, attendre la Lumière… Quand on dit, rester tranquille, c’est se mettre quand même dans cet alignement à la Lumière. C’est-à-dire, dans cette disponibilité. Donc ce n’est pas tout à fait le mot demande, ce n’est pas une demande. Tu ne vas pas demander à la Lumière de te guérir, tu acceptes, tu conscientises si tu veux, que c’est déjà là.

Sœur : Voilà, ok.

D’accord, c’est un tout petit peu différent, mais le cerveau est très habile pour te tromper avec les mots. Vous savez très bien, aujourd’hui, on le sait très bien, que le cerveau n’est qu’un automate. La conscience n’a rien à voir avec le cerveau. Rien. On sait aujourd’hui qu’il y a dans le cœur quarante mille ou quatre cent mille neurones. Il y a un cerveau dans le cœur.

Et l’enfermement a simplement – par l’intermédiaire du lemniscate sacré qu’on avait expliqué à l’époque, la fusion tête-cœur – a coupé la communication, la communion entre le cœur et la tête. Ça fait partie de l’enfermement, comme on l’a nommé, mais ça fait partie aussi du moyen de se réveiller. Donc, plutôt que demander, c’est avoir l’idée de. Pas de demander. Avoir l’idée d’accepter. C’est ce que j’expliquais pour la souffrance. Pas attendre en disant, la Lumière va agir, la Lumière va agir, non, parce que l’attente crée aussi une distance.

Par contre, l’acceptation met fin à la distance, c’est-à-dire à l’illusion de l’espace et du temps. Ça, c’est un processus neurophysiologique parfaitement connu. Ça rejoint les travaux de Boris Cyrulnik sur la résilience. Donc à ce moment là, effectivement, la vie devient une forme de célébration permanente de l’Amour. Malgré les emmerdes, malgré tout ce qu’il y a à faire dans notre vie. C’est comme ça qu’on devient la Vie et pas seulement notre vie, notre petit personnage. Le personnage, je le répète, il sera là jusqu’au dernier moment. Mais est-ce qu’il est au service de qui vous êtes, ou est-ce vous qui vous êtes mis au service de personnage ?

Quand on dit « je sens, je perçois » ou « je vois », qui voit, qui perçoit ? La grande question, elle est là. Ce n’est pas l’individu qui perçoit. Quand vous dites par exemple – une expression qu’on emploie souvent – quand vous dites « je vais aller boire un café », qui va boire le café ? Votre corps est l’outil pour vous déplacer, pour aller boire le café. Mais en réalité, qui est ce Je qui interroge, ou qui dit, ou qui affirme ? C’est bien plus que l’observateur. C’est ce que j’ai appelé le «Je», et Bidi l’a appelé comme ça aussi, le Je éternel, ou le Je absolu. C’est ça, la boucle est bouclée.

Regardez le rêve. On est parti du néant, on a parcouru le rêve jusqu’au moment où on s’est aperçu qu’on était un individu. Or on sait très bien que l’individu n’existe pas, c’est une sécrétion du cerveau. Vous avez des tas d’expériences, vous avez le docteur, une femme, qui a vécu un accident vasculaire cérébral qui a touché les noyaux du thalamus. Vous l’avez tous vue, […], et qui s’est découverte l’infini, l’espace au-delà du temps et au-delà de son individu.

Rappelez-vous ce que nous étions avant deux ans. Nous n’étions pas un individu. Nous étions totalement perméables. Le sens d’être un individu, intervient parce qu’on vous a nommés. Et vous savez très bien que c’est écrit dans la Bible, quand vous nommez quelque chose, vous l’identifiez et vous mettez une distance, vous le séparez. Le simple fait de nommer, est une séparation. Et pourtant, il nous a été demandé de nommer la création.

Sœur : Ben oui, j’allais le dire.

Oui, bien sûr. Et ça, petit à petit, le rêve s’est enfoncé dans la densité. Ce n’est pas une chute, contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, qu’on devait s’améliorer, qu’on était impurs, qu’on devait gagner le paradis, qu’on devait se réincarner, tout ça, c’est des foutaises, c’est totalement faux. Et dans ce que tu dis, accueille, c’est-à-dire que l’accueil est bien plus efficace que la demande. Ce n’est pas attendre que ça se passe, parce que attendre, c’est aussi mettre une distance, tu vois.

Sœur : Ben oui.

Eh oui. Mais le cerveau fonctionne comme ça. Il te travestit la réalité, de même que tes sens te travestissent la réalité. Quand on dit qu’on voit, alors, on sait très bien que le regard de la mouche n’a pas du tout le même spectre visuel que l’homme, et pourtant, on croit ce qu’on voit, on croit ce qu’on touche et comme ça, eh ben apparaît le mythe de l’individualité. Et rappelez-vous, l’ego, pour exister, se croit immortel. Le soi spirituel, pour exister, se croit aussi immortel, à travers la réincarnation, puisque l’âme se réincarne. Mais nous ne sommes pas plus l’âme que le corps, que l’esprit.

Nous sommes antérieurs à tout ça, et c’est ça qu’on est en train de vivre. C’est à ça qu’on est en train de s’acclimater, de s’habituer, au-delà de toutes les habitudes de ce monde. Et c’est ça qui nous recouvre, si je peux dire, de grâce, de félicité, de joie et d’enfant intérieur. C’est quelque chose qui est accessible à tout le monde. Simplement, soit on l’a oublié, soit on n’a pas l’idée de, comme tu viens de découvrir et que tu viens de le dire. Ce n’est pas une demande. Il ne faut pas le concevoir comme une demande parce qu’une demande crée la distance. Il faut le concevoir et le vivre réellement comme une acceptation de ce qui est.

Sœur : Et est-ce qu’en prononçant par exemple, j’ai essayé…

Agapè.

Sœur : Agapè.

Oui, bien sûr.

Sœur : Ça te rabat tout de suite.

Tant qu’il y a besoin de béquilles, utilisons-les, elles sont à disposition. C’est pareil pour les cristaux, c’est pareil pour les chants, c’est pareil pour l’art pictural, c’est pareil dans tous les domaines. Ce sont des moyens et ce sont des outils. Pourquoi est-ce qu’on s’en priverait ?

Jusqu’au moment où tu ne vas pas t’en priver, mais tu as traversé tout ça, ce qui ne t’empêche pas à nouveau ni de peindre, ni d’utiliser des médicaments, ni de faire ta profession si tu as une profession. Mais tu le fais à ce moment-là en toute lucidité, et tu t’apercevras que tout deviendra de plus en plus fluide et facile et que ce qui peut résister encore, n’est pas du tout les habitudes, les croyances ou les conditionnements, mais simplement parce qu’on ne s’est pas souvenu, on n’est pas capable de se souvenir à chaque minute, qu’on est cette vérité.

Sœur : Voilà, il est là, le problème.

Oui, bien sûr, il y a une forme d’acclimatation qui se fait, et je vous rappelle que les anciens nous ont dit qu’on devait être heureux du temps qui s’écoule encore avant la fin, entre guillemets, des temps, pour pouvoir asseoir cela. Pour pouvoir asseoir cette joie. Pour pourvoir asseoir et porter la bonne nouvelle à tout le monde.

Et là, je prends l’exemple du sommet international Agapè, on est passé d’une vision de mille personnes à vingt mille personnes. Parce que ça va très, très vite. Ce n’est pas une vision qu’on a eue, que ça devait être comme ça, non, les choses s’imposent d’elles-mêmes. Et dès que l’on est disponible, eh ben on ne peut que le vivre. C’est ce que disait tout à l’heure Franca, dans la nature, il y a des moments où, même dans la nature, tu le disais, où tu n’étais pas disponible, donc tu ne le sentais pas. Tu te rends disponible, c’est-à-dire tu écoutes, tu accueilles et c’est là. Ce n’est pas une demande, c’est vraiment un accueil.

Sœur : C’est le fait d’y penser.

Sœur : C’est nous qui ne sommes pas toujours là, en fait.

Il faut y penser. On n’y pense pas toujours, même moi, c’est normal. C’est normal, on est pris par des choses qui parfois nous éloignent de cette vérité ineffable, mais elle est là, elle a toujours été là, toujours. Sans ça, il n’y aurait aucune vie qui aurait pu être manifestée.

Le néant, ce qui est antérieur à la Lumière, on dit dans la Kabbale, l’Ain Soph Aur, ce qui est au delà de la Lumière, et la source de la Lumière, c’est ce que nous sommes, avant même l’apparition de la première forme. Nous l’avons simplement oublié. Parce que les habitudes ont fait qu’on l’a oublié. Parce qu’on n’a pas chuté, mais on est descendu dans des plans de plus en plus denses de manifestation et de densité, qu’on appelle la troisième dimension. Dissociée en plus, où il n’y avait aucun moyen de se souvenir, jusqu’à l’année dernière, même en vivant la supra-conscience, même en vivant l’ouverture des chakras, des portes, des étoiles, en ayant toutes les visions.

Aujourd’hui, la boucle est bouclée, le cercle se referme, mais il ne se referme pas sur un enferment, mais sur la liberté. Le cercle est la liberté. Le cube de Métatron, c’est la première, c’est une des premières formes. Métatron est l’image de la source. Ehyeh asher ehyeh. Quand Moïse demande « mais qui es-tu, toi ? » le buisson ardent, c’est un feu, et il lui répond : ehyeh asher ehyeh, je suis celui que je suis.

Et nous, aujourd’hui, on est celui que l’on est, antérieurement à l’être, c’est-à-dire le non-être. Mais on est incarné et la solution, elle est ici, elle n’est pas ailleurs. Elle n’est pas dans les visions ou même dans ce que je faisais l’année dernière quand je me déplaçais en conscience nue, où les gens me voyaient, ou dans un corps d’éternité, quel qu’il soit. La solution, elle est dans notre humanité, dans notre quotidien, dans l’acceptation de cela.

C’est le paradoxe. La démarche spirituelle nous a emmenés dans les énergies, les vibrations, les visions, l’ouverture à la supra-conscience. Mais il fallait en passer par là pour saisir et vivre que nous étions tout ça et c’est effectivement ce qu’on appelle la Libération.

Je terminerai sur ces mots, sur cette phrase qui a été entendue et répétée des milliers de fois : ce n’est pas la personne qui est libérée, jamais, c’est vous qui êtes libérés de la personne. Mais ça ne veut pas dire la fin du mental ou de la personne, la preuve, on est là. La preuve, on a besoin de notre mental, on a besoin de notre raison pour mener les choses de ce monde. Tout en étant lucide en le vivant, de cette transcendance qui est là.

La transcendance, vous savez, aujourd’hui, en psychologie, dans les thérapies cognitives et comportementales, qui sont issues des neurosciences, on insiste beaucoup, dans l’entreprise aussi, d’ailleurs, aujourd’hui, on insiste beaucoup sur trois facteurs, j’ai eu l’occasion de le dire, je le redis, qu’on appelle la coopération, la transcendance et la persistance.

La coopération, c’est l’aptitude à établir des relations sociales harmonieuses. C’est-à-dire communiquer, communier, échanger, partager. C’est ce qu’il se passe dans les rencontres maintenant. Les anciens, avant, on organisait tout, maintenant je n’organise rien. Ça se fait par l’intermédiaire de frères et de sœurs qui décident d’organiser, de faire des rencontres. Et ça se fait, c’est ça, la coopération.

C’est aussi ce qu’on appelle la transcendance. La transcendance, ce n’est pas seulement vu dans son sens spirituel, mais c’est dans son sens psychologique. C’est-à-dire la capacité à s’auto-représenter sa place dans l’univers, mais aussi dans la vie dans laquelle on vit, dans l’univers qu’on s’est choisi, dans le monde qu’on s’est choisi, dans notre vie.

Et le troisième terme, c’est la persistance, c’est-à-dire maintenir non pas le but, mais l’idée. Ce dont je vous parlais tout à l’heure pour la notion d’accueil. Ça a toujours été là. Rappelez-vous, ça a toujours été là. Ce n’est pas une demande, ce n’est pas une prière, c’est une acceptation. Si vous êtes dans la coopération, la persistance et dans la transcendance, plus rien de votre personne, de votre histoire, ne peut vous déranger. Et c’est réel. C’est ce qu’on enseigne aujourd’hui dans les thérapies cognitives et comportementalistes et c’est comme ça qu’on soigne les gens.

Et c’est comme ça qu’on intervient dans l’entreprise. Dans le monde de l’entreprise qui est le monde de la compétition, de la prédation. Dans le monde scolaire aussi, ça commence à entrer, c’est que le plus important, ce n’est pas de définir des cadres et des règles, ou d’avoir des compétences, c’est la disponibilité, c’est-à-dire la capacité… Et d’ailleurs, ils emploient ce mot-là. Vous auriez employé ce mot-là dans les entreprises ou dans les écoles de marketing internationales à l’époque, vous auriez été foutu dehors.

Aujourd’hui, on admet que le plus important, ce n’est pas les compétences hard, c’est-à-dire la maîtrise technique, la maîtrise du marketing, des lois commerciales. Qu’est ce qui fait réussir ? C’est l’empathie et le charisme. Et que le manager, puisque qu’on parle d’entreprise, qui est dans l’empathie et le charisme et qui développe l’empathie et le charisme, aura de meilleurs résultats que celui qui a les compétences les plus importantes.

C’est pareil dans l’art, tu peux maîtriser toutes les techniques, mais si tu n’as pas cette spontanéité, cette disponibilité dont on parle, ça ne sert à rien. C’est pareil pour la poésie, tu peux maîtriser la composition des alexandrins, mais si tu n’es pas inspiré, comme on dit, tu auras beau faire des vers qui sont bien résonnants, comment on dit déjà, accordés, dans les quatrains et autres, mais ce ne sera pas puissant, ça sera creux.

Donc, cet espèce de génie de l’empathie et du charisme, aujourd’hui est mis en avant, je vous le redis, dans l’entreprise, dans les soins, dans l’éducation. Ça émerge. Bien sûr, on ne change pas les habitudes comme ça, là non plus. Que ce soit moi avec des gens, que ce soit des membres de ma famille qui travaillent plus dans l’entreprise, dans les écoles de commerce, mais c’est la même chose. Même s’ils rêvent encore avec l’intelligence artificielle à un nouveau monde. Laissez-les rêver, ce n’est pas grave. L’important, c’est qu’ils découvrent l’empathie et le charisme et qu’ils vivent l’instant présent. C’est ça le plus important. Tout le reste fait partie des projections et chacun est libre de projeter ce qu’il veut.

Mais vous allez constater que vous êtes totalement immergés dans ce présent, vous ne pouvez plus projeter quoi que ce soit. Vous êtes tellement pris par cette béatitude, par cette présence et cette absence, ce blanc et ce noir, cet être et ce non-être qui se conjuguent, Qu’il n’y a pas de place pour la projection, qu’il n’y a pas de place pour les énergies, qu’il n’y a pas de place pour les vibrations, qu’il n’y a pas de place pour les visions.

Il y a juste la place pour ça et que ça. Tout le reste est superflu, vraiment. Mais il a fallu traverser cela, pour la plupart d’entre nous, pour arriver à le rendre lucide et à le rendre présent, alors que c’était toujours présent.

On va peut-être arrêter là, si on veut manger, peut-être. Allez.

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