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Témoignage de Jean-Luc Ayoun (Québec)

12 Juin 2019

Abba Père
Chant d’introduction

Bien avant le chant qui créa l’univers
Bien avant l’Esprit qui planait sur la Terre
Bien avant que tu me formes de la poussière
Tu rêvais du jour ou Tu pourrais m’aimer

Bien avant les premiers battements de mon coeur
Bien avant que je m’éveille à Ta douceur
Bien avant mes doutes, mes joies et mes douleurs
Tu rêvais du jour ou je pourrais T’aimer
Tu rêvais du jour ou je pourrais T’aimer

Abba Père, je suis à Toi

Bien avant que Jésus marche sur la Terre
Bien avant le Fils qui nous montre le Père
Bien avant que les cieux sur moi soient ouverts
Tu rêvais du jour ou Tu pourrais m’aimer

Bien avant que mon péché brise Ton coeur
Bien avant que coulent le sang et la sueur
Bien avant les clous, le froid, et la douleur
Tu rêvais du jour ou je pourrais T’aimer
Tu rêvais du jour ou je pourrais T’aimer

Abba Père, je suis émerveillé
Saisi par l’immensité de Ton amour pour moi
Abba Père, si grande est ta tendresse
Ton coeur est grand ouvert, et je viens plonger dans Tes bras

Collectif Cieux Ouverts – Abba Père (YouTube)

Note : Abba est le mot araméen pour Papa. C’est le terme utilisé dans l’intimité familiale par un enfant pour appeler son père. C’est de cette manière que Jésus nous a appris à prier Dieu. Le Royaume de Dieu est en premier lieu une famille rassemblée autour d’Abba, notre Père.

Samuel Olivier (c) 2016 / OLIVIER SAMUEL/ADMINISTRÉ PAR LTC

Jean-Luc Ayoun : Voilà, c’était en guise d’introduction.

(Exclamations de joie et applaudissements)

Voilà. Donc, nous allons commencer le Satsang avec ce dont vous avez envie de parler. Je crois qu’il y a aussi des gens qui ont peut-être des témoignages à faire. Si vous avez aussi l’envie, le besoin, le désir, de partager le vécu, parce qu’on arrive au quatrième jour. Je vous avais dit qu’il allait se passer certaines choses. Bon je vous avais dit que cela pouvait être avec les canas, la musique, la danse du ventre, peu importe.

(Rires)

Parce que ce sont les derniers moments. Mais je vais commencer par parler, moi, en premier.  Cela tient en très peu de mots. Les choses ont beaucoup changé par rapport à Autres Dimensions, les choses ont beaucoup changé, depuis l’année dernière, avec la levée de l’anomalie primaire. On en a longuement parlé et beaucoup de choses ont encore changé cette semaine, pour moi. C’est-à-dire que c’est comme s’il y avait les ultimes digues qui s’étaient rompues, par rapport à l’intensité de l’Amour. Il y a effectivement quelque chose qui s’est produit aussi en moi, qui a ouvert les vannes, c’est indéniable, d’un Amour, mais… vraiment indicible. Voilà, c’est tout ce que j’avais à dire pour chacun de vous et pour le Québec, en entier.

Vous avez, par votre présence en ce pays, pas seulement la mienne, mais la vôtre, vous tous, qui êtes là, rompu les dernières réticences qui étaient inscrites dans le personnage, quant à cet Amour indicible qui s’échappe de chacun de vous et qui s’écoule à flots maintenant.

Voilà, donc, c’est magique et ce n’est pas les canalisations, ce n’est pas ce que j’ai pu dire, c’est réellement votre présence. Voilà. Et je tenais à vous exprimer toute ma gratitude pour votre qualité de cœur, d’écoute, d’accueil et de fraternité, et d’humanité. Vous êtes magnifiques.

(Exclamations de joie et applaudissements)

Comme je le disais, tout est écrit, c’est un jeu vidéo. Je ne veux surtout pas savoir de quoi est fait demain, même si je le sais et vous le savez, c’est la fin des temps, du temps. Chaque jour est l’occasion d’une découverte et je crois que la découverte, ici, grâce à vous, est une chose absolument magique. Je vous ai dit, il y a d’innombrables témoignages de frères et sœurs francophones, du Brésil qui eux aussi ont senti que, grâce à vous, certains témoignages, qu’on a vu dans les premiers Satsangs, avec les larmes qui ont coulé, cela a rompu les digues.

Cela a ouvert les vannes à cet Amour où il n’y a plus aucun frein, plus aucune circonstance de ce monde, plus aucune circonstance du personnage qui ne peut venir réfréner ou limiter ce qui était déjà là, mais qui demandait à être totalement et entièrement, là. Et c’est vraiment grâce à vous. Donc, je vous rends grâce.

Tous les frères qui écoutent, qui étaient en direct, l’ont entendu. Ce matin, j’ai eu des membres de ma famille qui écoutent ensemble les Abbas, les Satsang et ils vivent la même chose. Et c’est vraiment grâce à vous. Voilà, je tenais à vous le dire, avant même qu’on se dise au revoir. Pour certains d’entre vous, c’est cet après-midi, pour d’autres, c’est après les baleines.

C’est votre qualité d’être simplement, dans la spontanéité, qui a mis fin aux dernières réticences qui étaient liées au milieu culturel, c’est à dire au milieu français, la France que j’ai quittée et aussi au continent européen. Et quand Omraam a parlé de pays en parlant de ce territoire, oui, vous êtes vraiment, comme disait notre illustrateur, vous êtes les premiers à mourir de rire.

(Rires)

Vous ouvrez la voie quelque part, dans ces derniers moments de vie si intenses que nous vivons les uns et les autres. Voilà. Cela m’émeut beaucoup, parce que c’est tellement vrai et tellement simple. Je le dis depuis des années, vous le savez.  Je le vis, parce que j’ai vécu beaucoup de choses, mais toucher cette humanité, comme je le disais en préambule, je ne suis ni un gourou ni un maitre. Je suis avant tout un être humain, et là, vous m’avez fait toucher cette humanité, la plus magnifique qui soit, vraiment.

Merci à vous, à tout le monde. A tous ceux qui ont organisé cette rencontre, qui sont présents. Je vous le dis, je ne suis pas le seul à le vivre, des sœurs et des frères, ma famille. Cela vient de partout. Je n’ai pas eu le temps de m’en occuper, les témoignages avec Bidi avec Oma, avec Abba, avec un des premiers Satsangs, où Joe a dessiné « Allez, on sort les Kleenex ».

(Rires)

Parce que c’est ça, l’Amour. C’est quelque chose de tellement simple. Et effectivement, c’est ce que nous disions dans certaines discussions, encore hier, à propos de l’instant présent, bien sûr, les vaisseaux sont là, bien sûr, les anges sont là. Bien sûr, toute la création est là. Mais le plus important, c’est là. C’est cet Amour, cette fraternité, cette humilité, cette simplicité, cette franchise, cette honnêteté, qui vient mettre à bas toutes les dernières réticences, toutes les dernières habitudes. Et c’est vraiment grâce à vous. Pour ça, soyez comblés de grâce, car c’est ce que vous êtes. Vous êtes la grâce, tout simplement. Je n’ai pas d’autres mots.

La culture n’a rien à voir avec l’Europe. Ce que vous êtes, n’a rien à voir avec l’Europe, rien. Et les Brésiliens l’ont senti. Les Belges l’ont senti. De partout cela arrive. Et l’occasion de cette rencontre précise, à ce moment précis de la Pentecôte, qui a été organisée comme ça parce que Johanne en a eu l’idée et, finalement, qui a été écrite, aussi. C’est magique. C’est magique.

Voilà. Maintenant, nous allons reprendre le cours du Satsang et je vous laisse la parole.

« Nous sommes des Québécois. Ce que cela veut dire d’abord et avant tout, et au besoin exclusivement, c’est que nous sommes attachés à ce seul coin du monde où nous puissions être pleinement nous-mêmes, ce Québec qui, nous le sentons bien, est le seul endroit où il nous soit possible d’être vraiment chez nous.

Être nous-mêmes, c’est essentiellement de maintenir et de développer une personnalité qui dure depuis trois siècles et demi. Au cœur de cette personnalité se trouve le fait que nous parlons français. Tout le reste est accroché à cet élément essentiel en découle ou nous y ramène infailliblement. Dans notre histoire, l’Amérique a d’abord un visage français […]

Puis vint la Conquête. Nous fûmes des vaincus qui s’acharnaient à survivre petitement sur un continent devenu anglo-saxon. Tant bien que mal, à travers bien des péripéties et divers régimes, en dépit de difficultés sans nombre (l’inconscience et l’ignorance même nous servant trop souvent de boucliers), nous y sommes parvenus. […]

Pour tous, le moteur principal de l’action a été la volonté de continuer, et l’espoir tenace de pouvoir démontrer que ça en valait la peine. Jusqu’à récemment nous avions pu assurer cette survivance laborieuse grâce à un certain isolement. Nous étions passablement à l’abri dans une société rurale, où régnait une grande mesure d’unanimité et dont la pauvreté limitait aussi bien les changements que les aspirations.

Nous sommes fils de cette société dont le cultivateur, notre père ou notre grand-père, était encore le citoyen central. Nous sommes aussi les héritiers de cette fantastique aventure que fut une Amérique d’abord presque entièrement française et, plus encore, de l’obstination collective qui a permis d’en conserver cette partie vivante qu’on appelle le Québec. Tout cela se trouve au fond de cette personnalité qui est la nôtre. Quiconque ne le ressent pas au moins à l’occasion n’est pas ou n’est plus l’un d’entre nous. »

(René Lévesque, Option Québec, Option Québec, p.19-20)
Premier ministre du Québec
25 novembre 1976 – 3 octobre 1985

Un peu d’humour Québécois laughing

Bidi et Réné Levesque (Premier ministre du Québec) 25 novembre 1976 – 3 octobre 1985

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