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SATSANG 3 – 6 Juillet 2019

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Entretiens de Juillet 2019
Malaga

Satsang 3

6 Juillet 2019

Satsang du samedi, 6 juillet 2019, à Malaga, deuxième partie. Qui commence les débats?

Frère : On parle de…

On n’est pas obligé de rester sur les mécanismes de la conscience. N’hésitez pas. On t’écoute.

Sœur : Voilà. Quand tu dis, effectivement que notre pire ennemi, c’est nous-mêmes, …

Oui.

Sœur :… alors, maintenant, je voudrais un exemple, en fait pas un exemple mais quelque chose de concret. Quand j’ai mon pire ennemi en face de moi et qui me dit des choses, il faut …

Alors, déjà il faut accepter que c’est toi-même qui as créé les circonstances, que l’autre n’est que toi. Là maintenant, quand tu dis que le pire ennemi est soi-même, oui, par le mécanisme de la pensée, par le mécanisme de la mémoire, par le mécanisme de la conscience. Cette phrase essentielle, si tu veux, n’est pas un jeu de mots, quand on dit que ce n’est pas la personne qui est libérée, mais que toi, tu es libéré de ta personne, c’est la vérité. Il n’y a aucun espace de liberté au sein du personnage. Cette liberté dont on parle, cet amour nu, cet Agapè, n’existent que quand tu te retrouves. Mais tu ne peux pas te trouver dans l’histoire. Tu ne peux pas te trouver dans le déroulement de que tu vois, penses ou fais, mais tu peux te retrouver que ce qu’on appelle le Silence.

C’est-à-dire, quand le moment où les revendications de ton corps, de ta personne sont vues et traversées par le Silence. C’est ce qui avait été expliqué, je crois, dans la dernière rencontre la semaine dernière, même déjà avant sur le silence des mots et le silence du regard. Là on n’a pas le temps en trois jours. Mais à l’époque, quand on avait des stages qui duraient 10, 15 jours, on pouvait, on mettait les gens d’ailleurs pendant 2,3 jours en silence du regard. Déjà regarder le sol, ne jamais regarder ceux à qui tu parles. Ne jamais regarder personne. À ce moment-là, tu vas t’apercevoir de quelque chose. Ça ce n’est pas possible dans la vie, évidemment quand tu vas à la banque, tu ne peux pas regarder tes pieds en disant je veux voir le directeur de l’agence, je veux voir le directeur des impôts, parce qu’on va te regarder bizarrement.

(Rires)

Mais dans une atmosphère de rencontre, comme ça, les exercices que l’on faisait, c’est d’abord le silence des mots, c’est-à-dire, que l’on communiquait que par gestes, on n’avait pas le droit de parler et aussi le silence, mais le silence du regard est beaucoup plus important. Si vous ne savez pas, c’est qu’il existe, en psychologie, une aptitude humaine que l’on appelle la dyssémie. La dyssémie ce n’est pas du tout énergétique, c’est l’aptitude de la reconnaissance des signaux non-verbaux qui sont émis pas les muscles du visage. Les travaux d’Ekman aux États-Unis, ont démontré que tu sois un indien d’Amérique du Nord ou un papou au fin fond de sa jungle, un peuple autochtone ou un occidental moderne, nous avons tous, tous, sans exception, les mêmes groupes musculaires qui se mettent en action par rapport aux émotions.

C’est-à-dire, si tu es en colère, tu fais les gros yeux. Si tu es triste, il y a tel muscle qui se met en œuvre. Hors, l’être humain a la capacité de reconnaître de manière non-verbale et non-énergétique, directement par les muscles du visage que tu mets en œuvre, là par exemple ton regard est interrogatif, d’accord?

(Rires)

Donc, ça, je n’ai pas besoin de sentir une énergie, je n’ai pas besoin, ça se fait à un niveau subconscient. C’est ce qu’on appelle la dyssémie, l’aptitude à la reconnaissance des signaux non-verbaux. C’est-à-dire qu’il y a une possibilité de communication qui n’est pas énergétique ni subtile, qui ne passe pas par la compréhension mais uniquement par ce que tu vois. C’est-à-dire quand tu vois un visage et que tu parles avec quelqu’un même si tu ne t’en rends pas compte, nous avons tous les mêmes groupes musculaires qui se mettent en action pour exprimer telle ou telle émotion. Hors, on sait qu’il existe seulement et seulement 4 émotions primaires. Tout le reste n’est que des composantes et un assemblage de ces 4 émotions primaires. Les 4 émotions primaires étant : la joie, la tristesse, la peur et la colère.

Toutes les émotions que nous pouvons ressentir sont un assemblage dans différente proportion de ces 4 émotions primaires. Chaque émotion primaire et toutes les émotions d’ailleurs, mais surtout ces 4 émotions primaires, se manifestent par une modification inconsciente des muscles de la face. Il y a quarante groupes musculaires sur la face et la joie, c’est le relâchement des lèvres.

Sœur : Donc on n’est pas obligé de parler?

Non, pas du tout.

Sœur : D’accord.

C’est d’ailleurs dans le silence que la vérité se vit. Parce que le silence est propice à l’installation du temps Zéro et que comme disait Nisargadatta, tout ce que vous pouvez exprimer, même sur la notion par exemple, de accueillir, traverser, évidence, reste mental. Mais néanmoins, c’est un mental, qu’on va dire, affûté qui va vers cette simplicité et qui te permet à travers des concepts et des mots simples de ressentir ce que ça signifie au-delà de la définition du dictionnaire. Quand on dit : traverser. Bon, bien traverser, tout le monde sait ce que ça veut dire. Traverser une route, traverser une épreuve, traverser, c’est inscrit dans ton subconscient. Sans aller jusque-là, par exemple dans les enseignements de l’Advaita Vedanta, on te dit dès que tu mets « je » devant, eh bien, ce n’est pas vrai.

Nisargadatta est allé beaucoup plus loin que l’Advaita Vedanta, en disant que tout ce qu’on peut exprimer, même le plus justement, est faux. Parce que dès que c’est exprimé, c’est donc manifesté et c’est donc, fait partie de la scène de théâtre. Mais il y a des scènes de théâtre qui sont plus propices à vivre la vérité et d’autres qui t’en éloignent. Voilà donc, même un mot, c’est-à-dire que, dès que tu traduis la vérité absolue, le Parabrahman, la a-conscience, par des mots ou par une manifestation, bien évidemment, ce n’est plus la vérité. Parce que la vérité, comme on dit, l’absolu ne peut être que vécu et on ne peut rien en dire. Mais au moins on ne fait que parler de ça. Mais on en parle pourquoi?  Parce que c’est aujourd’hui l’élément le plus simple conceptuellement et mentalement qui te permet de vivre la vérité parce que le temps Zéro est là.

Mais à l’époque on n’avait pas le temps Zéro. Donc, il fallait méditer, il fallait s’aligner, fallait monter en vibration, fallait faire le silence intérieur, silence des pensées, silence des mots, silence du regard. Et tu t’aperçois que quand tu ne regardes pas les gens, tu n’as pas l’information. Alors, imagine que tu ne les regardes pas, tu regardes tes pieds tout le temps. Et tu t’adresses à quelqu’un sans savoir ce qu’il va manifester par la reconnaissance justement non-verbale, c’est-à-dire, les muscles du visage dont je viens de parler. À ce moment-là, tu vas t’apercevoir que l’information que tu vas recevoir, c’est une information, une énergie, est beaucoup plus fine. C’est-à-dire que tu vas réellement devenir l’autre. Parce que tu n’es plus soumis à l’interfaçage émotionnel de l’expression des émotions ou des mots quand tu es en silence.

Et là si on le faisait aujourd’hui, mais en trois jours, on ne va pas s’amuser à ça. On vivrait, effectivement la vérité. Si tu prends pour habitude de le faire par exemple chez-toi, d’ailleurs quand vous êtes au téléphone, pas avec l’image mais téléphone, vous savez très  bien que l’on capte plus l’état émotionnel des gens que quand on les a en face de soi. Parce que quoi qu’ils manifestent sur les expressions de leur visage, tu n’es pas trompé. Peut-être des gens vont dire : je suis joyeux, mais en fait, ils sont en colère.

(Rires)

Et tout dans leurs muscles du visage montrent la colère, alors que l’autre affirme : je suis en joie. Ce n’est pas vrai. La joie en plus, la joie nue, ais même la joie normale avec objet ou avec sujet se traduit encore une fois, par des modifications chimiques dans le cerveau par des muscles différents qui se mettent en action au niveau du visage. Donc, tu es toujours trompé par ce que dit l’autre parce qu’il y a ce qu’il dit et ce que tu comprends. Et c’est qui est véhiculé à un niveau subconscient, et même pas énergétique, par les muscles du visage. Donc, privé les gens de regard, tu ne regardes que tes pieds, te fait rentrer dans une communication même si elle est verbale qui shunte tous les masques, C’est-à-dire, ce que l’on met en apparence au-devant de soi les états émotionnels, les états affectifs, les états de pensées et tu touches directement le cœur.

Si en plus, il n’y a pas de mots, eh bien, tu ne peux plus communiqué par les sons, par les mots. Tu ne peux plus communiquer par le regard et pourtant dans les rencontres, il fallait bien communiquer avec les autres, donc, on écrivait. Mais ça te met dans un état d’intériorité particulière qui est propice à la vibration. Ce qui veut dire que tout ce qu’on appelle les sens ; l’audition, la vue, le tact, le goût, l’odorat et même les sens qu’on appelle électriques et le sens magnétique. Parce qu’il n’y a pas que cinq sens dans l’être humain, il y en a huit. Il y a les cinq sens ordinaires, il y a le sens électrique, le sens magnétique et le sens électromagnétique. C’est 3 sens-là, les trois derniers, sont responsables de ce que tout le monde appelle le ressenti.

Hors, le ressenti vous trompe, quel que soit votre ressenti. Parce que le ressenti fait toujours référence et s’appuie toujours sur l’expérience passée.

Sœur : Par rapport à la personne.

Oui, bien sûr. Ton propre ressenti ou ton ressenti, c’est-à-dire que tant que tu vois une différence dans l’autre, c’est bien évidemment un jugement, qui est fait par ton cerveau pas par ta conscience et tu ne peux pas être libre. Parce qu’à ce moment-là, à partir du moment où tu juges l’autre en le voyant, quand il s’exprime, quand il parle, quand il bouge, tu es leurré par son système de reconnaissance faciale, la fameuse dyssémie dont je parlais. Tu es leurré par les mots parce que tout le monde n’a pas la même compréhension et le même vécu des mots. C’est pour ça qu’on a pris le mot Agapè et pas amour impersonnel ou inconditionnel, en plus c’est vibrale, comme j’ai dit, parce qu’il n’y a pas de référencement possible.

Mais dès que tu emploies le mot amour, il y a tout ton vécu, il y a toute ton histoire, il y a tous tes aspects personnels des souffrances que tu as vécues, que le cerveau réactive dans l’instant. Avec Agapè, il ne peut pas. Donc, le ressenti, sur lequel on s’appuie et sur lequel beaucoup de gens disent : l’essentiel c’est le ressenti. Je réponds : non. Le ressenti est un interfaçage, c’est une zone transitoire qui est liée à ta propre expérience personnelle. Tu vas dire : c’est bon, ce n’est pas bon. Tu vas voir des choses mais qui seront nécessairement colorées au niveau du ressenti, parce que ton vécu, par ton expérience. Donc, à un moment donné, tu passes au travers du ressenti ou de la perception pour tomber dans ce qu’on appelle, la a perception, c’est-à-dire, le silence et que c’est dans le silence que se produit le réveil.

Il ne faut pas oublier qu’au niveau neuroscientifique, ce qu’on appelle, Hic et Nunc, je vous l’ai dit, l’instant présent, ici et maintenant, l’élément air et l’élément eau avec les étoiles Im et Is, c’est exactement au même endroit que se trouve la zone du cortex moteur, ce qui fait bouger la main, que ce qui se trouve la sensibilité, c’est chaud, c’est froid, quand je touche, mais aussi l’aire du langage. Si tu mets au repos le corps, ce que je fais quand je suis allongé par terre par exemple pour Agapè ou Je Suis Toi, mon corps est au repos. Il n’y a plus de signaux de mon corps qui arrivent au cerveau. Donc, je ne suis plus identifié, même si je le crois, à mon corps puisque le corps n’envoie plus de signal à mon cerveau. Ensuite, si je fais silence des sens et en particulier, de ce qu’on peut arrêter.

On ne peut pas arrêter l’audition mais on peut arrêter les mots. On peut arrêter le ressenti, le tact et on peut arrêter la vision en fermant les yeux, en ne regardant rien. Si tu fais ça, tu es disponible pour l’instant présent, aujourd’hui. Avant, tu pouvais passer vingt ans comme ça et il ne se passait rien. Aujourd’hui, tu fais ça un moment, tu acceptes de faire le silence des mots, bien sûr les pensées vont s’agiter, au début. Mais si tu restes dans ce silence des mots et dans ce silence du regard, soit tu es immobile et tu fermes les yeux, donc la proprioception s’arrête. À ce moment-là, cette zone qui correspond à l’aire du langage, la même aire qui correspond à la Kundalini et au Réveil, tu es disponible pour l’activité néocorticale de Hic et Nunc et tu vis l’instant présent. Et c’est fini, tu es libre. Ça prend deux minutes.

Il n’y a pas autre chose à comprendre.

Sœur : Moi, juste un témoignage. Avant de partir, là pour les rencontres que j’ai faites, je me suis fait incendier par une personne mais vraiment incendier très, très fort. Eh bien, je n’ai rien dit.

Oui.

Sœur : Alors que d’habitude, enfin, dans mes habitudes, je rentre dedans, je ne lâche pas et là je n’ai rien dit.

Et qu’est-ce qui se passe quand tu acceptes, comme ça, de ne rien dire? C’est ça. C’est-à-dire, ce qu’on appelait hier ou avant-hier, pardon, ce qu’on a appelé la transaction. C’est-à-dire, non pas établir une relation avec quelqu’un qui est toujours affective, pas affective, libre, financière, amicale, peu importe, tu analyses la transaction. Et à ce moment-là, le meilleur comportement c’est la non-réaction, qui est en fait une pro-action. C’est-à-dire que si tu ne décides pas de réagir comme la logique de la dualité, mais là aussi quand on parle de pro-action, tu accueilles, c’est-à-dire que tu traverses. Tu ne réagis pas et bien évidemment la personne qui est en face, elle est complètement désarçonnée.

Sœur : Ah oui, à un moment donné, elle s’arrête.

Bien oui.

Sœur : Mais c’est moi-même, pour moi-même, j’étais très étonnée.

Oui. Mais quand tu expérimentes ça tu t’aperçois que tu traverses les circonstances, tu traverses les événements sans être affecté et c’est la posture la plus parfaite. Alors, bien évidemment, il ne faut pas être stupide, si quelqu’un vous donne des coups de marteau, il ne faut quand même l’arrêter, de marteau physique. Mais dans les circonstances habituelles de la vie, tout ce que tu vas rencontrer comme friction, opposition, simplement dans les relations entre les êtres dans la transaction, si tu acceptes simplement dans ça de ne pas réagir, même s’il y a une colère qui monte, qui est justifiée, tu vas t’apercevoir que tu vas le traverser. Et tu vas comprendre en le vivant que c’est exactement comme ça que ça se passe dans toutes les circonstances de ta vie.

Et c’est ça qui met fin à l’idée d’être une personne. Et c’est ça qui va mettre fin aussi à ce qu’on appelle la motivation, la confiance en soi qui est utile dans le développement personnel mais qui est une hérésie dans la vérité. La confiance en soi renforce le personnage. Je vous l’ai dit, j’ai soigné énormément de dignitaires du bouddhisme, à l’époque où je travaillais sur les chakras avec les cristaux, je n’en ai pas vu un seul qui avait le cœur ouvert. Ils sont tous sur le deuxième chakra, sur les centres de la prédation. C’est pareil pour les imams, c’est pareil pour les rabbins, c’est pareil pour les prêtres. C’est pareil dans tous les domaines où il y a une position de pouvoir pas uniquement spirituelle mais chez les banquiers.

Toute personne qui se trouve placé dans une position de pouvoir; chef du personnel, le petit chef, le chefaillon, dès que tu attribues un rôle à quelqu’un, il endosse ce rôle, il fait bien ou mal son travail mais il est obligatoirement dans la prédation. Et c’est d’ailleurs pour ça, je vous l’ai expliqué, que même les melchisédechs, tout melchisédechs qu’ils sont, qui étaient les plus proches de la vérité, ont vécu cette erreur. Parce qu’il n’y avait pas de possibilité de faire autrement. Omraam, quand il avait le Bonfin et tous ces gens qui étaient derrière lui qui l’adoraient, qui l’adulaient, n’ont jamais été libres parce qu’ils suivaient quelqu’un. Il avait beau être le grand maître, un pédagogue, un amour infini, mais tant que vous vous identifiez, vous pensez que l’autre va vous faire vivre la vérité, vous ne pouvez pas être libres.

C’est pour ça que je dis tout le temps, vous ne pouvez pas me suivre. Vous ne pouvez suivre personne. Vous ne pouvez qu’être vous-mêmes. Et c’est pour ça comme je l’avais annoncé que, ça se fait naturellement, ce n’est pas un effort, mais qu’on épure de plus en plus le discours par rapport même aux archétypes. Vous ne m’entendez plus parler ni de Marie ni de Mikaël ni de Christ ou rarement, parce qu’on en a plus besoin. Ça été utile à un moment donné. Ça nous a permis de sortir du rêve, bien sûr. Mais à un moment donné, vous devez être seuls, parce qu’il n’y a que vous. Tout le reste n’existe pas. Tout le reste est ta création dont fait partie ton rêve. Le problème c’est que l’enfermement nous a mis tous dans le même rêve et c’était indispensable que la conscience soit enfermée.

Parce que si la conscience n’était pas enfermée, il y a un processus qui est constant dans la manifestation, qu’on appelle l’anthropie, c’est-à-dire la loi du désordre, un système ouvert ne peut aller qu’à sa propre destruction. Il y a qu’un système fermé qui met face aux limites et met fin de l’anthropie. Hors, la fin de l’anthropie, la fin du désordre, c’est l’ordre. Mais pas ‘’l’ordo ab chao’’ des francs-maçons et des illuminatis. C’est-à-dire l’ordre par le désordre en créant le désordre. Là c’est le vrai désordre lié à la conscience, qu’est-ce qu’on vit de partout sur terre. C’est cet aspect de fragmentation qui est en fait une défragmentation. C’est-à-dire qu’il y a le point de vue du personnage qui voit le chaos, qui voit la fin du monde, qui voit l’horreur de la destruction.

Alors que celui qui est libéré, ne voit que la joie de se retrouver. C’est le même vécu, ce sont les mêmes événements. Tout dépend de l’emplacement de ta conscience. Ce que disait Pépère à l’époque, ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle naissance. La chenille ne sait pas qu’elle sera un papillon. Et quand le papillon est né, le souvenir de la chenille n’existe plus. Hors, quand vous renaissez de nouveau, comme disait le Christ : nul ne peut me connaître s’il ne renaît de nouveau, c’est la résurrection. C’est ce que nous vivons maintenant. C’est ce qu’a travesti l’église catholique en parlant de la résurrection de la chair et que tous les morts vont ressortir de leur tombeau. Enfin, ça c’est, il faut être stupide pour croire à des choses pareilles.

Ça se fait dans ce corps, au travers du Cœur du Cœur, dans le temps Zéro, dès l’instant où tu fais Silence. Et pour revenir à ce qu’on disait donc, effectivement le silence du regard, c’est-à-dire ne plus regarder, le silence des mots, c’est ce qui est le plus facile à faire. C’est pareil à l’époque on travaillait par exemple avec l’effet kirlian sur la musique, sur les sons. On croit tous qu’on entend les sons par les oreilles. Oui, bien sûr. Mais on a fait des expériences surprenantes. On mettait un casque d’aviation, c’est-à-dire les gens qui sont sur les tarmacs, qui sont dans les aéroports, ils ont des casques qui les protègent du bruit. Eh bien, je te fais écouter de la musique, sans les oreilles, c’est-à-dire, en te mettant ce casque, tu vas constater que l’effet de la musique se voit directement sur le corps.

C’est-à-dire que la cellule capte toutes les ondes, pas seulement la lumière mais tes pensées, la couleur de la pièce. Ça ce n’est pas ta conscience, c’est la conscience cellulaire et que tout cet environnement qui est capté par la cellule, s’imprime directement dans l’ADN, c’est ce qu’on appelle l’épigénétique, qui est beaucoup plus importante que la génétique. C’est pour ça que même toutes les maladies dites chroniques comme on a, ne disparaissent que dès l’instant où tu es dépersonnalisé. Mais pas déréalisé au sens psychiatrique, c’est-à-dire, quand tu as vécu que tu n’es pas une personne. C’est-à-dire que dès l’instant où tu as rompu le cercle vicieux de se croire ce corps, que tu ne peux pas être puisque tu dis c’est mon corps. Je te le répète. Dès que tu as vécu ça, ton corps se répare. Il ne peut que se réparer de lui-même.

Sœur : Mais tout ça, ça se fait, enfin, pour le corps

Oui.

Sœur : … Je sais que moi, je me donne toujours plein de symptômes…

Oui.

Sœur : … mais ça peut venir avec …

Non, il n’y a pas de progression. Le mécanisme de passage au temps Zéro est instantané. Par contre, la traduction effectivement au niveau du corps, peut prendre un certain temps. Mais ce n’est pas une progression. C’est une transsubstantiation où le point de vue de la personne, où le point de vue de la conscience n’existe plus. Ça ne veut pas dire que la personne n’est plus là ou que la conscience n’est plus là. Sans ça, je ne parlerais plus, je n’aurais plus de corps. Mais vous n’êtes plus dupes de ça. Vous êtes réellement et profondément alignés, si je peux dire, au Cœur du Cœur. C’est la fameuse pression qui est là. Et c’est aussi la liberté par rapport à cette pression. C’est-à-dire que dans un premier temps quand vous avez le chakra du cœur qui chatouille, les petits picotements qui tournent sur le petit chakra, je ne parle pas des couronnes, mais vraiment du chakra du cœur, quand vous sentez la pression au centre là, vous êtes encore dans la conscience, c’est votre conscience qui le perçoit.

Moi, c’est là. Il m’arrive aussi de temps en temps quand c’est très fort, par exemple le soir, je me dis : c’est très fort. Mais ma conscience, ma perception, mon ressenti, n’arrêtent pas le processus. Tandis que si vous portez votre conscience, sans être libres, sans avoir vécu le temps Zéro, sur le processus qui se déroule, votre conscience est entraînée. Vous n’êtes pas libres. Mais c’est justement ce jeu-là qui permet de le voir et de le comprendre. Et à un moment donné, pour d’innombrables raisons qui sont personnelles à chacun, vous lâchez. Vous lâchez le rêve, comme on dit, parce que vous vivez la vérité. Mais tu ne peux pas le décider depuis la personne. Tant que tu penses pouvoir le décider et le vivre, tu ne peux pas le vivre, parce que c’est la personne qui a décidé.

La disparition de la personne, encore une fois, c’est être libéré de la personne. Ça ne veut pas dire que la personne elle va disparaître, elle sera toujours là jusqu’au dernier moment. Mais elle n’est plus sur le devant de la scène, elle est en arrière-plan. C’est la seule façon que vous ayez de le vivre. Il n’y a en a pas d’autre.  Alors, bien sûr, il y a eu la clé essentielle qui libère la tête ou de l’idée d’être une personne avec le mouvement respiratoire primaire que l’on a pratiqué ensemble pour le sentir, parce que les explications ne servent pas tant que vous ne le faites pas. Vous avez le silence des mots, le silence du regard, vous avez les jeux, j-e-u-x avec les dauphins, les chants, ça peut être les canalisations aussi pourquoi pas.

Parce que, au-delà du sens qui est dit, au-delà de la compréhension intellectuelle et au-delà même de l’aspect vibrale, il y a la disponibilité au temps Zéro qui s’installe. Tu vois? Et à la limite que tu t’endormes pendant une cana ou que tu n’aies rien compris ou que tu aies compris, ne change rien. L’information t’est délivrée à l’insu de ton plein gré, que tu le veuilles ou pas. De la même façon, qu’à l’époque on parlait du Livre des morts égyptiens ou du Livre des morts tibétains, le Bardo Thödol, on vous expliquait, on accompagnait les mourants en leur disant de ne pas s’arrêter aux plans intermédiaires. Aujourd’hui, l’information de l’absolu se diffuse à toute vitesse, que j’ai appelé la Bonne Nouvelle. Mais même si vous la refusez, c’est foutu!

(Rires)

Parce qu’au moment où vous allez partir, au moment où vous allez quitter ce corps, vous allez vous en rappeler, même si vous l’avez refusé. Rappelle-toi ça s’appelle le feu par friction et vous ne pourrez qu’être libres. Vous ne pourrez plus être dupes des images, des soi-disant membres de la famille ou des maîtres de lumière qui disent : non, non, attend, on n’a pas fini, on va refaire un autre cycle, tu n’es pas assez purifié. C’est faux. Donc, il n’y a même pas à se préoccuper de quoi que ce soit. Ça se fait tout seul et sans personne. Et on ne fait que ça dans les rencontres. Bon, même s’il y a les baleines, s’il y a d’autres trucs, s’il y a les cristaux, peu importe. L’information est passée, elle est accessible à tout le monde. Alors, bien évidemment, il y aura plus ou moins de facilité pour vivre l’événement au niveau collectif.

Ceux qui accepteront, vivront la liberté instantanément. Ceux qui résisteront, devront traverser leur propre incohérence et leur propre chimère. Et surtout, le fait d’avoir entraîné, comme l’ont fait les anciens, sans le savoir pourtant à l’époque, les gens dans des écoles, dans des mouvements, dans des trucs spirituels. La recherche de la vérité disait Nisargadatta, va mettre fin au monde. Oui, bien sûr.

Sœur : En tous les cas, moi, quand même, j’ai l’impression que ça vient naturellement.

Oui. Il y a une progression linéaire et naturelle tant que tu es une personne qui observe ta personne. Si tu cesses d’être une personne qui observe ton personnage, alors à ce moment-là, le temps Zéro est vécu instantanément. Et tu découvres la joie nue. Donc, oui, il y a une gradation, une transformation, une pédagogie qui ont été mises en œuvre depuis bien avant la création, qui sont vécues depuis que l’esprit saint est descendu sur terre depuis le mois d’août 84. Oui, c’est la vérité. Donc, il y a une progression depuis trente-cinq ans mais c’est une progression de la personne et de la conscience. Hors, le processus dont je te parle est un processus instantané, quel que soit la progression qui a été vécue avant.

La progression est illusoire et ne concerne que la personne. Alors, effectivement, ça allège la conscience, ça permet aussi une certaine forme de compréhension intellectuelle mais ce n’est pas le vécu. Ça permet de t’en approcher mais le moment de basculement irrémédiable, définitif, même si ce n’est pas installé en permanence, lui c’est un moment précis. C’est le moment où tu dis comme le Christ : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Hors, comme tu es le Père aussi, tu remets ton propre esprit entre tes propres mains et à ce moment-là, tu te rends, c’est-à-dire que le personnage, entre guillemets, a disparu. Et quand le personnage disparaît réellement et concrètement, tu ne peux que t’en apercevoir.

C’est-à-dire que tous les événements qui vont survenir dans ta vie, vont se faire avec facilité, avec évidence dès l’instant où tu ne te poses plus de questions. Eh bien, Claude est venue me voir. Elle a vécu exactement ça par rapport à sa nuit qu’elle devait vivre dans un hôtel. Elle se retrouve finalement à ne pas avoir à déménager. Elle n’a pas souhaité ni demandé. Ça s’est fait tout seul. Mais pour ça il faut être disponible et pas anticiper avec des plans mais oui, il faut que je trouve un hôtel, faut que je trouve ceci, faut que je trouve cela. Il faut être disponible dans l’instant présent et l’intelligence de la lumière que tu es, t’apporte systématiquement la solution. J’ai pris l’exemple avec mon visa électronique. Pourtant ça passe par l’électronique, ça ne dépend pas de la décision de quelqu’un qui t’héberge ou pas.

Ce sont des circuits électroniques, et pourtant ça s’est fait. Et plus tu acceptes de lâcher, plus tu ne peux que le constater et dans tous les secteurs. Dans tous les secteurs de ta vie, sur le plan affectif, sur le plan de l’argent, sur le plan du déroulement de tes journées, c’est comme ça que ça fonctionne. Voilà. Tu constates une fluidité de plus en plus claire, les synchronicités de plus en plus importantes et c’est ça la véritable foi ou confiance. Ce n’est pas la confiance en soi ou la foi en Christ, c’est la foi en l’inconnu ; la foi en l’inconnu et en l’intelligence de la Lumière.

Mais tu ne peux pas t’appuyer sur ton personnage pour diriger la lumière sans ça tu en fais une lumière déviée, une lumière projetée qui n’est pas la lumière authentique, ce qu’on appelait à l’époque, la lumière obliquale qui était liée au miroir de Van Allen et aux trois couches isolantes du système solaire. C’est-à-dire, ce que pépère appelait, la ionosphère, la magnétosphère et l’héliosphère.

Donc là, tu vis le temps zéro, c’est-à-dire, tu te trouves au point d’équilibre. Alors, au niveau de l’héliosphère on appelle ça l’héliopause. C’est les satellites, par exemple, qui sont placés, sur ce qu’on appelle sur les pointes de Lagrange. C’est-à-dire à l’équilibre entre les forces d’attraction solaires et les forces d’attraction terrestres. Et là, vous êtes immuables. La conscience ne bouge plus, elle est sidérée, dans tous les sens du terme et vous êtes libres. De votre personnage et de la conscience elle-même.

Sœur : Ah ça existe vraiment…

Comment?

Sœur : Ça existe vraiment les points, les satellites qui sont là-haut?

Oui. Ce qu’on appelle les satellites que vous regardez quand vous regardez les télescopes héliosphèriques Soho, Cor1, Cor2, Corbien, enfin toutes les images des satellites solaires héliosphériques, eh… oui, qu’on appelle comme ça, sont sur les points d’équilibre des forces d’attraction électromagnétiques du Soleil et de la Terre. Quand vous installez un satellite à cet endroit-là, il ne bougera plus jamais.

Équilibre des forces, équilibre du double tore de la poitrine, vous savez qu’on a ici des structures, j’en avais parlé à l’époque, vous avez un tore qui part de la gauche, qui fait le tour de vous comme ça et qui rejoint Kiristi derrière et de l’autre côté, pareil. Avec deux mouvements qui tournent en opposition de phase. Il y en a un qui tourne dans un sens et l’autre dans l’autre. Et ça, ça crée, ce qu’on appelle en physique, le champ ultime acausal de la physique.

À chaque fois qu’une cellule se divise pour créer les chromosomes, l’ADN devient des chromosomes, vous avez deux organites qui sont à base de silice, de quartz, qu’on appelle les centrioles qui tournent et, les chromosomes viennent s’aligner sur la ligne centrale et la division cellulaire se fait.

Donc, toutes les cellules connaissent le temps zéro. Il n’y a que la conscience qui ne peut pas reconnaître le temps zéro. Parce qu’elle est conçue pour échapper au temps zéro. Mais nos cellules le savent. C’est pour ça que je dis, quand vous vivez la Vérité, vous ne pouvez que vous reconnaître.

Ce n’est pas quelque chose d’inconnu, c’est inconnu tant que vous êtes dans la personne. Quand on dit que l’inconnu devient connu, ce n’est pas qu’il est apparu comme ça, c’est qu’il est reconnu à l’intérieur de soi, par la cellule, par notre chair. C’est pour ça que ça se passe dans la chair.

Sœur : C’est pour ça qu’on dit que le corps ici…

Comment?

Sœur : c’est pour ça qu’on dit que le corps ici…

Le corps est essentiel, oui.

Sœur : c’est le corps qui, qui…

C’est un sac de viande, comme disait Bidi mais c’est aussi un temple. En tant que récepteur de l’Étincelle divine et de la Vérité.

Sœur : Oui, oui.

Tu voulais dire quoi?

Sœur : Non, je voulais juste dire alors, dans ces cas-là, ça veut dire que tous nos, tout ce qu’on a vécu… pardon. Tout ce qu’on a vécu depuis qu’on est né, si je puis dire, eh… on oublie. Enfin, pas on oublie, comment dire? Je ne sais pas l’exprimer. On n’a plus de souvenir eh…

Oui mais ton corps lui, il a enregistré. Il y a aussi, ce qu’on appelle, la mémoire cellulaire. Il y a aussi les cycles biologiques cellulaires mémorisés de Marc Fréchet. Il y a la langue des oiseaux. Tout s’imprime. Le disque dur, notre cerveau, fait son apprentissage entre zéro et quatre ans. C’est-à-dire, tout ce qui est vu, tout ce qui est expérimenté s’enregistre. Si ça s’enregistre de façon dysfonctionnelle, et on est tous porteur de ces fameux petits diables ou schémas dysfonctionnels précoces, que ce soit par les schémas d’abandon, les schémas de manque, les schémas de souillure, les conflits de souillure, les conflits d’abandon etc. etc. Même si toi, tu ne l’as plus dans ta conscience, c’est dans ta mémoire cellulaire et c’est dans ton cerveau.

Sœur : Ah, d’accord.

Et c’est ça qui est responsable, à l’époque on appelait les petits diables. Qu’on traitait avec les cristaux, pour échapper à la programmation cognitive qui se fait à l’insu de ton plein gré. Et ça, tu ne peux pas l’éliminer. C’est gravé dans le disque dur, d’ailleurs on le sait, dans ce qu’on appelle les thérapies cognitives et comportementalistes qui sont les branches de la psychologie, on va dire aujourd’hui, peut-être la plus proche de la Vérité. On sait très bien qu’on ne peut pas supprimer une programmation. On ne peut que rajouter un programme dessus, une autre couche qui va être plus fonctionnelle.

Mais, encore une fois, la solution radicale et définitive, c’est de mettre fin à ce qu’on a appelé le mythe d’immortalité, parce que l’ego se croit immortel. Ou au mythe d’individualité, c’est-à-dire qu’on se croit une conscience séparée de tout, du grain de sable, de l’ennemi ou des autres dimensions. Il n’y a que ça qui déverrouille réellement et concrètement, ce que vous avez fait avec le mouvement respiratoire primaire ou avec, on peut faire aussi avec certains cristaux, qui va vous rendre libres. Qui va vous restituer plutôt, à votre liberté.

La liberté est inscrite en nous, au même titre que toutes les blessures et tous les traumatismes. C’est pour ça qu’il n’y a pas à la chercher. Il y a juste à faire le silence, à rester tranquille, à être fainéant comme disait Osho et à traverser, accepter. Et être dans l’instant présent et c’est tout. Tout le reste est superflu. Tout le reste, aujourd’hui, t’encombre.

Ce qui ne t’empêche pas après de te servir de tes dons, de tes capacités, de ton corps, de tout ce que tu veux. Mais la Vérité doit être vécue. Elle ne peut pas être dite. Et la Vérité est vécue, aujourd’hui de façon optimale parce qu’il n’y a plus d’anomalie primaire, il n’y a plus de boucle de rétroaction sur la conscience qui renvoie tout dans le corps, mais encore faut-il l’accepter.

Si tu te places toi-même, par une thérapie ou par ta conscience, en te croyant le résultat de ton passé, quel qu’il soit, tu n’es pas disponible pour l’instant présent. Et ça ne peut pas l’être. Donc, effectivement, on utilise des artifices. Les dauphins, les baleines, les canas, les satsangs, la danse, les chants, tout ce qui peut dériver notre attention, notre conscience, notre vécu vers l’instant présent.

Hier, quand Denise chantait, si vous vous placiez dans l’instant présent, vous étiez dans le cœur instantanément. Il n’y avait pas à se poser de questions de savoir si on ressentait telle énergie ou qu’on voyait telle présence c’était immédiat.

Silence

Oui.

Frère : Moi j’aimerais revenir par rapport à ce que tu as dit tout à l’heure.  Si l’expression des mots nous éloigne de la Vérité, qu’en est-il du verbe que moi, j’apparente au langage du cœur et qui est impersonnel et au commencement était le verbe.

Oui. Le verbe est la première manifestation. Au commencement, je te répondrai, quel commencement puisqu’il n’y a jamais eu de commencement. Donc le verbe est autant une escroquerie que la parole.

(Rires)

Tout dépend du point de vue. La vision linéaire, c’est ce qu’on eu tous les Anciens. Même Peter Deunov, il parlait de la nouvelle race racine. Même Bernard de Montréal, dans sa psychologie évolutionnaire parlait de la nouvelle race racine. Simplement il n’avait pas la possibilité de le vivre que c’était déjà vécu.

Si, tout ce que tu vois, même les mondes, même les êtres de Lumière sont un en toi et viennent de l’instant présent. D’où viennent les choses, ce qui disait Nisargadatta de son vivant, dans le principe de la réfutation et de l’enquête.  Il disait même que tout ce que vous pouvez affirmer n’est pas vrai. Vous ne vous retrouvez que dans la négation totale de tout ce que vous voyez, expérimentez, ressentez, parlez ou exprimez ou voyez.

Sœur : La négation.

Or, le cerveau ne connait pas la négation. Au niveau neuronal, la négation ça ne veut rien dire. Et si tu passes ton temps à réfuter ou à dire, tout n’est pas vrai, ton cerveau va disjoncter et tu vas libérer ton cœur.

Il allait jusque-là. Et ça va passer, effectivement, par un moment donné, qui est vu par l’extérieur, par les gens que tu fréquentes, affectivement, professionnellement, amicalement comme un sentiment de quelqu’un qui est totalement indifférent. Vous le vivez dans vos familles. Vous vivez l’Amour mais les gens vous prennent pour fous s’ils ne vous acceptent pas. Parce que pour eux, il y a danger. Ah oui, bien évidemment qu’il y a danger pour la personne. Ils ne peuvent que vous rejeter, ils ne peuvent que chercher à vous confronter pour vous maintenir dans le moule. Et plus ils vous aiment vraiment, plus ils vont vous enfermer.

Sœur : Alors comment on fait?

Hein?

Sœur : Comment on fait à ce moment-là.

Eh bien tu traverses, comme tu as fait. Tu ne réagis pas. Tu rentres dans l’accueil qui va déclencher la pro action, c’est-à-dire quelque chose qui n’est pas conditionné par ce qu’a fait l’autre mais par la spontanéité à l’instant présent

Sœur : Et la personne qui est en face de nous, elle, elle va…

Elle va être désarçonnée mais tu constateras, comme tu as constaté dans l’expérience dont tu as parlé tout à l’heure, que la personne, elle n’a plus moyen de pression ou d’action sur toi puisque tu ne lui donnes pas prise. Elle peut crier tant qu’elle veut, elle peut hurler tant qu’elle veut, à un moment donné, elle n’aura rien en face. Si elle n’a rien en face, tu mets fin à la dualité. Que celui qui est le plus intelligent, qui a entendu ces mots, le vive. L’autre, il n’a pas entendu ces mots, il ne peut pas le vivre mais toi tu peux lui faire vivre.

Sœur : D’accord.

Et dès l’instant où vous acceptez de ne pas réagir, vous rentrez dans la pro action, dans la disponibilité pour l’instant présent. C’est une constante, pour n’importe quoi.

Regarde ce qui s’est passé avec mon visa électronique. Qui est arrivé deux minutes après. Au lieu de deux jours. Les choses comme ça, il y en a des milliers. Vous avez une sœur au Canada qui partait de la rencontre, elle était venue une journée. Sa voiture, tous les voyants se sont allumés, elle s’est mis, elle avait cassé le moteur. Elle s’est tout de suite arrêtée et tout est reparti normalement. Alors que tous les voyants étaient allumés, fumée noire derrière, enfin, la méga panne moteur qui s’est arrêtée. Alors vous pouvez l’appeler un miracle si vous voulez, mais c’est ça l’intelligence de la Lumière.

Tu sais, quand j’achetais des voitures, je demandais à Anaël, il connaissait autant la mécanique qu’un mécanicien. Avant d’acheter une voiture, je lui demandais, il me disait : Il y a ça, il y a ça, il y a ça, il y a ça, il y a ça. On allait chez le mécano, c’était vrai.

Ça va jusque-là. Même sur des choses dites inanimées, il y a une conscience. Ça marche pour toutes les circonstances. Mais ça nécessite, encore une fois, une confiance, mais pas en soi. Et surtout pas en quelqu’un ou une entité ou une autorité extérieure mais une confiance en l’inconnu. En l’intelligence de la Lumière. C’est comme ça que tu te reconnais, pas autrement. Sans ça tu passes à côté. Quand tu passes à côté, c’est la souffrance et plus tu vas souffrir plus tu vas te rendre compte que c’est évident. Aussi.

Sœur : Et d’ailleurs, l’autre fois on en parlait. En fait, on est enfin, comment dire, je suis là mais enfin un peu dédoublée.

Oui.

Sœur : C’est ça.

Oui, oui. C’est ça. Ça crée un sentiment ou une perception, apparemment de dédoublement, mais en fait, simplement la conscience qui se décolle littéralement du corps, de l’identification au corps ou d’identification au personnage, qui crée la double perception d’être dédoublé. C’est-à-dire d’être, à la fois ce personnage et à la fois autre chose.

Et plus tu acceptes ça, plus tout va être transvasé dans ce que tu es en Vérité. Et le personnage, la personne, l‘histoire, effectivement, là va avoir, au fur et à mesure du temps, de moins en moins de poids, de moins en moins d’accroches par rapport à ton vécu. Et tu constateras que les réflexes comportementaux liés à ton histoire, aux blessures, le fameux petit diable, disparaîtront et que tu seras de plus en plus disponible, un, pour la Joie et pour l’instant. La véritable Liberté, elle est là. Et tu ne peux que constater que tout se met en place sans toi. C’est valable pour un visa, c’est valable pour savoir où dormir, c’est valable pour un conflit avec n’importe qui.

Si ça ne se produit pas, ça ne veut pas dire que vous avez échoué, ça veut dire simplement que vous n’avez pas encore compris, réellement et que vous n’avez pas vécu réellement le process. Quand vous le vivez une fois, c’est inoubliable. Même une minute. Encore une fois, vous ne pouvez que vous reconnaître. Et ça ne peut pas échouer, parce que ce n’est pas une question d’appréciation, ce n’est pas une question de feeling, ce n’est pas une question de ressenti, ce n’est pas une question de perception ni de vision, c’est une évidence. Le fait qu’il n’y ait plus d’anomalie primaire évite que tout soit renvoyé à l’âme et ça rendu l’être humain disponible pour la Vérité.

Il y a de plus en plus de frère qui vivent Agapè sans avoir entendu parler d’AD ou d’avoir suivi la moindre cana, de partout, dans tous les milieux maintenant.

Sœur : Moi, par exemple.

Oui.

Sœur : Moi je n’ai jamais suivi AD…

Aujourd’hui…

Sœur : Je n’ai jamais, voilà.

Tout ce que je dis…

Sœur : Ça fait à peine un an et demi que…

Cette connaissance, ces étapes que nous avons vécues, pour les anciens, aujourd’hui ne représentent plus rien. Ça été un appui indispensable pour beaucoup, ça été un éclairage pour beaucoup, bien sûr. Mais aujourd’hui, tout ça c’est, c’est, c‘est du vent. Et je ne me contredis pas en disant ça, simplement, c’est la suite logique, c’est imparable.  On a simple…

Sœur : Il fallait passer par là.

Oui. On nous a raconté des histoires pour nous permettre de nous rapprocher de la supraconscience. On nous a décortiqué le rêve, l’enfermement, les structures, physiques, énergétiques, vibrales. On a travaillé dessus par le yoga de l’Unité, par exemple ou la [noéthologie], (45 :00) comme j’appelais à l’époque, la science de la conscience. On nous a permis de verrouiller une nouvelle information qui est celle de l’Éternité pour découvrir que, même cet Éternité est un rêve.

Mais si on n’en était pas passé par là, Il aurait fallu attendre je ne sais pas quoi. Mais l’événement, comme je l’ai dit, collectif, est beaucoup plus adouci quelles que soient les circonstances extérieures qui, comme vous le voyez chaque jour depuis déjà de nombreuses semaines mais surtout depuis le 2 juillet, sont en train de partir en cacahuètes. Mais réellement là. Ce n’est pas seulement un petit volcan, un petit séisme, c’est général.

Le déluge est universel. Le volcanisme est universel. On est vraiment dans cette époque de, de, de, de d’extinction level event, comme ils disent, à tel point que c’est même rentré dans les mœurs. Comme je le disais, vous avez des congrès sur la disrupture et sur la collapsologie et l’effondrement dans lesquels vous avez les entreprises même financières se sont engagées. On appelle ça, mourir dans la dignité. Oui, parce que, eux, ils ont dans leurs plans, de recommencer après, tu vois. Mais bon, laissons-les rêver.

Laissons-les rêver encore un peu parce que même leurs rêves, de conscience ou d’avenir, nourrit le feu par friction. Et c’est très bien que le feu par friction soit nourri parce qu’il débouche immanquablement sur la Vérité. Le pire c’est quand il n’y a pas de feu. Les habitudes. Le pire c’est quand il n’y a pas de confrontation. Mais au contraire, bénissez les confrontations qui vous arrivent, qu’elles soient le fait de votre proche, de votre mari, de votre mère, de votre femme.

Que ce soit accidentel. Que ce soit injuste. Parce que même au sein de l’injustice il n’y a que de la justice. Ce que j’expliquais même, par rapport à ma mise en examen, qui a durée six ans. C’était totalement injuste parce que c’était faux. Mais ça été des années de bonheur pour moi. Des années, à la fois d’introspection, de vécu affectif particulier et de révolution aussi. Donc, tout dépend du point de vue. Tant que vous voyez qu’un point de vue vous dérange, c’est que vous n’êtes pas dans la Vérité.

Sœur : Oui, à un moment donné…

Comment?

Sœur : À un moment donné, il n’y a tellement rien à dire que la communication avec quelqu’un d’autre, qui même est éveillé…

Oui.

Sœur : Il y a quelque chose qui ne passe pas, parce que ce n’est pas au même moment, ce n’est pas sur la même longueur d’onde et il faut le vivre quand même. Et pourtant, on le voit…

Oui. Oui, oui.

Sœur : On le voit […] c’est perçu…

Et même le frère et la sœur qui rêvent et qui disent : Ce n’est pas vrai, c’est des conneries, l’Agapè, Absolu, c’est n’importe quoi, c’est un archonte, c’est diabolique… Ce n’est pas grave. Ils ont entendu l’information. Ils sont […] de toute façon… (Rires) comme on dit vulgairement,  parce qu’ils l’ont entendu.

Sœur : Moi, je le vois avec mes enfants.

La vérité ne peut pas être dîtes. On peut l’approcher, c’est ce qu’on fait, mais une fois que vous l’avez entendue, que vous soyez d’accord ou pas, on s’en fout.

Sœur : C’est marqué.

Au moment venu, opportun, quand vous perdrez votre corps, ben vous serez obligé de reconnaître cela. Et vous ne serez pas leurré par les visions, par les pseudos êtres de Lumière que vous avez-vous-mêmes créés. Mais ça c’est évident, c’est évident. Pas besoin d’être d’accord ou pas d’accord, je m’en fous de ça. Il n’y a pas besoin de le vivre ou ne pas le vivre, le principal c’est que la Bonne Nouvelle a été annoncée. Même si pour vous, elle n’est pas une bonne nouvelle ou qu’elle n’est pas Vraie.

Sœur : … Ça finit quand même par imbiber, l’extérieur.

Oui.

Sœur : Pourtant moi, j’ai autour de moi, mais vraiment, tu vois le, le contraire, le contraire qui ne veut pas se réconcilier, qui ne veut jamais… Et là, je vois chez ma fille qui est très directive, un peu masculine en même temps dans sa façon d’être au monde. Bon, parce qu’elle a des revendications à revoir quelque part, et là je sens qu’il y a un ramollissement, si tu veux de tout ça, sans que j’ai à… Alors qu’avant, je voulais susciter ce, ce, tu vois, ce réveil, et là je me heurte directement à une…

Oui. Et ça se passe de mots.

Sœur : …à une réaction…

C’est simplement ta présence conjuguée à ton absence, la fusion de l’être et du non-être au cœur du cœur, au travers le personnage qui agit.

Sœur : Oui. Mais sauf qu’avant, j’avais peur qu’elle se perde, tu vois, et du coup j’étais constamment en train d’essayer la réveiller, de la secouer et puis en fait, c’était terrible parce que…

Là, je dis tout le temps…

Sœur : « …Tu es dans une secte, tu es folle… » …

Laissez les rêveurs, rêver. Parce que si vous allez les confronter ou si vous êtes trop agressif, vous allez les renforcer dans leurs rêves. Bon, bien évidemment, ça va déclencher de plus en plus de frictions. Mais plus vous les laissez tranquilles, plus ils vont plus effectivement bénéficier de l’information du temps zéro que vous émanez en permanence. Ça n’a pas besoin de mots.

Sœur : Tout d’un coup, ça s’apaise tout seul.

Vous n’avez même pas besoin d’être présents.

Sœur : En même temps, ça nous apaise aussi parce que du coup, je n’ai plus ce sens de responsabilité, tu vois, où je me disais, mais j’ai tout raté, je ne sais pas […] 50 :19 bon, ce n’était pas de mon fait, bien entendu, toute seule, je veux dire, c’est un ensemble d’interactions bien entendu…

Ça se fait sans toi. Et ça, on le constate aussi dans les thérapies de vie ou dans les soins Agapè résonnance réseau ou feu du Cœur Sacré, les gens écrivent une demande, ils sont guéris. Je ne suis même pas informé, je ne suis même pas au courant. Je n’ai pas la prétention de dire que c’est moi. Simplement, vous êtes un catalyseur, c’est votre présence et votre absence combinées émanées au travers de votre personnage qui réalisent l’alchimie. Mais tant que vous pensez pouvoir contrôler les choses ou induire les choses, vous allez constater que ça ne peut pas marcher.

De plus en plus, dans toutes les circonstances de vos vies. Et que plus vous avez cette confiance en l’inconnu, en l’intelligence de la Lumière, en ce que vous êtes en Vérité, plus ces choses vont se produire sans rien demander, sans ne rien comprendre. C’est comme ça qu’il y a une propagation, ce que j’avais appelé, l’année dernière, la pandémie du temps zéro.

La Bonne Nouvelle c’est ça, c’est l’information du temps zéro, qui est rendue disponible à chacun pour sortir du rêve. Pour sortir de la forme ou des dimensions. On est parfaits avant même que la conscience apparaisse. On est antérieur à la conscience.

Sœur : Mais moi je me souviens de l’instant où la conscience, où j’ai pris conscience de la conscience. J’ai eu l’impression de partir dans un vertige, mais je me suis dit, ça ne se termine jamais ce truc. Tu vois, tout était… j’avançais et ça avançait devant moi et à un moment donné je me suis dit, je ne vais jamais y arriver quoi. Je ne vais jamais arriver à faire le tour de ce truc et je suis revenue.

Et du coup, une autre raison, tu vois, là, je suis partie à la Source directement, et ensuite, où tout était évident et tout était là, d’ailleurs, j’ai eu l’impression que c’est eux qui venaient et non pas moi qui me portait. Et je dis, oh, mais vous êtes là, comme si je les avais quittés d’hier, tu vois. Et puis, pas de mots. Simplement de l’Amour, tu vois. Et là je me suis dit : mais il faut que je redescende, j’ai laissé mes enfants en bas.

Et en redescendant, j’ai croisé une personne, qui, ici m’aurait mise en colère, ou de toute façon, on se serait confrontés parce que, bon, ce type de mentalité auquel j’étais heurtée. Et là, non, c’était un silence et en plus j’étais en amour avec, j’ai dit : Ah mais tu es là […] C’était aussi un frère, pourtant, je l’aurais rencontré ici, je sais que ça aurait frictionné parce que ce n’est pas du tout, dans l’incarnation, ce n’était pas du tout le type de personne avec qui ça pouvait être fluide. Tout à fait le contraire. Mais là, c’était réglé. Ce n’était pas du tout vivant quoi, à ce niveau-là, ça n’existait pas.

Alors, ça va se produire de plus en plus comme ça, même dans les circonstances les plus insignifiantes de la vie, dans les relations qui peuvent être parfois les plus tendues. Tout n’est que prétexte pour vous faire vivre la Vérité que vous êtes. Donc, ne pestez pas contre une maladie, ne pestez pas contre l’argent qu’on vous a pris, ne pestez pas contre un divorce, ne pestez pas contre rien. Ce qui ne veut pas dire, ne pas agir après. Des fois, il est obligé d’agir mais acceptez et accueillez. Mettez devant cette acceptation. Voyez ce qui se passe. Après bien sûr, vous agirez. Mais cette action sera libre de toutes réactions, c’est pour ça qu’on l’appelle la pro action, au niveau communication. Parce qu’elle est libre de votre histoire et elle est libre des circonstances et elle est libre de toutes causalités.

Sœur : Et surtout, quand on vit comme ça, on n’a pas d’histoire. Moi j’ai vécu…

Ah non, vous n’avez aucun choix.

Sœur : comme ça jusqu’à l’âge de dix-neuf ans…

L’hérésie c’est de croire que vous avez le choix.

Sœur : il n’y avait pas d’histoire.

Et ça, je le dis depuis que je suis jeune, tant que vous croyez que vous avez le choix, vous ne pouvez pas être libres. Parce que le choix, fait appel à la notion de bien et de mal, fait appel à la dualité alors que la véritable liberté c’est justement d’accepter qu’on n’a jamais le choix. C’est ça qui nous fait sortir de ce qu’on appelle le libre arbitre, qui est une escroquerie totale. L’Amour n’est pas un choix, n’est pas une liberté, c’est la Vérité. Mais tant qu’on croit qu’on a le choix, vous ne pouvez pas être libres.

Acceptez que vous n’avez aucun choix possible et vous serez libres. C’est l’ego qui croit avoir le choix, toujours. Le personnage, qui se débat dans son histoire, dans ses affects, dans ses souffrances, pas la Vérité.

Sœur : Mais dans le travail, par exemple, il y a des choix, des fois, à faire.

Non.

(Rires)

Je parle de tes choix à toi. Choisir un vêtement n’est pas un choix.

(Rires)

Ah non, non. Quand j’achète un vêtement, je ne vais pas dans un magasin pour acheter un vêtement. Je passe, il y a un truc qui me plait, je le prends. Je n’y vais pas dans l’idée de choisir. Telle couleur ou tel truc ou tel truc, sans ça c’est sans fin. En plus, si tu tombes sur des gens qui sont indécis, qui ne savent pas choisir, alors là, c’est l’horreur. La véritable liberté c’est de ne pas avoir le choix à tous les niveaux. Tant que tu crois avoir le choix, tu ne peux pas être libre. Le choix concerne la personne.

Celui qui est libre, n’a aucun choix. Il ne fait suivre ce que la vie lui offre, ce que la vie lui prend avec la même équanimité, avec la même intensité. Tant que tu crois avoir le choix, tu ne peux pas être complètement libre. Comment?

Sœur : C’est un témoignage.

Vas-y, vas-y, bien sûr.

Sœur : Pour rebondir sur ce que tu dis. C’est un témoignage, c’est vrai que ça parle de l’histoire, d’accord. Mais, par rapport à un licenciement, un licenciement tu n’as pas le choix. Tu es d’accord avec moi? Enfin, tu le vis. La résistance à ce qui se passe crée, comme tu dis, la souffrance. Enfin, voilà. Donc, c’est un vécu. Pourtant j’avais à côté de moi quelqu’un qui peut me dire : Bien écoute, voilà, accueille, accueille, accueille, mais parfois il faut le répéter, le re répéter, le re répéter pour que… pour que la… pour que ce petit machin se cric ! Il faut répéter, répéter, répéter, répéter, répéter jusqu’à, même si le licenciement ou la manière dont ça s’est passée etc. était vécue comme une injustice, etcétéra, etcétéra.

Quand il y a acceptation totale de ça, quand il y a, l’autre est moi, je suis lui, il est moi, nous sommes un. Et qu’il y a vraiment… Moi j’ai accueilli, enfin voilà, le patron que j’avais, je veux dire, vraiment en mon cœur, jusqu’à le… quoi, ça mis deux ans. Mais jusqu’à ce que, à l’intérieur je sente vraiment que ça wow. Que c’était, vraiment totalement libéré. Ça m’a permis de retourner dans mon ancien lieu de travail très en joie etc. De rencontrer ce personnage, enfin, de vivre quelque chose de vraiment très chouette et très joyeux ensemble.

Jusqu’au moment où il me dit : Écoute, vraiment, je suis vraiment désolé de ce qui s’est passé quoi, je veux dire, après, après deux ans. Donc, mais en moi ça avait été, j’étais en amour avec ce qui, enfin pas en… oui si, en amour avec tout ce qui a été vécu, tel que ça été vécu etc.  Et je n’ai rien cherché, c’est-à-dire que ça s’est produit, voilà, ça s’est produit, je n’ai rien, je n’ai pas voulu une rencontre ou quoi que ce soit mais ça été vécu et ça été partagé et puis voilà. C’est passé, c’est hop, en avant, on continue quoi. C’est… Donc, il n’y a pas de…

Dès que vous ne recherchez plus, ça vient à vous.

Sœur : Ça se fait.

C’est simple.

Sœur : Oui.

Faut-il encore accepter le mécanisme pour le vérifier et le vivre.

Sœur : Oui.

Mais c’est vrai, ça marche comme ça. On peut dire que le choix, quel que soit le choix, d’un vêtement comme du mental…

Sœur : Ça marche. Ça marche vraiment, quoi.

…est lié à la personne et à la conscience. Le non-choix est la véritable liberté. Totalement. Il ne peut pas y avoir de vérité tant qu’il y a le choix.

Frère : C’est ce que je voulais dire en fait, par rapport au travail, je bosse à cent pourcent et en plus je suis petit chef. Donc là, j’ai le combo total, mais en fait, tous les choix que tu vas poser au niveau de ton lieu de travail, ils ne concerneront que la personne. Ça n’impacte pas ce que tu es en fait. Oui, oui.

Et ça, c’est quelque chose, si vous voulez qui est vraiment vivable là, tout de suite, il n’y a pas à cogiter. Accepte de n’avoir aucun choix et tu es disponible pour la Vérité. C’est la meilleure façon de vivre l’humilité, la Voie de l’enfance, la Transparence, c’est ça l’humilité. Ce n’est pas se rabaisser en se flagellant. C’est comme l’a démontré Thérèse, acceptez même la pire des injustices, sans réagir, comme tu disais tout à l’heure, et la Vérité se découvre à l’issu de ça. Au décours de ça. Mais tant que vous croyez avoir le choix, vous n’êtes pas libres.

Sœur : Alors moi j’ai tout accepté pour moi, rien ne me pose un problème si tu veux. Mais au niveau de mes enfants par contre j’étais vraiment résistante.

Oui, oui ben en général ceux qui sont…

Parce que je… je… Je ne voulais pas qu’on les attaque.

Ben oui d’ailleurs quand c’est un mari ou une femme il va te dire : choisis, c’est soit ta Lumière soit moi.

C’est classique ça.

Et ça c’est horrible parce que t’as pas envie de choisir mais… mais… Mais tu n’es pas responsable non plus. Et pourtant tu la prends cette responsabilité.

Ouais. Et en plus le fait de vivre dans le non-choix, c’est à dire dans l’acceptation, te permets de constater ce qu’on appelle en sport par exemple, ce qu’on appelle l’efficacité neurologique maximale, qui est recherchée par tous les sportifs. Ils l’expliquent en deux secondes, ce qu’on appelle le flow en anglais, la fluidité, c’est le moment où tu transcendes toute ta technique. Par exemple pour un sportif qui fait du tennis, c’est le moment où il oublie sa technique, où il oublie ce qu’il veut faire. Et ça les sportifs le repèrent très bien, tout se fait automatiquement.

Il n’a pas décidé de mettre la balle à tel endroit mais elle va à tel endroit. C’est ce qu’on a dans le zen quand on vous dit, pour l’archer qui tire sa flèche. Vous n’êtes ni la flèche, ni l’arc, ni celui qui tend la flèche, vous êtes la cible. Mettez-vous dans la cible et vous allez toucher la cible. C’est un principe du zen très connu et c’est exactement comme ça dans le travail et dans n’importe quoi et dans la vie affective aussi.

Le fait de ne pas avoir le choix et d’accepter que tout est écrit comme un jeu vidéo, te libère de toute tension et te met dans ce flow, dans cette efficacité neurobiologique maximale. Par l’ocytocine, par l’action des neuromédiateurs, pour le sportif, parce que j’ai pris l’exemple où ça a été le plus étudié en psychologie du sport, c’est le moment où le sportif gagne tout. Il te dit qu’il a été dans un état de grâce.

Sœur : C’est Forrest Gump.

Frère : C’est Roger Federer

Vous avez… tous les sportifs connaissent ça. Mais malheureusement ils ne peuvent pas reproduire le flow, c’est à dire que quand ils ont vécu le flow, ils ont beau essayer les techniques mentales, les techniques d’entrainement, de sophrologie, de tout ce qu’ils veulent, ils n’y arrivent pas. C’est le moment où ils lâchent justement, qu’ils sont le plus efficaces. C’est à dire qu’ils lâchent leur technique, elle est maitrisée, Ils lâchent leur volonté, ils lâchent le besoin de gagner, la dépendance à la récompense qui est terrible, ils lâchent tout et à ce moment-là ils sont efficaces. L’efficacité, ils sont dans le flow, c’est à dire qu’ils sont dans cette fluidité de l’unité comme on l’appelait nous, et ils sont dans l’évidence de la vie. Et ça, ça ne peut que se renforcer et ça ne peut pas disparaître.

Et tu vas t’apercevoir que même quand tu as des colères parce que tu es humain, quand tu n’es pas content parce que tu as des frustrations comme tout être humain, tu traverses ça mais avec une facilité et la vie t’apporte ce qui est nécessaire. Toujours.

Ce à quoi tu tiens te tient. Que ce soit ton portemonnaie, ton mari, une maison, un chien, un chat, n’importe quoi. Tout ce que tu rends libre te libère. Et tu ne peux pas rendre l’autre libre si ce n’est en étant toi-même dans l’instant présent, c’est à dire porteur et véhiculant l’information qu’on a appelé du feu de cœur sacré, qui véhicule le temps zéro de partout. Tu le diffuses sur toute la planète, dans tous les univers. Il n’y a pas de limite, il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace, et quand tu vis cette vérité, quand tu es cette vérité, tu es la voie, la vérité et la Vie. Tu ne peux que constater les effets, les conséquences, les implications. Mais tu n’as rien décidé et c’est un relâchement total !

Parce que même quand le mental s’en mêle ou s’énerve, par exemple l’histoire du billet électronique là, assis par terre à essayer d’avoir mon truc. Tu es quand même… tu as besoin de faire intervenir le personnage par rapport à la vitesse, pour faire quelque chose mais tu n’as même pas d’apriori ou d’idée préconçue sur ce qui va se passer.

Sœur : C’est le résultat.

Et tu acceptes ce qui se passera en sachant que de toute façon ça ne pouvait être que comme ça. C’est pour ça que je ne cherche plus à savoir demain de quoi il va être fait. C’est comme ça que vous vous rendez disponible pour l’instant présent, d’autant plus quand on est porteur de notre histoire, puisqu’on sera porteur de notre histoire jusqu’au dernier jour de notre incarnation. Mais cette histoire n’a plus aucun poids.

Que ce soit dans les petits diables, les schémas dysfonctionnels précoces, que ce soit dans les souffrances, dans la maladie et même dans des anomalies dites héréditaires. J’en suis la preuve vivante mais je ne suis pas le seul. Il n’y a plus de raison d’être gros, il n’y a plus de raison d’être fatigué, il n’y a plus de raison d’être souffrant, il n’y a plus de raison d’être malade. Il n’y a plus de raison de manquer de quoi que ce soit.

Sœur : Ah ah ! Alléluia !

Tout se fait sans toi. Tout se fait automatiquement et tout se fait en plus avec grâce, avec évidence et avec de plus en plus de certitude, mais surtout ne demandez rien, accueillez et c’est là. Si vous demandez, vous mettez une distance. C’est encore une projection de la conscience, quel que soit l’objectif même le plus noble, c’est ce que j’essayais de faire passer pour… tous les frères et sœurs qui font des Agapè résonances, Agapè résonances réseau et feu du cœur sacré. Et Claude aussi à un moment je te l’avais dit, il faut être bien attentif à ne pas répondre à une demande, quelle qu’elle soit. Et c’est pour ça que je dis aux gens, je ne veux surtout pas savoir ce que vous avez, je ne veux rien connaître de vous, juste votre nom et votre prénom, puisque de toute façon je ne fais rien. C’est comme ça que ça marche, c’est ça le miracle, c’est ça l’intelligence de la Lumière.

Sœur : Alors, quand il y en a qui nous disent, enfin des gens qui nous disent : je ne suis pas encore en Agapè, je ne ressens pas, je ne sais pas.

Oui.

C’est… c’est vrai, ce n’est pas vrai ?

Mais parce qu’ils ont une conception particulière d’Agapè. Ils pensent encore sentir le feu du cœur, le double tore, la vibration. Mais dès que tu as senti la pression au cœur du cœur ou que tu as senti une fois le véritable chakra du cœur, je ne parle même pas de structures vibrales, actif, c’est fini. C’est fini. Mais bien-sûr que le personnage il va réapparaitre, c’est ce qui va justement vous donner l’occasion de vous rapprocher de plus en plus du temps zéro et de l’installer de façon permanente même vos réactions. Quand j’ai dit une fois que vous avez eu l’information du temps zéro c’est gagné, quoi que vous disiez, quoi que vous viviez, vous êtes fichus. C’est clair. Ça ne peut pas être autrement. Après c’est jeu du mental de vous dire, ah oui mais alors je ne suis pas en Agapè, oui mais alors je ne sens pas ça, oui mais alors je ne vis pas ça. Non c’est faux.

C’est faux oui.

Bien-sûr que c’est faux. C’est les stratégies du mentale, c’est les stratégies de l’égo et c’est encore plus subtil, c’est les stratégies de la conscience, maladie qui vous emmènent à vous dire : tu vois bien ce n’est pas pour toi, tu ne le vis pas ». La conscience ne peut que refuser sa propre négation, qui est la vérité c’est à dire la a-conscience. Et c’est ça être disponible pour l’instant présent, c’est ça être inséré dans la spontanéité de la vie ce n’est pas autre chose, ce n’est pas un mécanisme vibratoire.

Frère : Et moi ce que je remarque c’est, et ça m’apparaît de plus en plus évident, c’est que les frères et sœurs ont tendance à se comparer les uns aux autres sur la manière dont ils vivent les processus. Et donc il n’y a pas de règle en fait, chacun vit les choses à sa façon et donc il n’y a pas lieu de se comparer ni de, de, de…

Tu ne peux pas comparer. Dès que tu te compares, tu te trompes.

Voilà, et donc se comparer ça équivaut à se mettre dans des questionnements.

La comparaison, le choix appartiennent à la personne.

Et c’est totalement inutile en fait. Il y a juste à être soi et rien d’autre en fait. Et à vivre ce face à face avec soi-même et ne pas regarder l’autre en fait.

Quelles que soient vos connaissances, que vous en ayez beaucoup ou pas, ça n’a aucune importance. L’important, c’est l’intensité que vous mettez dans ce relâchement, comme tu l’as dit, ou dans cet instant présent. Acceptez de ne rien comprendre, acceptez de ne rien sentir, acceptez de ne rien vivre pour ceux qui ne vivent rien, et vous êtes libres. Puisque le temps zéro est pour tout le monde. Ce n’est pas une illusion ce que je dis c’est la réalité. Mais le plus souvent dans les démarches dites spirituelles, énergétiques, de ressentis, de perception, les gens sont entrainés par les propres ressentis, par les visions, par les expériences. Certes, il y a des expériences qui sont plus nourrissante par rapport au temps zéro parce qu’elles nous approchent du temps zéro, mais à un moment donné même ça doit cesser.

Et encore une fois, c’est tellement simple ! Bah oui mais quand tu dis ça à l’égo ou à la conscience ils ne peuvent pas l’accepter. Et pourtant tous ceux qui le vivent ne peuvent que le confirmer, c’est quelque chose d’affreusement simple. Tant que ça vous apparaît compliqué ou difficile et bah c’est que vous êtes encore quelque part dans la croyance en votre personnage, en votre histoire, en vos ressentis, en vos mémoires, en vos projections. Mais vous ne pouvez pas être vrais en totalité là-dedans. Il n’y a aucune vérité là-dedans.

Sœur : C’est un témoignage qui s’est produit, enfin hier, voilà. L’ordinateur il ne marchait pas tout de suite quand on est arrivé, et le lendemain matin, je vois, parce qu’avant je faisais des soins et j’ai arrêté. Alors le lendemain matin je vois un mot d’un médecin de mes amis qui me parle d’un enfant qui était brulé dans le dos et il me dit : veux-tu faire quelque chose pour Noé ? Et je me dis ben mince c’est le lendemain. Alors je me suis mise dans le cœur et puis j’ai parlé à Noé, enfin j’ai, voilà comme tu dis de faire.

Sœur : Comme tu l’as ressenti.

Suite : Comme je l’ai ressenti, et j’ai envoyé mon mot mais elle, elle l’a eu le lendemain matin, enfin tu vois. Mais Noé il allait mieux depuis la vieille. Alors là ça m’a… Oui, je sais que ce n’est pas moi mais je n’avais pas eu le mot.

Mais ce n’est jamais toi.

Sœur : Alors la Lumière a agi à ma place puisque.

Mais tu es la Lumière ! Ce n’est pas qu’elle a agi à ta place !

Sœur : Oui, parce que tu vois, entre le moment où elle me l’a envoyé et le moment où j’ai vraiment reçu le mail, c’était le lendemain matin à 9h30.

Oui mais ça se passe tout le temps comme ça puisqu’il n’y a pas de temps.

Il n’y a personne, il n’y a pas de temps, il n’y a pas d’espace. Dès que l’intelligence de la Lumière est à l’œuvre, bien-sûr que ce n’est pas toi qui agis.

Sœur : Elle me dit : ben merci.

Il faut être présomptueux pour croire que c’est toi qui agis même quand tu crois que tu agis.

Sœur : Passe de bonnes vacances merci, Noé ça va. Bon…

Et ça, moi, ça se produit mais sans arrêt, sans arrêt. Il y a des témoignages de gens qui ont demandé un soin, ou ils demandaient une aide que je n’ai pas vu et ils m’écrivent après merci, ah bon je n’ai rien fait, mais je ne fais jamais rien !

Frère : Et l’autre soir quand on était à table, tu as oublié les soins et au terminal c’était bon.

Ouais.

Sœur : Et moi quand j’ai fait ma chute donc je suis tombée et j’étais blessée puis j’ai eu de séquelles après. Et j’écris un petit mot à Jean-Luc, et en même temps au moment où j’étais en train de lui décrire la situation, en fait je voyais exactement ce qui venait de se passer et de m’arriver tu vois.

Et ce n’est pas Jean-Luc Ayoun qui a fait un miracle, ni Abba.

Et je disais je viens de t’écrire et je viens de comprendre.

C’est l’intelligence de la Lumière qui est à l’œuvre. Simplement dès que tu t’adresses à un frère ou une sœur, même en pensée, qui vivent l’instant présent et le temps zéro, ça va être efficace. Il y en a pleins qui ont compris, ils n’ont plus besoin de me demander des séances sur www.demeuredepaixsupreme.com ou de m’envoyer des sms. Ils me disent c’est très simple, je pense à toi deux secondes, c’est fini. Mais je n’y suis pour rien ! Je n’ai rien fait ! Croire à ce moment-là que j’ai fait quelque chose c’est tomber dans l’orgueil spirituel le plus délirant et s’affubler, alors à ce moment-là, je me mets en robe orange, ou en robe blanche et puis je chante Hare Krishna ah ah !

(Rires)

J’ai une amie qui ne t’a jamais vu et quand elle a quelque chose le soir, elle t’appelle.

Oui, oui, je sais. Mais je l’ai dit. Combien de fois je l’ai dit. N’oubliez pas que vous êtes tous Abba, que je suis Abba, et que vous pouvez penser, non pas ma pauvre identité, mon pauvre personnage, mais néanmoins, c’est la représentation que j’ai aujourd’hui d’Abba. Vous pensez à Jean-Luc Ayoun et vous êtes transformés. Mais je n’y peux rien. Mais vous le faites avec n’importe qui, qui serait ici libéré avec Pascal ou d’autres, vous posez la possibilité de vivre exactement la même chose. Ça se passe sans vous et ça se passe sans l’autre. C’est comme ça que vous découvrez qu’il n’y a personne. Parce ce que dès que vous revendiquez : ouais c’est moi, regardez ce que j’ai fait. Vous êtes cuits. Il y en a combien comme qui se sont fait avoir à se prendre pour des mères divines, il y en a tellement aujourd’hui des mères divines sur Terre, c’est dingue ça, elles sont toutes des mères divines, c’est merveilleux…

(Rires)

Mais c’est du pipeau intégral.

Sœur : Oui mais, on ne peut quand même pas penser entre guillemets, ça c’est un miracle, parce que.

C’est même pas un miracle parce que, quand le miracle devient commun ce n’est plus un miracle, c’est l’ordinaire, c’est ce qu’on appelle l’état naturel. Le miracle c’est quelque chose d’excessivement rare, c’est les miracles de Lourdes par exemple, qui sont réels, mais là le miracle est tellement quotidien que ça ne peut plus être appelé un miracle. Le miracle par définition est exceptionnel. Donc c’est devenu notre quotidien, c’est devenu l’état naturel ou le Je éternel ou absolu, peu importe, encore une fois, ce ne sont que des mots mais qui traduisent réellement l’action réelle, concrète, palpable, tangible de l’intelligence de la Lumière et de l’Absolu. Puisque c’est l’Absolu qui a créé, entre guillemets, lors de la première manifestation, l’intelligence de la Lumière.

Sœur : Alors je voudrais témoigner justement, au niveau des miracles de Lourdes.

Ouais.

Sœur : Parce que j’ai rencontré lorsque j’étais jeune, un homme qui a été miraculé. Si tu veux il est parti avec sa chaise roulante et il est rentré à Paris avec ses valises à la main. Et on a eu l’occasion… bon il était déplacé en Algérie, avec plus ou moins un rapport « curé », enfin tu vois… Et il venait manger de temps en en temps à la maison parce qu’il n’avait pas d’épouse etcetera, donc c’est devenu une sorte d’habitude.

Et il nous racontait ça, et il était devenu extrêmement prétentieux d’avoir eu… il regardait tout le monde de haut comme ça, il était devenu très prétentieux d’avoir eu cette faveur si tu veux. Il en était même à exiger que ma mère fasse la soupe comme il veut, c’est à dire coupée en petite julienne et non pas bouhhh, tu vois passée au truc… Donc au bout d’un moment, ma mère elle dit euh … tout miraculé qu’il est euh…

Oui, ben après la conséquence, ce que font les gens et les frères, les sœurs à travers les miracles de Lourdes ou à travers leur propre conscience, cette prétention vous l’avez observée, c’est tous ceux qui sont dans la spiritualité, qui sont persuadés d’être des grands êtres de lumière.

Sœur : Oui et puis ils ont été élus de quelque chose de spécial alors qu’en fait, au lieu de bénéficier de ce don…

Oui mais à l’époque il n’y avait pas moyen de faire autrement. À l’époque tu sais, moi quand j’ai vécu les stigmates du Christ et la passion du christ, j’ai passé dix ans à prier le rosaire. Parce que tu n’avais pas de possibilité de faire autrement. Ouais, bien-sûr ! Ouais, ouais !

Aujourd’hui c’est ce que je dis, quand on dit et qu’on répète que c’est affreusement simple. C’est tellement simple. Et on ne peut que répéter ça. C’est la conscience, le mental, la personne qui est compliquée, qui veut trouver des explications, des compréhensions, qui veut trouver des justifications ou qui se donne l’impression. C’est lui-même qui met la distance par rapport à la vérité. C’est personne d’autre.

Sœur : Mais par rapport à ça, je voulais parler de la lecture qu’on peut faire par rapport au faciès ou aux mouvements. Quand j’étais enfant vers l’âge de onze, douze ans tu vois, je pouvais tellement lire, mais à vingt mètres de moi ce que la personne était en train de poser sur moi, que j’ai décidé d’être myope. Je n’avais aucun problème de vue. J’ai une sœur qui a des problèmes de vue mais pas de myopie. Et un jour elle venait d’acheter, bon je ne me suis pas vraiment préoccupée de ça, de changer ses lunettes et puis du coup elle disait : tiens c’est différent. Et je pose ses lunettes sur mes yeux : ah mais je vois différemment, il me faut des lunettes.

Et là j’ai commencé à faire semblant de ne pas voir à l’école enfin machin… Maman il me faut des lunettes, il me faut des lunettes, parce que je ne voulais plus avoir cette vue ; vue si… avec autant d’acuité, tu vois, qui me faisait des fois, mais… traverser la route parce que je voyais euh…

Et je me demandais, mais je me disais : mais qu’est-ce que j’ai ? Qu’est-ce que j’ai pour qu’on voit tout ça qui finissait par être euh… Et donc j’ai réduit ma distance. Du coup ils étaient flous plus longtemps par rapport à ce qui se dégageait.

Ce que tu exprimes là, c’est toute la dynamique qu’on a vécue, que j’ai vécue par rapport à la conscience nue par exemple. Parce que l’année dernière quand je sortais à volonté en conscience nue, c’est à dire même sans corps d’éternité. J’avais accès à tout, tout, tout, absolument tout. Donc ayant accès à tout, je parlais de ce que je voyais, jusqu’au moment où j’en suis venu, je vous l’avais raconté, j’en suis venu aux mains avec Bidi et avec le Christ qui me disaient : Un, tu n’as pas besoin de voir. Deux, tu n’as pas besoin de te déplacer. Tu n’as rien besoin de savoir.

Pour un médecin, va me dire ça en plus quand tu vois tout, que tu sens tout, hors de ton corps où tu vois vraiment la vérité de la conscience, tu n’acceptes pas ! Alors quand tu acceptes que l’autre est en toi, déjà tu n’as pas besoin de sortir pour aller en lui ou aller le voir puisqu’il est déjà là. S’il est déjà là, tu n’as pas à te déplacer. S’il est déjà là, tu n’as rien à voir, tu n’as aucun diagnostique à porter. Tu n’as rien besoin de savoir de l’autre. C’est comme ça que tu l’accueilles si je peux dire, dans sa totalité, uniquement en connaissant son nom et son prénom, c’est tout, tu n’as rien besoin de savoir de quiconque. La véritable liberté elle est là.

Ce qui n’empêche pas d’avoir des informations si j’en ai besoin. Il y a certains cas où je suis obligé, où ça marche pas si je peux dire, où là effectivement, je me rends compte qu’il faut que j’aille voir, et ça va très, très loin. Par exemple un couple de personnes âgées que je ne connaissais pas, qui me demandaient de dégager, ils avaient des entités sur eux. Bon, les entités on sait que c’est eux qui les créent, mais néanmoins il y avait des relais chez eux, où j’ai vu les objets précis qui avaient été apportés, avec la description la plus parfaite qu’il soit.

Ça, combien de fois ça s’est produit, mais à la limite, si je n’en ai pas besoin, je préfère éviter ça parce que tu touches directement le cœur de l’autre ou tu touches son cœur du cœur. Ou tu lui fais résonner comme on dit, résonance Agapè. C’est à dire que tu l’accueilles, il est en toi. Il n’y a pas de distance.

Tandis que, quand je sortais je mettais de la distance, quand je l’accueillais et pourtant c’est ce qu’on a vécu avec le processus d’absorption des essences, mais c’était des états préalables qui permettaient de comprendre qu’il n’y a pas d’autre.

Il y a Un, et puis en plus il n’y a personne. Et c’est comme ça que tout se produit. C’est ce que disait Bidi. Laissez les choses arriver ! Vous n’y pouvez rien ! Vous êtes nés un jour, vous repartirez un jour. Alors avez beau trouver toutes les explications, tous les karmas que vous voulez, et toutes les justifications que vous voulez ; c’est du pipeau, ça c’est le pipeau de la conscience. Et la vraie disponibilité c’est accepter de ne rien savoir, accepter de ne rien comprendre, accepter que l’autre est vous mais en totalité.

Et quand j’ai compris ça, quand j’ai compris que je n’avais plus besoin de me déplacer, que je n’avais plus besoin de voir ou de décrire ce que voyais ou d’agir, mais simplement d’être au cœur du cœur, alors d’abord en me déplaçant. Et puis après je me suis dit bon, alors si je ne me déplace pas j’accueille l’autre. Mais je n’ai même pas à l’accueillir il est déjà là. Hors si je l’accueille en son essence et en sa nature et en sa constitution. Je vais ressentir l’autre mais je n’ai même pas besoin de ressentir l’autre. Je n’ai pas besoin de diagnostiquer quoi que soit, je n’ai pas besoin de discours, ça se fait sans moi et ça se fait sans l’autre. Acceptez ce principe et voyez, ça fonctionne. Ça fonctionne totalement.

Et c’est d’ailleurs la chose la plus efficace. Il n’y a personne ! Vous êtes un rêve. Tout ce qu’on dit là, tout ce que je dis, c’est un rêve, ça n’existe pas. C’est comme ça qu’on sort du rêve. Mais sans aucun déni de la réalité, j’ai un corps il est là oui. J’ai une pensée elle est là, j’ai une histoire elle est là, j’ai des réminiscences de toutes mes vies passées elles sont là. J’ai appris plein de trucs, c’est là.

Et néanmoins je suis dans cette spontanéité et cette voie de l’enfance. Ce n’est pas parce que j’ai des connaissances dans différents domaines ou parce que j’ai des ressentis dans différents domaines, qui m’ont aidé à arriver jusque-là, bien-sûr comme tout le monde, mais à un moment donné il faut lâcher, il faut en finir une bonne fois pour toute avec tout ça.

Ce qui ne vous prive pas après de chanter, de canaliser, de parler médecine, de faire des formations cristaux ou d’évoquer la pluie et le beau temps. Mais vous avez traversé et vous en avez la preuve par le vécu que tout cela est vrai, sans ça vous errez en permanence dans la personne en clamant que vous voulez être libéré de votre personne. Mais ça ne peut pas marcher.

Silence

Donc le problème de l’acceptation ou de l’acquiescement comme je l’ai dit est fondamental, parce que c’est un mécanisme neurochimique qui se réalise dès l’instant où vous acceptez. Si vous acceptez la vérité, vous ne pouvez être que la vérité quoi qu’en dise votre personnage, quoi qu’en dise votre maladie, votre vie, vos manques, vos carences, vos mémoires, vos blessures. C’est quelque chose qui est tout à fait concret.

Silence

Alors encore six, sept minutes. Vas-y. Allez-y. Je vous confie à tous les deux, tiens.

Frère : A un moment donné tu parlais de… rétroaction.

Comment ?

À un moment donné, il a été question de rétroaction.

Oui la pro action, c’est ça que tu dis ?

Frère et Sœur : Rétroaction.

La ?

Frère : Rétroaction.

La rétroaction, ah mais je n’ai jamais parlé de rétroaction.

De feed-back.

Hein ?

De feed-back.

Frère : Quand les cellules se euh… avec les chromosomes, c’était à ce moment-là.

Ah je n’ai jamais employé ce mot.

Bon ben je me suis trompé.

J’ai parlé de pro action, j’ai parlé de l’ultra-temporalité éventuellement mais jamais de rétroaction. La rétroaction est linéaire, la pro action n’est pas linéaire, elle est inscrite dans l’instant présent. La rétroaction à la limite, ce qui s’en rapproche le plus c’est l’ultra-temporalité, c’est à dire quand tu constates que les soins, ou qu’une action est faite, même à postériori.

Il y a des fois, j’oublie quelqu’un. Ce n’est pas une rétroaction, c’est de l’ultra-temporalité. C’est à dire, quelqu’un me demande quelque chose, je lui dis que je le fais à telle heure, j’ai oublié. Je le fais le lendemain mais lui il avait cru à la même heure. Parce que je n’ai rien fait. Parce que simplement j’ai laissé œuvrer l’intelligence de Lumière. Et que vous n’avez pas besoin d’en avoir conscience, il suffit que je lise un nom de quelqu’un qui me demande quelque chose pour que ça se fasse. Je n’ai même pas besoin d’être présent pour l’heure où je vais donner rendez-vous. Ça se fera automatiquement à l’heure qui a été décidée par la machine, puisque c’est l’ordinateur qui prend les rendez-vous.

Moi j’ai lu le nom, c’est fini.

Je n’ai même pas besoin de penser, surtout pas à ce qu’elle a, surtout pas à ce qu’elle m’a demandé et je n’ai surtout pas besoin d’y repenser, ça se fait sans moi. Ça ne se fait même pas au travers de moi, puisque que je l’ai expliqué au niveau chimique ça s’appelle un catalyseur. Un catalyseur, c’est un corps chimique qui est là et qui entraine une réaction entre deux autres composés mais lui il ne fait rien le catalyseur, il est intacte avant et après. Je n’ai pas bougé d’un iota, je n’ai pas mobilisé la moindre énergie, ni la moindre intention, ni la moindre vision. C’est ça aussi l’instant zéro et la spontanéité.

Effectivement, c’est des miracles permanents mais ces miracles sont tellement permanents que c’est un état naturel. Mais cet état naturel est ouvert à chacun, il n’y a pas de limite. Les seules limites sont celles que vous mettez vous-même, soit à travers les habitudes que vous ne voyez pas, de fonctionnement. Soit à travers des croyances que vous avez acceptées, en une religion, en un dieu, en quelque chose comme ça. Mais tant que vous êtes là-dedans vous ne pouvez pas être libre. Il n’y a pas de dieu, il n’y a pas de diable. Vous êtes tout cela à fois. Il n’y a pas d’ennemi, il n’y a pas d’ami, il n’y a que vous.

Silence

Et quand vous acceptez ça bien évidemment, ça met la zizanie dans votre cerveau, ça met la zizanie dans votre conscience mais juste derrière vous êtes libre. Dans le même temps même. Mais ça doit être une acceptation, si je peux dire, franche et sincère, vous signez, ce n’est pas un engagement à la légère; c’est comme quand vous prenez un crédit, on vous oblige à signer. C’est le processus neurochimique qui se produit, je vous l’ai expliqué. Quand la recherche prend fin, la dopamine s’effondre et l’ocytocine monte.

À ce moment-là vous baignez dans un bain de béatitude, c’est un processus chimique, puisque ça s’exprime à travers le corps et que le corps est le réceptacle parfait aujourd’hui, qu’on l’appelle « sac de viande » comme disait Bidi ou le « temple » du plus sacré qui soit, oui c’est la vérité. Les deux expressions sont aussi vraies l’une que l’autre. C’est à la fois un sac de viande et en même temps un temple sacré. C’est ça la fusion du simulacre et du sacré ou si tu préfères, de l’éphémère et de l’éternel. Qui aboutit à comprendre qu’il n’y a pas plus de sacré que de simulacre, que de création, que de rêve, que de quoi que ce soit.

Et là tu te rends disponible pour la Vie. Tu n’es plus ton personnage avec ses limites quelles qu’elles soient, mais tu es réellement l’expression de la Vie. Et ce n’est pas l’apanage d’un personnage ou d’une entité. C’est accessible à tout le monde.

Sœur : La preuve c’est que les enfants qui n’ont pas…

Comment ?

Je dis, la preuve c’est que les enfants qui n’ont pas encore accumulé un certain nombre de choses, le vivent sans connaissance.

Ah oui, tout à fait.

Et c’est du fait de prendre des connaissances que ça se…

Le drame de l’humain, si entre guillemets si on veut parler de drame, ça serait, non pas l’enferment, même pas l’enfermement. Le drame c’est de se croire quelqu’un, le drame c’est de se croire une entité, le drame c’est de se croire imparfait. Le drame c’est de se croire devoir évoluer, devoir se transformer.

Alors par contre quand vous acceptez la vérité, l’inconnu devient connu et votre drame devient une comédie !

(Rires)

Dans tous les sens du terme.

(Rires)

Vous passez du mélodrame à la comédie dramatique et après à la comédie. Ce monde est une comédie, la création est une comédie, c’est un jeu vidéo. Je ne peux pas trouver de meilleure expression que jeu vidéo et toute ma vie, depuis l’année dernière me le montre, me le démontre tout le temps.

Encore une fois ce n’est ni un privilège, ni une supériorité, ni une évolution, ni une transformation, c’est quelque chose qui est là pour tout le monde. Puisque vous êtes tous moi. Comme disait Nisargadatta, de son vivant il disait : « La seule différence entre vous et moi c’est que moi je sais que je suis dieu, vous, vous ne le savez pas encore. »

Aujourd’hui on le sait tous, on peut tous y accéder.

Alors, on va arrêter parce qu’on a fait une heure et demie et il est une… deux heures moins dix ?

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