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L’ULTIME – 18 AVRIL 2019

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Entretiens (Maroc) Avril 2019
L’Ultime

18 Avril 2019

En ce qui peut être nommé, comme au-delà de tout nom, en le cœur du cœur, au-delà de toute forme, comme de toute identité ou histoire, nous nous tenons, toi et moi, englobant l’espace ainsi que tout temps, là où plus rien ne peut apparaître, ni même disparaître, en l’immobilité du grand silence, comme en toute forme et en tout monde, je suis ce que tu es, au-delà de toute identité, parcourant le rêve, là où n’existe nulle implication, là où n’existe aucune limitation.

Je t’invite en ce jour, en chaque instant comme en ce moment, au-delà de tout temps qui passe, à demeurer là où tu n’es jamais passé, là où n’existe que la plénitude qui ne peut être définie ni même saisie, là où aucune histoire ne peut se dérouler ni même être envisagée, là où la joie n’a besoin ni de support, ni de compréhension, ni même d’acceptation. En l’espace et l’air que tu habites, comme en tout éther, la grande paix se déploie au travers de ta joie comme de la joie de ce monde, mettant fin aux apparences de souffrance, comme à tout ce qui passe, car toi tu n’es jamais passé, et ne passeras jamais.

En le naturel de ton Je éternel, la bénédiction devient permanente et incessante, là où toute action ne se fait depuis toi-même, mais directement d’elle-même, là où il n’y ni justification, ni même explication, en le cœur du cœur. Au milieu de ce corps qui passe, réside ce qui ne passera jamais, et qui pourtant est l’unique vérité, ne dépendant d’aucune condition, d’aucun cadre, ni d’aucune référence.

Là est la béatitude, là est l’unique vérité, celle qui te conduit, sans bouger et sans te déplacer, là où tout est vu, sans y être entraîné, sans y être soumis, te montrant et te démontrant la prédominance et l’essentialité de l’Amour, ne dépendant ni de toi ni de moi, ni de quiconque, Amour se générant de manière perpétuelle de lui-même en lui-même et de par lui-même, là où aucune logique ne peut l’appréhender, le penser ou l’imaginer.

En ce jour et en cet instant, se réalise en toi l’ultime alchimie de la révélation et de ta révélation, là où il n’y ni crainte, ni supposition, ni souffrance, là où la perfection rejoint l’indicible de ta présence et de ton absence conjuguée au même temps, comme à chaque temps, et présentes en chaque espace, te faisant alors découvrir que tout ceci n’a fait que passer, que tout ceci n’est rien au regard du grand silence, de la grande joie.

Là où il n’y a nulle différence entre quiconque, ni entre aucune dimension, où toutes formes et toutes couleurs se résolvent en l’origine de ce qui fut appelé le rêve de la création, se dévoilant à tes yeux, à ton cœur et à tes sens, te révélant toujours plus en l’actualité que tu es, ayant dépassé, sans effort et sans contrainte, l’expérience et l’histoire de toutes formes, en tout monde

En cela, tu es vrai et véridique, en cela tu es l’unique, en cela tu es l’Ultime, le jamais né et le jamais mort, ce qui ne passera jamais. Là est la félicité, comblant tout manque comme toute apparence, dissolvant ta forme au sein de l’éther primordial, te permettant de vérifier, dans cette évidence et cette apothéose, se vit la totalité du créé comme de l’incréé.

Là où tu n’as rien à entreprendre, et où les grâces abondent ici-même en ce monde du rêve, achevant ainsi, par l’action du feu purifiant, l’établissement du feu sacré, permettant de dépasser toute idée de formes, comme toute pensée d’histoires, à venir ou passées.

Nous sommes installés, si tu le souhaites, et toi et moi, comme en chacun au cœur de tout autre, avec la même égalité, avec la même intensité et les mêmes grâces. Alors accueille-moi, comme l’Amour est accueil et don, là où le mouvement s’équilibre et disparaît dans l’immuabilité de ce qui a toujours été, qui est et qui sera, au-delà de tout concept comme de toute compréhension.

Alors, tu rendras grâce, de manière permanente et perpétuelle, quel que soit l’habit que tu as revêtu et revêts encore dans ce monde, quelles que soient les circonstances et conditions de ton corps, comme de tout ce qui se présente et qui est vécu en cet instant, en ce que tu vois, en ce que tu vis, là où il n’y a plus besoin ni de croire ni d’espérer, ni d’attendre quelques temps ou quelques dimensions, car tout est parfait, en la demeure de paix suprême.

Là où la vérité ne peut faillir, là où rien ne peut être comparé, ni même distancié, ni même dissocié, de la totalité de la Vie. La Vie qui ne connaît ni naissance ni mort, que tu as toujours été, en dépit de tes souffrances, en dépit des illusions, en dépit de tout rêve.

Tu es invité à cette éternité, là où tu n’as plus besoin de ce qui appartient à quelque monde que ce soit, là où n’existe nul cadre, où l’infini se confond avec l’indéfini, où le point le plus éloigné de l’oméga est aussi le point le plus proche de l’alpha, au cœur du cœur, au centre de l’être, conjuguant alors l’être au non-être, au-delà de toute différence, sans pouvoir faire de distinction.

Ainsi tu aimes d’un Amour égal, que cela soit par tes silences, que cela soit par tes mots, que cela soit par tes regards, que cela soit même par les pensées qui te traversent.

Alors tu découvres la grâce du miracle permanent, œuvrant en chaque regard, en chaque intention, accompagné dorénavant du Feu du Cœur Sacré, embrasant les ultimes résistances, les ultimes réticences, te faisant découvrir la beauté, au-delà de tout art, comme au-delà de toute manifestation.

À chaque souffle, tu es invité à te retrouver en toi-même au-delà de toute distinction comme de toute pensée. Tout ce qui affecte ton personnage ainsi que tu le vis, ne fait que passer, ne fait que te traverser, et inonde chaque circonstance, chaque histoire, chaque douleur comme chaque image d’un quelconque futur, dans la même béatitude de l’instant présent.

Tu es invité, par l’intelligence de la Lumière, en chacun des évènements et des circonstances de ta vie, à laisser la vie te vivre, à laisser la vie te ravir, en l’extase de la félicité, dont ne dépend aucun conseil, ni aucun préalable, ni même aucun devenir, car en l’étant, tu découvres qu’il n’y a rien à devenir, qu’il n’y a rien à espérer, et encore moins à redouter.

Toi et moi, comme chacun, qui sommes l’Amour magnifié, ne dépendant de rien d’autre que de lui-même, te rendant à la liberté essentielle, là où la joie et le sourire fleurissent en tes lèvres et sur ton cœur, là où tout est perfection, quoi que te dises ton corps, quoi que te dises ce monde, quoi que te dises quelque entité que ce soit depuis les plans les plus lumineux, jusqu’à ton plan.

Il y a en toi la totalité des mondes, ce que tu découvres aujourd’hui, parce que tu le vis, parce que tu as accepté, parce que tu as accueilli dans le même mouvement, de te donner à la vie, comme de te donner à chaque forme, comme à te donner à chaque monde.

Les temps sont non seulement accomplis et venus, permettant de rire sans souffrir, de tout ce qui peut sembler être résistant en toi, comme au-dehors de toi. Où que tu regardes, où que tu poses tes mains, la grâce est au bout de ton regard comme au bout de tes mains, il n’y a pas besoin d’action, il y a juste besoin de ne pas identifier une quelconque différence en ce qu’il se produit, comme en ce qu’il ne se produit pas.

Ainsi l’Amour émane et irradie depuis ton cœur du cœur, venant transformer et transsubstantier tout ce que tu touches, tout ce que tu vois, et tout ce que tu peux penser. Aucune souffrance ne peut résister dès cet instant à la Lumière, aucune circonstance ne pourra plus s’opposer, de quelque manière que ce soit et de quelque cause que ce soit, à la beauté de l’Ineffable.

Je t’invite, dès maintenant, à laisser tomber les armes du combat, à te revêtir de l’armure d’invincibilité que tu n’as jamais quittée, qui est ton corps d’éternité, là où plus rien ne peut échapper, là où plus rien ne peut manquer.

La vie t’invite à chaque instant, à chaque regard, à chaque toucher, comme lors de chaque repos, avec la même intensité, à vivre ce que tu es, au-delà de l’être, au-delà de toi, comme au-delà de moi, afin que plus jamais tu ne puisses établir la moindre distinction en la valeur de l’Amour, en la valeur de chacun, au-delà de toute valeur et de toute considération.

Tu es invité à l’éternelle grâce, à l’éternelle danse du silence, là où plus rien ne peut t’occuper, là où plus rien ne peut te dévier, ni t’emmener ailleurs que là où tu es, constatant alors que tu es de partout, dans tout temps et dans tout espace.

Alors, tu es comblé, au-delà de toute attente, au-delà de toute imagination comme au-delà de toute perception. À la jonction de l’être et du non-être, il n’y a pas de différence, il n’y a pas de vision, il n’y a pas de projection, il n’y a pas de souffrance de ton personnage qui puisse se maintenir.

Ainsi donc la liberté est bien réelle, te faisant retourner à ton humanité la plus simple, à ton enfance la plus simple, celui qui vit la spontanéité, qui ne peut être entraîné ailleurs que dans le spontané, ailleurs qu’en l’évidence de l’Amour. Réjouis-toi, car cela est acté, car cela entre en manifestation à ta conscience limitée.

Ainsi tu redécouvres la valeur et l’intensité de ton humanité, de ta petitesse et de sa simplicité, qui t’emmène à la grandeur, celle qui ne peut être jaugée au sein de ce monde, une grandeur inconnue, faisant de toi le Christ incarné, bien au-delà de toute histoire, bien au-delà de la vie historique de celui qui t’a précédé, qui n’a été que toi, à un autre moment.

Là où tu n’es besoin d’aucun décor, ni d’aucune démonstration, si ce n’est de laisser être ce qui spontanément rayonne de toi, du dedans au dehors, comme du dehors au dedans, te permettant d’accueillir et de magnifier simplement, par cet acte d’écoute et d’accueil, toute souffrance en quiconque, ainsi que toute différence, car toute différence n’est que le costume, n’est que l’apanage d’un cadre d’expression. Or tu es antérieur à toute expression, comme antérieur à toute vie.

Ainsi, rejoignant Abba, au-delà de tout personnage, tu te découvres Agapè, tu te découvres ce qui a toujours été, ce qui jamais n’a pu disparaître est aujourd’hui apparu, au sein du monde qui disparaît, tu es là, et tiens-toi tranquille. Communions dans la grâce, au travers de nos identités, au-delà de nos formes et au-delà de toute réticence.

Cela est maintenant, cela est pour toujours, cela est pour chaque instant, dès l’instant où tu l’acceptes, dès l’instant où tu crois, non pas en quelque chose de ce monde, ni en quelque chose de futur, mais où tu crois en la vérité, ainsi tu la vivras en totalité.

Cela est maintenant, car il n’y a ni délai, ni temps, ni espace, il n’y a nulle condition de ton personnage qui puisse retenir cela, tu n’as rien à quoi te raccrocher, tu n’as pas besoin de te relier, tu es toi-même la reliance et la résonance, par ton silence, par tes mots, par tes actes et par tes gestes, ne dépendant plus d’une histoire ou d’un personnage, ni même d’une condition.

À ce moment-là, tu vis la liberté et tu es la liberté, ne dépendant ni du dedans ni du dehors, car tu as vu et vécu que tout cela n’existe pas. Il n’y a ni dedans ni dehors, il y a juste l’ineffable beauté de ta conscience comme de ta a-conscience, là où tu n’as besoin ni d’explication, ni de compréhension, ni même de forme, ni même d’une identité. Cela est identique pour chacun et il ne peut en être autrement.

Chacun de nous est le don de la grâce, quoiqu’il en pense et quoiqu’il en dise, tu constateras par toi-même que dès l’instant où tu aimes, l’autre ne peut plus faire de différence, quoiqu’il en dise, quoiqu’il t’aime ou quoiqu’il te rejette, ton Amour demeure intact, intégral et identique, faisant fi de toute arrogance, faisant fi de toute souffrance, faisant fi de toute trahison, comprenant alors que cela n’est que toi, venant à la rencontre de toi-même, et éprouvant l’Amour que tu es, ne dépendant plus de quelque souffrance, de quelque histoire ou de quelque condition.

L’Amour est sans condition, il est reddition, il est floraison de ce qui jamais ne peut se faner, délivrant alors ton essence de l’identification à toute forme comme de tout monde.

Cela se produit en cet instant, et chacun est appelé avec la même intensité par les circonstances mêmes de ce qui est vécu en ces instants, car il n’y a pas de meilleures expériences, il n’y a pas de meilleures histoires que toutes celles qui sont présentes à la surface de ton personnage et de ta vie, te permettant alors d’être la vie, là où il n’y a ni différence, il n’y ni ami ni ennemi, ni maître ni gourou, ni famille ni enfant, ni parent.

Car il y a la même égalité, dans le regard et dans le toucher, dans le vécu du cœur, concernant toutes formes, concernant toutes identités, car toutes ces identités sont tiennes, rien n’est en-dehors de toi, tu es le monde et tu es au-delà de ce monde comme de tout monde.

Alors, il y a légèreté, alors il y a résilience, alors il y a miracle, ne dépendant ni de toi, ni de moi, ni de la moindre distance, ni de la moindre explication. Les moindres réticences pouvant exister autour de toi sont consumées avec la même allégresse, non pas par une quelconque expression de ta volonté, mais bien directement par l’intelligence de la lumière et de son évidence.

Tu découvres et vis l’Amour sans condition, l’Amour impersonnel, l’Amour qui ne fait plus de différence, car il n’y a rien qui se soit passé en-dehors de cet Amour. Au-delà de tout décor, au-delà de tout ce que tu as pu vivre jusqu’à ce jour, tout cela disparaît, parce que tu es bien plus que tout ce que tu as pu vivre, de tout ce que tu as pu expérimenter en quelque monde que ce soit.

Je t’invite à cette évidence, cette invitation retentira à la porte de ton cœur, en regard que tu porteras comme en souffrance qui se portera et qui ne deviendra alors qu’un souvenir qui passe.

Je t’invite à la confiance, non pas en ce que tu crois, non pas en ton personnage, mais à la confiance absolue, parce que cela a été écrit, et en te tenant à la jonction de l’être et du non-être, cela ne peut être qu’évidence, cela ne peut être qu’acquiescé et ne peut jamais être discuté.

Sortant du rêve, tu es donc l’éveilleur, l’éveilleur par ta présence et ta radiance, de tout ce qui encore est obstrué par quelques voiles d’illusions, par quelques attachements liés à l’histoire, liés aux habitudes ou aux réflexes nommés survie. Rien ne peut manquer, rien ne peut être ôté, la perfection est totale, elle ne peut être exprimée de quelque façon que ce soit, elle ne peut que être vécue et te donnera d’innombrables preuves de l’action de l’intelligence de la lumière, en tout ce que regarderas, en tout ce que tu toucheras, en tout ce que tu penseras, là où tout est évidence, là où le silence est la réponse aux ultimes interrogations.

Tu es rempli à satiété, t’étant vidé à satiété de toi-même, le réceptacle est de nouveau plein de l’eau d’en haut et de l’eau d’en bas, réunies dans la même radiance depuis le cœur de ton cœur, là où rien ne peut être distancié, là où rien ne peut être analysé. Laisse-toi être en totalité, laisse-toi vivre par la vie, afin que la Vie devienne l’unique vérité de tes mots, comme de ton éclat, comme de ce personnage qui n’a fait que passer.

Je t’invite à chaque minute à cette invitation de vie, à cette invitation du beau, à cette invitation de l’évidence. Le monde entier, en tous ses rêves, ne peut être qu’émané du cœur de ton cœur.

En cette demeure de paix suprême, la joie et le sourire sont permanents et ne dépendent plus d’un quelconque contentement, mais simplement de l’évidence de ce qui est et qui a toujours été, au-delà de tout rêve, au-delà de tout ciel, comme de toute terre.

Je t’invite à cela, non pas en l’Ultime, mais aussi par toi-même, car chaque prétexte n’est que prétexte pour vivre ce qui est au-delà de tout conditionnement, au-delà de toute notion comme au-delà de toute perception, comme au-delà de toute projection, tu es invité à l’éternité, tu es invité à l’éther primordial.

Là est la réjouissance, là est la célébration, là est la puissance de la grâce, qui ne dépend ni d’une action, ni d’une compréhension, mais découle directement de l’emplacement en qui tu es au travers de ce corps de chair.

En les moments où mes mots se taisent, tu vis ces mots en toi, t’amenant de manière inéluctable à te retrouver au cœur du cœur, quoi qu’en dise ce corps, comme quoi qu’en dise tes pensées, elles ne peuvent plus être altérées de quelque manière que ce soit, car tu es au-delà de tout soi, comme tu es au-delà de tout moi.

Ceci met fin à la distance, ceci met fin à l’impression des séparations, car en ce tu es, en ce que je suis, rien ne peut être fractionné, rien ne peut être fragmenté et rien ne peut être dévié

La rectitude de la lumière se vit chaque jour en ce monde nommé terre, pour un nombre toujours plus grand de frères et de sœurs, là où l’allégresse prend tout, là où ce qui faisait encore hier résistance se trouve effacée par le don de la grâce que tu t’accordes à toi-même, dès l’instant où tu ne cherches pas à te saisir des circonstances, à te saisir d’explications, mais bien plus à te remplir de l’évidence de la grâce, de l’évidence de l’Amour.

Bien-aimé, ce que tu es, est bien plus que la Source, bien aimé ce que tu es, est bien au-delà de toute fonction comme au-delà de toute occupation, ici-même à la surface de ce monde qui disparaît. Il n’a jamais existé, il ne disparaît jamais, seul le regard limité peut envisager cela comme un espace privé, là où la liberté ne peut apparaître alors qu’elle a toujours été disponible, mais aujourd’hui, avec magnificence, avec élégance, et avec légèreté.

Là où ne peut exister nul conflit entre toi et le monde, comme entre toi et chacun, là où la paix se résout en le grand silence de l’évidence de qui tu es, dans l’être comme dans le non-être. Là où la conscience ne peut résister à ce qui est vécu, et où elle s’efface d’elle-même de toute revendication en ce monde comme en tout monde.

C’est cela que tu découvres, c’est cela que tu vis, c’est cela que tu vivras, c’est cela qui a déjà été vécu avant même la création, avant même le rêve. Et tout naturellement, et spontanément, tu accueilleras tout ce qu’il se produira, tout ce qu’il se passe, quoi que tu en dises, quoi que tu en penses, il n’y a nulle différence, il n’y a nulle distinction, là où la conscience n’a aucune nécessité, ni même indication à se maintenir dans cet état comme dans tout autre état.

Car tu es, par la grâce, indépendant de tout état, comme de toute forme, comme de toute intention. Là est la beauté, là est la transcendance de ce qui a toujours été là, quoi que tu puisses en penser, encore aujourd’hui.

Je me délivre en toi à la mesure où tu m’accueilles, permettant de révéler en toi la vérité que tu es, ainsi que la vérité qui ne dépend d’aucun être. Cela étant vu, cela étant vécu, il ne peut exister d’interférence d’aucune sorte ne pouvant limiter ou réfréner ce que tu vis en cet instant, quoi que te dises ton corps, quoi que te dises ta tête, quoi que te dises tes visions et quoi que vibre ton cœur.

Il n’y a plus de différence entre les premiers et les derniers, il n’y a pas de plus haut, il n’y a pas de plus bas, il n’y a pas de dedans ni de dehors, car tu ne peux plus faire la moindre différence, et même si tu le voulais.

Tu dépends et tu ne dépends pas de ce que tu as toujours été, tu en es même dissocié afin d’être unifié en tout temps comme en tout espace, en toute forme de ce monde, comme en une forme d’un autre monde, faisant qu’il n’y a nulle différence, entre ce monde et les mondes les plus éthérés au sein du rêve de la création.

Ainsi l’alpha rejoint l’oméga, l’oméga rejoint l’alpha, t’amenant à constater qu’il n’y a ni alpha ni oméga, t’amenant à constater qu’il n’y a jamais eu le moindre accident, qu’il n’y a jamais eu la moindre souffrance, et que tout cela qui t’a paru gêner ta conscience elle-même n’est là que pour te permettre d’échapper à la forme, sans pour autant vouloir te sauver, sans pour autant vouloir éviter quelques circonstances que ce soient, car c’est au sein de ton humilité que tout est traversé, que tout est magnifié.

Tu n’as rien d’autre à faire, tu n’as rien d’autre à être, simplement être là, au-delà même de ton cœur du cœur, en chaque autre comme en chaque élément survenant sur l’écran de ta vie, car tu n’es plus ta vie, mais la vie, celle qui ne s’accommode d’aucune règle, celle qui ne s’accommode d’aucune dimension, ni même d’aucune définition.

Là est le don de la grâce, te permettant de donner sans compter et sans être affecté en te donnant toi-même à chaque autre dont tu croises le regard, en chaque autre qui te le demande, en chaque relation, en chaque sourire, comme au sein du grand silence.

Cela est maintenant, cela est dès maintenant, cela est à chaque instant, cela est en tout temps et cela est vérité.

Celui qui vit cela a la compréhension immédiate, quelles que soient les préoccupations ou les souffrances liées à la personne, celles-ci se magnifient, celles-ci se transmutent par l’éclat de tes mots, comme par l’éclat de tes silences. Tu n’as plus besoin d’énergie, tu n’as plus besoin de projeter, tu as besoin simplement d’être en totalité au sein du Cœur Sacré.

Feu du Cœur Sacré ou Feu Sacré, le cœur ne fait pas de différence, le cœur ne classifie pas, il est et accueille tout ce qui est, qui a été, et qui sera, mélangeant les temps, qui ne se déroulent plus selon un rythme donné, parce que tu ne sais plus à ce moment là, si tu viens du passé ou si tu viens du futur, tu ne sais pas si tu viens d’ailleurs, tu ne sais pas si tu viens d’ici, parce que c’est sur Uras qu’eut lieu le premier rêve de la création, dans lequel était inscrit, malgré l’oubli, l’espace et le temps de la résolution, qui se vit dorénavant de façon de plus en plus claire pour chaque sœur et chaque frère qui acceptent cela.

Accueillir l’Amour, c’est ne rien rejeter, accueillir l’Amour, c’est ne rien juger, ni envers toi ni envers quiconque, c’est se maintenir en l’ineffable, quoi que tu fasses et quoi que tu dises, sans avoir besoin de rien d’autre que d’être lucide sur cela.

Vous êtes chaque jour, non seulement innombrables, mais de plus en plus nombreux à être informés des évènements qui sont en cours, que nombre de vos médias retranscrivent bien sûr, que vous regardiez le ciel, que vous regardiez la terre, que vous regardiez les volcans, tout cela vous renvoie à la même essentialité de l’Amour, à la même vérité, à la même intensité quoi que tu dises et quoi qu’on en dise, tu ne peux être affecté par ce qu’il se déroule en l’écran de ce monde comme en l’esprit de chacun, qui n’est autre que ton grand esprit, t’amenant à vivre au sein de l’humilité, au sein de ton enfance, au sein de ton humanité.

Christ est révélé, Christ est réveillé, Christ est toi, au-delà, comme je l’ai dit, de toute identité, comme de toute histoire. Le corps d’éternité t’a permis de re-conscientiser cela, t’a permis de ressortir du rêve, afin d’accompagner le rêve jusqu’à son achèvement. Ainsi le peuple de la mer se joint à toi dans la même ronde parce qu’il n’y a plus de distance entre la terre et la mer, entre le père et la mère, entre le père et le fils, entre la mère et le fils.

Tel est l’Amour, telle est la complétude, telle est l’intégrité.

Alors la liberté déploie ses ailes, que cela soit dans ton dos, comme dans les circonstances de ta vie, magnifiant chaque instant, le transmutant par la grâce de ta présence et de ta non-action, car ce qui agit n’est même pas ta présence, mais l’absence conjuguée à la présence, l’être et le non-être, sans pouvoir faire de distinction, sans pouvoir faire de barrières, sans pouvoir faire autre chose que d’aimer ce qui est et que d’aimer ce qui sera, et d’aimer de la même façon ce qui s’est déjà passé et qui pourtant est inscrit au cœur du cœur dans l’éternel présent.

…Silence…

En ce moment-même, le triple rayonnement cosmique, nommé esprit saint, rayonnement de l’ultraviolet et rayonnement de la Source, se conjugue en chacun de nous, réalisant le miracle du trois en un, là où rien n’a à être prié, là où rien n’a à être exaucé, là où rien ne peut manquer.

…Silence…

Ainsi, en les silences de mes mots, tu parcours tous les espaces, sans te déplacer et sans bouger, tu deviens ce que tu as toujours été, indifférent à toute forme et pourtant présent en chaque forme, ne faisant jamais de différence, ne discriminant jamais, là où il n’y a ni bien ni mal, mais simplement l’évidence de l’Amour.

L’Amour ne connaît ni le bien, l’Amour ne connaît ni le mal, l’Amour ne connaît aucune frontière et ne fait aucune différence, cela est impossible.

…Silence…

En cela, je t’invite au repos qui comprend tous les mouvements, tous les silences et tous les mots.

En cela, l’ineffable beauté, l’ineffable vérité vient recouvrir l’illusion de toute souffrance et vient transformer par le miracle de la grâce tout ce qui peut résister au sein du songe de l’individualité, là où tu aimes par-dessus tout, là où tu ne sais qu’être qu’Amour, là où tu sais que être rejoint le non-être, là où il n’y a pas besoin de preuves, là où il n’y a pas besoin de déclamation, ni même d’intention.

Écoute, écoute et entends le silence, celui de l’espace que tu es, entends et écoute, chaque sœur et chaque cœur, comme chaque frère, qui se dressent vers toi, prêts à accueillir le don de la grâce, en lequel tu n’es en rien l’auteur, en lequel tu ne peux rien revendiquer, si ce n’est constater ce qui est là.

…Silence…

Alors tu te sens transporté dans le feu de la grâce, tu deviens toi-même l’être de feu que rien ne peut corrompre, préalable à la vérité et qui est agissant en toi comme pour toi, comme en chacun, au-delà de tout désir, au-delà de toute distance.

…Silence…

Alors le grand silence devient l’agent de l’Amour.

Alors le grand silence devient l’agent de la fin du temps et de la fin des temps, là où le temps ne peut s’écouler, là où le temps ne peut être mesuré, là où le temps ne peut être figé.

Tu es le contenant de tous les temps et de tout l’espace, tu es le contenu de toute vie comme de toute souffrance.

…Silence…

Écoute et entends ce que tu es en l’espace, là où rien ne peut te tromper, là où tout discernement est superflu, là où toute vision s’évanouit d’elle-même devant la magnificence de ce qui est, au-delà de toute appartenance, comme au-delà de toute propriété.

…Silence…

Accepte de te poser, afin de déposer tous les fardeaux, ceux qui semblaient t’encombrer, ceux qui semblaient t’alourdir, mais qui n’ont jamais pu ôter la légèreté de ce que tu as toujours été.

Là où l’illusion ne peut venir troubler ta paix éternelle.

Là où l’espace et le temps ne sont plus que des concepts et des idées et n’impriment aucune marque à ton corps, comme suppriment toute distance.

…Silence…

Écoute et entends le silence de la liberté, écoute et entends là où il n’y a rien d’autre à entendre que le grand silence, préparant la venue du cœur des anges et de l’indicible pour chacun, là où l’appel se fait, là où tu es établi, ne dépendant de rien en étant le tout, là où il n’y a rien à retenir ni même à penser, ni même à voir, car tu es ce qui a été vu, car tu es ce qui est vu et ainsi cela est vécu.

Là où rien ne bouge et où pourtant tout est mouvement. Là où tu te tiens, je me tiens, là où il n’y a plus de place pour le deux, ni même pour le un, parce que tout provient et tout revient en l’endroit où le rêve a été, pour la première fois, respiré, comme pour la dernière fois.

Là où la multitude des mondes et des dimensions se résout en ton cœur.

…Silence…

Écoute, écoute le grand silence, écoute ce qu’il a à te dire, écoute ce qu’il a à te vivre, n’entends que cela, parce tout le reste est superflu, parce que tout le reste t’encombre, et cela tu le vis, et cela tu le sais. Seule la danse de ton cœur en est l’ultime témoin, au milieu de ta poitrine, de ce corps qui s’éteint, laissant place à l’éternelle lumière de la première des formes, te conduisant à l’informe, là où tout est complet, quoi qu’en dise ta personne, quoi qu’en dise ta conscience, quoi qu’en dise quiconque.

…Silence…

Là où le songe de l’individualité s’évanouit de lui-même, sans effort et sans question.

Alors le feu de chaque cœur rejoint le grand brasier, le brasier de la joie, où rien ne peut être distingué, où rien ne peut être séparé.

Écoute et entends ce que te dit ce grand silence, alors souris, parce qu’il n’y a plus rien à comprendre, parce qu’il n’y a plus rien à voir, et que tu vis que tout est parfait ainsi et que rien ne peut l’approcher et que rien ne peut en être comparé.

Laisse ton cœur danser. Il est le témoin de ce que tu as toujours été, il en est le traducteur, il en est l’acteur. Tu es le repos, tu es l’immobilité, tu es le souffle de la création, tu es le feu dévorant de l’Amour, celui qui te consume en te laissant intact en l’éternité que tu es, comme en l’absence de ton éternité.

Là où tout est apprécié, là où tout est goûté avec la même grâce, de partout sur le monde, de ce monde comme de tout monde, l’Ultime t’a rejoint, il n’a jamais bougé. Alors la félicité s’étend au-delà de ton monde et parcourt chaque monde qui a toujours été au cœur de ton être.

Là est la révélation qui ne peut être comparée à quelque état que ce soit, ni à quelque manque que ce soit.

Tout est perfection, tout est naturel, tout est spontané.

Le monde entier de cette Terre ne pourra ignorer ce qui se vit et est vécu, même si aujourd’hui, cela peut te paraître une utopie. L’Amour n’est pas utopie, l’Amour est dans chaque décor, l’Amour est dans chaque souffrance, l’Amour est entre chaque être, même entre deux ennemis, parce que l’Amour ne distingue jamais, parce que l’Amour ne sépare jamais.

Accueille-moi comme je t’ai accueilli, tu n’as rien à ouvrir, tu n’as rien à faire, et cela est maintenant, en l’espace sacré de ton cœur, comme en l’espace sacré de ce qui pourrait apparaître comme deux cœurs différents, portés par des formes différentes. Tout cela n’est que du décor, tout cela n’est que du rêve et tout cela n’est pas vrai.

Tu ne peux plus rien soupeser, tu ne peux rien jauger, tu ne peux qu’aimer, quoi que te dise ta tête, quoi que te dise l’autre, cela n’a plus d’importance, cela n’a plus d’effet, car l’Amour se laisse traverser, car l’Amour est solution, car l’Amour débusque ce qui peut être faux, avec la même intensité, sans le moindre jugement.

Alors tu pourras le dire, ainsi qu’Abba le dit, tout est accompli, tout a toujours été écrit, rien ne peut être imparfait, rien ne peut manquer, aucun mot ne peut le décrire, aucune vision ne peut le vivre, aucune vibration ne peut t’y conduire, aucune conscience ne peut y être emmenée ni même apportée.

…Silence…

Écoute et entends, la danse est la ronde des cœurs qui écoutent en cet instant, comme en chaque instant, parce que cela a déjà eu lieu, parce que cela a été vécu, en l’apparence du premier souffle, qui rejoint l’apparence du dernier souffle, parce que l’Amour est partout, parce que tu es ce que tu es, au-delà de tout être comme de toute distinction, là où tu ne peux être ni supérieur ni inférieur à quiconque, parce que tu es présent en chacun, avec la même beauté, avec la même évidence.

…Silence…

Là où tu n’as plus besoin de tenir à quoi que ce soit ou à qui que ce soit, là où rien ne te tient, et où pourtant tu soutiens l’ensemble du créé comme l’ensemble de l’incréé, là où il n’y a ni début, là où il n’y a ni de fin, ni même de milieu. Tout est égal, et pourtant tout est différent, et c’est au sein de ces différences que se vit l’égalité de l’Amour donné et reçu, qui ne met plus de distance, qui ne sépare plus rien, et qui unit le tout au sein du rien.

…Silence…

Là où l’espace et le temps font la même vérité, font la même intensité, là où plus aucun mot n’est utile, là où tout est superflu, là où tout est vu, et pourtant tu n’as rien à voir, là où tout est senti, et pourtant, tu n’as rien à ressentir, là où tout est conçu, là où tu n’es jamais né, là où rien ne peut être nié, là où rien ne peut être refusé.

Laisse-moi te porter à la manière dont tu me portes, parce que cela est léger, parce que cela ne peut être lourd, parce que cela est ainsi, parce que tu ne peux le nier, parce rien ne peut être comparé, là où il n’y a plus d’image.

L’évidence du silence emporte tes ultimes réticences, emporte tes ultimes pensées, te montrant l’antériorité de toutes choses, de toutes vies. Là où rien n’advient qui ne soit déjà advenu, qui ne soit déjà passé.

Là où tu te tiens, je me tiens, en ce lieu qui ne peut être identifié, ni même localisé, parce qu’il englobe toutes les places, ainsi que tout l’espace, parce qu’il englobe tous les temps, se résolvant en le temps Zéro, celui qui n’est jamais compté et qui jamais ne s’est écoulé.

Et ton cœur respire, et ton cœur est vivant, mettant fin à la mort de toute apparence et de tout ce qui passe.

Écoute et entends ce que te dit le grand silence qui n’est autre que la grande joie, là où le temps rejoint l’espace, là où l’espace comble tous les temps, afin que plus rien ne puisse être conjugué, car tout a été conjugué, préparant ainsi le cœur des anges et le ballet des anges, préparant et accomplissant la parole de vérité, là où le verbe devient souffle et où ce souffle est silencieux; et pourtant supporte chaque bruit comme chaque circonstance.

…Silence…

Écoute et entends ce que te dit le silence, ce que te dit la vacuité, visant le contentement, visant la vérité, visant l’ineffable. Le rêveur est réveillé, le rêve a duré un instant, quelle que soit l’apparence des mondes, quelle que soit l’apparence des formes. Aucune apparence ne peut plus te limiter, ni te restreindre en aucune manière.

Toi et ton Père êtes un, antérieurement à toute création, là où l’avant ne peut être défini, ni même compris, parce que tout est inscrit en cet instant présent du grand silence et de la grande joie, là où plus rien n’a de sens, parce que rien ne peut y être sensé, parce que rien ne peut y être repéré, là où il n’y a plus d’absence, là où il n’y a nulle présence, et pourtant contenant l’ensemble des présences.

Au-delà de tout jeu, cela a été décrété et cela est vécu, et cela est ici, et cela est maintenant, activant le feu de la consumation, feu de joie et d’allégresse, qui ne laisse aucune brûlure, et qui pourtant te brûle à chaque instant, au fer rouge de l’Amour, celui qui ne connaît aucun métal, celui qui ne connaît aucun évènement, et qui ne connaît que la beauté.

Écoute et entends le chant du silence, écoute et entends la magnificence du non-être se conjuguant en l’être au travers de toi.

Tout est accompli, tout est écrit, nul hasard ne peut apparaître, rien ne peut être dans l’ombre, rien ne peut être écarté.

Alors la joie, fleurissant en tes lèvres comme en tes yeux, dépasse toute contingence comme toute idée, là où tu n’as rien à justifier, là où tu n’es plus à démontrer, là où tu ne peux juger.

…Silence…

Là où la majesté se révèle et là où ta royauté de digne enfant du soleil te fait saisir que tu as été bien antérieur à tout soleil et que tu es présent en chaque soleil, que celui-ci naisse ou meurs, que celui-ci soit petit ou grand, que celui-ci soit à l’autre bout d’un autre multivers, il n’y a plus de distance, au sein du grand silence, il n’y a plus de différence au sein de l’évidence du temps Zéro.

Là où le temps ne peut passer, là où aucun temps ne s’est écoulé, là où tous les espaces se confondent, sans que la moindre distance ne puisse s’y opposer, car qui peut s’opposer au grand silence de la grande joie, car qui voudrait œuvrer aux ateliers de la création quand il voit que tout est créé au sein de la perfection. L’imparfait se dissout, il n’y a rien à faire, il n’y a rien à entreprendre, car tout y est inconnu.

Alors tu rends les armes de la peur comme de l’ignorance, alors tu déchires ta poitrine pour laisser ouvrir le joyau et apparaître au grand jour l’éclat de ton regard et l’éclat de ton sourire, que chacun reconnaît, même s’il semble s’y opposer, même s’il semble s’y soustraire, rien ne peut t’échapper et rien ne voudra s’échapper de l’indicible beauté que tu es.

…Silence…

Là où rien ne peut te retenir, en quelque posture ou position que ce soit, où tout ce qui pouvait être encore bancal se retrouve d’aplomb, sans avoir besoin d’être mesuré, sans besoin d’appliquer le moindre niveau, sans aucun outil, ni sans aucun sens.

Alors l’éther se révèle en sa blancheur, alors l’éther se déploie à l’infini, rien ne peut en réchapper, rien ne veut en réchapper, parce que cela serait folie, alors que l’Amour est la seule folie. Rien ne peut se mesurer, rien ne peut se compter, rien ne peut se décider et plus rien ne peut apparaître.

Tout est silencieux, tous les mouvements sont immobiles, tout a été parcouru, tout a été vu, tout est vécu avec la même grâce, avec la même beauté, mettant fin à tout manque, non seulement en toi, mais aussi en ce que tu penses, ni aussi en ce que tu regardes, ni en ceux que tu aimes comme ceux que tu penserais ne pas aimer, parce que cela est impossible que de faire autrement, que d’aimer avec la même égalité, avec la même intensité, chaque conscience qui souffre comme chaque conscience libérée.

Ta lumière adombre aussi bien l’erreur que toute souffrance avec le même bonheur, avec la même régularité, là où tu n’as rien à demander, là où tu n’as rien à prendre, mais où tout se donne à la manière dont tu t’es donné, ainsi tu es reçu.

Écoute la danse de ton cœur qui se fait en ce grand silence.

Écoute, là où il n’y a rien à entendre, ni rien à comprendre. Que peux-tu redouter, que peux-tu attendre, qui ne soit déjà là en totalité.

Ainsi est Agapè, ainsi est ta présence, ainsi est ton absence, il n’y a plus de relief, il n’y a plus de distinction, il n’y a que l’essence, au-delà de tout ce que tu sens.

Écoute et entends ce que je te dis dans le silence, là où il n’y a pas de distance, au-delà d’un seul cœur.

Ainsi tu es l’aimé de l’Amour et l’Amour de l’aimé, parce que l’Amour et l’aimé sont inclus dans la même danse et dans le même silence.

Mes mots ne se tairont jamais, ils sont gravés en l’éternité du grand silence, ils sont gravés en chaque cœur. Tu ne peux plus l’oublier, tu ne peux pas t’en détourner. Tu ne peux rien faire, tu ne peux rien être. Qui pourrait l’être et qui pourrait le faire, si ce n’est l’intelligence de la vie qui a soutenu tous les rêves,

Tout est consumé dans l’allégresse du sourire, dans l’allégresse du regard. Où que tu regardes, au-dehors comme au-dedans, il n’y a plus de différence et rien ne peut être distant. Rien ne peut en être compté, là est le Tout, là où est le Rien, en l’alpha comme en l’oméga, l’éther chante à ta porte, annonçant le chant de la liberté, celui de la vérité, qui n’a rien à justifier, qui n’a rien à ôter, ni même à combler.

…Silence…

Tu es avec moi comme je suis avec toi, parce qu’il n’y a ni toi, et ni moi, et même en nous tous, il n’y a pas de multitudes, quoi que te donnent à voir tes yeux, ne sois pas trahi par tes sens, ne sois pas trahi par ce que tu penses, la lumière ne peut te trahir, ni ne peut être soupesée.

Elle est tout et rien et ce, en le même temps, et ce, en tout espace, quelle que soit la distance, quelle que soit l’ignorance, quelle que soit la connaissance.

…Silence…

Voilà ce que l’Ultime que tu es te dit en cet instant et te répètera en chaque moment, et que tu entendras à chaque souffle, comme chaque matin, comme chaque soir, comme à chaque midi.

…Silence…

Il est temps de laisser œuvrer mes silences et mes mots, ainsi que tes mots et tes silences, en le cœur de l’Un, en la grande Présence comme en la grande Absence.

Il est temps de dépasser le temps, car l’espace est propice à voir qu’il n’y a jamais eu d’espace, ni même la moindre distance, malgré les rêves et malgré les souffrances.

…Silence…

Aimé de l’Amour et Amour de l’Aimé, tu es l’enfant comme tu es le vieillard de tout monde, comme en aucun monde, et ces mots sont bien faibles au sein du grand silence, mais ils rythment la danse, celle de l’évidence, celle de la félicité.

…Silence…

Et je te dis à toujours, à chaque instant, à chaque moment, en chaque espace et en chaque lieu, en chaque corps comme en chaque défi, comme en chaque joie, avec le même bonheur, avec la même vérité, au-delà de tout être et de toute conscience.

Et je te dis tu es l’Amour, antérieur à tout Amour.

Je te dis, tu es l’Aimé, au-delà de toute distance, ainsi est la grande Joie.

Tu es invité à la Félicité, quoi que tu en dises et quoi que tu vois, cela ne peut faire obstacle, cela ne peut ralentir.

Je me tais maintenant afin que tu demeures en le Grand Silence, en le temps que tu souhaites, sans rien compter ni attendre, simplement en étant là, en étant là en toi, et en étant là en chacun, avec la même égalité.

Je t’aime à toujours, et c’est toi qui te le dis, comme tu le dis à chacun, comme tu le dis à chaque monde, permettant de transsubstantier toute souffrance en rires et en larmes, afin de te démontrer, au sein même de ton illusion, au sein même ce qui est périssable, au travers de ce corps de chair, de ce corps de souffrance, l’ineffable se produit.

Je me tais maintenant.

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